• Léviathan

    Thomas Hobbes

    Léviathan de Hobbes (qui paraît en 1651) est un des rares textes fondateurs de la philosophie, comme la République de Platon, auquel son auteur le comparait. Il jette, en effet, les bases de la tradition politique moderne, en inventant le mythe de la souveraineté : considérant leur état naturel, effrayés par l'exacerbation mortelle de leurs passions, les hommes décidèrent, par leur faculté propre de vouloir et de penser, de se doter d'une loi commune, artificielle, qu'un individu ou une assemblée aura pour tâche d'élaborer et de mettre en oeuvre. Avec Hobbes, l'histoire se substitue à la théologie : ce n'est plus dans le divin que la loi se fonde, mais dans l'humanité.

  • Retraduit intégralement pour la première fois depuis plus de trois siècles, Du citoyen (1642 puis 1647) se révèle être bien plus qu'une étape en direction du Léviathan.
    Initialement conçu comme la troisième et dernière section des Éléments de la philosophie, l'ouvrage est finalement rédigé et imprimé avant les deux autres. Si les circonstances de la guerre civile sont l'occasion de ce changement de calendrier, elles permettent surtout à Hobbes de percevoir l'autonomie de la philosophie politique. Le vaste laboratoire conceptuel qu'est le traité Du citoyen en présente l'ensemble des théorèmes.
    Il ne se contente pas de fonder une doctrine de la souveraineté absolue, il pose aussi les bases d'une personnification de l'État et formule clairement les conditions d'une volonté du peuple. Ecrit en latin, c'est ce traité qui a fait l'éducation hobbesienne du public européen, jouant un rôle de premier plan dans la refondation politique et juridique du continent dont nous sommes les héritiers.

  • Léviathan de Hobbes (qui paraît en 1651) est un des rares textes fondateurs de la philosophie, comme la République de Platon, auquel son auteur le comparait. Il jette, en effet, les bases de la tradition politique moderne, en inventant le mythe de la souveraineté : considérant leur état naturel, effrayés par l'exacerbation mortelle de leurs passions, les hommes décidèrent, par leur faculté propre de vouloir et de penser, de se doter d'une loi commune, artificielle, qu'un individu ou une assemblée aura pour tâche d'élaborer et de mettre en oeuvre. Avec Hobbes, l'histoire se substitue à la théologie : ce n'est plus dans le divin que la loi se fonde, mais dans l'humanité.

  • Véritable traité sur la légitimité du pouvoir absolu du souverain, le Léviathan s'inscrit au plus haut dans l'histoire des idées politiques. A la violence inhérente à l'état de nature, les hommes ont éprouvé le besoin de mettre à la disposition d'un, le souverain, leurs forces réunies, à charge pour ce dernier de les protéger et dans l'édiction des lois, de ne pas attenter sans raisons valables à leurs vies, crainte justifiant un tel pacte. Publiée pour la première fois en anglais en 1651, l'oeuvre majeure de Thomas Hobbes ne fut intégralement traduite en français qu'en 1971 aux Éditions Sirey. Cet ouvrage reprend à l'identique le texte de la première édition.

  • éléments de loi

    Thomas Hobbes

    • Allia
    • 28 Septembre 2006

    Les Eléments de loi, rédigés en 1640 constituent le premier des trois grands traités politiques de Thomas Hobbes (avec Du citoyen et le Leviathan). Il se compose de deux parties : Nature humaine et Du corps politique. L'ouvrage livre déjà l'essentiel de sa doctrine : on y voit exposé le lien entre l'analyse de l'homme et l'analyse du corps politique, l'examen précis de ce qu'est l'homme conduisant à en déduire intégralement la nature et la nécessité de l'organisation politique. C'est donc dans un cadre anthropologique au sens large que se trouvent placées les thèses politiques que l'on retrouvera plus tard dans le Leviathan, sur le contrat, la souveraineté absolue et la conjonction entre rationalité et toute-puissance.
    Nous donnons ici une nouvelle traduction complète, augmentée de
    plusieurs textes inédits dont Sur la vie et l'histoire de Thucydide et le Court
    traité des premiers principes. "Le célèbre Hobbes a fait un traité sublime de
    la nature humaine, un traité dont je recommanderai la lecture une fois tous
    les ans. C'est un livre à lire et à commenter toute sa vie !" écrivit Diderot
    après la lecture de ce monument de la pensée politique moderne.

