Flammarion

  • Les misérables

    Victor Hugo

    Ce ne devait être que l'histoire d'un homme condamné au bagne pour avoir volé un pain. Mais entre 1845, date qui figure en tête du manuscrit, et 1862, date de la publication du roman, l'histoire s'amplifie, gonfle, déborde, jusqu'à devenir une énorme machine aux innombrables intrigues. Et pourtant, tout se tient. Toutes les ficelles que Hugo s'emploie à dévider, il les réunit par un seul geste : interroger la misère, bien qu'elle échappe au discours, et lui donner un sens, bien qu'elle n'en ait pas.
    Le livre est un " chef-d'oeuvre ", un "monument" , l'expression du " génie " de son auteur ; mais l'écart entre le roman et nous est immense. Beaucoup de ses références ont cessé d'avoir pour nous la signification qu'elles avaient pour ses premiers lecteurs. Cette nouvelle édition se propose de restaurer les lisibilités perdues, en tenant compte de l'historicité de l'écriture. Travail tous azimuts, sur tous les plans : politique, sociocritique, économique, philosophique, poétique.
    Ce qui est en jeu, c'est de saisir la force symbolique de la fiction, de comprendre le texte, d'en retrouver le sens. En somme, de lire Les Misérables.

  • Un homme sans nom dont on ne sait rien, pas même le crime, vient d'être condamné à la guillotine : il ne lui reste plus que quelques jours à vivre. Dans l'attente de son exécution, il consigne ses dernières pensées et sensations. Son journal suit le flot chaotique de sa conscience, avec des moments de panique, des sursauts d'espoir ou de révolte, et une hantise - celle de la mort qui vient.
    Texte d'une inaltérable actualité et premier acte d'un combat dont Hugo demeurera le symbole, Le Dernier Jour d'un condamné (1829) est, d'après son auteur, « la plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir ». Et reste sans doute le plus grand réquisitoire jamais écrit contre la peine de mort.

  • « Qu'est-ce que les Contemplations ? C'est ce qu'on pourrait appeler, si le mot n'avait quelque prétention, les Mémoires d'une âme » (Préface).

    Peu d'oeuvres poétiques se réfèrent plus ouvertement à leur contexte historique et biographique que celle-ci. Publiées en 1856, Les Contemplations portent la marque d'un double deuil : la perte de la fille du poète, Léopoldine, et la mort symbolique que représente l'exil. Mais ce qui s'y joue touche à la puissance de la parole poétique : par la contemplation, plongée aux tréfonds de soi d'où doit émerger la poésie, Hugo fait du déchirement un acte créateur et du verbe lyrique l'instrument d'une recherche d'absolu.

  • Les misérables t.2

    Victor Hugo

    « Cet être braille, raille, gouaille, bataille, a des chiffons comme un bambin et des guenilles comme un philosophe, pêche dans l'égout, chasse dans le cloaque, extrait la gaieté de l'immondice, fouaille de sa verve les carrefours, ricane et mord, siffle et chante, acclame et engueule, tempère Alleluia par Matanturlurette, psalmodie tous les rythmes depuis le De Profundis jusqu'à la Chie-en-lit, trouve sans chercher, sait ce qu'il ignore, est spartiate jusqu'à la filouterie, est fou jusqu'à la sagesse, est lyrique jusqu'à l'ordure, s'accroupirait sur l'Olympe, se vautre dans le fumier et en sort couvert d'étoiles. Le gamin de Paris, c'est Rabelais petit.»

  • Les misérables t.1

    Victor Hugo

    Ce ne devait être que l'histoire d'un homme condamné au bagne pour avoir volé un pain. Mais entre 1845, date qui figure en tête du manuscrit, et 1862, date de la publication du roman, l'histoire s'amplifie, gonfle, déborde, jusqu'à devenir une énorme machine aux innombrables intrigues. Et pourtant, tout se tient. Toutes les ficelles que Hugo s'emploie à dévider, il les réunit par un seul geste : interroger la misère, bien qu'elle échappe au discours, et lui donner un sens, bien qu'elle n'en ait pas.
    Le livre est un " chef-d'oeuvre ", un " monument ", l'expression du " génie " de son auteur ; mais l'écart entre le roman et nous est immense. Beaucoup de ses références ont cessé d'avoir pour nous la signification qu'elles avaient pour ses premiers lecteurs. Cette nouvelle édition se propose de restaurer les lisibilités perdues, en tenant compte de l'historicité de l'écriture. Travail tous azimuts, sur tous les plans : politique, sociocritique, économique, philosophique, poétique.
    Ce qui est en jeu, c'est de saisir la force symbolique de la fiction, de comprendre le texte, d'en retrouver le sens. En somme, de lire Les Misérables.

