• En Amérique Nouv.

    En 1873, un groupe de Polonais, emmené par Maryna Zalezowska, la plus grande actrice de Pologne, émigre aux États-Unis et voyage jusqu'en Californie pour y fonder une communauté utopiste. Maryna, qui a renoncé à sa carrière pour cette aventure, est accompagnée de son fils, de son mari et d'un jeune écrivain amoureux d'elle. Rêvant d'un pays où tout pourrait recommencer, ils sont néanmoins rapidement gagnés par la désillusion. La plupart prennent le chemin du retour, mais Maryna décide de se battre. Elle apprend l'anglais, change de nom et commence une brillante carrière qui la conduit à sillonner les États-Unis avec la compagnie qu'elle a créée.
    Ce grand roman, récompensé par le National Book Award, dans lequel se croisent personnages de fiction et personnages historiques, est la reconstitution brillante d'une époque, d'un pays et de l'univers du théâtre. Le grand rêve américain d'une femme au destin inoubliable, à l'aube de la modernité.

  • L'amant du volcan Nouv.

    En 1772, au pied d'un Vésuve toujours menaçant, Naples rayonne sur l'Europe. Le Cavaliere, ambassadeur britannique auprès du royaume des Deux-Siciles, s'y installe avec sa femme et s'adonne avec passion à son activité de collectionneur d'art. À la mort de son épouse, il fait la connaissance d'une jeune femme incroyablement belle et intelligente, bien que n'ayant reçu aucune instruction. Il devient son mentor, décidé à en faire une citoyenne du monde, et, au scandale de la bonne société napolitaine, la demande en mariage. Mais l'arrivée d'un jeune amiral britannique va bouleverser les sentiments de la nouvelle femme du Cavaliere.
    Inspiré des vies de Sir William Hamilton, de sa femme Emma et de Lord Nelson, L'Amant du volcan déploie une grande ingéniosité formelle et bouscule les conventions du roman historique en évoquant la Révolution, l'Opéra, la condition des femmes et l'amour.

  • « Tout a débuté par un essai, consacré à quelques uns des problèmes esthétiques, et moraux, que pose l'omniprésence des images photographiques : mais plus je réfléchissais à la nature des photographies, plus elles devenaient complexes et suggestives. Si bien qu'un essai en engendra un autre, qui à son tour (à mon grand étonnement), en engendra un troisième, et ainsi de suite, chacun ajoutant un maillon à une chaîne d'essais sur le sens et la vie des photographies, jusqu'à ce que je fusse allée assez loin pour que le développement esquissé dans le premier essai, étayé puis prolongé dans les suivants, pût être récapitulé et généralisé de façon plus théorique. Et trouver son terme. [.] Ecrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde. Et ces essais sont en fait une méditation prolongée sur la nature de notre modernité. » (Susan Sontag) Paru pour la première fois en 1977, Sur la photographie est devenu un livre culte sur le sujet.

  • Débriefing

    Susan Sontag

    Réédition du premier recueil de nouvelles de Susan Sontag Moi, etcetera, paru au Seuil en 1983.
    Les textes ici présentés sont le fruit d'un travail continu sur la fiction qui recouvre plus d'une dizaine d'années, de 1963 (« Le Robot ») à 1977 (« Visite non guidée ») et publié dans des revues aussi significatives que The Atlantic, American Review, Harper's Bazaar, Partisan Review, Playboy ou The New Yorker.
    Ces nouvelles sont des révélateurs puissants. Susan Sontag y étudie la voix de l'Amérique, les diverses façons qu'elle a de nous parler des avatars de la conscience moderne. Conscience alourdie par trop d'histoire, trop d'information, peut-être aussi trop de passion. Les narrateurs se lancent, le monologue se déploie (comme dans « Exposé », brillant panoramique sur New York), la lettre sera peut-être adressée à l'autre (« Visite non guidée »), le dialogue est tenté, même s'il ne fait qu'accumuler les illusions (comme dans « Bébé »), faisant droit au constat, ou à l'inventaire (« Portrait d'un voyage en Chine »). À l'échec donc, et à la survie.

    Deux nouvelles inédites viennent compléter ce recueil.

