• Pour Napoléon

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 11 Mars 2021

    Exaspéré par les polémiques qui surgissent à tout bout de champ sur Napoléon, relatives particulièrement à l'esclavage, au patriarcat, à sa dictature ou aux guerres que l'empereur a menées, Thierry Lentz y répond dans cet essai argumenté, au ton vif et personnel. Vingt chapitres très enlevés pulvérisent les faux procès, fondés pour la plupart sur l'ignorance et l'anachronisme, parfois sur l'aveuglement idéologique et la bien-pensance, voire la haine de la France et de son histoire, devant laquelle les politiques se courbent trop souvent. Surtout, l'historien impeccable, sans défendre systématiquement Napoléon, rappelle le rôle décisif et pérenne tenu par le Consulat et l'Empire dans la construction de la France contemporaine, jusque dans notre présent et notre intimité. Oui, Napoléon vit en nous, et les Français, dans leur ensemble, ne s'y trompent pas, qui reconnaissent en lui un héros national, avant et à côté de Charles de Gaulle.

  • En Haute-Bavière, sur le plateau riant de l'Obersalzberg, au-dessus de Berchtesgaden, un petit politicien vint s'oxygéner puis s'installer à l'aube des années 1920. De coquettes pensions en maisons amies, il finit par adopter ces lieux qu'il disait indispensables à ses rêves et à la réflexion. Il s'y sentait si bien qu'il y acquit un joli chalet ; entièrement transformé, il prit le nom de « Berghof ». Et c'en fut fini de la tranquillité de la montagne sous la coupe des anges noirs du maître des lieux. On expulsa des populations, on construisit des casernes, des villas pour dignitaires, un théâtre, des cités pour travailleurs ; on traça des routes jusqu'au sommet du mont Kehlstein pour y bâtir un « nid d'aigle ». Pour finir, on creusa 5 km de souterrains pour échapper aux bombardements alliés. Ce lieu appartenait désormais à l'histoire.

  • En à peine quinze ans, un jeune Corse mélancolique, mué en conquérant et en homme d'État, a sauvé la Révolution, changé l'Europe, sculpté la France contemporaine, bâti et conduit à l'abîme une oeuvre incomparable. D'Ajaccio à Sainte-Hélène, en passant par Rivoli, Arcole, Austerlitz, Iéna, Friedland ou Wagram, il a construit une légende dont l'écho résonne encore aujourd'hui. Si, comme il l'a dit lui-même, sa vie fut un «roman», jamais roman vrai n'influença autant l'histoire du monde.
    Thierry Lentz relate ici la vie de Napoléon Bonaparte, fils de la Révolution, devenu, à trente-quatre ans, empereur des Français.

  • Auteur d'une quarantaine d'ouvrages consacrés au Consulat et à l'Empire, Thierry Lentz n'avait pourtant jamais publié de biographie de Napoléon. Ce Dictionnaire historique en fait désormais office : une façon ambitieuse, exhaustive et originale de traiter le « grand homme », par un de ses meilleurs spécialistes.
    En 300 notices choisies librement mais sans négliger aucune facette de l'exercice biographique, l'auteur fait le point sur les connaissances et les recherches les plus récentes sur Napoléon, son oeuvre, les événements de sa vie, ses réussites et ses échecs, la trace qu'il a laissée dans la France contemporaine. De sa naissance à sa mort, et même jusqu'au retour des Cendres de 1840 et à l'envol de la légende, tous les sujets sont abordés avec le talent et la clarté qui caractérisent l'auteur : formation, carrière, campagnes militaires, gouvernement, grands événements, conquêtes, batailles, amours, mais aussi conceptions politiques, sociales, diplomatiques.
    Ce grand dictionnaire, véritable encyclopédie de tout ce que l'on doit savoir sur Napoléon, séduira aussi bien les spécialistes que les amateurs qui découvriront une histoire renouvelée de la vie et de l'oeuvre de l'empereur des Français. Un ouvrage de référence qui fera date.

