Essais / Réflexions / Ecrits sur la photographie

  • Par une toute nouvelle approche, ce livre présente la photographie sous toutes ses principales formes d'expérience, pour dépeindre les caractéristiques uniques de ce médium accessible et universellement attrayant. Classées chronologiquement, les photographies légendaires sont présentées aux côtés des livres photo et d'expositions importantes qui ont marquées un changement de perspective, de valeurs et d'approche. Présentant des reproductions époustouflantes avec de courts essais et des références clés sur chaque oeuvre signés par David Bate, ce titre est en passe de devenir l'une des références définitives sur le sujet et plaira non seulement aux lecteurs à la recherche d'une introduction, mais aussi également à ceux qui sont plus familiers avec le médium.

  • « Tout a débuté par un essai, consacré à quelques-uns des problèmes esthétiques et moraux que pose l'omniprésence des images photographiques : mais plus je réfléchissais à la nature des photographies, plus elles devenaient complexes et suggestives. Si bien qu'un essai en engendra un autre, qui à son tour (à mon grand étonnement) en engendra un troisième, et ainsi de suite, chacun ajoutant un maillon à une chaîne d'essais sur le sens et la vie des photographies, jusqu'à ce que je fusse allée assez loin pour que le développement esquissé dans le premier essai, étayé puis prolongé dans les suivants, pût être récapitulé et généralisé de façon plus théorique. Et trouver son terme. [...] Écrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde. Et ces essais sont en fait une méditation prolongée sur la nature de notre modernité. » Susan Sontag Sur la photographie est une étude de la force des images photographiques qui s'insèrent continuellement entre l'expérience et la réalité. Sontag développe plus avant le concept de « transparence ». Lorsque tout peut être photographié et que la photographie a détruit les frontières et les définitions de l'art, un spectateur peut aborder une photographie librement, sans s'attendre à en découvrir le sens. Ce recueil de six essais lucides et revigorants constitue une exploration profonde de la manière dont l'image a bouleversé la société.
    Paru pour la première fois en 1977, Sur la photographie est devenu un livre culte sur le sujet.

  • Annie Leibovitz : Wonderland Nouv.

    Recadrant notre vision de la mode, la légendaire photographe Annie Leibovitz partage ses images iconiques et indélébiles.

    « En regardant mon travail, je vois que la mode a toujours été là », constate Annie Leibovitz dans la préface de cet ouvrage. « Mais pour moi, la photographie passe toujours avant. Et elle est si vaste qu'elle englobe le journalisme, le portrait, le reportage, les photos de famille, la mode...
    Mon travail pour Vogue m'a orientée vers un type de photographie que je n'aurais peut-être pas exploré autrement. »

  • Le présent recueil réunit les textes que Nicolas Bouvier a écrit sur la photographie entre 1965 et 1996. A de nombreuses occasions, l'auteur genevois avait parlé de son métier d'iconographe, notamment dans le petit livre Le hibou et la baleine, paru en 1993, mais sa réflexion sur l'acte photographique restait à découvrir. Jusqu'à ce jour, les écrits qu'il a dédié à ce sujet (préfaces, articles de presse, introductions à des catalogues d'exposition) restaient dispersés. Près de quarante textes se trouvent ainsi rassemblés ici. Parmis eux, certains relatent également son activité de « chercheur-traqueur d'images », qui aura été son gagne pain durant près de trente ans. Il nous a paru intéressant de les reprendre ici, d'autant plus que quelques-uns de ces textes sont totalement inconnus et n'ont jamais été republiés.
    Photographe à ses débuts (par nécessité), portraitiste (par accident), chroniqueur (« aliboron ») : la photographie est une constante dans le parcours de l'écrivain voyageur. Nicolas Bouvier s'intéresse à la photographie parce qu'il entretient un rapport passionnel à l'histoire de l'estampe. Les images qu'il affectionne n'appartiennent jamais à la « grande » peinture classique mais toujours à l'art populaire. Dans les textes qui composent ce recueil, il est beaucoup question de ses tâtonnements : l'important pour l'écrivain étant d'élaborer une esthétique de l'effacement puis de se « forger une mémoire iconographique ». Il tirera son enseignement de ses nombreux voyages et des recherches infatigables dans les bibliothèques du monde entier.

  • 365 jours avec Doisneau

    Collectif

    • Play bac
    • 16 Octobre 2019

    Jour après jour, découvrez ou redécouvrez les plus belles photographies de Robert Doisneau. Un cadeau magnifique à offrir ou s'offrir.