  • " Pédagogue, homme de lettres, moraliste, philosophe de la culture, connaisseur des idées fortes, mémorialiste protéen de sa propre vie...
    Parmi toutes les notabilités intellectuelles qui sont apparues en France depuis la Deuxième Guerre mondiale, Roland Barthes est celui dont l'oeuvre est, j'en suis persuadée, la plus sûre de durer. C'est Barthes l'écrivain qui est my subject et à travers Barthes' accomplishment as a writer (promeneur solitaire dans la grand tradition, et un écrivain plus immense encore que ses plus fervents admirateurs ne le prétendent), je tiens à déchiffrer quelques procédés fondamentaux de modernité littéraire et de vision esthétique du monde.
    "

  • Ce deuxième des trois volumes des journaux de Susan Sontag commence là où s'achevait Renaître, au milieu des années 1960. On y suit le parcours et l'évolution de Susan Sontag dans les mouvementées années 1960, jusqu'au moment où elle acquiert une renommée mondiale en tant qu'essayiste de premier plan, devenant une figure incontournable dans le monde des idées avec la parution de Against interpretation en 1966. Comme Renaître, ce volume mêle notes du quotidien et réflexions sur sa vie intime, sur le monde, la peinture, la musique, le cinéma, et avant tout sur l'écriture, le processus de création, sur ses doutes. Ceci à l'époque de la Beat Generation et de la révolution sexuelle. Ayant abandonné sa carrière académique, Susan Sontag a en effet consacré la période de 30 à 40 ans à écrire et absorber la culture new-yorkaise : elle regarde de nombreux films, assiste à des happenings, visite les ateliers de ses amis Robert Rauschenberg, Paul Thek et Jasper Johns. Susan Sontag relate par ailleurs ses voyages : à Tanger ; à Paris où elle s'installe un temps, rencontre les intellectuels de l'époque, va quotidiennement au cinéma et se passionne pour la Nouvelle Vague ; Prague ; Venise; le Vietnam, où elle part avec une délégation d'activistes contre la guerre: « J'accomplis des actions militantes, dit-elle, sans éprouver de sentiment militant. »). Ce journal accorde aussi une large place à des développements plus intimes, qui portent la marque de ses échanges avec sa psy, Diana Kennedy. Susan Sontag a en effet été très affectée par sa rupture avec la metteur en scène cubaine Maria Irene Fornes. Elle se lie alors avec « Carlotta », une femme dont elle admire l'indépendance, mais avec laquelle elle ne se sent pas totalement à l'aise. Davantage encore, Susan Sontag ne cesse de s'interroger sur la création. Elle évoque, au fil de notes et de listes, ses lectures (Kafka, Robbe-Grillet, Simone Weil, Roland Barthes.), ses projets de livres, ses déceptions, ses difficultés. Elle rappelle aussi son expérience théâtrale dans l'atelier de Peter Brook et de Grotowski à Londres, et la réalisation de ses premières productions cinématographiques en Suède. Cet ouvrage constitue un inestimable document, au sein duquel sont progressivement dévoilés les rouages de la pensée d'une des intellectuelles les plus curieuses de son époque, l'une de celles qui a le plus cherché à analyser, décortiquer le monde qui l'entoure, au moment où sa renommée atteignait son apogée. Il s'agit également d'un remarquable document qui témoigne de la prise de conscience morale et politique d'un individu.

