Littérature générale

  • Recueil de quatre essais du grand philosophe sur le langage.

  • Un homme perdu dans la foule, un flâneur en pleine nuit, un artiste déchu : pour Walter Benjamin, la poésie de Baudelaire est celle de l'homme déboussolé par le capitalisme marchand. Une lecture philosophique et novatrice de l'auteur des «Fleurs du mal» par l'un des grands penseurs de notre temps.

  • "In God We Trust" : la formule orne les billets de banque américains. Mais qu'est-ce que l'argent a à voir avec Dieu ou la religion ? «Le capitalisme comme religion», l'un des textes les plus célèbres de Walter Benjamin, soutient que l'investissement, la spéculation, les opérations financières, les manoeuvres boursières, l'achat et la vente de marchandises, sont les éléments d'un culte et que le capitalisme est une religion à part entière. Les textes qui composent se recueil sont suivis du "Caractère fétiche de la marchandise et son secret", de Marx. Avec une préface de Baptiste Mylondo, philosophe et économiste, spécialiste de la décroissance et l'un des promoteurs du revenu minimum universel.

  • C'est dans cette fameuse histoire critique de la photographie que Walter Benjamin définit pour la première fois le concept d'aura, clé de voûte de sa théorie esthétique, ainsi que la notion d'inconscient optique, ce quelque chose qu'en prenant une photo nous captons sans le savoir et que, par exemple, certains psychogénéalogistes vont traquer pour éclairer notre histoire. «Petite histoire de la photographie» (1931) est suivi de «Un portrait d'enfant» (1934), où Benjamin, analysant une photographie du jeune Kafka baignée de tristesse, se trouve soudainement renvoyé à sa propre enfance. Avec ce livre, qui est l'autre volet de «L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique», partez en compagnie d'un maître penseur à la recherche de la puissance des images.

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  • Le destin, la violence, la mort : écrits entre 1921 et 1929, les textes qui composent ce recueil ("Critique de la violence", "Destin et caractère", "Le concept de destin dans le drame de la fatalité", "Brèves ombres") contiennent en germe toute la philosophie de l'histoire de Walter Benjamin et poussent leurs ramifications jusque chez Michel Foucault et Giorgio Agamben. Ils nous parlent de nous, du pouvoir, de nos luttes.

  • Comment concilier action et rêve, vie et poésie ? Walter Benjamin pensait que l'art pouvait transformer le monde et changer la vie. D'où son intérêt pour le surréalisme dans trois textes fascinants des années 1920-1930 : "Kitsch onirique", "Le surréalisme, dernier instantané de l'intelligence européenne" et "Sur l'actuelle position sociale de l'écrivain français", où ce philosophe passionné de littérature développe son célèbre concept d'illumination profane et explore les forces de la créativité contre le capitalisme.

  • Comment transmettre le passé ? Est-ce possible dans un monde régi par l'information brute et l'immédiateté ? Les trois célèbres textes réunis ici dans une traduction nouvelle - «La tâche du traducteur» (1923), «Expérience et pauvreté» (1933), «Le conteur »(1936) - sont traversés par cette idée : depuis la Première Guerre mondiale, l'expérience a perdu de sa valeur, ce que l'on a soi-même vécu n'est quasiment plus mis en mots et transmis d'une génération à l'autre. Benjamin livre ici une poignante réflexion sur la beauté de ce qui disparaît, le sens de l'histoire et notre attitude ambiguë vis-à-vis du passé. Préface d'Elise Pestre, psychanalyste et maîtresse de conférence à l'université Paris-Diderot, auteur de «La Vie psychique des réfugiés» (Payot).