  • Initiée en 1984, la collection de photographies contemporaines du musée d'Art et d'Archéologie d'Aurillac se compose de quelques 750 tirages, datés de la fin des années 1960 à nos jours, et notamment d'un ensemble exceptionnel des années 1970-1980, constitué autour de la question de la couleur en photographie, axe principal d'acquisition du musée.
    Prenant appui sur cette collection, l'ouvrage propose de retracer l'histoire de la photographie couleur, des prémices de la reconnaissance culturelle et institutionnelle à partir de la fin des années 1970, jusqu'à son assimilation et généralisation dans les années 1980. Les textes qui le constituent explorent cette période brève et mal connue, quand la photographie artistique en couleurs accède aux murs des musées et galeries, auparavant réservés au noir et blanc.
    Alors que l'on fait habituellement débuter cette apparition en 1976 avec les expositions de William Eggleston et de Stephen Shore au MoMa de New York, cet ouvrage met en évidence le fait que cette histoire de la couleur est à la fois plus ancienne et loin d'être exclusivement américaine. Exactement dans les mêmes années, des photographes français, italiens, britanniques et japonais commencent à explorer la couleur et exposent en Europe comme aux États-Unis. Les échanges des deux côtés de l'Atlantique sont nombreux et les parcours de diffusion s'avèrent plus complexes qu'il ne semblerait de prime abord. Un livre indispensable pour mieux saisir les étapes de légitimation de cette production en couleurs, qui reste encore largement à redécouvrir.

  • Dès son invention, la photographie fascine. Ses adeptes sont toujours plus nombreux. Nous vivons aujourd'hui dans un monde saturé d'images. Prises autant par des artistes, des professionnels, que par des amateurs, elles nourrissent nos mémoires, sont exposées au musée, affichées dans la rue, publiées dans des livres et des journaux, elles circulent sur les écrans. La photographie a pour singularité d'être au croisement des techniques, des sciences, de l'art, de l'intime, du commerce, de l'information. D'apparence accessible, elle se révèle complexe, d'autant qu'elle se réinvente sans cesse, dans ses pratiques comme dans ses formes, pour répondre à des usages qui évoluent.Fort de son principe de clés historiques, techniques et esthétiques rigoureusement articulées, ce nouveau guide de la collection Hazan nous invite à mieux décrypter des images réalisées de 1838 à nos jours, le plus souvent par des auteurs de premier plan.Qui sont les photographes  ? Pourquoi photographient-ils  ? Comment abordent-ils un sujet  ? Comment les images sont-elles diffusées  ?En huit chapitres et plus de 240 photographies commentées, les auteurs proposent un tour d'horizon original, pratique et intelligent. 

  • Originaux et provocants, les écrits de John Berger sur la photographie font partie des textes les plus révolutionnaires du 20e siècle. Ils analysent les oeuvres de photographes tels qu'Henri Cartier-Bresson et Eugene Smith avec un mélange d'intensité et de tendresse, tandis qu'ils sont toujours portés par une implication politique réelle. À leur manière, chacun des ces essais tente de répondre à la question suivante : comment regardons-nous le monde qui nous entoure ?
    Regroupant des textes issus de catalogues d'artistes, expositions, articles, etc., Comprendre une photographie est un voyage à travers les oeuvres de photographes divers, d' André Kertész à Jitka Hanzlová, en passant par Marc Trivier, Jean Mohr ou Martine Franck. Certains des articles regroupés ici ont déjà fait partie de choix de textes de John Berger publiés notamment aux éditions de L'Arche, Champ- Vallon ou Le Temps des Cerises, tandis que d'autres sont traduits en français pour la première fois. La présente sélection reprend l'édition anglaise intitulée Understanding a Photograph, établie par Geoff Dyer et publiée en 2013 chez Penguin Books.
    « La photographie, pour ces quatre auteurs [ Roland Barthes, Walter Benjamin, John Berger et Susan Sontag ], a un intérêt particulier, mais ce n'est pas une spécialité.
    Ils approchent la photo non avec l'autorité de curateurs ou d'historiens du médium mais comme essayistes, comme écrivains. Leurs textes sur le sujet ne sont pas tant les produits d'un savoir accumulé que la consignation active du mode ou processus d'acquisition et de compréhension d'un savoir. » Geoff Dyer, extrait de l'introduction à Comprendre une photographie

