J'ai Lu

  • «Condamné à mort.» Depuis que la sentence est tombée, son esprit s'épouvante à cette idée. De son nom et de son crime, le lecteur ignore tout. Il assiste en revanche, impuissant, aux dernières pensées et à l'affolement d'un individu qui crie son humanité et son désir de vivre. Et découvre les rouages implacables d'une institution aveugle, qui a pour nom «Justice».

    Indigné par le spectacle d'une exécution à la guillotine, Victor Hugo écrit ce court roman comme un réquisitoire impitoyable contre la barbarie judiciaire doublé d'un véritable manifeste humaniste.

    - Objet d'étude : La fiction pour interroger le réel - Dossier pédagogique : spécial nouveaux programmes - Prolongement : Les combats d'un auteur engagé.

    Classe de quatrième.
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  • Hernani

    Victor Hugo

    Un brigand au grand coeur lancé dans une action tumultueuse, un amour terrible et impossible qui s´achève sur scène par une mort lyrique et collective : la pièce a gardé une part des ténèbres, des éclairs et de la folie qui enflammèrent le public du XIXe siècle, et donnèrent pourtant naissance à un théâtre nouveau. Car Hernani est aussi le nom d´une bataille, celle que déclencha Hugo en 1830 avec ce drame romantique à l´alexandrin disloqué.

  • Ruy Blas

    Victor Hugo

    Espagne, fin du XVIIe siècle. Don Salluste, marquis disgracié pour avoir fréquenté une servante, nourrit une terrible vengeance. Lorsqu'il apprend que son valet, Ruy Blas, est amoureux de la reine, il lui propose d'endosser l'habit de son cousin, Don César, pour la séduire. Cependant, le royaume chancelle. Les ministres s'enrichissent et profitent des circonstances, sans pitié pour le pays. La reine, charmée par l'intégrité de Ruy Blas qu'elle prend pour Don César, lui déclare son amour. Mais le piège élaboré par Don Salluste se referme inéluctablement sur les deux amants...
    Ce drame en cinq actes, composé en alexandrins, est un chef-d'oeuvre du romantisme et fi gure parmi les pièces les plus représentées du dramaturge.

    Illustration de couverture : Henry Mayer, sociétaire de la Comédie-Française, dans le rôle de Don César de Bazan. Huile sur bois, 1909.
    Paris, Musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

  • Lucrèce Borgia

    Victor Hugo

    « C'est donc lui! il m'est donc enfin donné de le voir un instant sans péril! Non, je ne l'avais pas rêvé plus beau ! Ô Dieu ! épargnez-moi l'angoisse d'être jamais haïe et méprisée de lui. Vous savez qu'il est tout ce que j'aime sous le ciel!» Lucrèce Borgia, cette femme sans scrupules dont le nom est honni par l'Italie tout entière, cette femme qui a commis les crimes les plus horribles, adultère et incestueuse, cette femme aime, plie et tremble devant un homme: son fils. Mais elle a beau essayer de la repousser, la fatalité les rattrape toujours, jusqu'au terrible dénouement que rien ni personne ne pouvait empêcher...
    La vie de cette duchesse de Ferrare (1480-1519), qui fut en réalité un instrument politique aux mains de son père et de son frère, inspira à Victor Hugo l'une de ses plus belles tragédies.
    Couverture : Lucrèce Borgia, mise en scène d'Antoine Vitez

  • Le 7 novembre 1831, un certain Claude Gueux, emprisonné pour un petit larcin, tue le directeur de sa prison. Il est condamné à mort et guillotiné en juin 1832. Le fait divers, relayé par la presse, inspire Victor Hugo. L'auteur du Dernier Jour d'un condamné s'empare de l'histoire de cet homme ordinaire que la souffrance et le désespoir ont transformé en meurtrier. Réquisitoire contre la peine de mort et plaidoyer pour l'éducation du peuple, cette nouvelle met en scène avec brutalité une société sclérosée, une justice inique et l'État indifférent qui ont poussé un individu honnête à commettre un crime.
    Claude Gueux est suivi d'autres textes contre la peine de mort, dont la Préface au Dernier Jour d'un condamné et le Discours à l'Assemblée constituante du 15 septembre 1848.

  • "Les Contemplations" fournit dans sa quatrième partie un ensemble de poèmes consacrés à la mort de Léopoldine, la fille de V. Hugo.

  • Caïn, échevelé, livide, fuyant Jéhovah implacable; les maîtres de l'Olympe se riant du troupeau des mortels; le formidable combat des Titans et l'ignoble renoncement des lâches; Vulcain, Mars, Vénus; Agni, Vâyou, Indra, rivalisant d'impuissance; le riche paysan et le pauvre marin; la marâtre; l'assassin; l'enfant au front pur comme le saint prophète... Tous aiment, prient, tuent, pleurent, narguent, besognent, craignent...
    La voilà la triste et fabuleuse histoire des hommes! Quelle misère! Quelle splendeur! Prodigieux récits où le pur côtoie toujours l'abject, l'honneur, le déshonneur, la lumière, les ténèbres. Du fond de l'éternité à l'aube des siècles naissants, le poète voit, se dresse et raconte. Alors, humbles autant qu'éclairés, sur le seuil d'un nouveau millénaire, écoutons la légende. Car de notre incertaine destinée, la seule vérité est le néant qui nous guette...

  • Après la publication du Dernier Jour d'un condamné, Victor Hugo découvre dans la presse un fait divers qui l'inspire de nouveau : un certain Claude Gueux, emprisonné pour un petit larcin, est condamné à mort parce qu'il a tué le directeur de sa prison. En réécrivant cette histoire, l'auteur veut montrer que la société sclérosée, la justice inique et l'Etat indifférent peuvent pousser un honnête homme à commettre un crime.
    Réquisitoire contre la peine de mort et plaidoyer pour l'éducation du peuple, cette nouvelle réaliste révèle une fois encore l'intérêt de l'auteur pour les questions sociales et politiques.

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