• La crise urbaine ronge les préfectures et sous-préfectures, les détruit de l'intérieur : les vitrines des commerces se vident, la population stagne, les logements sont vacants, le niveau de vie baisse. Alors que se passe-t-il ?
    Dans cet ouvrage, analyse l'offensive délibérée de la grande distribution, en périphérie, qui tue les commerces du centre-ville et des quartiers anciens, et sacrifie les emplois de proximité. Il observe également comment la motorisation - incarnée par la voiture individuelle - contribue largement à l'asphyxie des villes.
    Comment la France peut-elle sauver ses villes ? Il n'existe nulle solution miraculeuse, mais une série de petits pas, de décisions empreintes de sobriété.

  • « Partout, pouvoirs économiques et politiques font front commun. Non pas pour retisser des liens respectueux avec la Terre face à une crise écologique sans précédent. Non pas pour lutter contre des injustices sociales et les inégalités territoriales déjà béantes. Non pas pour défendre les régimes démocratiques face à la multitude de dérives autoritaires qui les fragilisent. Non, leur communion porte sur un point et un seul : poursuivre sans relâche la métropolisation du monde. » Pourtant, seul·es 13% des Français·es considèrent la grande ville comme un lieu de vie idéal. Pollutions, stress, mobilité et connexion permanentes sont devenues une norme que beaucoup ne parviennent plus à supporter. Étouffante, la grande ville bétonne, cloisonne et nous coupe de la nature et du vivant.

    Dans ce manifeste illustré par de nombreux témoignages, Guillaume Faburel dresse un plaidoyer en faveur de la construction, dès aujourd'hui, d'une société écologique hors des grandes villes, seul futur viable pour l'humanité et la planète.

  • : L'architecture mobile est le premier essai de Yona Friedman, paru en 1958 et tiré à une dizaine exemplaires destinés à des architectes, dont Le Corbusier. Ilfut réédité ensuite en 1961, 1963, 1968, enrichi à chaque fois de textes et dessins nouveaux jusqu'à l'édition de 1970, paru chez Casterman dont on a pu dire qu'elle constituait "le plus important manifeste de l'architecture moderne depuis la Chartre d'Athènes de Le Corbusier" (Michel Ragon).
    Notre édition rassemble tous les textes des différentes éditions et permet d'en suivre l'évolution et d'en identifier les strates. Yona Friedman, qui a fêté ses 96 ans en juin 2019, souhaite apporter quelques commentaires du XXIe siècle, à ce livre ancien, mais dont la richesse conceptuelle n'a pas encore été comprise à sa juste mesure.

  • Architectures modernes 1918-1940 : Paris et environs Nouv.

    Dans l'entre-deux-guerres, une architecture nouvelle s'affirme, portée par une génération qui revendique haut et fort sa modernité, laquelle connaîtra des traductions très diverses. Mais les jeunes architectes ont en partage le rejet de l'académisme, du classicisme et du pittoresque.

    Privilégiant les formes primaires, l'expression de la fonction des différentes parties du bâtiment, les matériaux comme le béton, le verre ou l'acier, le plan libre, le toit-terrasse et la couleur blanche, l'avant-garde s'incarne dans les noms de Le Corbusier, bien sûr, mais aussi d'Auguste Perret, de Robert Mallet-Stevens, d'André Lurçat, de Marcel Lods, de Raymond Fischer, de Bruno Elkouken et de bien d'autres.

    Voici 100 de leurs réalisations les plus remarquables - villas, ateliers, hôtels particuliers, immeubles d'habitation, bâtiments publics... - que la postérité ne reconnaîtra véritablement que bien après leur émergence.

  • Architectures art nouveau : Paris et environs Nouv.

    S'épanouissant à Bruxelles, à Barcelone ou à Vienne, l'Art nouveau s'illustre à Paris dès le milieu des années 1890. D'abord dans les beaux quartiers avec des immeubles à l'ornementation profuse destinés à une bourgeoisie avant-gardiste, puis dans la sphère publique pour habiller les stations de métro ou les salles de restaurants. Il en identifie d'ailleurs le type au point de se voir qualifié de « style métro » ou de « style bistrot ». L'engouement est de courte durée, qui s'essouffle après 1910 alors que l'esthétique épurée du cubisme condamne les entrelacs végétaux et les lignes en coup de fouet. Pour faire bonne mesure, on détruira au cours du xxe siècle beaucoup de réalisations Modern Style, et non des moindres.
    /> En voici cependant 100 exemples remarquables : immeubles d'habitation, maisons particulières, théâtres, brasseries, commerces...

