• Il existe deux versions des Sept Piliers de la sagesse. La première, rédigée en 1919 à la demande de l'All Souls College, est volée dans une gare. Découragé, Lawrence en réécrit cependant de mémoire « 95% [...] en l'espace de trente jours ». Mécontent de son travail, il retouche le texte, rend le manuscrit à la Bodleian Library, puis le fait imprimer en huit exemplaires, après des centaines de corrections. Cette édition est aujourd'hui la version de référence des Sept Piliers.

    La seconde, la plus diffusée en France, résulte de coupes effectuées entre 1924 et 1926 pour suivre la demande de ses premiers lecteurs (dont l'écrivain George Bernard Shaw) et limiter les coûts d'impression.

    Ces deux versions rendent compte de la révolte arabe et du rôle prédominant de Lawrence entre 1916 et 1918, mais restent essentiellement différentes : la première étant plus longue d'un tiers.
    La version dite d'Oxford (1922) qui est ici proposée reste la version de référence de ce livre culte.

  • Suite et fin du mythique récit autobiographique, véritable épopée moderne, de l'officier T.E. Lawrence au Moyen-Orient. Le récit donnera lieu à l'un des plus grands chefs-d'oeuvre de l'histoire du cinéma : Lawrence d'Arabie réalisé par David Lean.

    La version dite d'Oxford (1922) qui est ici proposée reste la version de référence de ce livre culte. Cette édition est la seule à proposer le texte dans son intégralité.

  • «... Il est vrai que me guettait toujours ce Vouloir qui attendait anxieusement de faire irruption. Mon cerveau était aussi prompt et silencieux qu'un chat sauvage, mes sens comme de la boue lui entravant les pieds, et mon moi (toujours conscient de lui-même et de sa timidité) disant à la bête qu'il était de mauvais goût de bondir et vulgaire de se repaître de la proie. Ainsi empêtrée dans les nerfs et l'hésitation, ce ne pouvait être une chose dont avoir peur, et pourtant c'était une vraie bête, et ce livre est sa peau galeuse, séchée, empaillée et dressée à la face des hommes...»

  • Le colonel Thomas Edward Lawrence (1888-1935) était-il un agent secret mythomane et doué pour les lettres, ou bien un chef de guerre, l'inventeur inspiré de la guérilla ? Sa transformation en Bédouin fut-elle autre chose qu'un travestissement ? Qu'en était-il de son homosexualité ? Le mythe de Lawrence d'Arabie tient à une existence et à une personnalité hors du commun. Mais il ne serait rien sans cette autobiographie fascinante, où se mêlent récit d'aventures, analyses politiques et réflexions philosophiques, et qui s'impose comme un grand moment de la prose anglaise du XXe siècle.

  • Lawrence d'Arabie, la légende, ne pouvait être tué que par une balle en or, et pourtant T. E. Lawrence, l'homme, mourut d'un banal accident de la circulation en conduisant sa moto. Il percuta un cycliste, fit un vol plané et s'ouvrit le crâne contre le bitume. On dit que sa tête était ouverte sur vingttrois centimètres et que, selon des témoins, des morceaux de son cerveau en dépassaient. Il mourut six jours après le choc. S'il avait survécu, c'est depuis un fauteuil roulant que ce héros de légende aurait assisté au reste de son histoire.
    Vingt-cinq ans plus tôt cependant, un Lawrence plein de jeunesse et de curiosité pédalait avec ardeur dans toute la France, puis à travers la Syrie, libre, sans pressentir le poids d'une existence qui ferait de lui l'Anglais le plus célèbre et controversé du XXème siècle (après Churchill et Robert Falcon Scott, bien sûr). En 1906, âgé de dix-neuf ans à peine, et jusqu'en 1914, Ned, comme on l'appelait à la maison, quitta Oxford pour entreprendre un voyage qui, s'il ne le transforma pas en Lawrence d'Arabie, lui ouvrit la voie pour le devenir.
    Oubliez un instant que ce garçon cultivé, raffiné, fut le grand héros de la révolution arabe (ou le grand traître à la cause d'un peuple qui s'était fié à lui, les deux qualificatifs lui sont également appliqués). Et voyez si vous êtes en mesure de profiter de ce voyage, sans le poids de la légende.