  • Le Wildlife Photographer of the Year est une compétition récompensant chaque année les meilleures photographies de nature du monde. Les images les plus innovantes et les plus imaginatives sont sélectionnées par un jury international puis exposées au Natural History Museum de Londres.
    Plus qu'une rétrospective des 55 ans d'images du célèbre concours Wildlife Photographer of the Year, l'ouvrage retrace l'évolution de la photographie de nature à travers les regards portés par les photographes primés depuis plus d'un demi-siècle. On y découvre comment la plus grande compétition de photographie naturaliste du monde a influencé le développement de cette pratique devenue un art à part entière.
    Après une présentation des pionniers, les photographies sont regroupées par thématiques : de l'émergence de la macrophotographie aux prises de vue sous-marines en passant par les portraits, etc. Les techniques les plus récentes comme les prises de vue par drone ou par piégeage photographique ouvrent de nouvelles perspectives et élargissent notre regard sur la nature qui nous entoure.

  • Les photos argentiques étaient des images-choses statiques, à regarder.
    Les photos numériques sont des images dynamiques, à échanger. Elles circulent en flux ininterrompus sur les réseaux planétaires : à la fois incorporelles et agissantes, ce sont des forces à part entière.
    Elles instillent subrepticement et continûment dans la subjectivité de chacun la rationalité néolibérale : instantanéité, accélération, fluidité, circulation, horizontalité, partage et ubiquité. Cette dissémination du modèle du marché - même là où il n'est pas question d'argent - fait exploser les anciennes limites entre l'ici et l'ailleurs, la nation et le monde, le privé et le public.
    Dans le sillage de Theodor Adorno qui a théorisé l'art comme fait social, l'auteur, un des meilleurs connaisseurs de l'histoire de la photographie et des images, élabore une critique globale des processus esthétiques, techniques, économiques et politiques à l'oeuvre actuellement.
    Il montre comment la photo-numérique a ouvert une nouvelle ère qui se caractérise par la profusion d'images aberrantes, l'apparition de nouveaux pouvoirs, l'essor d'une nouvelle économie et la fabrique d'un individu néolibéral.

  • À l'évocation des mots photojournalisme ou photographie de guerre, la mémoire convoque des icônes dont les plus anciennes remontent aux années 1920 et 1930. On imagine ainsi que les conflits d'avant la Grande Guerre n'ont été que peints, dessinés et gravés ; figés dans un héroïsme un peu innocent avant que les violences du XXe siècle ne soient saisies sur pellicule dans leur réalisme cauchemardesque.
    Des albums privés des soldats coloniaux aux fonds des premières agences d'images, ce livre, véritable archéologie de la photographie de conflit, est une invitation, et une éducation, à lire l'image-choc pour la désarmer plutôt que la subir. L'auteur se focalise sur les clichés de la violence physique et de la destruction armée, pris non pas comme de simples illustrations mais comme les supports d'une relation sociale. Dans ce monde de la fin du XIXe siècle, les conflits se multiplient de façon inédite et les abus coloniaux ponctuent les conquêtes. En les capturant, l'appareil photographique, devenu portable et abordable, transforme profondément l'économie visuelle de la violence, et ce bien avant 1914.
    Au-delà d'une histoire des photographies des corps brutalisés et des violences armées, cet ouvrage, loin d'une pornographie du désastre, est aussi une proposition. Comment présenter des photographies montrant les atrocités indicibles pour les penser et en faire l'histoire ? L'observateur, y compris lorsque son regard plonge au coeur des ténèbres, peut retrouver dans les photographies les hommes et les femmes du passé, et non des victimes passives et anonymes figées sur le papier.

  • Hissez-vous « sur les épaules des géants » en vous appropriant les règles d'or des grands photographes, praticiens contemporains et icônes du passé, d'Ansel Adams à Sebastião Salgado, en passant par Henri Cartier-Bresson, Lee Friedlander, Graciela Iturbide, Martin Parr et bien d'autres. Une source inestimable de conseils techniques, idées esthétiques ou pensées humanistes qui témoignent de leur expérience et de leur maîtrise, illustrés par quelques-unes de leurs plus puissantes réalisations. À votre tour, vous apprendrez à exercer votre oeil « comme un musicien répète ses gammes » (Éric Bouvet), à privilégier « subtilité et économie de moyens » (Anne Williams) ou encore à faire « confiance à votre intuition et à la vivacité de vos réflexes » (Jacques-Henri Lartigue). Un livre précieux pour tous les photographes qui souhaitent parfaire leur pratique et donner du sens à leurs images, et plus largement pour tous les amoureux d'un art exigeant et passionnant auquel se sont consacrés certains des plus illustres créateurs de notre temps.
    « L'appareil photo est votre passeport pour découvrir ce monde, et la photographie le témoin de l'expérience que vous en tirerez et de l'interprétation que vous en ferez. » Paul Lowe

