• Garbage man

    Tal R

    • Nieves
    • 18 Mai 2021

    Les collages réalisés par Tal R à partir de sa collection hétéroclite d'images et d'objets (livre d'artiste).
    Garbage Man pourrait faire référence à Tal R lui-même en tant que collectionneur maniaque de ce que d'autres personnes qualifieraient de déchets. La collecte et l'agencement d'images font partie intégrante de sa pratique artistique et découlent d'une nécessité intérieure. Le mot yiddish kolbojnik (déchets, restes) traverse également le travail de l'artiste dans le titre de plusieurs de ses oeuvres. Sa collection, que l'on retrouve dans les différents collages, consiste en un mélange éclectique d'« art tribal primitif », de chefs-d'oeuvre de l'histoire de l'art, de pornos, de bandes dessinées, de photos privées, d'images d'enfance, de croquis et de livres d'images, et a été rassemblée par Tal R sur une période de 25 ans. Ces pièces, qui servent de modèles à l'artiste pour ses peintures et sculptures, évoquent, dans leurs associations d'éléments pseudo-encyclopédiques, l'Atlas mnémosyne d'Aby Warburg ou encore l'Atlas de Gerhard Richter.

  • Babylonia

    ,

    • Snoeck
    • 23 Janvier 2018

    Les impressions de TAL R oscillent entre ordinaire et exotique Pendant des années, Tal R a accumulé des archives de plus de 1000 clichés représentant des façades de sex-shops. Entre 2014 et 2017, il a réalisé environ 150 dessins d'après des motifs de ces archives. Les textes publicitaires indiquent l'immense diversité des photographies, avec des noms anglais, italiens, allemands, français et danois qui rappellent des lieux du monde entier.
    Les alignements de façades exubérants et sobres, colorés et insignifiants se succèdent. Les portes, fenêtres et écriteaux en forment les éléments principaux. Des corps féminins sont parfois intégrés aux compositions, parfois aussi des formes florales ou des motifs en coeurs, des ornements architecturaux et des marquises. Les impressions oscillent entre ordinaire et exotique.
    Certaines maisons se taisent sur la fonction et le contenu, d'autres affichent une offre tapageuse. Les noms français paraissent romantiques, les noms allemands ordinaires ou généraux. Les clients exercés interprètent sans doute correctement les informations fournies par les façades dans leur recherche. Du « shop » où l'on achète à la villa « Les Roses » où l'on rêve, on peut tout avoir. (Extrait du texte de Siegfried Gohr)

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