  • Les Contemplations

    Victor Hugo

    Qu'est-ce que les contemplationsoe " c'est l'existence humaine sortant de l'énigme du berceau et aboutissant à l'énigme du cercueil; c'est un esprit qui marche de lueur en lueur en laissant derrière lui la jeunesse, l'amour, l'illusion, le combat, le désespoir, et qui s'arrête éperdu au bord de l'infini " (préface).
    Le recueil des contemplations rassemble des textes écrits par hugo sur plus de vingt ans, et classés selon une chronologie fictive. de la célèbre réponse à un acte d'accusation, où le poète pose en révolutionnaire de la langue, à ce que dit la bouche d'ombre, inspiré de l'expérience du spiritisme, en passant par les poèmes sur la mort de léopoldine, ce sont les mémoires d'une âme qui se dessinent en creux.
    Parues en 1856 entre les châtiments et la légende des siècles, les contemplations marquent le sommet de l'oeuvre poétique de victor hugo.

  • En 1831, Claude Gueux tue le directeur des ateliers de sa prison et il est guillotiné. A partir de cette histoire, l'auteur exprime son engagement contre la peine de mort. Le texte intégral est suivi d'un dossier qui permet d'approfondir la lecture au moyen d'éclairages historiques : questionnaire, analyse des passages clés, section histoire des arts, cinéma et éducation aux nouveaux médias.

  • En imposant Hernani, chef-d'oeuvre du drame romantique, à la Comédie-Française, temple du classicisme, Victor Hugo fut à l'origine de l'une des plus célèbres batailles de l'histoire littéraire. «Tissu d'extravagances», fruit d'un «esprit humain affranchi de toute règle et de toute bienséance», selon la censure, Hernani marquait l'avènement d'un théâtre mariant le sublime au trivial et investi par le lyrisme, l'épique et la politique.
    Drame historique retraçant l'accession à l'Empire de Charles Quint, comédie d'intrigue mettant en scène un roi, un vieillard et un bandit épris de la même femme, tragédie héroïque sous-tendue par la loi de l'honneur aristocratique, Hernani incarne le mélange des genres. Consacrant le triomphe de l'avant-garde artistique, la création de cette pièce flamboyante, au printemps 1830, entérinait la révolution française du goût.

  • Notre-Dame de Paris

    Victor Hugo

    Hugo Notre-Dame de Paris Paris, 1482. Autour de la belle bohémienne Esmeralda, dont la danse résonne sur le parvis de Notre-Dame, gravitent trois prétendants prêts à tout pour la conquérir : Phoebus, noble capitaine, Claude Frollo, prêtre sans foi, et le célèbre Quasimodo, bossu au grand coeur... Surplombant le roman, la cathédrale, vivifiante Babel, lieu de refuge et d'épouvante aussi, voit se presser autour d'elle le peuple, acteur de l'Histoire en marche. Récit historique à la langue pittoresque et roman noir tout de meurtres et de mystère, Notre-Dame de Paris connaît, aujourd'hui encore, une popularité sans égale. Ainsi que l'écrivait Lamartine à l'auteur en 1831 : « C'est une oeuvre colossale, une pièce antédiluvienne. [...] Je ne vois rien à comparer dans nos temps à Notre-Dame. C'est le Shakespeare du roman, c'est l'épopée du Moyen Âge, c'est je ne sais quoi ; mais grand, fort, profond, immense, ténébreux comme l'édifice dont vous en avez fait le symbole. »

  • Découvrez Les travailleurs de la mer, le livre de Victor Hugo. Pour obtenir la main de celle qu'il aime, le pêcheur Gilliatt, solitaire et contemplatif, honni des autres hommes, entreprend de sauver le moteur de la Durande, bateau échoué au large de l'île de Guernesey. Engageant une lutte à mort avec l'océan, il devra braver la fureur des flots, plonger dans les abîmes et vaincre les créatures cauchemardesques qui peuplent les fonds marins. Roman d'amour narrant la quête tragique d'un héros herculéen et damné, épopée sublime de la mer et du progrès. Les Travailleurs de la mer est aussi une puissante méditation sur les pouvoirs du songe et les mystères de la création. D'une plume virtuose, Victor Hugo y explore " l'innommable, le grouillement des formes, les profondeurs insondables; il interroge le ciel nocturne, les météores. Il pose la question du sens de l'univers et de la destinée. Et il le fait avec un rare frisson d'authenticité " (Patrick Grainville).