  • Dans cette magistrale synthèse, Thierry Lentz retrace l'histoire d'un « empire » et des réactions qu'il suscita en son temps. Si l'on ne peut échapper à la présence permanente de la volonté, de la personnalité et de l'oeuvre de Napoléon, qui ont marqué la période de leur empreinte, l'auteur « raconte » aussi - en l'expliquant - un peu plus d'une décennie d'histoire de l'Europe, voire du monde, en dépassant à la fois la figure de l'empereur et les points de vue purement nationaux. Il relate autant l'histoire des idées que celle des institutions, faisant revivre au lecteur les épisodes essentiels du Premier Empire.
    Cette histoire se garde des accents de l'épopée et des facilités de l'anecdote comme des études militaires trop détaillées - même si, comme on peut l'imaginer, les guerres en sont l'une des toiles de fond. Thierry Lentz se place dans la position d'un observateur aussi impartial que possible et ignorant la légende (dorée ou noire) édifiée par les récits enflammés des thuriféraires.

    Synthèse inédite.

  • Président du district d'Ajaccio, ambassadeur, député, conseiller d'État, sénateur, Grand Électeur de l'Empire, roi de Naples puis d'Espagne, lieutenant général de l'Empereur en 1814, président du Conseil aux Cent-Jours, l'aîné des Bonaparte a joué un rôle considérable pendant la Révolution puis sous le gouvernement de son frère cadet, Napoléon, dont il fut peut-être le seul ami. Après 1815, il séjourna longuement aux États-Unis, où il sut se faire apprécier. Son neveu le roi de Rome mort en 1832, il devint prétendant au trône impérial. Décédé à Florence en 1844, Joseph Bonaparte rejoignit l'Empereur sous le dôme des Invalides en 1862, emportant sa parcelle de gloire et d'éclatants souvenirs.
    Le prix Chateaubriand 2017 a distingué cette biographie d'une exceptionnelle ampleur.

  • Existe-t-il, dans l'histoire, un terrain plus propice à l'éclosion des idées reçues que la vie, l'oeuvre et la légende de Napoléon ? Dans le temps comme dans l'espace, le « Grand Homme » n'a jamais laissé indifférent...
    Fils et continuateur d'une Révolution qui avait bouleversé le monde, il légua aux générations suivantes le souvenir embelli de ce qu'il avait fait et une légende tenace qui annexa les imaginations et forma ainsi une sorte de Napoléon « moyen », ni vrai, ni faux : « Napoléon est le père de nos institutions », « Il est le précurseur de la construction européenne », « La France n'a jamais été aussi puissante que sous Napoléon », « Il a incendié Moscou », « Il gouvernait seul », « Il est mort empoisonné »...
    Autant d'aspects sur lesquels revient Thierry Lentz, parfois en laissant le débat ouvert, parfois en tentant un avis plus tranché.

  • Plus d'un demi-siècle a passé depuis l'assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963. Pourtant, tout n'a pas été dit sur le meurtre du 35 e président des États-Unis. Il y a toujours des informations complémentaires, de vraies et de fausses révélations, des déclarations d'officiels amé- ricains, des aveux de témoins ou d'acteurs du drame qui deviennent bavards au soir de leur vie.
    Des organes officiels et des officines obscures, parfois ai- dés par la presse, ont longtemps soutenu une version très contestable des faits, refusant que les enquêtes soient rou- vertes, persécutant ceux qui n'étaient pas de leur avis et traitant avec mépris le travail du House Select Committee on Assassinations (HSCA), qui a conclu en 1979 que le pré- sident avait été victime d'une conspiration.
    Le film d'Oliver Stone en 1991 a relancé le débat et attisé la curiosité du public. Beaucoup se demandent si les faits relatés dans cette production hollywoodienne étaient authentiques. Plus récemment, depuis octobre 2017, les Archives nationales américaines ont mis en ligne plus de 20 000 documents classés, étudiés en ce moment par les spécialistes du monde entier.
    Ce livre a donc pour objectif de répondre à de nombreuses questions : combien y a-t-il eu de balles tirées pour com- bien de tueurs ? Oswald était-il un bouc émissaire et pour- quoi l'a-t-on fait taire ? Qui avait un intérêt à voir mourir Kennedy ? Faut-il y voir l'action de la mafia ou des services secrets ? Sa mort a-t-elle eu un impact sur la politique américaine ?