  • Renaître est le premier tome d'une sélection en trois volumes de journaux de Susan Sontag, tous inédits à ce jour. Dès son adolescence, et ce jusqu'aux dernières années de sa vie, Susan Sontag se livra dans ces carnets avec une grande régularité, d'autant plus librement qu'elle n'envisageait pas de les faire publier.
    Renaître couvre la période 1947-1963 et met en lumière la trajectoire intellectuelle, humaine et créatrice de l'un des plus grands écrivains américains de sa génération. Susan Sontag n'a que 14 ans quand elle commence la rédaction de ce journal, ancré dans la découverte adolescente de sa propre sexualité, de ses premières expériences en tant que jeune étudiante (gée de 16 ans) à l'université de Californie à Berkeley et dans les deux grandes relations qu'elle a entretenues comme jeune adulte. Renaître met en scène une adolescente précoce, qui ne cesse de dresser des listes : les livres lus ou à lire impérativement, les films à voir, les musiques à écouter.... Les principales caractéristiques qui définiront son moi intellectuel, sont déjà évidentes : féroce acuité, incroyable ambition, légère tendance à la prétention et approche de la vie profondément honnête.
    Son désir de toujours progresser semble inépuisable. Comme l'écrit son fils David Rieff dans sa préface à Renaître : « Ceci est un journal dans lequel l'art est vu comme une affaire de vie et de mort, où l'ironie est considérée comme un vice et non une vertu et où le sérieux est le bien suprême. [...] Une des choses qui m'a le plus frappé à la lecture des journaux fut l'impression, que de la jeunesse à la vieillesse, ma mère a mené les mêmes batailles, contre le monde et contre elle-même. [...] Dès le début de son adolescence, elle eut le sentiment de posséder des dons spéciaux et d'avoir quelque chose à apporter. Le désir farouche et inébranlable d'approfondir et d'élargir constamment son éducation fut d'une certaine façon une matérialisation de cette vision qu'elle avait d'elle-même. » A travers ce journal émerge l'incroyable conscience que Susan Sontag à d'elle-même à un si jeune ge, ses rencontres avec les écrivains qui ont influencé son mode de pensée, et ses premiers corps à corps avec l'acte d'écrire en lui-même, le tout accompagné d'une foule de détails inimitables. A la fin de ce premier journal, Susan Sontag, trente ans, divorcée et mère d'un petit garçon, s'apprête à publier Notes on Camp, qui marquera le début de son incroyable carrière.

  • En 1873, un groupe de Polonais, emmené par Maryna Zatezowska, la plus grande actrice de Pologne, émigre aux États-Unis et voyage jusqu'en Californie pour y fonder une communauté fouriériste. Maryna a renoncé à sa carrière pour cette aventure, car, malgré le succès qu'elle connaît, elle rêve d'un pays où tout pourrait recommencer. Dans cette aventure, elle est accompagnée de son fils, de son mari et d'un jeune écrivain amoureux d'elle. Rapidement néanmoins, la désillusion les gagne. La plupart des Polonais qui avaient joint cette équipée choisissent de retourner en Pologne. Mais Maryna décide de se battre. Elle apprend l'anglais et, ayant changé de nom, s'engage dans une brillante carrière aux Etats-Unis. Elle formera sa propre compagnie, sillonnera le pays et jouera avec Edwin Booth, le plus grand acteur américain de l'époque.
    Ce roman dans lequel se croisent personnages de fiction et personnages historiques, est la reconstitution brillante d'une époque, d'un pays et de l'univers du théâtre. C'est aussi une réflexion grave sur la force du destin, sur la création, sur l'art dramatique et Shakespeare, et sur la mort.


    Susan Sontag est sans doute l'écrivain américain le plus " européen ". Née en 1933 à New York, elle est décédée le 28 décembre 2004. A l'âge de trente ans, elle publie son premier roman, Le Bienfaiteur, une étude sur la formation de la personnalité. Dans les années 60, elle écrit pour différents magazines et revues. Très engagée à gauche, figure de la scène new-yorkaise, elle est proche d'intellectuels français comme Roland Barthes, auquel elle a consacré un livre (L'écriture même : à propos de Roland Barthes Christian Bourgois). Elle publie en 1977 un essai, Sur la photographie où elle s'interroge sur la différence entre réalité et expérience. Elle défend le concept de " transparence ", autrement dit de l'évidence de l'oeuvre, avant toute interprétation. Elle publie également de nombreux romans, dont L'Amant du volcan (1992) et En Amérique (1999) pour lequel elle a reçu le National Book Award. Par ailleurs, le Prix Jérusalem lui a été attribué en 2001 et le Prix de la Paix des libraires à Francfort en 2003 pour l'ensemble de son oeuvre.


    La publication de ce titre au format de poche s'inscrit dans un programme de publication de titres inédits et épuisés de Susan Sontag initié aux éditions Bourgois depuis 2008.
    " Jamais roman aussi profond n'éclaira la condition humaine sous l'angle de la femme. Susan Sontag n'a pas écrit un roman féministe, non, mais le grand roman de l'exode. Splendide. " (François Busnel, Dernières Nouvelles d'Alsace) " Avec la même finesse dans l'analyse et de corrosité dans l'attaque [que les romans d'Edith Wharton, En Amérique] célèbre le corps de l'Amérique, dit la fluidité et le refus du passé, la vulgarité du paraître.
    Quelle meilleure métaphore pour dire l'Amérique que celle du théâtre et du comédien ? [...] Une série de portraits se superposent, portraits qu'il faut lire comme autant de masques des acteurs en représentation sur la scène du monde occidental. [...] En Amérique offre aussi une réflexion féministe à travers ses personnages de femmes mal aimées, mal mariées, ambitieuses et triomphantes, ou éternelles victimes de part et d'autres de l'Atlantique. [...] Ce texte est revigorant, il invite à l'action et à l'invention, car pour nous lecteurs du XXIe siècle, l'Amérique c'est notre avenir (comme au XVIe siècle. " (Danièle Pitavy-Souques, La Quinzaine littéraire)