  • Parcourez le monde pour enquêter sur l'une des plus grandes renaissances en architecture: celle du bois. Comment ce matériau élémentaire et ancestral a-t-il pu voler la vedette à d'autres, des centres thermaux de luxe aux plans de rénovation urbaine les plus modernes? À partir de 100 projets en Chine, au Chili et partout ailleurs, cette étude analyse les facteurs techniques, environnementaux et sensoriels qui ont conduit les nouveaux talents comme les stars confirmées à s'en retourner au bois.

  • Peter Lindbergh et Azzedine Alaïa, le photographe et le couturier, se sont retrouvés dans l'affection pour le noir, qu'ils cultivent de manière égale en tirages argentiques et en aplats vestimentaires. Lindbergh n'a cessé de faire appel au noir et au blanc pour incarner sa recherche d'authenticité dans les visages qu'il mettait en lumière. Alaïa puise dans le monochrome des vêtements intemporels, véritables sculptures pour le corps.
    Ce livre immortalise le dialogue unique entre les deux artistes sur le papier. Ces images, qui illustrent leur communion spirituelle, célèbrent leur partenariat artistique et témoignent de leurs accomplissements hors norme dans l'histoire de la photographie et de la mode.
    Bien que d'origines géographiquement opposées, Lindbergh et Alaïa ont touché des horizons proches. Alors que Lindbergh se faisait une réputation en Allemagne notamment grâce au magazine Stern, puis installait son studio à Paris en 1978, Alaïa devenait ce couturier pétri de discrétion dont les techniques sophistiquées s'échangent secrètement entre grandes clientes de haute couture.
    Alaïa est l'architecte des corps, celui qui les révèle et les découvre, tandis que Lindbergh les ennoblit, éclaire leur âme et leur personnalité. Pas à pas, ils sont devenus les maîtres dans leurs disciplines créatives respectives. Tous deux rejettent les artifices qui nous distraient des vrais sujets et c'est avec une grande aisance qu'ils se sont retrouvés au gré de collaborations puissantes.
    Les sources d'inspiration et les valeurs esthétiques qu'ils partagent transparaissent dans leur travail. Une plage au Touquet, les rues du vieux Paris soulignent leur amour commun pour le cinéma en noir et blanc et les vastes panoramas. Les sous pentes métalliques d'une salle des machines évoquent le souvenir d'un paysage allemand industriel chez l'un et renvoient au goût immodéré de l'autre pour le design fonctionnel et l'architecture. Les vêtements d'Alaïa sont autant de piédestaux pour les sourires et les regards des femmes qui les portent: Nadja Auermann, Mariacarla Boscono, Naomi Campbell, Anna Cleveland, Dilone, Lucy Dixon, Vanessa Duve, Helene Fischer, Pia Frithiof, Jade Jagger, Maria Johnson, Milla Jovovich, Lynne Koester, Ariane Koizumi, Yasmin Le Bon, Madonna, Kristen McMenamy, Tatjana Patitz, Linda Spierings, Tina Turner, Marie-Sophie Wilson, Lindsey Wixson. Pour Lindbergh, qui a bâti sa notoriété sur l'image de ces grands mannequins, seule comptait l'authenticité de leurs traits. L'union de leur talents forme un catalogue noir et blanc dense qui irradie de sincérité et de beauté.

  • Visa pour l'image est un festival international de photojournalisme créé en 1989, par Roger Thérond, le directeur de la rédaction de Paris-Match. Il en avait confié l'organisation à Michel Decron, directeur du journal Photo du groupe Filipacchi. Dirigé par Jean-François Leroy, Visa pour l'image se déroule chaque année dans toute la ville de Perpignan, de fin août à mi-septembre pour une durée de quinze jours, plus une 3e semaine réservée aux scolaires. Il s'agit du plus important festival de photojournalisme public et gratuit au monde, quant à la fréquentation.