  • Bonaparte n'est plus !

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 3 Janvier 2019

    Le 5 mai 1821, à 17 h 49, le « général Bonaparte », ainsi que les Britanniques appelaient Napoléon, expirait à Longwood, entouré de ses compagnons. La scène, belle comme l'antique, sera maintes fois représentée. Le 7 mai au soir, le HMS Heron mettait à la voile pour l'Angleterre, avec à son bord le capitaine Crokat, chargé d'apporter à l'Europe la terrible nouvelle. Il accosta à Portsmouth le 3 juillet. Ainsi, comme l'écrivit Victor Hugo, le monde « était délivré de son prisonnier », mais - fait inimaginable aujourd'hui - resta deux mois sans le savoir. Le 4 juillet, le Cabinet informa le roi George IV en milieu de journée. Le soir même, beau tour de force journalistique, The Statesman fit le premier état de la disparition de l'ennemi capital. Louis XVIII reçut la nouvelle le lendemain en fin d'après-midi, par télégraphe depuis Calais, puis par un message de l'ambassade à Londres.
    Or, contrairement à ce qu'affirme l'historiographie traditionnelle, l'émotion, réelle ou affectée, ne dépassa guère le cercle des fidèles, principalement militaire, et le milieu des publicistes. Certes, des dizaines de brochures furent composées à la hâte, accréditant parfois de purs mensonges sur les causes du décès et même le contestant, mais leur écho fut faible. Ni le gouvernement ni le parlement, à peine le clan Bonaparte ne furent troublés. Il faudra attendre au moins une décennie pour que le géant sorte du tombeau de la mémoire et revive puissamment dans les esprits et dans les coeurs.
    En vingt-quatre chapitres nourris de lectures oubliées et de nombreuses informations inédites, Thierry Lentz retrace ces quelques semaines où l'on crut que le monde allait vaciller, mais qui soldèrent en fait un épisode lointain, voire en partie oublié.

  • De novembre 1814 à juin 1815 se tint la plus grande réunion diplomatique de l'histoire. Elle fut bien plus qu'un tourbillon de fêtes et de bals. Dans cette ample machinerie de 300 délégations, Talleyrand, représentant de la puissance vaincue, sut manoeuvrer avec maestria. Mais les Cent-Jours vinrent tout compromettre et le Congrès reste, pour les Français, un mauvais souvenir. Ont-ils raison ?
    Détaché du point de vue gallo-centrique, cet ouvrage est en vérité le premier à embrasser le congrès de Vienne dans toutes ses dimensions, en le rendant pleinement à son temps.
    Il a obtenu le prix Pierre Lafue 2013.
    " Une synthèse extrêmement claire. "(Le Figaro littéraire)

  • Waterloo ; 1815

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 15 Janvier 2015

    Le 18 juin 1815, à Waterloo, Napoléon livra sa dernière bataille qui, après beaucoup de sang, a tant fait couler d'encre qu'elle ne paraît toujours pas finie.
    Pour la rendre à sa vérité, Thierry Lentz a choisi, par le texte, l'image et la cartographie, d'en revenir et de s'en tenir aux faits, afin de comprendre une journée tragique dont les enjeux ne se limitèrent pas aux dix heures que dura ce combat terriblement meurtrier. En partant en campagne le 14 juin, l'empereur avait décidé de frapper un coup de tonnerre sur la scène intérieure et extérieure afin de refonder son pouvoir au retour de l'île d'Elbe et amener les alliés à négocier dans des conditions favorables. En dépit d'une préparation incroyablement difficile, il fut à deux doigts de réussir. Restituant le détail des différentes phases de la tragédie à partir des meilleures sources françaises et étrangères, l'auteur montre aussi l'inanité de questions marginales sur les défauts de Soult, le comportement de Ney ou la faute de Grouchy. Ainsi est mis en valeur le poids de l'événement et de ses acteurs dans le cours de l'histoire.