  • En 1978, Susan Sontag, est l'intellectuelle la plus en vogue des États-Unis. Elle vient notamment de faire paraître deux essais-phares de la révolution culturelle américaine : Sur la photographie et La Maladie comme métaphore. L'entretien qu'elle donne alors à Jonathan Cott pour le magazine Rolling Stone, inédit en français à ce jour, livre un autoportrait saisissant d'une femme à la stature exceptionnelle. Sontag y parle d'elle, des épreuves personnelles qu'elle traverse, de ses écrits et de ses lectures, du monde intellectuel, des écrivains et des artistes, de la philosophie et de la politique, de l'amour et du sexe, du rock, de la photographie, du cinéma, de la guerre, de la honte et de la culpabilité avec une liberté et une profondeur hors du commun.
    Cette conversation drôle, émouvante et brillante est une superbe introduction à la personne et à l'oeuvre de Susan Sontag.

  • Dalton Harron, surnommé " Diddy ", 33 ans, divorcé, se rend à un rendez-vous d'affaires. Sur le trajet, son train tombe en panne dans un tunnel. Lorsque Diddy descend pour voir ce qu'il se passe, il a une altercation avec un cheminot et, sans trop savoir ce qu'il fait, l'assomme. Après être remonté dans le train qui s'est remis en marche, un besoin de confession le pousse à faire le récit de son acte à une jeune fille aveugle, Hester. Cette dernière lui rétorque alors qu'il n'a jamais quitté le compartiment. A-t-il rêvé ou réellement accompli ce forfait ?
    Ces deux êtres, chacun dans sa nuit, vont tenter de vivre ensemble. Mais à New York où ils mènent une existence de reclus, Diddy ne cessera d'errer dans un dédale d'ambiguïtés où se refusera à le suivre Hester trop menacée elle-même pour jouer un rôle de planche de salut. Et Diddy reviendra sur le lieu (supposé ?) de son crime où il aura une vision de mort universelle et rencontrera la sienne propre.
    Un à un, Diddy a saisi les instruments de cette panoplie de la mort que tout homme porte en soi ; et, un à un, se sont épuisés les derniers recours que lui offrait la vie, c'est-à-dire le monde des autres.


    Susan Sontag est sans doute l'écrivain américain le plus " européen ". Née en 1933 à New York, elle est décédée le 28 décembre 2004. A l'âge de trente ans, elle publie son premier roman, Le Bienfaiteur (Le Seuil, 1965), une étude sur la formation de la personnalité. Dans les années 60, elle écrit pour différents magazines et revues. Très engagée à gauche, figure de la scène new-yorkaise, elle est proche d'intellectuels français comme Roland Barthes, auquel elle a consacré un livre (L'écriture même : à propos de Roland Barthes Christian Bourgois). Elle publie en 1977 un essai, Sur la photographie où elle s'interroge sur la différence entre réalité et expérience. Elle défend le concept de " transparence ", autrement dit de l'évidence de l'oeuvre, avant toute interprétation. Elle publie également de nombreux romans, dont L'Amant du volcan (1992) et En Amérique (1999) pour lequel elle a reçu le National Book Award. Par ailleurs, le Prix Jérusalem lui a été attribué en 2001 et le Prix de la Paix des libraires à Francfort en 2003 pour l'ensemble de son oeuvre.

    La publication de ce titre au format de poche s'inscrit dans un programme de publication de titres inédits et épuisés de Susan Sontag initié aux éditions Bourgois depuis 2008.

    Dans ce roman où s'estompent les limites qui séparent le rêve de la réalité, Susan Sontag décrit en philosophe et romancière, les étapes de cette abolition.