  • Cet ouvrage d'environ 400 g se destine d'abord au sac à dos des randonneurs qui vont parcourir en 30 jours de marche les 600 km du Sentier du Grand Paris.
    Il a également été conçu pour les tables basses des honnêtes Parisien.ne.s curieux.ses de découvrir au plus près le fabuleux territoire du Grand Paris.
    Ecologie, urbanisme, architecture, arts, hip hop, sciences sociales... Cet ouvrage est une malle aux trésors issue de 3 ans de repérages publics.
    Parce que le Grand Paris est trop grand pour être pleinement habité, il a fallu se mettre en marche : et le mouvement de nos pas nous a permis, en clignant les yeux, de voir comme dans un kaléidoscope se mettre en mouvement la totalité de la plus grande métropole d'Europe.

  • Imaginez un monde où vos émotions priment sur tout le reste.
    Un monde où les villes sont façonnées par un urbanisme et une architecture non plus fonctionnels mais émotionnels.
    Imaginez une nouvelle ère où les villes se préoccupent de ce que vous ressentez. Explorez les atouts et les limites de ce nouveau monde.
    Imaginez deux émotionnautes traversant l'espace et le temps pour vous restituer cette fable.
    Imaginez les villes émotionnelles.
    Les Villes émotionnelles sont un catalogue d'utopies plus ou moins réalistes, un manuel de savoirressentir à l'usage de tous, un guide de voyage vers la beauté, une cartographie sentimentale, aussi, et peut-être surtout l'espoir de villes à forme humaine.

  • Nous sommes en 2050.
    L'Ile-de-France a subi une fragmentation forcée résultant du Grand Effondrement. À partir de 2021, les effets du dérèglement climatique sont devenus de plus en plus perceptibles, obligeant une partie de la population francilienne, la plus aisée, à quitter la région.
    En raison d'une crise économique liée à l'interruption erratique des flux de la mondialisation, la carte des activités a dû être redessinée et la capacité d'autoproduction renforcée. La vie quotidienne a retrouvé une forme de convivialité de proximité, à base d'entraide et de solidarité.
    Les hypermarchés ont disparu, démontés pour récupérer le fer et l'aluminium. Le périphérique a été couvert de verdure et transpercé de radiales cyclistes et pédestres qui conduisent aux biorégions limitrophes. La fin des moteurs thermiques, liée à la pénurie de pétrole et à des décisions politiques, a induit une atmosphère nouvelle. L'ozone atmosphérique et les microparticules ne polluent plus l'air. Les cyclistes peuvent pédaler sans s'étouffer.

  • La ville néoliberale

    Gilles Pinson

    • Puf
    • 26 Août 2020

    À travers le monde, les villes sont le théâtre d'une explosion des inégalités et des processus d'exclusion : gentrification, éviction des populations précaires, envol des valeurs immobilières, ghettoïsation des populations à la fois les plus riches et les plus pauvres. Elles sont aussi impliquées dans des politiques de plus en plus agressives visant à attirer les capitaux et les populations censés être au coeur de la nouvelle économie.

    Pour de nombreux observateurs, ces bouleversements s'expliquent par l'imposition depuis les années 1980 d'un nouvel ordre idéologique, politique et économique : le néolibéralisme. L'objectif de cet ouvrage est à la fois de présenter leurs travaux, de donner des illustrations de leurs principales thèses mais aussi d'ouvrir un dialogue critique avec ces théories de la ville néolibérale.

  • La conception et l'aménagement urbains concernent l'agencement, l'apparence et la fonctionnalité des villes, avec un accent particulier sur les espaces publics tels que les parcs, les places et les jardins, ainsi que sur les infrastructures.
    L'urbanisme présente les exemples les plus récents d'espaces publics du monde entier conçus par trente des plus grands architectes du monde dans ce domaine.
    Urbanisme et planification illustre l'arrivée de nouvelles ressources, procédures et priorités dans l'art de concevoir des espaces publics. Des cartes, croquis, plans, textes explicatifs et de nombreuses photographies fournissent une documentation complète.