  • Napoléon diplomate

    Thierry Lentz

    Prix Guizot.

    En conflit fréquent avec les puissances européennes, Napoléon se voulait aussi créateur et animateur d'une diplomatie active, nourrie de références historiques et de traditions héritées de ses prédécesseurs. Il a ainsi tenté d'assurer, et pas seulement par les armes, la prépondérance française en Europe et dans le monde. Au-delà des rivalités avec l'ennemi héréditaire anglais, des luttes d'influence avec les autres grandes puissances, Napoléon se préoccupait aussi d'horizons plus inattendus, parfois même exotiques : des Antilles au Maroc, de la Pologne à l'Irlande. C'est à la découverte d'une autre facette de la politique extérieure de Napoléon que nous invite cet ouvrage.

    « Thierry Lentz nous plonge dans les arcanes de la diplomatie napoléonienne, dont il distingue les lignes directrices appliquées à des ensembles géopolitiques souvent peu explorés par l'historiographie. » L'Histoire, octobre 2012.

  • Sainte-Hélène, 5 mai 1821. Napoléon ler vient de succomber à une maladie de l'estomac. Inhumée sur l'île, sa dépouille va y reposer durant près de vingt ans avant d'être transférée aux Invalides en 1840. Tous les livres d'histoire relatent ces faits. Or, depuis une vingtaine d'années, les thèses "empoisonnistes" et "substitutionnistes" ont le vent en poupe. Elles sont presque devenues des "vérités que tout le monde connaît" mais qu'un vaste complot réunissant les historiens "officiel", les autorités militaires et de mystérieux tenants du "grand secret" persisterait à camoufler.
    Insensé et sans fondement historique, répondent les auteurs. Mais il n'est jamais aisé d'aller à contre- courant d'affirmations aussi sensationnelles. Pour-tant, grâce à Thierry Lentz et Jacques Macé, ces questions trop longtemps débattues trouvent ici une réponse définitive.

  • Napoléon appuya la marche de son gouvernement sur douze ministères, qui furent dirigés par trente-deux personnalités. Certaines sont encore très connues (Talleyrand, Fouché, Cambacérès, Maret, Carnot, etc.) ; d'autres sont tombées dans l'oubli, tels Gaudin (quinze ans aux Finances), Decrès (treize ans à la Marine), Regnier (douze ans à la Justice), Dejean (sept ans à l'Administration de la guerre), Bigot de Préameneu (six ans aux Cultes) et tant d'autres. Ils abattirent pendant quinze ans un travail considérable, à la tête de services centraux réduits. Cet ouvrage présente ces excellences et leurs équipes, étude qui permet de mieux connaître et comprendre le fonctionnement de l'État napoléonien et de son administration.

  • Le 18 brumaire

    Thierry Lentz

    Les 18 et 19 brumaire an VIII (9 et 10 novembre 1799), Bonaparte et Sieyès prennent ensemble le pouvoir, après un coup d'Etat que Tocqueville considérait " comme un des plus mal conçus qu'on puisse imaginer ". Six semaines plus tard, Bonaparte est seul maître de l'exécutif d'un nouveau régime et affirme avoir fini la Révolution. Entre son retour de la campagne d'Egypte (16 octobre) et son accession à la plus haute fonction, il ne lui a pas fallu plus de trois mois. Comment et pourquoi pareille opération réussit-elle ? Les échecs du Directoire l'avaient-elle rendue inévitable et à ce point nécessaire ? Quels furent les rôles respectifs de Sieyès et de Bonaparte et de quelles complicités - y compris financières - purent-ils bénéficier ? Comment Bonaparte parvint-il à éliminer Sieyès qui avait tout préparé et pensait se voir enfin propulsé à la tête de la République ? Loin d'être une opération presque manquée, le coup d'Etat ne fut-il pas, au contraire, et comme l'a écrit Malaparte, " le premier coup d'Etat moderne " ? Telles sont les principales questions auxquelles Thierry Lentz répond dans cet ouvrage incontournable ; écrit avec rigueur et vivacité.