  • L'Art d'être grand-père (1877) est le testament poétique de Victor Hugo : à soixante-quinze ans, il écrit ses derniers vers. Entièrement dédié à ses petits-enfants Georges et Jeanne, le recueil marque une parenthèse intimiste au sein d'une oeuvre majoritairement engagée, et livre une ode à l' innocence enfantine.
    Longtemps méconnu, «L'Art d'être grand-père, dit Aragon, est un livre d'avenir». C'est qu'il ne s'agit pas seulement «d'obéir aux petits» et de sourire à leurs enfantillages : Hugo, parvenu à l'âge de savoir pardonner, se dévoile apaisé et plein d'espoir, lui «qu'un tout petit enfant rend tout à fait stupide».

  • Quatrevingt-treize

    Victor Hugo

    Le marquis de Lantenac, vieil aristocrate aux moeurs austères, est l'âme de l'insurrection vendéenne ; Cimourdain, issu du peuple, fait montre du stoïcisme intraitable des délégués de la Convention ; Gauvain, neveu du marquis et fils adoptif de Cimourdain, est un noble qui a rejoint les rangs du peuple. À travers l'histoire de ces trois hommes condamnés à s'affronter, les péripéties sanglantes de la Révolution sont rachetées par l'intégrité morale de quelques-uns. Quatrevingt-treize, ou l'épopée de la Révolution française...

  • Ruy Blas

    Victor Hugo

    La reine d'Espagne exile don Salluste pour avoir séduit une de ses suivantes et refusé de l'épouser. Afin de se venger, celui-ci substitue son valet Ruy Blas à un grand seigneur et fait du laquais le Premier ministre. Avec un dossier étudiant le drame romantique, théâtralité et romanesque, personnages et mélancolie.

  • Lucrèce Borgia

    Victor Hugo

    Lucrèce Borgia Crime, débauche, inceste : Lucrèce Borgia, fille et soeur de papes, est accusée des maux les plus infâmes. Un seul homme, pourtant, la fait trembler : son fils, Gennaro, jeune soldat au coeur pur qui se croit orphelin. Par amour pour lui, cette femme vénéneuse veut racheter son passé et laver son nom, honni de l'Italie tout entière. Par-delà le monstre, Hugo dresse le portrait d'une femme qui s'efforce de métamorphoser son âme. Signe de son triomphe immédiat, la pièce a fait l'objet de plusieurs parodies. Cette édition reproduit la plus réussie d'entre elles, Tigresse Mort-aux-Rats, récriture burlesque et satirique qui dissèque les rouages du théâtre hugolien. Elle comprend également un entretien avec le metteur en scène David Bobée, qui revient sur sa lecture politique et esthétique de l'oeuvre.

  • Les Contemplations, écrit Hugo, « c'est l'existence humaine sortant de l'énigme du berceau et aboutissant à l'énigme du cercueil ; c'est un esprit qui marche de lueur en lueur en laissant derrière lui la jeunesse, l'amour, l'illusion, le combat, le désespoir, et qui s'arrête éperdu au bord de l'infini ».
    Face à la perte de sa fille Léopoldine et à la mort symbolique que représente l'exil, Hugo inscrit la parole subjective dans la marche de l'histoire et fait du déchirement un acte créateur. De la célèbre « Réponse à un acte d'accusation », où le poète pose en révolutionnaire de la langue, aux poèmes sur le deuil, il offre une réflexion poignante sur les pouvoirs de la littérature contre la destruction et le passage du temps. Tombeau à la mémoire d'une âme disparue, Les Contemplations (1856) marquent le sommet de l'oeuvre poétique de Victor Hugo.

