• Bartleby mon frère Nouv.

    Nous sommes dans une pièce de théâtre. On y tourne un film sur le Bartleby de Melville. Tous ceux que réunit le tournage ont une raison puissante et personnelle de participer à cette création.
    Ainsi Daniel Pennac nous invite-t-il, en rapprochant la figure de son propre frère de celle du fameux scribe, à visiter les coulisses du théâtre, du cinéma et l'atelier d'un grand écrivain.

  • Partition rouge

    Roubaud/Delay

    • Points
    • 5 Avril 2007

    La création mythique des peuples indiens, l'usage et l'invention des noms indiens, les métamorphoses animalières, les litanies des chamans et médecins, tels sont les grands thèmes regroupés dans cette anthologie de référence.
    Poèmes, petites chansons, légendes, incantations, épopées se déploient au fil du livre et tracent une conception toute particulière de la langue, de la parole, de l'écrit. pour les indiens d'amérique du nord, qui s'appelaient simplement "les hommes" ou "le peuple", le mot était un acte, le poème agissait, l'art était la vie même. véritable partition poétique, à la fois cosmogonique et musicale, d'une liberté d'imagination sans pareille, cette anthologie est un formidable hymne à la beauté.

  • À la manière des Suppliants ou d'Ombre (Eurydice parle), Sur la voie royale est un texte-­-fleuve, qui charrie différentes voix.
    Tel un pamphlet poétique, écrit par l'Autrichienne en réaction à l'élection de Donald Trump, cette expression de l'excès repousse les limites de l'écriture.
    Il incarne l'histoire millénaire de l'autoritarisme, de l'exclusion, de la haine brutale de toute pensée et toute forme de ré-­-action, dans un style poétique et incisif.

  • Les dialogues de 3 films majeurs de l'enfant terrible du cinéma allemand.
    Maman Küsters apprend que son mari, ouvrier dans une usine chimique, s'est suicidé après avoir tué son patron.
    La presse à scandales harcèle la veuve.
    Pression médiatique, conflits de classe et engagement politique s'entremêlent avec brio dans ce drame.
    Franz, jeune homme d'origine modeste, gagne une importante somme d'argent au loto.
    Il s'entiche alors d'Eugen, jeune bourgeois aux goûts de luxe.
    Eugen usera de ses charmes pour lui inculquer les bonnes manières tout en le pillant, menant ainsi Franz à sa perte.
    Emmi, veuve d'une soixantaine d'années, rencontre Ali, jeune immigré, dans un café.
    Il s'installe chez elle dès le lendemain et ils se marient.
    Leur romance à contrecourant scandalise l'Allemagne des années 70.
    Comment cette relation résistera-­-t-­-elle à l'intolérance et aux préjugés ?

  • Souvenir de l'Éneide de Virgile, ce mélodrame épique se déroule dans une cité d'aujourd'hui.
    Roch apprend qu'il a un cancer des os en phase terminale et l'annonce à son fils, Énée.
    La nouvelle métastase rapidement dans l'entourage familial :
    Loin de susciter l'inertie ou l'abattement, cette nouvelle provoque un élan chez ces individus bousculés par la vie.
    Énée décide d'emmener son père mourir au Portugal.
    Dans cette odyssée tragicomique en autostop, la mort s'invite au voyage, inévitable et implacable comme le jour succède à la nuit.
    Entre souvenirs de l'épopée antique et argot contemporain, la langue inventive et rythmée de Fabrice Melquiot dessine un chemin vers les enfers qui croise joie et humour sur sa route.

  • Girls & boys

    Dennis Kelly

    Une femme dont on ne connaîtra jamais le nom raconte l'histoire de sa rencontre et de sa relation avec son mari, dans un monologue au ton léger et décalé.
    Cependant, la comédie joyeuse des débuts - rencontre truculente dans une file d'attente d'EasyJet, relation amoureuse et enfants - vire rapidement au drame.
    Scénariste réputé et maître de l'asphyxie, l'auteur ciselle un foudroyant retournement de situation.
    Comment bascule-­-t-­-on de l'idylle à l'horreur la plus brutale ?
    Qu'est-­-ce qui pousse un être humain à commettre l'impensable ?
    Denis Kelly explore les ressorts enfouis de la masculinité, des relations amoureuses, de la filiation et de la folie, à travers cette puissante tragédie, jouissive et mélancolique.