  • Napoléon

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 22 Octobre 2015

    Sur un texte clair et séduisant de Thierry Lentz, retraçant en chapitres thématiques les différents traits de la personne et de l'action de Napoléon, de sa naissance à sa mort, ont été réunies et mises en page de façon superbe une centaine d'illustrations, aussi bien les incontournables que d'autres plus rares. Une place particulière est réservée aux portraits permettant d'offrir en contrepoint du texte une biographie par l'image innovante et spectaculaire. Cette alliance réussie donne toute la mesure du destin le plus extraordinaire de notre histoire, et de celle de l'Europe. Cet ouvrage de prestige est, par sa qualité intellectuelle et artistique, sans équivalent.

  • Le Consulat commence au soir du coup d'État de Brumaire, le 10 novembre 1799, et s'achève le jour de la proclamation du Premier Empire, le 18 mai 1804. Pendant ces quatre années, Bonaparte et son équipe ont accompli une oeuvre immense, de la réconciliation nationale à la paix intérieure, des réformes politique, administrative, judiciaire et juridique au rétablissement de la position prépondérante de la France en Europe. De larges pans de cette oeuvre de consensus ont résisté au temps. Loin d'être seulement une préface au « moment napoléonien », la période consulaire en constitue probablement l'aspect le plus flamboyant et le moins discuté. Bénéfiques au pays, ces réussites favorisèrent aussi, par étapes ponctuées de crises successives et de petits coups de force, la grande manoeuvre finale qui conduisit Napoléon sur le trône impérial.

    Directeur de la Fondation Napoléon et chargé de cours à l'Institut catholique d'études supérieures, Thierry Lentz est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages sur le Consulat et l'Empire dont, chez Fayard, une monumentale Nouvelle histoire du Premier Empire (4 volumes).

  • Le diable sur la montagne

    Thierry Lentz

    • Perrin
    • 28 Septembre 2017

    En Haute-Bavière, sur le plateau riant de l'Obersalzberg, au-dessus de Berchtesgaden, un petit politicien vint séjourner à l'aube des années 1920. De coquettes pensions en maisons amies, il finit par adopter ces lieux qu'il disait indispensables à ses rêves et à la réflexion. Il s'y sentait si bien qu'il y acquit, face au sombre massif de l'Untersberg, un joli chalet qui, entièrement transformé, prit le nom de « Berghof ». C'en fut fini de la tranquillité de la montagne : sous la coupe des anges noirs du maître des lieux, on expulsa des populations, on construisit des casernes, des villas pour dignitaires, un théâtre, des cités pour travailleurs ; on traça des routes jusqu'au sommet du mont Kehlstein pour y bâtir un « nid d'aigle ». Pour finir, on creusa 5 kilomètres de souterrains pour échapper aux bombardements alliés.
    Ici, Hitler venait le plus souvent possible, pour des séjours parfois longs. Ainsi, entre 1940 et 1944, alors qu'il mettait le monde à feu et à sang, il passa dix-neuf mois dans son cher Berghof, servi par des SS en spencer et gants blancs, préservé du moindre souci par son âme damnée Martin Bormann, entouré d'une cour que l'on n'ose dire brillante, photographiée par la reine des lieux, Eva Braun. Il ne reste de tout cela que des ruines et un goût de cendres, à l'égal de la folie du IIIe Reich.