  • 1658 : en publiant le De Homine, Hobbes achève enfin les Éléments de philosophie dont il a conçu le projet vingt ans auparavant. A partir de la révolution galiléenne de la physique, il veut donner à la philosophie des fondements matérialistes et mécanistes. De Corpore : tout étant est un corps ; De Homine : l'homme est un corps unique en son genre ; De Cive : pour survivre, il doit devenir citoyen. Le De Homine a été la plupart du temps sous-estimé. Nous montrons que l'oeuvre, malgré les apparences, ne manque pas d'unité - la première partie, l'optique comme physique des images visuelles a toute place dans l'anthropologie - et que la seconde partie, l'étude du psychisme de l'homme vivant en société, approfondit et parfois rectifie, sur des points aussi décisifs que le désir de puissance, les analyses des grands traités.

  • Première partie des Eléments de la loi naturelle et politique, De la nature humaine est publié en 1650, séparé de la deuxième partie Du corps politique. Hobbes y établit une classification raisonnée des facultés et des passions humaines : entendement, imagination, langage, religion. Il s'agit ici pour Hobbes d'établir les principes d'une anthropologie rigoureuse qu'il articulera ensuite au problème politique du rapport des individus entre eux.
    La politique comme science du fait social requiert l'analyse de la constitution des individus qui le composent. L'homme, par nature, est un être de désir. Il est mû par un effort pour persévérer dans l'être. De la nature humaine finit où commence la politique, au seuil de l'inévitable confrontation meurtrière des désirs de chacun. Après avoir lu la présente traduction de Human Nature par le baron d'Holbach, Diderot écrit à Sophie Volland : "C'est un livre à lire et à commenter toute sa vie."

  • Dans la longue et passionnante controverse qui opposa Thomas Hobbes à John Bramhall, cet ouvrage, pour la première fois traduit en français dans son intégralité, apparaît comme l'élément le plus important. La question principale est la suivante : il s'agit de savoir s'il existe ou non un seul acte libre dans le monde. La fidélité aux arguments classiques en faveur de la nécessité, et particulièrement aux arguments stoïciens, constitue l'une des spécificités du nécessitarisme de Hobbes. D'autre part, la formulation médiévale de la question de la liberté va poser une série de problèmes théoriques et pratiques spécifiques, dont hériteront les théologiens de la Réforme protestante. Hobbes précise ainsi que s'il n'avait tenu qu'aux pères de la Réforme, jamais la question du libre arbitre n'aurait resurgi au sein de l'Église d'Angleterre.

  • Les Éléments de philosophie de Thomas Hobbes se divisent en trois parties ou sections (De corpore, De homine, De cive) qui ne parurent ni dans l'ordre prévu, ni dans un laps de temps relativement court.
    La deuxième section des Éléments de philosophie, le De homine, comporte, outre des développements sur l'homme, ses facultés et ses affections, une brève histoire naturelle, un traité d'optique sur la vision et quelques chapitres sur la constitution morale, religieuse et sociale de l'être humain. Le De homine devait fournir le lien entre la physique du De corpore et la politique du De cive, mais le fossé est tellement évident que, dans l'épître dédicatoire, Hobbes s'excuse de la précipitation avec laquelle il passe d'une optique complexe, qui occupe plus de la moitié du livre, à une réflexion sur le discours et la science, les passions, les coutumes, la religion et, enfin, la notion de personnalité juridique. L'édition critique établie ici a pris pour texte de base l'édition publiée en 1668, sans toutefois omettre aucune des divergences avec la première édition de 1658 ou avec les fragments du manuscrit qui ont été conservés.

    Édition latine critique par Josep Monserrat-Molas.

  • Aussi ancienne, par les sujets abordés, que l'histoire de la philosophie, la controverse qui opposa Thomas Hobbes à John Bramhall commença lors d'une rencontre qui se déroula en 1645 et s'acheva par une publication qui eut lieu en 1682, alors que les deux adversaires étaient morts.Elle excita d'autant plus la verve de Hobbes que les questions de «philosophie naturelle», de théologie et de théorie politique sur lesquelles elle roula et rebondit en plusieurs occasions étaient de celles dont il devait écrire, dans le Behemoth, qu'elles avaient été « la cause de tous nos malheurs récents », autrement dit de la révolution et de la guerre civile : le libre arbitre, les substances incorporelles, l'éternité, l'incarnation, l'hérésie, la piété et le devoir d'obéissance au souverain.

