• Le culte des saints et des reliques est au c?ur de la religion médiévale : il déplace des foules entières, monopolise des prêtres, et fait s?élever des églises toujours plus majestueuses.
    Jusqu?au XIe siècle, la désignation des saints est laissée à l?initiative populaire, vox populi, vox Dei ; la canonisation se fait par un culte spontané rendu au saint, honoré le jour de sa mort. Cependant, à partir du VIIIe siècle, le rôle des prélats devient plus important avec la mise en place d?une enquête préalable à la canonisation (authentification des reliques grâce aux témoignages oraux ou écrits).
    La relique est un objet complexe qui participe du matériel en tant que corps ou fragment de corps comme du spirituel. La foi, la croyance et le respect ne sont pas les seuls sentiments suscités par les reliques, elles attirent aussi la convoitise et la volonté de s?en emparer à des fins sociales et politiques, depuis la quête éperdue de la protection sacrée jusqu?à la volonté de puissance ou de gloire.

  • Cet ouvrage nous offre une étude historique éloignée des clichés habituels sur la femme au Moyen Âge, à l'aide de textes peu connus et d'une iconographie originale.
    La femme y est dévoilée dans toute la diversité de ses âges et de ses conditions sociales, depuis la petite fille jusqu'à la veuve, en mettant l'accent sur sa place dans la famille, les rapports au sein du couple et la sexualité, le rôle primordial de la maternité.
    Ce sont des femmes actives, travaillant aussi bien à la ville qu'à la campagne, des femmes d'argent et de pouvoir, des intellectuelles et des religieuses, mais aussi des exclues et des marginales qui seront tour à tour présentéesau travers de quelques figures phares comme Hildegarde de Bingen, Christine de Pizan, Aliénor d'Aquitaine, etc.

  • S'il est un mystère dans l'histoire de la littérature, c'est celui du poète appelé pour la postérité François Villon ( né en 1431 et disparu en 1463). Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet « écolier » de génie, né l'année où Jeanne d'Arc, « la bonne Lorraine », a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit « la conscience de soi » dans nos lettres ?
    C'est à ce paradoxe unique - un poète dont on ignore jusqu'à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre - que s'attelle Sophie Brouquet avec une connaissance exceptionnelle du XVe siècle.
    L'occasion de visiter avec elle le cimetière des Innocents, de s'interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L'occasion surtout de comprendre la destinée d'un homme qui n'a cessé d'inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.
    Une biographie enfin exhaustive à l'usage de ceux que François Villon, l'insoumis par excellence, appelait ses « frères humains ».

  • À l?hospice d?Aubrac, tout en se réchauffant près de l?âtre, des voyageurs évoquent ou taisent les raisons bien différentes qui les ont poussés, les uns et les autres, à partir pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Parmi eux, un marchand et son valet, un maître maçon et son jeune fils, ainsi qu?un chevalier, Thibault de Saint-Seine. Ils se lient et décident de poursuivre ensemble leur périple. Quelques jours plus tard, en arrivant à l?abbaye de Conques, ils apprennent qu?un précieux manuscrit vient d?être dérobé. L?abbé implore Thibaut de le retrouver très rapidement, car il est porteur d?une grave malédiction.
    Commence alors une course sans fin, semée d?embûches et de troublantes circonstances? Le généreux chevalier pourra-t-il accomplir la mission qui lui a été confiée, braver le soleil implacable de Castille, les maléfices et les sortilèges, les appétits des marchands, les jalousies et les drames de c?ur ? Récupérera-t-il, avant qu?il ne soit trop tard, le livre mystérieux dont l?encre, en coulant, continue de bouleverser la destinée de tous ceux qui l?approchent ?

  • L'intérêt pour l'histoire des reines de France est récent. Si quelques souveraines, comme Aliénor d'Aquitaine, Blanche de Castille ou Isabeau de Bavière, se sont vues consacrer des biographies, beaucoup d'autres demeurent de parfaites inconnues. Ce n'est pourtant pas faute de sources. Elles sont partout présentes dans les enluminures, la littérature, les cérémonies, les processions, les entrées royales.

    Le présent ouvrage souhaite combler cette lacune en présentant les personnalités variées et multiples des reines qui ont fait la dynastie capétienne au travers de leurs vies. Il propose aussi des thématiques renouvelées comme le métier de reine, l'accès au pouvoir, les rapports au sein du couple et de la famille royale, ainsi que le mécénat et la dévotion des Capétiennes.

  • Entre 1305 et 1378, la papauté quitte Rome et s'exile en Avignon. Sept Pontifes font entrer la papauté dans une ère de réformes qui permettent d'en faire une véritable puissance administrative et financière.
    Les traces du séjour des papes sont encore très présentes dans le paysage provençal : de cette période datent le palais des Papes et les magnifiques demeures de la région avignonnaise.
    - Chaque pape est présenté avec les lieux qui lui sont attachés : la région bordelaise, le Quercy, l'Ariège, le Limousin, le Languedoc... le château de Villandraut, Saint-Bertrand de Comminges, les cathédrales de Bordeaux et de Bazas, Villeneuvel ès-Avignon, le palais des Papes, les livrées cardinalices, les remparts d'Avignon, l'abbaye de Fontfroide...
    - Le quotidien des papes est illustré par une riche iconographie médiévale (dont cartes et plans).

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