  • Qui prête attention aux bonnes manières mais rejette le mensonge ressemble à un homme qui s'habille à la mode mais n'a pas une chemise à se mettre.
    Voici un ouvrage d'un genre nouveau, dans lequel Walter Benjamin pratique le collage à la manière de ces amoureux des télescopages poétiques que furent Dada et les surréalistes. Rue à sens unique se compose de notes autobiographiques, de souvenirs d'enfance, d'aphorismes, de scènes de la vie urbaine, de considérations acérées sur l'état du monde, et de l'Allemagne en particulier, mais aussi de réflexions sur l'écriture elle-même, sur la graphologie. Benjamin­ se penche par exemple sur l'entrelacs des manuscrits arabes. Voire va-t-il jusqu'à donner des conseils à l'écrivain : par exemple, ne jamais faire lire une oeuvre non encore achevée ; une musique et quelques voix en fond sonore sont recommandées, de même que l'attachement maniaque à tel type de papier ou à telle plume. Benjamin rend compte par la même occasion de l'éclatement de l'écrit dans la signalétique qui émaille nos villes, désormais parsemées de messages à décrypter. Arrachée du livre imprimé, son asile de prédilection, l'écriture se retrouve désormais dans la rue, à travers la publicité, prise dans le chaos d'une économie devenue toute-puissante. Et l'auteur ne manque pas d'humour en ce sens, reprenant pour titre de ses pensées les recommandations, mises en garde et autres slogans assenés dans nos villes : "Travaux publics", "Défense d'afficher", "Attention aux marches" ou encore "Allemands?! Buvez de la bière allemande". Emprunter cette Rue à sens unique, c'est se laisser entraîner dans une dérive au coeur d'une ville certes de papier mais dont les mots fournissent autant de repères urbains pour qui sait jeter des passerelles. Du reste, entre la ville décrite et le paysage fait de mots que dessine l'écrivain, il n'y a pas loin, quand Benjamin nous propose de découvrir les "principes des pavés ou l'art de faire des livres épais".

  • Les essais regroupés ici fournissent un aperçu non seulement sur les livres que possédait Walter Benjamin, mais aussi sur le type même du collectionneur.
    Les curiosités qu'il déballe sous nos yeux - livres pour enfants, abécédaires, rébus, témoignages rédigés par des malades mentaux - attestent toutes un refus de dissocier le texte de l'iconographie, ou plus généralement de la matérialité du livre.

  • Récits d'Ibiza

    Walter Benjamin

    - Un recueil original de récits, histoires, poèmes et lettres du fameux philosophe allemand Walter Benjamin tous rédigés à Ibiza où sur le chemin de l'ile sauvage ;
    - Des témoignages touchants sur ses derniers moments de bonheur (rencontres, amitiés, amours, création, réflexion...) avant de se suicider devant l'avancée du nazisme.
    - Une belle traduction et une sélection de textes présentés signées Pierre Bayart qui vit et travaille aux Baléares ;
    - Une présentation graphique signée par l'artiste France Dumas ;
    - Le troisième titre de la collection "Pépites", collection de poche de Riveneuve, déjà annoncé par Livres Hebdo ;

  • Ecrit dans l'amour d'une femme, Sens unique est le sommet de l'oeuvre littéraire de Walter Benjamin et probablement l'un des plus grands livres de l'entre-deux-guerres. Composé d'aphorismes, de fragments, de vignettes où tout s'interpénètre, se répond dans un jeu subtil de correspondances et d'analogies, il propose un choc émotionnel, une expérience philosophique et poétique radicale, celle d'un homme qui promène son regard enflammé de désir sur les objets, l'histoire et la pensée, illuminant une multiplicité de thèmes, dont le couple, le monde de l'enfance, la mort et le deuil.

  • Sonnette/sonnets

    Walter Benjamin

    Les soixante-treize sonnets inédits en français de Walter Benjamin, écrits en mémoire de son ami Fritz Heinle - poète suicidé à 19 ans par désespoir ou protestation face à l'avancée de la Première Guerre mondiale -, dévoilent une dimension méconnue de son oeuvre et de sa pensée par le prisme de la poésie (édition bilingue).
    De Walter Benjamin, le lecteur français est surtout familier des essais, des proses à caractère biographique et de la correspondance, mais pas des poèmes. La disqualification contemporaine de l'écriture poétique est un des facteurs de cette longue ignorance. Voici qu'un traducteur, Michel Métayer, s'est attelé à la tâche d'introduire dans notre langue les soixante-treize sonnets écrits par W. Benjamin à la suite du suicide à vingt ans de son ami Fritz Heinle en 1914. Ils constituent une intense et soudaine « crise de vers » au sein de l'oeuvre benjaminienne.
    W. Benjamin fut aussi un traducteur (Baudelaire, Proust, etc.) et un théoricien de la traduction. Antonia Birnbaum commente ici son essai sur La Tâche du traducteur.

