• Ce livre, articulé comme une biographie, et basé sur des extraits de lettres inédites, fera découvrir la vie insolite de l'artiste ainsi que ses plus grands chefs-d'oeuvre.

  • Pendant des années, l'oeuvre graphique de Léon Spilliaert (1881-1946) n'a été étudié que fort peu ou pas du tout. Ce n'est qu'en 1982 qu'une première exposition lui fut consacrée. Les estampes de Spilliaert, ses illustrations de couvertures et de livres sont sans doute moins connues que ses oeuvres originales sur papier, mais elles sont au moins aussi mystérieuses et attrayantes, et aussi variées quant à leur sujet : portraits, figures, paysages, vues de villes, forêts et parcs.
    L'Ostendais Léon Spilliaert est, ainsi que son concitoyen James Ensor, considéré aujourd'hui comme un des pionniers de l'art moderne belge. Plus de 35 ans après la première exposition et à l'occasion de l'exposition Léon Spilliaert. La collection de la Bibliothèque Royale de Belgique dans les Galeries vénitiennes d'Ostende, du 30 juin au 30 septembre 2018, les éditions Pandora Publishers publient une édition nouvelle et augmentée du catalogue des estampes de Léon Spilliaert par Xavier Tricot.

  • À l'occasion de l'importante rétrospective Khnopff organisée par le Petit Palais à Paris, du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019, Pandora Publishers publie le premier catalogue raisonné des estampes et des platinotypes rehaussés de Fernand Khnopff. Fernand Khnopff (1858) était un artiste belge aux talents multiples et maîtrisant parfaitement diverses techniques artistiques. Mais contrairement à son contemporain et collègue James Ensor, ce n'était pas un graveur né. Il estimait toutefois l'art de la gravure à sa juste valeur. Il fallut un certain temps avant que son ouvre graphique ne soit analysée et étudiée. Ses pointes sèches sont peu nombreuses mais d'une qualité exceptionnelle. Il fut régulièrement sollicité pour illustrer des ouvres littéraires. Ses compositions, réalisées selon diverses techniques d'impression, se prêtent parfaitement à l'évocation de la sphère mélancolique ou décadente de la littérature fin de siècle. Son intérêt pour la photographie le poussa à réaliser, en tirages limités, des platinotypes coloriés et retouchés de ses propres ouvres.

  • En 1912-1913, James Ensor réalise une série de 32 dessins au crayon de couleur intitulée Scènes de la vie du Christ. Chaque dessin sur papier mesure environ 15 par 21 cm. La série dépeint différents épisodes de la vie de Jésus et de la Vierge Marie.
    Ensor y a réussi à combiner le sublime et le grotesque de manière inégalée. Certaines compositions sont assez conventionnelles, d'autres typiquement "Ensoriennes", et certaines sont même humoristiques. Parmi les oeuvres de la série, on trouve un dessin dans lequel Ensor se représente lui-même comme le Christ, confronté à une douzaine de critiques d'art belges qui se sont réunis devant lui.
    En 1929, les dessins ont été transformés en lithographies et publiés sous la forme d'un album par la Galerie Georges Giroux à Bruxelles. Ces dessins peuvent être considérés comme un lien entre les premières oeuvres du maître ostendais et ses oeuvres ultérieures. La série combine différents motifs qu'Ensor a également exécutés à la peinture à l'huile.
    L'auteur de l'oeuvre, Xavier Tricot, accorde également une grande attention à la figure du Christ dans l'oeuvre de James Ensor. À partir de 1885, la figure du Christ occupe une place centrale dans l'oeuvre d'Ensor. Dans certaines de ses oeuvres, l'artiste s'identifie au Messie.

  • During 1889, Belgian artist James Ensor (1860-1949) painted a monumental canvas that would be his magnum opus: The Entry of Christ into Brussels in 1889. The work is one of the most complex paintings ever painted. It is only forty years after its completion that the monumental canvas was first publicly exhibited at the James Ensor retrospective at the Brussels Palais des Beaux-Arts in 1929. Needless to say, therefore, that the exhibiting of Ensor's work in 1929 was for many a revelation. Until then it had been seen and was known only to a limited group of visitors and insiders.
    Between 1889 and 1929, a veritable revolution had taken place in the visual arts. Before and during World War I, Fauvism, Cubism, Futurism, Expressionism, and Dadaism all came into being. Few explanations can accommodate the full daring and frenzy of such a painting which chaotic composition and barbaric style seem revolutionary, and look far beyond the early twentieth century. Since the purchase of the work in 1987 by the J. Paul Getty Museum (Los Angeles), The Entry has acquired cult status. No other work depicts the notion of belgitude so aptly as The Entry of Christ into Brussels in 1889, and yet the painting can in the first place be regarded as a somewhat quirky but striking representation of Ensor's vision of humanity.

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