  • La presse spécialisée, mais aussi les institutions consacrées à l'architecture et à l'urbanisme se penchent le plus souvent sur le destin des métropoles et des grandes villes, ou sur le mal-être des périphéries. Mais rien ou presque ne concerne ces villes petites et moyennes qui ne sont pas le terrain de jeu favori des performances architecturales et des éclats médiatiques et qui expriment le tourment d'un présent désorienté entre mémoire et projet. Face à de nombreux défis, aux enjeux d'une quotidienneté heureuse, aux arbitrages pour construire une responsabilité commune et tracer un horizon, la ville d'Amilly, dans le Loiret, a conçu et mis en oeuvre(s) un projet singulier. Agissant sur la ville considérée comme un espace de vie dans lequel les projets urbains doivent s'adapter aux sites qui la composent, la culture, les arts et les artistes sont invités dès l'amont à participer à l'ensemble de ses réalisations. Au fil du temps, la ville est devenue l'archétype d'un redéploiement urbain réussi qui fait de l'expérience d'Amilly une histoire et une aventure exemplaires que chacun appelle de ses voeux, un équilibre tenu entre bien commun et desseins individuels.

  • Qui a droit au paysage ? À la perte accélérée de certains paysages répondent l'ouverture de points de vue décalés et le frayage de voies inédites. Certains milieux de vie - rivières, fleuves, bassins-versants, littoraux, montagnes ou marais - deviennent des êtres de droit. Par-delà les juristes et les concepteurs d'espaces, cette réflexion concerne un large public : institutions locales, étatiques et internationales, entreprises d'aménagement, de construction et de maintenance, militants écologistes, défenseurs des biens communs. Mais aussi les usagers des lieux publics que nous sommes tous, ou les scientifiques qui peinent tant à se faire entendre.

  • Richard Sennett, Bâtir et habiter. Pour une éthique de la ville.
    De l'antique cité d'Athènes aux villes ultramodernes du XXIe siècle, comme New York et Shanghai, la réflexion passionnante de Richard Sennett porte sur la relation entre la forme construite, la ville, telle qu'elle est conçue par les urbanistes, et la manière dont nous l'habitons. Partant du constat que la configuration de l'espace urbain peut enrichir ou aussi bien contrarier la vie quotidienne de ses habitants, ce livre répond à une urgence propre à la politique des villes aujourd'hui : Comment conjoindre la forme et le fond ? Comment être heureux en ville ? Quelles sont les dispositions particulières qui nous permettent, en dépit de nos préjugés, de nos habitudes, de vivre avec les autres ? Mobilisant tous les savoirs urbanisme, littérature, sociologie, philosophie, Richard Sennett montre que la clé réside dans l'élaboration d'une éthique de la ville. Et cette éthique, selon lui, tient en un mot : l'ouverture ; l'ouverture d'esprit des individus et l'ouverture de la forme bâtie qui favorise la sociabilité. « L'urbain compétent » est alors celui qui est capable de sortir de son isolement, d'aller à la rencontre de l'autre, et de jeter un regard toujours renouvelé sur le monde qui l'entoure. Richard Sennett est professeur à la London School of Economics. Ses essais, primés à de nombreuses reprises, l'ont imposé en Europe comme l'une des figures les plus originales de la critique sociale aujourd'hui. Bâtir et habiter est le dernier volet d'une trilogie parue chez Albin Michel, après Ce que sait la main (2010) et Ensemble (2014).

  • Comment réenchanter la ville pour que les écosystèmes humains et naturels vivent en symbiose ? Dans un contexte de crise écologique et démographique mondiale, marqué par une emprise toujours plus massive et destructrice de l'espace urbain sur l'environnement, Olivier Dain Belmont nous invite à repenser la ville et à libérer l'habitat pour s'y sentir mieux. Pour y parvenir, il s'appuie sur la permaculture qu'il décline dans le domaine de l'architecture, nous faisant ainsi découvrir la permacité.
    En partant du modèle du pavillon urbain, il façonne une réflexion menant à un modèle cohérent. Au fil des pages, l'architecte fait évoluer sous nos yeux la maquette de la ville de demain. La Permacité, modèle souple et évolutif, ne met à l'écart ni les questions techniques ni celles de la gestion citoyenne et sociale de l'espace urbain.

  •   À la manière des «Images de pensée» de Walter Benjamin, Rem Koolhaas s'interroge sur les profonds bouleversements qui touchent la nature même des villes contemporaines. Que ce soit Atlanta, Singapour, Paris, Lille, Berlin, Tokyo, Moscou, New York, Londres, une question revient : qu'est-ce que la ville aujourd'hui ? Pourquoi des architectes, des systèmes politiques, des cultures (américaine, européenne, asiatique) complètement différents en arrivent à des configurations relativement similaires ?

  • Découverte en images de 50 lieux urbains abandonnés de France, d'un orphelinat à une usine désaffectée en passant par un parc d'attraction et un cimetière. Des indices sont donnés pour aller les explorer soi-même.