  • Baudelaire

    Walter Benjamin

    • Fabrique
    • 21 Octobre 2013

    Ce livre bouleverse la vision habituelle du travail de Walter Benjamin dans les fertiles et tragiques années de la fin de sa vie.
    On savait qu'il était en relations constantes avec Adorno et Horkheimer, pour la préparation d'un grand livre, Paris, capitale du xixe siècle. L'exposé qu'il envoie à ses amis pour présenter le projet comporte certes une section sur Baudelaire, mais ce n'est alors qu'un chapitre parmi d'autres.
    Entre 1933 et 1936, la partie Baudelaire devient «une sorte de modèle miniature du livre» tout entier - puis un vrai livre, autonome, qui finit par totalement disloquer le projet initial.
    Or voilà qu'en 1981, Giorgio Agamben découvre dans un placard de la Bibliothèque nationale un vaste ensemble de manuscrits que Walter Benjamin avait confiés à Georges Bataille avant de partir vers le Sud en 1940.
    Dans ces manuscrits se trouve précisé leplan que Benjamin prévoyait de donner à son livre sur Baudelaire - plus beaucoup d'inédits qui permettent de se faire une idée précise de ce que devait être ce livre.
    L'ouvrage présenté est construit d'après le plan de Benjamin. C'està- dire que les nombreux textes de Benjamin sur Baudelaire (comme ceux que l'on trouve dans le Livre des Passages, dans « Un poète lyrique à l'apogée du capitalisme » ou encore dans « Quelques thèmes baudelairiens »...) reprennent une cohérence et un sens qu'on ne leur avait jamais accordés. Les inédits complètent et explicitent l'oeuvre tout entière.
    La totalité des textes de WB sur Baudelaire ont été traduits pour la présente édition, par les soins de Patrick Charbonneau, grand traducteur, en particulier de l'oeuvre de W.G. Sebald.
    « Dans la mesure où il permet de suivre dans toutes ses phases le processus de sa genèse et de son développement, le livre sur Baudelaire fait mentir la légende d'un Benjamin ésotérique et présente au contraire le modèle d'une écriture matérialiste telle que Benjamin l'appelait de ses voeux » écrit Agamben dans son Introduction. Un livre indispensable pour tous les amis de Walter Benjamin.

  • Prélevées dans son abondante correspondance, ces dernières lettres sont souvent rédigées en français, à cause des nécessités de la communication ou des contraintes de la censure qui s'exerce sur le courrier à partir de septembre 1939. La correspondance éclaire également les démêlés de l'exilé avec l'administration : Benjamin (qui est officiellement destitué de la nationalité allemande en 1939) tente d'abord d'obtenir la nationalité française, puis s'efforce de réunir les documents nécessaires à la délivrance d'un visa pour les États-Unis, où l'attendent Horkheimer et Adorno. Non moins émouvantes sont les lettres qui évoquent les longues semaines passées, à l'automne 1939, dans le camp où Benjamin est interné à proximité de Nevers. Dans son ultime message d'adieu, daté du 25 septembre 1940, Benjamin, sur le point de mettre fin à ses jours, évoque « toutes ces lettres que j'eusse voulu écrire ». À défaut de pouvoir les lire, celles qu'il a réussi à arracher au désastre composent un portrait bouleversant de l'auteur.

  • Ce livre, sans équivalent en Allemagne, réunit pour la première fois les sept «lettres sur la littérature» que Walter Benjamin écrivit à Max Horkheimer de 1937 à 1940. Benjamin est alors chercheur, rattaché à l'antenne parisienne de l'Institut de recherche sociale de Francfort que dirige Max Horkheimer à New York.
    Ces lettres analysent l'actualité littéraire, indissociable de l'actualité politique.
    Cocteau, de Rougement, Claudel, Ramuz, Bachelard, Nizan, la revue Esprit de Mounier, La NRF de Paulhan, le Collège de Sociologie de Bataille, Caillois et Leiris, parmi d'autres, sont l'objet de commentaires où la philosophie politique et la perspicacité littéraire de Benjamin sont entrelacées de manière fascinante. La dernière lettre, du 23 mars 1940, est écrite en français.