  • Le bienfaiteur est le premier roman de Susan Sontag, le premier livre qu'elle a fait paraître, en 1963.
    Le héros de ce roman picaresque écrit à la première personne, seul dans sa maison, entreprend de raconter sa vie singulière en visitant le monde sans pesanteur du rêve. Amant et bienfaiteur de l'extravagante Frau Anders, ami d'un écrivain homosexuel de génie, membre d'une secte occulte, acteur de cinéma, époux d'une docile vierge provinciale, habitué des salons et des cafés, assassin manqué, Hippolyte est d'abord le chroniqueur de sa propre vie. Il ne tente rien de moins que d'exorciser les rêves qu'il a poursuivis avec avidité, sans que l'on ne parvienne jamais à savoir si le récit qu'il en fait est celui d'une vie réellement vécue ou une biographie onirique.
    Par son ironie, sa cocasserie, autant que par son écriture, cette fantasmagorie rappelle certains romans de Kafka ou de Borges, mais aussi l'univers de Magritte de et Dali.

  • Trente-cinq ans après la publication de son premier recueil d'essais, le désormais classique Contre l'Interprétation, Susan Sontag a choisi plus de quarante textes plus ou moins longs, écrits ces vingt dernières années. Ces textes montrent un champ profond et varié d'intérêts, de passions, d'observations et d'idées. Accent tonique témoigne de l'engagement sans faille de ce grand écrivain américain face aux problèmes moraux et esthétiques les plus importants de la fin du XXème siècle et fournit une analyse brillante et claire de l'enjeu, dans ce nouveau siècle, de la survie de cet héritage.

  • Anglais Susan Sontag

    Susan Sontag

    Susan Sontag is most often remembered as a brilliant essayist - inquisitive, analytical, fearlessly outspoken. Yet all throughout her life, she also wrote short stories: fictions which wrestled with those ideas and preoccupations she couldn't address in essay form. These short fictions are allegories, parables, autobiographical vignettes, each capturing an authentic fragment of life, dramatizing Sontag's private griefs and fears.

    Stories collects all of Sontag's short fiction for the first time. This astonishingly versatile collection showcases its peerless writer at the height of her powers. For any Sontag fan, it is an unmissable testament to her creative achievements.

  • En 1978, à partir de métaphores suscitées par le cancer, Susan Sontag analyse aussi bien les sources médicales et psychiatriques que les textes littéraires de l'Antiquité aux temps modernes, de Keats Dickens, Baudelaire, James Mann, Joyce, Mansfield et Auden.
    Elle démystifie les fantasmes idéologiques qui démonisent certaines maladies et, par extension, culpabilisent les malades. Dans un second essai, écrit dix ans plus tard, Susan Sontag souligne à quel point le sida a réactivé le spectre de l'épidémie dont le monde moderne se croyait débarrassé. Certains en font la " peste " de notre temps, le châtiment infligé par Dieu aux groupes "déviants ". Susan Sontag dénonce ce catastrophisme et propose une réflexion extraordinaire d'intelligence et de culture historique, littéraire, philosophique, sur la propension qu'a l'homme.

  • Premier ouvrage posthume de Susan Sontag, ce recueil rassemble seize essais et discours auxquels elle travailla jusqu'aux derniers moments de sa vie. Ses considérations sur la beauté, la littérature russe et l'art de la traduction littéraire voisinent avec des textes manifestes sur la situation en Israël, le 11 septembre et Abou Ghraib. Mais plus que dans aucun autre livre, Susan Sontag exprime sa foi en la littérature et le pouvoir qu'elle lui confère. Elle y dévoile ses centres d'intérêts majeurs - la lecture, l'écriture, la traduction - ainsi que ces qualités qu'elle prisait avant tout, dans son travail comme dans sa vie : l'honnêteté intellectuelle et morale, et l'esprit de sérieux.

  • Anglais On photography

    Susan Sontag

    Photographs are everywhere. They have the power to shock, idealize or seduce, they create a sense of nostalgia and act as a memorial, and they can be used as evidence against us or to identify us. This title examines the ways in which we use these omnipresent images to manufacture a sense of reality and authority in our lives.

