Des Femmes

  • Une femme bourgeoise, Irène, trompe par ennui et curiosité son époux, un des plus éminents avocats de la ville. Peu à peu, l'angoisse d'être surprise se referme sur elle comme une eau qui monte. Un jour, une femme rustre l'accuse d'adultère à la sortie de chez le jeune pianiste, son amant. Dès lors, Irène vit dans une panique aiguë, constante, qu'elle s'efforce de masquer.

    « Lorsque Irène, sortant de l'appartement de son amant, descendit l'escalier, de nouveau une peur subite et irraisonnée s'empara d'elle. Une toupie noire tournoya devant ses yeux, ses genoux s'ankylosèrent et elle fut obligée de vite se cramponner à la rampe pour ne pas tomber brusquement la tête en avant... Quand elle s'en retournait chez elle, un nouveau frisson mystérieux la parcourait auquel se mêlaient confusément le remords de sa faute et la folle crainte que dans la rue n'importe qui pût lire sur son visage d'où elle venait et répondre à son trouble par un sourire insolent. » S. Z.

  • Le 25 juillet 1912, une jeune femme mariée, Friderike von Winternitz, commet ce qu'elle nomme elle-même une inconvenance : elle envoie à Stefan Zweig une lettre d'admiration pour ses derniers poèmes. Il a trente ans, a déjà publié des poésies, des biographies, des essais... Elle fait ses premiers pas en littérature. C'est le commencement d'une passion et d'une riche correspondance. Elle divorce, ils se marient. Peu à peu, leur couple se défait, mais jamais la correspondance ne sera interrompue, jamais ne disparaîtra ce mélange d'estime et d'affectueuse admiration qui les unissait. En 1939, Stefan Zweig épouse sa secrétaire, Lotte Altmann. C'est avec elle qu'il décide, le 22 février 1942, d'en finir avec la vie. Cette correspondance fait également connaître d'autres confrontations, des échanges entre des hommes tels que Freud, Thomas Mann, Romain Rolland, Joseph Roth, d'autres encore dont les ombres, au fil des pages, nous deviennent très proches.

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