  • Tout en s'inscrivant dans la grande tradition italienne, Dino Campana (1885-1932) ouvre la modernité littéraire en Italie. Son unique recueil, Canti Orfici (1914), retrace de manière fulgurante un parcours existentiel et poétique dans lequel les époques, les lieux, les perceptions sensorielles, les expériences de lecture et de vie se mêlent, s'entr'appellent et se confondent.

    Est donné ici, pour la première fois en français, un choix supplémentaire de poèmes permettant d'apprécier la variété des thèmes, de la vision et de la langue de Campana, capable de versification classique comme des plus extrêmes distorsions.

  • Le dossier de ce numéro s'intéresse aux relations qu'entretiennent les arts du spectacle et les arts visuels, à l'aune de la scène actuelle. Il réunit des paroles d'artistes, des études d'oeuvres et des analyses à la recherche de ce que le «?théâtral?», le «?performatif?», le «?plastique?» inventent, déplacent, produisent. Il interroge les façons qu'ils ont de «?faire scène?».
    Le numéro s'ouvre par un entretien avec l'autrice et dramaturge Marie NDiaye. Il est consacré à la part théâtrale de son oeuvre?: l'écriture, les représentations, les inspirations, les enjeux de ses pièces.
    Enfin, les miscellanées proposent un récit d'anticipation de Thibaud Croisy, une réflexion sur une expérience de théâtre militant, Le Choeur d'Ali Aarrass, par la metteuse en scène Julie Jaroszewski, ainsi qu'un hommage à la cinéaste, comédienne et traductrice Hélène Châtelain.

  • Les enfants

    Lucy Kirkwood

    • L'arche
    • 12 Avril 2019

    « J'ai écrit ma pièce en 2013. Le monde a radicalement changé depuis. J'ai donc déplacé l'intrigue de la série en 2016, l'année du Brexit et de l'élection de Trump. D'une part, la répression de Tiananmen, ce qu'elle dit du contrôle de l'information, du dénigrement des oppositions politiques et de la façon dont le peuple refuse de se laisser asservir, fait écho à l'Amérique de Trump. D'autre part, Lee Berger se comporte comme la gauche britannique, accrochée à une vision romantique du monde, aveugle à la souffrance du peuple... qui a voté pour le Brexit. » (Lucy Kirkwood)

  • Il était l'heure de faire cette adaptation, aussi en souvenir des lettres reçues du monde entier. « Bonjour Monsieur Hessel. Je ne vous cache pas que j'ai déjà dû faire une bonne dizaine de brouillons, mais cette fois-ci c'est décidé ; je ne recommencerai pas ! », écrit Pauline, une lycéenne de Fos-sur-Mer de 13 ans à l'auteur d'Indignez-vous ! âgé, lui, de 93 ans avant d'ajouter : « Grâce à vous, j'ai retrouvé l'espérance que j'avais perdue. » Cette lettre et d'autres rythmeront cette version théâtrale, orale (Indignez-vous !fut conçu en interrogeant l'auteur) à l'heure où le « pouvoir des sans-pouvoir », ces indignés d'aujourd'hui, entrent en scène, tandis que Stéphane Hessel, comme ressuscité, relit son message : « L'indignation : une des composantes essentielles qui font l'humain ! »

  • La littérature de Langue d'oc diffuse en Europe la fin'amor, appelée plus tard « amour courtois », et la poésie des troubadours constitue un art lyrique majeur et fondateur.
    Issus de tous Les milieux, les troubadours louent la nature, chantent l'amour et la joie d'être au monde, évoquent le néant, la fin des temps et la société de leur époque. Cette anthologie, dirigée et préfacée par Henri Gougaud, rassemble une quarantaine de poètes occitans parmi les plus importants et les plus représentatifs de cet art des troubadours, mêlant chansons et poèmes à la fois courtois et savants, populaires et inventifs.

  • Vaut-il mieux disposer les spectateurs face à la scène ou tout autour ? Quelles conséquences cela aura-t-il pour le jeu et les déplacements des comédiens ?
    Quel est le meilleur moment pour organiser une représentation ? Et pour répéter ? D'ailleurs, comment s'organise une répétition ?
    A quoi doivent ressembler les décors ? Les costumes ? La lumière ? La musique apporterait-elle quelque chose ?
    Comment concevoir une mise en scène ?
    En quoi consiste le travail du metteur en scène ? Que signifie « diriger des acteurs » ?
    Voici le premier manuel de mise en scène théâtrale. Conçu comme une aide pour le metteur en scène, il lui permettra de questionner chaque élément de la pièce, de guider sa réflexion et lui fournira les clés pour transformer sa vision d'une oeuvre en spectacle !