  • La maladie comme metaphore/le sida et ses metaphores la maladie comme metaphore/le sida et ses metaphores Kafka pensait que la tuberculose était le «  germe de la mort   », Georg Grodeck affirmait que «  ce qui n'est pas fatal n'a rien à  voir avec le cancer   ». A partir de métaphores suscitées par le cancer, Susan Sontag analyse aussi bien les sources médicales et psychiatriques que les textes littéraires, de l'Antiquité aux temps modernes, de Keats à  Dickens, Baudelaire, James à  Mann, Joyce, Mansfield et Auden. Battant en brèche la théorie du XIXè siècle qui suppose un type de personnalité prédisposé psychologiquement à  la tuberculose, elle examine et conteste les interprétations psychologiques de notre siècle qui ne sont qu'un spiritualisme sublimé. Elle démystifie les fantasmes idéologiques qui démonisent certaines maladies et, par extension, culpabilisent les malades. En observant la rhétorique qui s'inspire de l'art militaire dès que les théoriciens de la politique (de Machiavel à  Hitler, en passant par Nietzsche, Marinetti, Gramsci et Trotski) emploient l'imagerie de la maladie, Susan Sontag dénonce dans un essai aussi vif qu'argumenté cet abus de langage qui ferait de la maladie une métaphore. Après le cancer, le sida réactive le spectre de l'épidémie dont le monde moderne se croyait débarrassé. Certains en font la «  peste   » de notre temps, le chà¢timent infligé par Dieu aux groupes «  déviants   »  ; pour les néo-conservateurs, l'apocalypse rôde, les exclusions s'imposent, la «  moralisation des moeurs   » balaie leur «  libération   » des années 30. Susan Sontag dénonce ce catastrophisme qui justifie un contrôle accru de l'Etat à  travers le sida. Elle propose une réflexion extraordinaire d'intelligence et de culture historique, littéraire, philosophique, sur la propension qu'a l'homme à  s'emparer d'une maladie pour y greffer les métaphores les moins innocentes. susan sontag Susan Sontag est née en 1933 à  New York. A l'à¢ge de trente ans, elle publie son premier roman, Le Bienfaiteur (Le Seuil, 1965), une étude sur la formation de la personnalité. Dans les années 60, elle écrit pour différents magazines et revues. Très engagée à  gauche, figure de la scène new-yorkaise, elle est proche d'intellectuels français comme Roland Barthes, auquel elle a consacré un livre (L'écriture même  :
    à  propos de Roland Barthes Christian Bourgois). Elle publie en 1977 un essai, Sur la photographie où elle s'interroge sur la différence entre réalité et expérience. Elle défend le concept de «  transparence   », autrement dit de l'évidence de l'oeuvre, avant toute interprétation. Elle publie également de nombreux romans, dont L'Amant du volcan (1992) et En Amérique (1999) pour lequel elle a reçu le National Book Award. Par ailleurs, le Prix Jérusalem lui a été attribué en 2001 et le Prix de la Paix des libraires à  Francfort en 2003 pour l'ensemble de son oeuvre. Elle est morte le 28 décembre 2004. Traduit de l'anglais (états-Unis) par Marie-France de Paloméra et Brice Matthieussent La publication de ce titre au format de poche s'inscrit dans un programme de publication de titres inédits et épuisés de Susan Sontag aux éditions Bourgois de 2008 à  2011. PAGE 1 PAGE 1

  • " pédagogue, homme de lettres, moraliste, philosophe de la culture, connaisseur des idées fortes, mémorialiste protéen de sa propre vie.
    Parmi toutes les notabilités intellectuelles qui sont apparues en france depuis la deuxième guerre mondiale, roland barthes est celui dont l'oeuvre est, j'en suis persuadée, la plus sûre de durer.
    " c'est barthes l'écrivain qui est my subject et à travers barthes âccomplishment as a writer (promeneur solitaire dans la grande tradition, et un écrivain plus immense encore que ses plus fervents admirateurs ne le prétendent), je tiens à déchiffrer quelques procédés fondamentaux de la modernité littéraire et de la vision esthétique du monde.
    " susan sontag, 1982.

  • In these two texts, Sontag shows how the metaphors surrounding certain illnesses, especially cancer, add greatly to the suffering of the patients and often inhibit them from seeking proper treatment. Examples of metaphor are taken from medical and psychiatric thinking, as well as literary sources.

  • Photographs are everywhere. They have the power to shock, idealize or seduce, they create a sense of nostalgia and act as a memorial, and they can be used as evidence against us or to identify us. This title examines the ways in which we use these omnipresent images to manufacture a sense of reality and authority in our lives.

empty