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  • La réflexion s'organise autour d'une série de concepts classiques que l'on retrouve dans tous les débats sémiotiques : signe, métaphore, symbole, code, signifié, étudiés soit par la philosophie du langage soit par la sémiotique. S'interroger sur les rapports entre sémiotique et philosophie du langage impose avant tout une distinction entre sémiotiques spécifiques et sémiotique générale. Une sémiotique spécifique est une grammaire, c'est-à-dire une série de règles pragmatiques, d'un style particulier de signes. La sémiotique générale est de nature philosophique car elle pose des catégories générales. En remontant aux origines du concept de signe, le propos de ce livre est de dépasser cette alternative. Une sémiotique générale a le devoir d'élaborer des catégories qui lui permettent de voir un seul problème là où les apparences encouragent à en voir plusieurs, irréductibles.
    Cet ouvrage est paru dans la collection " Formes sémiotiques " en 1988.

  • Comment se guider dans le labyrinthe séculaire de la bibliothèque de Babel ? En travaillant à une reconstruction de la pensée sémiotique à partir de l'époque classique répond l'auteur, en partant à la recherche des contextes où une catégorie donnée est apparue pour la première fois.

  • Existe-t-il des limites à ce que l'on peut faire dire à un texte ? Les intentions de l'auteur doivent-elles entrer en ligne de compte ? Certaines lectures doivent-elles être écartées en tant que surinterprétations ? U. Eco développe dans trois essais sa conception de l'intention de l'oeuvre et la façon dont elle peut imposer des limites aux interprétations possibles. Le philosophe R. Rorty, le théoricien de la littérature J. Culler et la critique romancière C. Brooke-Rose proposent leurs positions personnelles. U. Eco répond à ces critiques. Ce livre-dialogue passionnant enrichit le débat sur la signification des textes et leur interprétation.
    Table des matières Introduction : Interprétation terminable et interminable, par Stefan Collini 1 - Interprétation et histoire, par Umberto Eco 2 - La surinterprétation des textes, par Umberto Eco 3 - Entre l'auteur et le texte, par Umberto Eco 4 - Le parcours du pragmatiste, par Richard Rorty 5 - Défense de la surinterprétation, par Jonathan Culler 6 - Histoire palimpseste, par Christine Brooke-Rose 7 - Réponse, par Umberto Eco

  • Le problme esthtique chez Thomas d'Aquin est un doctorat de 1954 (publi en 1956 et dans une dition revue en 1970).
    Il s'agit donc non d'un texte " ancien ", au sens factuel du terme, mais d'une oeuvre scientifique de jeunesse dont le statut de lgitimit vient d'tre confirm par l'dition amricaine d'Harvard University Press. Le prsent ouvrage est la mise en perspective par l'auteur de sa thse, seul travail exhaustif et contemporain sur la problmatique de Thomas d'Aquin comprise dans le mouvement de la sensibilit mdivale.
    Les textes thomistes intgrs dans leur cadre historique deviennent ainsi une fresque des conceptions du Moyen ge sur l'art et le beau, du beau conu comme transcendantal. L'aporie inhrente l'esthtique thomiste ouvre paradoxalement la voie une interprtation nouvelle des catgories esthtiques dans la socit mdivale. D'une manire plus actuelle, Umberto Eco trouve dans cet ouvrage les cheminements de ses interrogations smiologiques et d'une analyse de l'art dont l'origine mtaphysique ou religieuse a t le principe jadis ncessaire, aujourd'hui dpass.
    L'esthtique dcouvre alors une vocation dont chacun aurait d savoir qu'elle tait avant tout une vision.

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