  • Léviathan ou La matière, la forme et la puissance d'un état ecclésiastique et civil / Thomas Hobbes ; Traduction française en partie double d'après les textes anglais et latin originaux, par R. Anthony Date de l'édition originale : 1921 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.
    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Le Léviathan en langue latine, qui se trouve ici traduit pour la première fois dans son intégralité en français, n'a vu le jour qu'en 1668, à l'occasion de l'édition des Opera philosophica omnia de Hobbes, mais son contenu est bien loin de se réduire à une version en langue savante du Léviathan publié dix-sept ans auparavant en langue anglaise. Au lieu de constituer une transposition fidèle du texte de 1651, ce deuxième Léviathan doit être tenu, de plein droit, pour un autre Léviathan. La connaissance achevée de la philosophie politique de Hobbes exige de ne pas laisser le Léviathan latin dans l'ombre de son aîné. Après les critiques d'athéisme et d'opportunisme politique adressées au Léviathan anglais, ce nouvel ouvrage prémunit son auteur contre toute accusation d'hérésie, en dotant d'une fonction doctrinale essentielle le refus de subordonner le pouvoir politique au pouvoir ecclésiastique. Le Léviathan latin a ainsi pour originalité l'accentuation, par Hobbes lui-même, de la dimension théologico-politique de son enseignement moral et politique. La lecture du Léviathan latin est donc indispensable à la connaissance de l'oeuvre éthique et politique de Hobbes.

  • Les Élements du droit naturel et politique sont la première oeuvre politique de Hobbes. Ecrits en 1640, ils circulèrent en manuscrit, juste avant que Hobbes ne rejoigne la France où il demeurera en exil pendant onze ans pour échapper aux affres de la guerre civile anglaise. La rédaction de cet ouvrage est donc directement liée au contexte politique. Pourtant, Hobbes y accomplit une déterritorialisation radicale du politique. Loin de partir comme tous ses prédécesseurs de l'histoire ou de la nature, il arrache le politique à l'une et à l'autre pour l'enraciner dans une théorie de la nature humaine. On a sans doute de la peine à mesurer la révolution que constitue une telle décision. Sans doute Hobbes a-t-il pour but d'éclairer ses concitoyens sur les véritables règles qui régissent l'artifice politique et sans lesquelles le corps politique s'écroule comme un château de cartes dans la guerre civile, mais pour y parvenir il faut fonder la politique comme science. Il décontextualise donc le politique pour atteindre son essence et sa vérité. C'est là l'audace extrême de cette philosophie à laquelle sont aveugles ceux qui entendent la lire comme s'il s'agissait d'un écrit de circonstance dont le sens serait entièrement réductible au moment de sa rédaction.
    Le présent volume comporte la première édition critique de ce texte depuis l'édition Tönnies, laquelle se trouve, sur bien des points, corrigée ici. La traduction est en effet fondée sur un établissement du texte à partir de l'ensemble des manuscrits que nous connaissons. Le texte de base est fourni par le manuscrit qui comporte des corrections autographes de Hobbes. On trouvera aussi des annotations textuelles, historiques et philosophiques qui éclairent la lecture.

  • Les élémens de la politique / de Monsieur Hobbes ; de la traduction du Sieur Du Verdus Date de l'édition originale : 1660 Sujet de l'ouvrage : Science politique -- Ouvrages avant 1800 Le présent ouvrage s'inscrit dans une politique de conservation patrimoniale des ouvrages de la littérature Française mise en place avec la BNF.
    HACHETTE LIVRE et la BNF proposent ainsi un catalogue de titres indisponibles, la BNF ayant numérisé ces oeuvres et HACHETTE LIVRE les imprimant à la demande.
    Certains de ces ouvrages reflètent des courants de pensée caractéristiques de leur époque, mais qui seraient aujourd'hui jugés condamnables.
    Ils n'en appartiennent pas moins à l'histoire des idées en France et sont susceptibles de présenter un intérêt scientifique ou historique.
    Le sens de notre démarche éditoriale consiste ainsi à permettre l'accès à ces oeuvres sans pour autant que nous en cautionnions en aucune façon le contenu.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

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