  • Dix jours après le coup d'Etat du 2 décembre 1851,Victor Hugo se retrouve en exil, chassé de son pays. Il renonce au confort de sa vie bourgeoise, à son siège de député et à son fauteuil d'académicien pour s'engager dans une lutte sans répit contre l'empereur Napoléon III, qu'il a rebaptisé "Napoléon le petit". Sur file de Jersey, il compose ses Châtiments, arme politique qui fait du poète le porte-parole du peuple, de la République et de la justice.
    Parce qu'il lui semble inconcevable dans ces conditions d'écrire un "volume de poésie pure", Hugo donne à cette oeuvre pamphlétaire une dimension poétique nouvelle, agrandie par la sincérité de la colère et le voisinage de l'océan.

  • La Légende des siècles

    Victor Hugo

    Clefs concours.
    S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs.
    Clefs concours Lettres. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes "thématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'oeuvre ; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.

  • Préface de Cromwell

    Victor Hugo

    Hugo est âgé d'à peine vingt-cinq ans lorsqu'il rédige, en 1827, la Préface de Cromwell. Acclamé par nombre de contemporains, le texte acquiert, par sa force et son autorité, une forme d'autonomie à l'égard du drame qu'il accompagne. Alors que la France est prise dans l'étau de la Restauration, Hugo défie tous les conservatismes et prône avec ferveur le renouveau d'un théâtre étouffé sous le carcan des conventions classiques.
    Le drame, ultime forme théâtrale, a désormais la responsabilité d'être politique et de se confronter aux préoccupations de l'époque. A cette fin, son esthétique doit être révolutionnée. Mélange des genres, souplesse de la langue, liberté créatrice de l'écrivain, intrusion du grotesque par contraste avec le sublime : tels sont les principes énoncés dans ce texte polémique qui propulsa Hugo comme chef de file de l'école romantique.
    Dossier 1. La préface théâtrale du XVIIe au XIXe siècle 2. Préfaces hugoliennes 3. Le grotesque dans le théâtre hugolien 4. De la querelle du Cid à la bataille d'Hernani.

  • En 1860, Hugo reprend le manuscrit des Misérables, qu'il avait laissé de côté pendant douze ans. Mais avant de se remettre à l'écriture du roman, il consacre plusieurs mois à la rédaction d'un essai, en lui donnant pour titre Philosophie, suivi de l'indication Commencement d'un livre. De cet essai, Hugo dit qu'il « contient un quasi-ouvrage sur [sa] philosophie religieuse personnelle, pouvant servir, soit de préface spéciale aux Misérables, soit de préface générale à [ses] oeuvres ».
    Ces pages sont une méditation cosmique et politique, une réflexion sur l'organisation de l'univers et de la société, un laboratoire où Hugo cherche à penser le mystère de l'infini. Énumérant les singularités et les extravagances de la nature, il se heurte à l'incompréhensible, à l'inexplicable, au prodige. Parce que la réalité se dérobe à une intelligence totale, il faut en conclure qu'un principe supérieur est nécessaire à la compréhension de ce qui échappe aux seules données de l'expérience. Ce principe, c'est Dieu.

  • "Tous les grands écrivains ont été romantiques de leur temps", écrivait Stendhal en 1824 dans son "Racine et Shakespeare". Hugo, en 1864, reprend le flambeau du romantisme pour rendre à Shakespeare son plus vibrant hommage, fer de lance d'une nouvelle bataille romantique : combt engagé personnellement, depyus l'exil, contre tous les partisans du bon ordre et du bon goût, confortablement installés dans les institutions du Second Empire. Dernier grand manifeste du romantisme, le "William Shakespeare" est aussi une oeuvre philosophique et politique, synthèse de la réflexion sur l'engagement littéraire en faveur duquel Hugo n'a cessé de se prononcer. "Vivre, c'est être engagé" : tout le "William Shakespeare" développe et justifie cette conviction.

  • Dans une ambiance de fête, le roi François 1er incite son bouffon Triboulet à la débauche. Tous ignorent que l'amuseur bossu est père d'une très jolie jeune fille, Blanche, un joyau qu'il protège en la tenant éloignée de la cour. Cette oeuvre constitue un support pour l'étude du romantisme, mouvement littéraire et culturel au programme de la classe de seconde.

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