  • Le grand livre du théâtre

    Luc Fritsch

    • Eyrolles
    • 12 Juillet 2018

    Complet, cet ouvrage propose un panorama de l'histoire du théâtre, de l'Antiquité à l'époque contemporaine. Organisé par siècle, il propose pour chacun un parcours original, clair et vivant : -Un déroulé chronologique. -Une description des genres théâtraux, de la farce au théâtre d'idées. -Des focus sur les auteurs, les metteurs en scène et les comédiens. -Des clés pour comprendre le contexte, social, économique et politique.
    -Des encadrés sur l'évolution de la dramaturgie et les techniques de représentation.

  • Catherine Dan, directrice générale de la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, décide en 2019 de poser à certain·es des auteur·rices rencontré·es lors de résidence d'écriture la question du réel dans leur écriture.
    Au fur et à mesure de discussions avec les conseillers dramaturgiques de la Chartreuse, face à des demandes toujours plus nombreuses de metteurs en scène-auteurs dont les projets, car politiquement ancrés dans le réel, sont bien financés, s'est dessinée pour Catherine Dan une question, qu'elle a soumise à dix auteurs et autrices.
    Cette question, ce qu'écrire le réel implique pour tou·tes ces auteur·rices, a donné naissance à de courts textes, rassemblés dans ce recueil. Ces auteurs et ces autrices qui, s'ils se confrontent depuis quelques années ou depuis très longtemps à cet enjeu du « réel », le font à partir de leur camp poétique, de leur langue théâtrale. Dans un geste poïélitique (pour citer Cormann), et non institutionnel.

  • Le dossier de ce numéro est la cinquième livraison des « États de la scène actuelle » qui reviennent tous les deux ans sur des spectacles et, plus largement, certaines pratiques qui font sens, événements ou symptômes dans l'actualité théâtrale de la période.
    Le dossier s'ouvre par une rencontre avec la comédienne Valérie Dréville et se termine par une interrogation sur l'art tel qu'il se transmet, adressée à neuf artistes à la tête d'écoles supérieures de théâtre. Ce numéro comprend, en outre, un entretien avec le metteur en scène chinois Meng Jinghui.

  • Que signifie « jouer » ? L'activité, de prime abord simple, s'avère, sitôt que l'on essaie de la décrire ou de la penser, délicate et complexe. Le dossier tente d'en cerner quelques enjeux contemporains à partir d'études, de témoignages, de retours sur des pratiques singulières ou sur des oeuvres théâtrales et cinématographiques, en France et en Europe (Allemagne, Angleterre, Belgique).
    Un entretien avec la comédienne britannique Noma Dumezweni ouvre ce numéro et revient sur son parcours, de Hhohho, en Eswatini où elle est née, à Poudlard l'école de sorciers de Harry Potter...
    Enfin, les miscellanées sont consacrées à l'apport pour les études et l'art théâtral de Christian Biet, professeur d'histoire et d'esthétique du théâtre, membre du comité de rédaction de Théâtre/Public, décédé en juillet dernier et qui a conçu le dossier « Jouer ».

  • La responsabilité. Je vous rapporte la responsabilité. Vous avez donc tout oublié, mon Colonel ? Le 14 février ? Près de Gorodok ? Il faisait moins 42. Vous êtes arrivé, mon Colonel, et vous avez dit : Sous-officier Beckmann, je vous donne la responsabilité de vingt hommes. Vous allez inspecter la forêt à l'est de Gorodok et vous me ramenez quelques prisonniers, c'est bien compris ? Oui mon Colonel, je vous ai dit. Alors nous sommes partis en reconnaissance - et moi j'avais la responsabilité. Et la reconnaissance a duré toute la nuit, et puis il y a eu des coups de feu, et lorsque nous sommes revenus, il y avait onze hommes manquants. Et c'est moi qui avais la responsabilité. Mais maintenant la guerre est finie, maintenant je veux dormir, maintenant je vous redonne la responsabilité, mon Colonel, je ne la veux plus, je vous la redonne mon Colonel. - Mais mon cher Beckmann, vous vous énervez pour rien. Ce n'est pas ainsi qu'il fallait le comprendre. - Si, si mon Colonel. C'est ainsi qu'il faut le comprendre.
    Beckmann, déguisé de force en soldat, a été jeté sur le front de l'Est, fait prisonnier à Stalingrad et interné en Sibérie. Il rentre à présent chez lui, à Hambourg. Mais son foyer n'existe plus. Dans cette Allemagne vaincue dans une guerre qui n'était en rien celle du peuple, les colonels s'en tirent bien tandis que les Beckmann, silhouettes fantomatiques, hantent les rues de leurs villes en ruines.
    Écrit en une semaine à l'automne 1946, Dehors devant la porte fait de son auteur le premier écrivain célèbre de l'après-guerre allemande. Avec Heinrich Böll, il devient également l'un des représentants majeurs de la « littérature des ruines », qui raconte cette Allemagne déchirée par douze ans de pouvoir nazi et dévastée par la guerre. Classique de la littérature de langue allemande, l'oeuvre de Borchert reste pourtant assez peu connue en France. Cette réédition de son texte majeur comble en partie cette lacune.

