Rivages

  • C'est une histoire de passion et de transgression, un chemin vers la révélation par-delà toute confusion. Un récit flamboyant et audacieux qui met à nu la complexité des désirs et que Freud a qualifié de chef-d'oeuvre. Edition bilingue

  • Selon Stefan Zweig, « nous ne faisons qu'obéir à l'ordre incontestable de la Nature, lorsque, au lieu d'attacher notre regard aux ruines d'un monde qui s'écroule, nous essayons d'en construire un nouveau, qui soit meilleur que l'ancien ». Dans ces trois textes jusqu'ici méconnus, il dépeint la naissance d'époques et de mondes nouveaux. Ce recueil est composé de «L'Échec de Wilson, «Les Pêcheurs du bord de Seine » et du texte inédit «Jean-Jacques Rousseau».

  • Irene Wagner mène une vie de grande bourgeoise dans la Vienne de la double monarchie, celle de Schnitzler, Freud, Kraus et Hofmannsthal. Entre les bals, les théâtres et les soirées mondaines, cette épouse de grand magistrat est autant à l'abri des soucis que des émotions, lorsqu'un jour elle cède, moins par vrai désir que par nostalgie romantique, aux avances d'un jeune pianiste. Cet amant est d'ailleurs vite intégré dans l'ordre de sa vie, comme une nouvelle automobile, jusqu'à ce que son secret soit découvert par une autre femme qui la poursuit et la soumet au chantage. Entre l'angoisse de tout perdre et l'impossibilité de tout dire, la peur s'installe, vertigineuse.

  • Écrit en 1939, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, «Cicéron» occupe une place très importante dans l'oeuvre de Stefan Zweig. Dans ce récit, resté inédit en allemand et en français durant plusieurs décennies, l'écrivain autrichien évoque les combats, en vain, du célèbre auteur romain durant les dernières années de sa vie pour sauver la République face à l'avènement de la dictature. Au croisement de la nouvelle et de la biographie, se dessine en filigrane l'histoire de Zweig. Sous sa plume, Cicéron devient le symbole universel de la lutte de l'humanisme contre la dictature, et des multiples formes de résistance que l'homme de lettres - par l'esprit, la parole et la plume - peut opposer à la violence du pouvoir.
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  • Deux fillettes surprennent la relation que leur gouvernante entretient avec leur cousin, et c'est pour Zweig l'occasion de raconter l'éveil à la sexualité dans une société du mensonge et de la dissimulation, une société qui fabrique en masse du secret. Cette nouvelle de 1907, proche de «Brûlant secret», est suivie de l'un des meilleurs chapitres du «Monde d'hier», « Eros matutinus », dans lequel Zweig revient avec une rare franchise sur ce que fut cette puberté pour lui et les jeunes garçons de sa génération.
    Traduction inédite.

  • C'est une histoire de passion et de transgression, un chemin vers la révélation par-delà toute confusion.

    Un récit flamboyant et audacieux qui met à nu la complexité des désirs et que Freud a qualifié de "chef-d'oeuvre".

  • A lire la correspondance que les deux hommes échangèrent pendant plus de trente ans, on se dit que Zweig est vraiment le fils que Freud aurait aimé avoir : il apprécie en lui sa "modestie intérieure", tout en étant séduit par l'écrivain, si proche à bien des égards d'Arthur Schnitzler qu'il considérait comme son "frère jumeau".

    A Zweig, Freud confie ce brevet de ressemblance : "Votre type est celui de l'observateur, de celui qui écoute et lutte de manière bienveillante et avec tendresse, afin d'avancer dans la compréhension de l'inquiétante immensité". De son côté, Zweig sera l'un des rares écrivains viennois, le seul peut-être à discerner d'emblée le génie de Freud, à le proclamer et à le situer dans la lignée de Proust , Joyce et Lawrence. "J'appartiens, lui écrit-il, à cette génération d'esprits qui n'est redevable presque à personne autant qu'à vous en matière de connaissance."

  • Événement dans le monde des lettres lors de sa sortie en 2011, ce livre rassemble toute la correspondance entre deux grands noms de la littérature autrichienne, Stefan Zweig et Joseph Roth, à une époque charnière de l'histoire européenne, de 1928 à 1939, date de la disparition de Joseph Roth.
    Voici donc l'ensemble, durant plus de dix ans, de la correspondance entre ces deux écrivains, accompagnée d'un appareil de notes des deux grands spécialistes de Roth : Madeleine Rietra et Rainer-Joachim Siegel, qui en fait un véritable ouvrage de référence.
    Elle se lit comme un roman, avec ses tensions, ses imprévus, sa part de vérité, de composition et de tragique.
    En France, la correspondance de Zweig parue en trois volumes chez Grasset entre 2000 et 2008, et traduite par Isabelle Kalinowski et Laure Bernardi, ne comporte en tout et pour tout que six lettres de Joseph Roth.
    L'ensemble réuni dans l'édition Wallenstein contient 268 lettres des deux écrivains. C'est peu dire que nous avons affaire à une véritable découverte, d'autant plus que les échanges sont denses et jamais de pure forme. Ils abordent tous les problèmes de la vie dont trois ressortent de façon régulière : vie privée ; vie politique à un moment crucial de l'histoire européenne, avec notamment la question juive ; et vie littéraire, qu'il s'agisse autant de création que de la critique.

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