  • Dans Les Sept Piliers de la sagesse, T. E. Lawrence raconte sa croisade don quichottesque en faveur d'un empire arabe renouvelé. Mais derrière le mythe, il y a la réalité, derrière l'aventurier se cache un homme. Qui fut, à la vérité. T. E. Lawrence, quel a été son vrai combat sur le terrain ? C'est ce que révèle ce volume de lettres et de documents confidentiels - presque tous inédits en français.
    Il y a d'abord, les Dépêches secrètes d'Arabie, enfouies jusqu'ici dans les archives militaires, qui retracent à chaud et jour après jour les entreprises souvent hasardeuses de Lawrence. Il y a les admirables morceaux en prose, à mi-chemin entre le rêve et la confidence, qui disent à la fois le désir et le désespoir de l'auteur : « Comment se faire un peu arabe ? Ce fut de ma part affectation pure. Il est aisé de faire perdre la foi à un homme, mais il est difficile ensuite de le convertir à une autre. Ayant dépouillé une forme sans en acquérir une autre, j'étais devenu semblable au légendaire cercueil de Mohammed. » Les Lettres à E. T. Leeds, conservateur du musée d'Oxford, montrent comment est née la passion de Lawrence pour les splendeurs de l'Orient, passion qui parcourt toute sa correspondance intime, couvrant toutes les étapes de sa vie, et qui occupe la dernière partie du volume. Ce «Lawrence au quotidien» est l'indispensable complément de l'autre.
    Guy Schoeller.

    La nouvelle éditions des oeuvres de T. E. Lawrence dans « Bouquins» comprend trois volumes : Les Sept Pihiers de la sagesse (à paraître en 1993). La Matrice, correspondance et critique littéraires, témoignages et autres textes (à paraître en 1994).

  • Il existe deux versions des Sept piliers de la sagesse. La première est rédigée en 1919 à la demande de l'All Souls College, puis perdue dans une gare. Découragé, Lawrence en réécrit cependant de mémoire « 95% . en l'espace de trente jours ». Mécontent de son travail, il retouche le texte, rend le manuscrit à la Bodleian Library, puis le fait imprimer à 8 exemplaires, après des centaines de corrections. Cette édition est aujourd'hui la version de référence des Sept Piliers. La seconde, seule publiée en France à ce jour, résulte de coupes effectuées entre 1924 et 1926 pour suivre la demande de ses premiers lecteurs (dont l'écrivain G.B. Shaw) et limiter les coûts d'impression. Ces deux versions rendent compte de la Révolte arabe et du rôle prédominant de Lawrence entre 1916 et 1918, mais restent essentiellement différentes - la première étant plus longue d'un tiers.

  • Les Sept Piliers de la sagesse (en anglais : Seven Pillars of Wisdom: A Triumph) est un récit autobiographique des aventures de Thomas Edward Lawrence (plus connu sous le nom de « Lawrence d'Arabie ») alors qu'il était officier de liaison britannique auprès des forces arabes lors de la révolte arabe de 1916-1918 contre l' Empire ottoman.

    Rédigé à partir de 1919, le texte a été remanié plusieurs fois et a bénéficié de la relecture de George Bernard Shaw, un ami de Lawrence. En 1922, une première édition privée a été tirée à huit exemplaires. Une deuxième édition limitée à 200 exemplaires a été réalisée en 1926 avec un texte remanié et raccourci d'un quart. L'année suivante, Lawrence fait paraître pour le grand public un texte encore plus court sous le titre Révolte dans le désert. La réédition posthume de 1935, qui a consacré le succès de l'oeuvre, reprend la version de 1926.

    Le titre de l'ouvrage est emprunté à un verset du Livre des Proverbes de la Bible (IX,1-6): « La Sagesse s'est bâti une maison ; elle a taillé sept colonnes. » Avant la Première Guerre mondiale, Lawrence d'Arabie s'était lancé dans l'écriture d'un livre sur les sept villes les plus typiques du Moyen Orient (Le Caire, Smyrne, Constantinople, Beyrouth, Alep, Damas et Médine), qui devait s'intituler "Les Sept Piliers de la sagesse". Il décida finalement d'utiliser ce titre pour ses mémoires publiées après le conflit.

    Voici ce qu'en disait Winston Churchill :

    " Les 7 piliers sont un récit de guerre et d'aventures et un épitomé parfait de tout ce que les Arabes signifient pour le Monde... La richesse et la force du sujet, la qualité du style, la personnalité mystique, immesurable, qu'on perçoit au-delà, élève cette oeuvre instantanément au-dessus du niveau des productions contemporaines."

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