  • La Récolte N.2

    Collectif

    La Récolte - revue des comités de lecture de théâtre s'adresse à un public curieux de découvrir les écritures d'aujourd'hui, par-delà les cercles de connaissance et d'expertise.
    Les extraits, les articles et l'appareil critique servent à donner des éclairages différents sur le texte, plutôt qu'à imposer une lecture unilatérale. Par là, nous rendons visible les mouvements qui traversent l'écriture d'aujourd'hui, ses enjeux propres, et permettons à chaque lecteur et lectrice de construire et d'élaborer son propre chemin de lecture.
    Dans le prolongement du travail de diffusion des textes qu'effectuent toute l'année chacun de ces comités, les textes défendus dans la revue La Récolte sont disponibles sur demande, dans leur intégralité, jusqu'à publication des textes.
    Le lancement du premier numéro de la revue a eu lieu le 17 juillet 2019 à la Maison Jean-Vilar, Avignon dans le cadre du Temps des Revues - Avignon In.
    Les comités qui composent ce deuxième numéro sont : Le Poche / GVE (Genève), À mots découverts (Paris), Jeunes textes en liberté (Paris et Nouvelle-Aquitaine), La Comédie de Caen, Texte en cours (Montpellier), le Théâtre de l'Éphémère (Le Mans), le Théâtre de la Tête Noire (Saran), Troisième Bureau (Grenoble).

  • Comédiens, metteurs en scène, auteurs... Chaque trimestre, Théâtre(s) publie un grand entretien avec une personnalité du monde théâtral, réalisé par Arnaud Laporte.
    Tous parlent de leur métier, de leur vocation et de leur engagement avec la même intelligence et la même passion. Dans ces longues interviews - dont la rareté dans les médias confère une grande valeur - tous se livrent avec introspection et honnêteté, sans complaisance.
    La richesse de leurs points de vue et de leur expérience, mais aussi les partis pris, les doutes et les question- nements qui les accompagnent, donnent toute leur profondeur à la réflexion et aux pratiques qu'ils déve- loppent sur l'art dramatique.
    De la vie ! De l'enthousiasme ! Des rencontres d'exception pour mieux comprendre les réalités du théâtre d'aujourd'hui.

  • Théâtre/Public a invité la philosophe Geneviève Fraisse à concevoir le dossier de ce numéro 236. Son ouvrage récent La Suite de l'Histoire témoigne de l'insistance et de l'importance de sa réflexion sur les femmes et la création, le féminisme et l'émancipation.
    Ces questions animent les pages de ce dossier composé d'entretiens, d'études, de témoignages et d'extraits d'oeuvres.
    On lira en ouverture un long entretien avec la danseuse et chorégraphe Bintou Dembélé, qui revient sur l'histoire du hip-hop et sur sa détonante intégration à la mise en scène, par Clément Cogitore, des Indes galantes de Rameau et Fuzelier.

  • Le dossier de ce numéro de Théâtre/Public s'intéresse à la traduction théâtrale. La parole est donnée aux traductrices et aux traducteurs, aux autrices et aux auteurs traduits et à ceux qui les mettent en scène. Grâce à la Maison Antoine Vitez, qui a organisé ce numéro, l'occasion est ainsi proposée de s'immerger dans les pratiques contemporaines de la traduction pour réfléchir à ce qu'elles ont de singulier : on pourra en appréhender la diversité (les aires géographiques, les esthétiques) et ses enjeux.
    Ce numéro s'ouvre par un entretien avec Madeleine Louarn, autour de son travail de mise en scène, de l'originalité de sa recherche mais aussi de son activité syndicale. Cette rencontre permet de mesurer la cohérence et l'exigence qui animent son parcours.
    Enfin, les miscellanées abordent, entre autres, les Indes galantes, Jan Lauwers, les Registres de Jacques Copeau et la « pensée-théâtre » selon Flore Garcin-Marrou.

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