  • L'année 1810 est une année charnière dans l'histoire du système napoléonien, et pas seulement parce que Napoléon convole en seconde noces avec l'archiduchesse Marie-Louise. Elle est aussi celle de l'achèvement de l'organisation administrative, judiciaire et politique à l'intérieure. Elle marque aussi l'avènement d'une nouvelle génération de dignitaires et de responsables qui ont été formés à l'école napoléonienne.

    A l'extérieur, jamais l'Empire français n'a été aussi étendu, jamais la prépondérance française en Europe n'a été aussi forte.

    Et pourtant, les premiers craquements se font déjà entendre. À l'intérieur, l'opposition religieuse se cristallise et fournit de nouvelles troupes à l'opposition royaliste, certains proches de l'empereur commencent à penser que le régime se dirige vers l'abîme tandis que s'élève le spectre de la crise financière et économique qui va emporter les bénéfices des quelques années prometteuses. Hors de l'Empire, même si le front espagnol se stabilise et que l'Angleterre titube, l'idée de revanche progresse en Prusse et en Russie, annonçant la grande guerre de 1812.

    Cette apogée de l'Empire ne serait-elle pas plutôt " le commencement de la fin ", s'interroge Jean Tulard dans son introduction.

    Pour répondre à cette question trente des meilleurs spécialistes de l'histoire européenne et napoléonienne, français et étrangers, analysent les différents événements de cette année 1810 et leurs conséquences.

    Ouvrage placé sous la direction de Thierry Lentz, avec des textes de : Jean Tulard, Jacques-Olivier Boudon (Paris-Sorbonne), Rafe Blaufarb (Florida State University), Michael Browers (Université d'Oxford), Luigi Mascilli Migliorini (Université orientale de Naples), Marie-Pierre Rey (Paris-Sorbonne), Jean-Paul Bled (Paris-Sorbonne), Emmanuel de Waresquiel (EHESS), Pierre Lascoumes (Sciences Po Paris), Peter Hicks (Université de Bath), Philip Mansell, Pierre Branda, Bernard Chevallier, Jacques Garnier, Alain Pigeard, etc.

  • L'emprise exercée par une oeuvre d'art exceptionnelle sur un historien de renom. Information et émotion garanties, servies par une écriture sensible et personnelle.
    La Crucifixion occupe une place particulière dans l'oeuvre de Diego Velázquez. Peinte en 1632, elle diffère de toutes les autres compositions du grand maître du Siècle d'or espagnol, ce qui explique qu'elle soit peu connue des amateurs.
    Spécialiste de l'époque napoléonienne, Thierry Lentz a fortuitement découvert ce tableau au musée du Prado. Cette rencontre produisit sur lui un effet si intense qu'il en fut poursuiv ipendant des années, jusqu'à ce qu'il décide d'en savoir plus à son sujet.
    Le résultat de sa recherche est cette promenade personnelle, mais aussi instructive, dans et autour de ce rectangle de toile recouvert d'huile par la main d'un génie peut-être porté par « quelque chose » qui dépasse l'humain.
    Au-delà de l'histoire du tableau, des circonstances mystérieuses de sa commande et de sa réalisation à ses tribulations de la fin du XVIIIe siècle, et de son statut si singulier dans l'oeuvre de Velázquez, l'auteur tente de répondre à des questions générales -comment représente-t-on une crucifixion ? quels en sont les acteurs privilégiés, les références évangéliques et, partant, les buts philosophiques et politiques ? -et particulières- pourquoi Vélázquez a-t-il opté pour ce moment-là de la Passion et comment a-t-il tranché de grandes questions qui ne sont futiles qu'à première vue tels le nombre des clous, la présence du sang, la corpulence et le visage du Christ ?
    Au fil de ce récit, Thierry Lentz cherche à répondre aussi à son propre questionnement : peut-on et doit-on tenter de percer le mystère de ses émotions ?