  • Photographie & cinema

    Philippe Dubois

    • Mimesis
    • 23 Septembre 2021

    Photographie & cinéma. Dans ce titre, c'est le & qui importe le plus. Loin d'opposer deux médiums, de vouloir les appréhender dans leur spécificité ou leur ontologie, par exemple en jouant l'immobilité de l'une contre le mouvement de l'autre, il s'agit ici de les croiser, de les mixer, jusqu'à une certaine in-différence. Non pas l'un contre l'autre, mais l'un avec l'autre, voire dans l'autre. Telle est la posture de base de cet ouvrage, une sorte de synthèse des recherches effectuées depuis des années par l'auteur dans ce domaine intermédiaire, et qui se développent avec un point de vue cohérent, débouchant sur une pensée de l'avenir des images, au-delà d'une opposition finalement peut-être archaïque.

  • La légitimité culturelle et artistique de la photographie est récente. Longtemps tenue pour un simple outil dont on se sert, elle est désormais, dans les galeries et musées, contemplée pour elle-même.
    Apparue avec l'essor des métropoles et de l'économie monétaire, l'industrialisation et la démocratie, elle fut d'abord l'image de la société marchande, la mieux à même de la documenter et d'actualiser ses valeurs. Mais si elle convenait à la société industrielle moderne, elle répond aujourd'hui difficilement aux besoins d'une société informationnelle, fondée sur les réseaux numériques.
    La photographie est donc l'objet de ce livre : dans sa pluralité et ses devenirs, du document à l'art contemporain ; dans son historicité, depuis son apparition, au milieu du XIXe siècle, jusqu'à l'alliage présent «Art-photographie» qui conduit André Rouillé à distinguer «l'art des photographes» de «la photographie des artistes».

  • Christophe Keip est un photographe professionnel, travaillant à l'international et reconnu pour la qualité de ses portraits.
    Dans son studio d'Aix en Provence, il a réalisé cette oeuvre qu'il souhaite avant tout positive. Ces cris, ces hurlements, ce sont avant tout des catharsis renouant avec le bien-être et le bonheur.
    Les quatre émotions de base (Colère, Peur, Tristesse et Joie) et leurs déclinaisons, découpent cette série d'une centaine de portraits. Gens du quotidien, venus de la France entière, seul, en couple ou en famille, il nous emmène vers la quiétude et la sérénité retrouvée.

  • En quelques courts chapitres, Jean-Christophe Béchet et Pauline Kasprzak cernent la question de l'acte photographique sous la forme d'un dialogue philosophique. Ils interrogent la prise de vue photographique à travers trois thèmes centraux : le cadrage et la composition, le rapport à l'appareil photo et l'editing. Ce petit traité se veut également didactique, notamment grâce aux petites conclusions de Pauline qui résument ce qui a été mis en lumière dans chaque chapitre.

    Elle connaît bien le langage philosophique et découvre avec plaisir la nature concrète de l'acte photographique. Il connaît bien la photographie sous tous ses aspects et juge les approches philosophiques souvent trop éloignées de la réalité concrète du terrain.
    Pauline n'a pas vraiment connu la photo argentique.
    Jean Christophe continue à la pratiquer.
    Tous deux sont aujourd'hui plongés dans l'univers numérique.
    Ils cherchent donc, chacun depuis son point de vue, à comprendre la photographie contemporaine, aussi bien sur le plan technique qu'esthétique. Car les deux approches sont liées. Intimement. Et tous deux pensent que le passage de l'analogique au numérique n'est pas une simple évolution technique et le changement de quelques habitudes. Il s'agit d'un bouleversement radical du statut de la photo, d'autant plus difficile à cerner qu'il se cache derrière un rideau de fumée. Le numérique s'est glissé dans les habits de l'argentique, récupérant les termes valorisants et utilisant à merveille les attentes du grand public.
    Il n'est pas question ici de regretter un âge d'or ou un passé idéalisé. Mais d'interroger le présent de la photographie, dans un rapport pratique et concret. Car trop de gens écrivent sur la photo sans la pratiquer.
    Du coup, des généralités sont énoncées. Ici, le parti pris est contraire. Nous entrons dans la complexité des choses, nous la décortiquons et l'analysons. Non pas pour en tirer une théorie générale, mais pour agiter les idées et les notions. Et nous espérons aider ceux qui prennent des photos à y voir plus clair !

