• « Je vous propose de lire la composition du capital du point de vue des luttes des travailleurs, des résistances de la multitude face au commandement du capital - et éventuellement du point de vue des soulèvements du prolétariat. Je veux donc parler d'histoire du prolétariat, du rapport antagoniste entre le capital et le travail vivant, et par conséquent de la transformation de la composition technique et de la composition politique de la force de travail, des mutations des procès de travail et de valorisation, et puis enfin de celles des formes de vie et des institutions. » Antonio Negri, né en 1933 à Padoue, est l'un des grands intellectuels critiques de notre temps. Après un entretien dans lequel il revient sur le sens politique qu'il a attribué à la lecture de Marx aux différentes étapes de son parcours, de l'opéraïsme italien des années 1970 à sa collaboration actuelle avec Michael Hardt en passant par l'exil et la prison, voici une conférence où il ramasse sa pensée en une forte analyse du développement capitaliste, où l'économie est indissociablement politique.

  • Il y a, dans Les Nouveaux espaces de liberté, livre rédigé à quatre mains au tout début des années 1980, une énergie rare qui contraste avec le recul de l'orientation révolutionnaire dans les années 1970. Ici, aucun recul - aucune « mort du politique », comme on disait beaucoup alors  ; au contraire, une volonté d'affirmation réitérée et réorientée. Affirmation politique.
    Texte suivi de : DES LIBERTÉS EN EUROPE, de Félix Guattari, de LETTRE ARCHÉOLOGIQUE, de Toni Negri et de la « POSTFACE » à l'édition américaine de 1990, de Toni Negri

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