  • Sur Kafka

    Walter Benjamin

    • Nous
    • 8 Avril 2015

    Ce livre présente, pour la première fois traduits et rassemblés, l'ensemble des textes de Walter Benjamin consacrés à Kafka.
    Kafka représente pour Benjamin un point stratégique d'éclaircissement de son époque. Dans une lettre à Brecht, Benjamin donne le plan d'une série de conférences consacrées à ceux qu'il nomme les « figures de proue de la situation actuelle ». Ainsi, comme Baudelaire pour la poésie, Brecht pour le théâtre et Kraus pour le journalisme, Kafka a une fonction exemplaire et emblématique pour le roman. C'est en 1925 que Benjamin commence à s'intéresser à Kafka. Le grand essai de 1934, « Pour le 10e anniversaire de sa mort : Franz Kafka » n'est pas, loin de là, son dernier mot sur Kafka. Jusqu'à la fin de sa vie il rassemblera des notes en vue d'un livre sur Kafka, jusqu'à esquisser en 1938, dans une lettre à Scholem, une nouvelle interprétation de son oeuvre.
    C'est avec les nouvelles et les romans de Kafka - avec la « teneur de vérité » de son oeuvre - et non avec ses réflexions philosophiques que Benjamin s'explique. Critique et exégèse se confondent dans la lecture benjaminienne, qui cherche dans l'oeuvre de Kafka le substitut d'une impossible théologie. Car Kafka représente aussi l'« interlocuteur » privilégié dans le débat de Benjamin avec lui-même sur le judaïsme et le judaïsme dans le monde moderne.
    Dans ce volume on trouvera les différents travaux que Benjamin a consacrés à Kafka (un essai, une conférence, une polémique et un compte rendu), mais aussi les nombreuses notes de lecture et de conversation, les ébauches et esquisses qui proviennent de ses archives à Berlin (ensemble qui ne cessera de grandir pour former ce qu'on appelle aujourd'hui le « complexe Kafka »), ainsi que des extraits de sa correspondance avec Scholem, Adorno et d'autres autour de Kafka. Cet ensemble, pour une grande part traduit pour la première fois, propose aussi un certain nombre de textes encore inédits en Allemagne. Il constitue une véritable somme Sur Kafka, l'un des auteurs les plus importants de notre temps.

  • Sur Proust

    Walter Benjamin

    • Nous
    • 12 Mai 2015

    Voici la réédition en poche d'un livre devenu depuis sa première publication (janvier 2011) un « classique » des éditions Nous. Il présente, pour la première fois traduits et rassemblés, l'ensemble des textes de Walter Benjamin consacrés à Proust.
    La relation étroite qui lie l'oeuvre de Benjamin à Proust et à ses textes s'étale sur plus d'une décennie, de 1929 jusqu'à sa mort. Parmi les premiers lecteurs allemands de Proust, Benjamin le traduit (À l'ombre des jeunes filles en fleurs, Du côté de Germantes, Sodome et Gomorrhe) et arrive jusqu'à le « réécrire » - son Enfance berlinoise est une réécriture condensée et fragmentée de la Recherche, revendiquée comme telle par l'auteur.
    Les réflexions de Benjamin révèlent une proximité surprenante à la pensée et à l'oeuvre de Proust, sur des sujets aussi fondamentaux que la conception du langage (rejet du contenu communicationnel du langage et de l'arbitraire du signe), de l'oeuvre d'art, de la « judéïté ».
    Dans ce volume on trouvera entre autres une analyse de la réception de Proust, à travers son image - à la fois l'image que l'on a de Proust et la sienne, celle que Proust a produit de lui-même. Aussi, les anecdotes, les souvenirs, les récits de conversation autour de Proust (dont celle avec Gide), témoignent de la tentative, toute benjaminienne, de croiser oeuvre et existence.
    Constante, multiple, fascinante, la relation de Benjamin à l'oeuvre de Proust donne à voir non seulement les profondes affinités entre les deux auteurs, mais également un Proust inédit.