  • Contrairement à une idée largement répandue , ce n'est pas le Sacre du 2 décembre qui créa l'Empire napoléonien mais un sénatus-consulte du 18 mai 1804 adopté à l'issue d'un processus bien maîtrisé. L'efficacité tacticienne de Napoléon et de son entourage apparaît en pleine lumière dans cet épisode. Les sources permettent ici de mieux comprendre ce moment fondateur, aboutissement d'une manoeuvre politique de grande ampleur.Ce recueil des débats parlementaires au Sénat, au Corps législatif et au Tribunat, inédit depuis 1804, est donc indispensable pour appréhender un temps fort de l'Histoire de France : l'avènement de l'Empire. En exploitant ces sources, ou simplement en les lisant, on ne perdra pas de vue les événements qui se déroulèrent en même temps que les débats parlementaires : conspiration de Cadoudal, arrestation de Moreau, exécution du duc d'Enghien, départements en état de siège.Cet ouvrage permet une relecture des circonstances de la proclamation impériale à travers les opinions de quelques héritiers de la Révolution qui formaient encore le plus gros contingent des chambres du Consulat triomphant.

  • Cette grande synthèse en 3 volumes retrace l'histoire d'un « empire » et des réactions qu'il suscita en son temps. Empire au sens d'« influence » d'abord, celle que les idées, la culture et les ambitions hégémoniques françaises exercèrent sur cette époque, dans le prolongement du Grand Siècle, du siècle des Lumières et, bien sûr, de la Révolution. C'est ainsi que l'aventure napoléonienne peut se replacer dans la longue durée. Empire au sens d'institution aussi, en ce que les gouvernants français imaginèrent des structures, avec leur fonctionnement et leur unité politique, afin de conquérir et d'organiser l'espace européen (et au-delà) pour réunir des peuples sous leur bannière par l'adhésion, l'intégration, la domination ou la suzeraineté. Si l'on ne peut échapper à la présence permanente de la volonté, de la personnalité et de l'oeuvre de Napoléon qui ont marqué la période de leur empreinte, et si les développements de ce livre ont pour clef de voûte le coeur même de l'Empire (dans les deux sens évoqués plus haut), c'est-à-dire la France, il faut aussi « raconter » - en l'expliquant - un peu plus d'une décennie d'histoire de l'Europe, voire du monde, en dépassant à la fois la figure de l'empereur et les points de vue purement nationaux.
    Le premier volume est consacré à la naissance et au développement de l'Empire, suivant l'un des grands desseins de Napoléon : créer un « système » hégémonique sur le continent. De la proclamation du régime (1804) au mariage de l'empereur et de Marie-Louise (1810), on suit l'enchaînement des événements qui a conduit d'une part la France à amplifier (mais d'une autre manière) la conquête de l'Europe commencée en 1792, et d'autre part Napoléon à créer à l'intérieur une dictature dont la nature « de salut public » disparut pour laisser la place à un régime autoritaire « classique ».
    Cette histoire se garde des accents de l'épopée et des facilités de l'anecdote comme des études militaires trop détaillées - même si, comme on peut l'imaginer, les guerres en sont l'une des toiles de fond. L'auteur se place dans la position d'un observateur aussi froid, aussi impartial que possible et parfois dans celle d'un contemporain ignorant la suite... et surtout la légende (dorée ou noire) édifiée par les récits enflammés des thuriféraires.

    Thierry Lentz est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le Consulat et l'Empire, dont Le 18 Brumaire (1997), Napoléon. « Mon ambition était grande » (1998), Le Grand Consulat, 1799-1804 (1999), un Dictionnaire des ministres de Napoléon (1999), et Savary, le séide de Napoléon (2001). Il est directeur de la Fondation Napoléon.


    NOUVELLE HISTOIRE DU PREMIER EMPIRE I. Napoléon et la conquête de l'Europe (1804-1810) II. L'Effondrement du système napoléonien (1810-1815), à paraître III. La France et l'Europe de Napoléon (1804-1815), à paraître

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