  • Alors que tout semble promettre la photographie, activité sans traditions et sans exigences, à l'anarchie de l'improvisation individuelle, rien n'est plus réglé et plus conventionnel que la pratique photographique et les photographies d'amateurs.
    Les normes qui définissent les occasions et les objets de photographie révèlent la fonction sociale de l'acte et de l'image photographique éterniser et solenniser les temps forts de la vie collective. aussi la photographie, rite du culte domestique, par lequel on fabrique des images privées de la vie privée, est-elle une des rares activités qui puisse encore de nos jours enrichir la culture populaire : une esthétique peut s'y exprimer avec ses principes, ses canons et ses lois qui ne sont pas autre chose que l'expression dans le domaine esthétique d'attitudes éthiques.

  • La ville est à la fois un sujet inépuisable et une immense source d'inspiration pour tous les photographes, qui peuvent s'adonner à la photo de rue, de portrait, de paysage urbain ou encore de nuit. Photographier la ville, photographier en ville, c'est bénéficier d'une variété sans équivalent de sujets, de décors, de lumières et de couleurs, un même lieu offrant de multiples possibilités en fonction du regard que vous portez dessus, du moment ou encore des conditions météo.
    Barcelone, Berlin, Birmingham, Dubaï, New York, Paris... Dans ce livre, Tim Cornbill partage sa passion pour les villes du monde. Il aborde tous les thèmes de la photo urbaine en dévoilant son savoir-faire et en distillant de précieux conseils : choisir les bonnes focales, repérer le terrain, s'informer de la météo, saisir l'instant, révéler le caractère singulier d'un lieu, sublimer la lumière et les perspectives, dompter la nuit... et enfin retoucher puis diffuser ses images. L'ouvrage s'accompagne en outre des portraits commentés de sept visionnaires, parmi lesquels Brassaï, Martin Parr et Henri Cartier-Bresson.
    Un ouvrage motivant et inspirant, destiné aux passionnés de photo urbaine sous toutes ses formes.

  • Le cinquième numéro de Transbordeur explorera l'histoire des relations entre photographie et design du XIXe au XXIe siècle. Différentes thématiques seront abordées : la photographie du design et le rôle de la photographie dans les publications liées à ce champ ; les relations entre photographes et designers, notamment l'apprentissage de la photographie dans les écoles de design ; la photographie comme matériau pour le design et les usages de la photographie par les designers (collecte visuelle, expérimentations, réflexion sur le projet, exposition, archives et publicité) ; enfin, l'introduction du design dans la photographie et notamment dans le domaine des appareils photographiques. Ouverture sur des champs de recherche encore peu explorés, ce numéro voudrait avant tout esquisser une histoire croisée de la photographie et du design sur le temps long.

  • Rien n'est plus grave que l'acte photographique. Pour un écrivain, s'y livrer c'est signer chaque fois un « départ d'orgueil ». C'est aussi abandonner à tout bout de champ les simulacres et les stratégies, échapper à la contrainte des persuasions, à la subtilité obligatoire des enchaînements. J'ajouterais même : au savoir-faire, si je n'étais sûr du contraire, sûr qu'il s'agit là d'un leurre qu'on rajoute tous les jours au débat sous une forme différente. Tout gain de liberté (et chaque instantané photographique en gagne) va de pair avec une augmentation de savoir-faire. C'est ça qui fait le style. Et c'est le vertige éprouvé à leur course commune, au sursaut qu'ils font sur l'abîme, qui définit bien sûr cet art.

    D'où l'importance accordée tout au long de ce livre ? par le biais d'approches voulues aussi diversifiées que le sont l'essai, l'interview, la fiction, le journal intime, ou encore une série de photos commentées comme autant de schémas pensifs ? à la prise photographique elle-même, moment de sensation éperdue qui dit textuellement ceci : toute photo est une intelligence qu'épuise une lumière.

    Les lucioles disparaissent peu à peu, cantonnées dans quelques réduits occasionnels de la nature. Mais tandis que ces charmants animaux à la lumière se font rares, nous autres photophores prenons le relais. La fabrication des photos ne laisse rien dans l'ombre, et surtout pas l'instant de folie pure qu'abrite le déclenchement de la photo.

    Devant la gravité de telles certitudes, l'écrivain que je suis est renvoyé à la solitude, à l'angoisse, à la pénombre de sa durée. Mais à la beauté aussi, circulant entres elles et lui, qui valait bien le voyage.

    Chaque photo répète la phrase de Proust : « Nous disions : après, la mort, après, la maladie, après, la laideur, après, l'avanie ».

    On verra bien.

    Denis Roche.

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