  • Ailanthus altissima

    Simon Boudvin

    « Huizi dit à Zhuangzi : J'ai un grand arbre qu'on appelle ailante. Sa grande partie basale est si gonflée et bosselée, qu'elle ne tombe pas sous la mesure du cordeau ni de l'encre, ses petites branches sont si torsadées et tordues qu'elles ne tombent pas sous la mesure du compas ni de l'équerre. Il a beau se dresser au bord du chemin, aucun charpentier ne se retourne pour le regarder. » Voici comment le philosophe chinois Zhuangzi, maître tao contemporain d'Aristote, décrivait l'ailante, un spécimen d'arbre qui se développe en plein coeur des villes et peuple désormais nos paysages quotidiens.
    Pendant une dizaine d'années, Simon Boudvin a suivi l'évolution d'une population de plus de 500 ailantes et observé la mutation des quartiers dans lesquels ils se sont implantés. Sous la forme d'un inventaire photographique, il a documenté entre 2010 et 2020 les conditions de développement de ces espèces entre les communes de Bagnolet et de Montreuil.
    À travers un texte et une série de photographies, Simon Boudvin interroge la place de ces arbres au sein des espaces urbains et, à travers cela, le rapport entre l'homme, la ville, et les espèces libres qui s'y développent de manière spontanée. Comment cette espèce s'est elle adaptée au tissus urbain artificiel et à une politique d'aménagement hostile ? Comment a-telle été intégrée au champ de la botanique et aux cultures locales ? Et quelle est désormais la place que nous offrons à ces espèces « exotiques et envahissantes » qui apparaissent dans nos villes ?

  • Une des questions majeures que rencontre aujourd'hui l'humanité, en tant qu'espèce et en tant que société, est celle qui concerne la condition écologique de son existence. Elle est en crise et connaît de profonds et vastes bouleversements qui se traduisent dans les paysages et leurs dégradations, qui en sont comme le reflet et le dépôt.
    Ce livre et la collection qu'il introduit voudraient orienter l'attention vers le paysage considéré non comme une conséquence mais plutôt comme une condition de départ de l'existence humaine. S'il y a une nécessité du paysage, c'est avant tout parce qu'il est une donnée constitutive et incontournable de l'existence humaine, individuelle et sociale.

  • Que veulent les habitants ? Qu'attendent-ils de leur quartier, de leur ville ? Comment connaître les préférences d'habitants encore absents ? Ces questions s'imposent aux promoteurs quand ils deviennent "opérateurs urbains", pilotant de grandes opérations de longue durée, sous le regard des collectivités locales. L'enquête sociologique dont on fait ici le récit tente d'y répondre. Elle s'est focalisée sur les métropoles et couvre le "milieu" de la société française, hors les plus riches et les plus pauvres.

  • Avec ses six équipes lauréates choisies parmi soixante et une candidatures, l'édition 2020 du Palmarès des jeunes urbanistes conforte l'effervescence et l'engouement que suscite la démarche de soutien aux jeunes professionnels, portée par le ministère en charge de l'urbanisme.
    Le sextette retenu frappe par la diversité des profils, embrassant tous les champs d'action de l'urbanisme : architectes (FCML) et paysagistes (Altitude 35) côtoient des collectifs ancrés dans la sphère de l'urbanisme transitoire (Bellastock, Yes We Camp), des stratèges urbains aguerris (Le Sens de la ville) et une conceptrice qui a fait de la permanence architecturale et urbaine son mode d'action privilégié (Sophie Ricard).
    Tous ont assimilé le caractère peu soutenable de notre modèle de développement et pris acte de la standardisation et de la banalisation des territoires? ; tous ont fait leur la posture transdisciplinaire de l'urbaniste et ont compris l'exigence d'être à la fois médiateur, détenteur d'un savoir-faire et embarqué sur un terrain d'action politique. Leurs réponses tendent à bousculer les barrières mentales et les mécanismes « en silo » de la fabrication et de la gestion des villes et passent par des démarches empiriques et expérimentales à la recherche de nouveaux outils et de nouvelles méthodes de projet.
    Il s'agit non pas de bâtir à tout prix mais d'accompagner le processus lent de la transformation d'un lieu, d'en dénicher la singularité - fondée sur la puissance de sa géographie, de son paysage ou des liens sociaux qui l'animent -, de se poser la question de sa « mise en usage », du réemploi des matériaux, de l'économie circulaire... bref de mobiliser tout ce qu'il est nécessaire et possible pour changer l'organisation collective de nos quotidiens. Façonner des terrains d'entente pour faire société.

empty