  • Des mille pages du si célèbre et si peu lu Livre des passages de Walter Benjamin, nous en tirons une quinzaine : parmi les 36 liasses (laissées à Paris en juin 40, au moment où l'armée allemande entre dans la ville) nous en prenons une (au hasard??) - la liasse « k », intitulée?« La Commune?» ; et, en fabriquant ce petit manuel, la remettons gaiement en circulation, en France, en cet automne 2016.
    Le but ? Proposer d'entrer dans le chantier du Passagen-Werk, par la petite porte de cette liasse « k » ; et à l'exemple de celle-ci, montrer ce que pouvait bien faire Benjamin, assis à la Staatsbibliothek de Berlin (1928-29) puis à la Bibliothèque nationale à Paris (1934-40), sous la lampe, recopiant et accumulant des morceaux de citations, classant, coupant, marginant de « croix jaunes couchées », de « lignes ondulantes », ou de «?disques bleus avec croix noires », son immense tas de notes destiné à préparer le livre énorme...
    Mais il s'agit aussi et surtout de s'interroger sur ce que pouvaient représenter, pour le philosophe, la Commune de Paris - et le projet politique de celle-ci. « Que voulait faire Benjamin avec ces notes aussi disparates, [...] dans un paysage politique aussi contrasté ? Y a-t-il quelque part une quelconque indication ? » C'est la question que se pose Marc Berdet dans la préface qu'on lira ici. Et pour apporter à cette question les éléments de réponse qu'elle exige, on verra qu'il est nécessaire d'installer sa recherche au plus près du matériau de cette liasse - jusque dans les trous de citations laissés par Benjamin...

  • Outsider sa vie durant et lecteur aigu de Baudelaire, du Paris du XIXe siècle et des signes de la ville en général, Walter Benjamin fut l'auteur d'une oeuvre dont une grande part est restée à l'état de fragments, mais dont la portée ne cesse de se révéler dans le temps.

  • Essais sur brecht

    Walter Benjamin

    • Fabrique
    • 4 Septembre 2003

    " Donner une idée de ses convictions théoriques, de sa façon de converser, voire de son allure extérieure, importe bien plus que de dévider le fil de ses oeuvres dans l'ordre chronologique, en fonction de leur contenu, de leur forme et de leur efficace. " Extraites du premier essai de ce livre, ces lignes programmatiques indiquent déjà qu'il s'agit d'un ensemble vivant. La théorie du théâtre épique, la conception du Roman de Quat'sous, la question de " l'auteur comme producteur " se mêlent à des conversations, à des lettres, à des rencontres qui ont comme toile de fond les années 1930, l'exil, la montée du nazisme. Et dans ces années de crise aiguë, transparaît la synergie entre la pensée-Benjamin et la pensée-Brecht comme par exemple lorsque Benjamin fait du trauerspiel baroque l'ascendant du théâtre épique, ou lorsqu'il met en avant chez Brecht le geste, surtout le geste inapparent, infinitésimal, ne se situant pas dans la ligne d'attente. Un dialogue des plus actuels entre deux grands esprits du XXe siècle : deux exilés, deux allemands, deux amis.

  • Ce volume rassemble des proses courtes de walter benjamin qui rapportent pour la plupart des expériences recueillies au cours de ses voyages.
    La description d'une ville (moscou, 1927), l'art de collectionner, un repas, une ivresse au haschich, un rêve (1932), le jeu, tels sont quelques-uns des sujets abordés dans ces proses magiques oú l'on retrouve en filigrane toutes les notions qui sont au coeur de la réflexion philosophique de benjamin : le proche et le lointain, le pouvoir des noms, le surgissement du passé dans le présent, l'espoir arraché au fond du désespoir, la prophétie, la prose, l'éthique de la sobriété.
    Benjamin cultive dans ces textes un genre qui tient à la fois du poème en prose et du petit traité philosophique.

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