• « Voyez-vous quelque chose, monsieur Carter ?
    - Oui, des merveilles ! ».

    Visite guidée.
    Salle 1 - À l'aube de la civilisation égyptienne.
    Salle 2 - Pharaons magnifiques, reines d'exception.
    Salle 3 - Les dieux, les vivants et les morts.
    Salle 4 - L'Égypte, telle qu'en elle-même.

    Grâce à cette exposition consacrée à l'art égyptien, découvrez 70 oeuvres, temples, fresques, sculptures, mobilier, sépultures...tout un art qui, de ses premières manifestations jusqu'aux formes les plus abouties, a servi fidèlement ses dieux, ses pharaons et ses reines, qu'ils soient tombés dans l'oubli ou qu'ils aient marqué

  • Dans le cadre de la Saison Africa2020, The Power of My Hands présente les oeuvres de seize artistes femmes issues de plusieurs pays africains anglophones et lusophones ou de la diaspora. A partir de leur propre histoire, ces artistes abordent les questions sociales qui déterminent la condition féminine. Aux essais inédits de Suzana Sousa, Odile Burluraux, Julie Crenn et Zethu Matebeni succèdent des entretiens réalisés avec chaque artiste.
    Mêlant récits de traumatismes et espoirs, cet ouvrage témoigne de leurs expériences de vie et engagements personnels en tant qu'artistes femmes africaines. Libératrices, leurs paroles comme leurs oeuvres font écho aux enjeux contemporains de genre et de sexualité et tendent à déconstruire un monde de l'art encore trop centré sur l'Occident comme norme et comme modèle. Catalogue bilingue français-anglais Bilingual French and English catalogue

  • La culture olmèque et les civilisations qui, géographiquement et culturellement, lui étaient proches, sont restées méconnues jusqu'à la deuxième moitié du XIX? siècle et le sont encore souvent aujourd'hui du grand public. Apportant des clefs de compréhension essentielles, les textes et les cartes de l'ouvrage mettent particulièrement en lumière les divers sites archéologiques liés à ces remarquables civilisations dont « La Venta », « El Tajín » et « Tamtoc ». Ils apportent également des analyses sur des cultures d'une profonde sensibilité artistique qui ont joué un rôle éminent dans l'histoire du Mexique et de sa région. Durant trois millénaires, les grandes sociétés mésoaméricaines entretinrent entre elles des relations à l'origine d'oeuvres sculpturales, de systèmes d'écritures, de rituels, etc. En témoigne la mise en place d'une pensée et de canons mésoaméricains (économiques, sociaux, politiques, intellectuels et artistiques) qui perdurèrent jusqu'à la conquête espagnole.

    Ce catalogue d'exposition reproduit plus d'une centaine de pièces, dont beaucoup encore jamais exposées en dehors du Mexique. Tout à la fois un outil de connaissance et un « beau livre », il s'adresse aussi bien aux passionnés qu'au grand public.

    Sous la direction scientifique de Dominique Michelet, archéologue mésoaméricaniste et directeur de recherche au CNRS, les textes de spécialistes aident ainsi à mieux comprendre l'immense diversité du monde précolombien du golfe du Mexique.

  • Les émirs mérinides partagèrent avec leurs prédécesseurs le même amour pour les beaux bâtiments. Dans la seconde moitié du XIIIe siècle, ils choisirent Fès comme nouvelle capitale. Par sa dimension spirituelle et intellectuelle, la vieille cité les avait aidés à renforcer leur pouvoir et leur avait apporté du prestige. En moins d'un siècle, entre 1276 et 1358, elle s'agrandit d'une nouvelle ville palatine et elle se para de nombreuses mosquées, écoles coraniques, palais et demeures. L'art mérinide du XIVe siècle y déploie encore aujourd'hui toutes ses beautés et laisse admirer l'harmonie de ses lignes et de ses espaces, la luxuriance et le raffinement de ses décors, l'invention harmonieuse et mélodique de ses ornements, n'ayant ainsi rien à envier aux créations contemporaines des palais de l'Alhambra et du Generalife voulues par les souverains nasrides à Grenade.

  • Un panorama de tous les imaginaires inspirés par la culture celte : de la fartasy au heavy metal en passant par l'art ou les jeux, et sans oublier des articles historiques et des points culturels spécifiques, une véritable bible pour les fans de celtisme

  • Une plongée sensible dans la réalité de l'inventaire du patrimoine kanak et du minutieux travail d'enquête mené par Roger Boulay durant deux décennies.

    Roger Boulay, collaborateur de l'Agence du Développement de la Culture Kanak de 1979 à 1998, se vit confier par Jean-Marie Tjibaou et son équipe, une exceptionnelle mission d'Inventaire du Patrimoine Kanak Dispersé (IPKD) dans les musées et collections publiques du monde entier. Il réalisa cet important travail de recensement en étroite collaboration avec Emmanuel Kasarhérou, aujourd'hui président du musée du quai Branly - Jacques Chirac. Un minutieux travail d'enquête documenté par plus de 3 000 croquis et fines aquarelles des objets inventoriés.

    À travers un dialogue entre les carnets originaux et des oeuvres conservées au musée, l'exposition propose d'entraîner les visiteurs dans « l'aventure de l'inventaire », de manière à en appréhender la réalité concrète et de mettre en lumière les étapes, les acteurs et les enjeux mémoriels de cette mission colossale.

  • Art africain

    Franziska Bolz

    Le continent africain est le second plus grand au monde après l'Asie et sa surface est à peu près trois fois celle de l'Europe. Il compte environ un milliard d'habitants, parlant plus de 2000 langues et dialectes locaux différents. Les échanges commerciaux entre l'Europe et l'Afrique se sont inensifiées au XVe siècle. Plus tard, les colonisateurs ont développés des infrastructures afin d'agrandir leur puissance économique. Selon eux, l'Afrique était un continent sans passé historique qu'il fallait découvrir et civiliser.

    Les objets que vous allez découvrir dans ce livre datent de différentes époques et sont classés par régions géographiques présentées d'ouest en est. Ce classement est conforme au concept "d'Afrique noire". Les zones situées sous le désert du Sahara sont rassemblés sous ce terme comme un seul et même espace homogène.

    Un superbe livre à découvrir pour tous les afficionados de la culture africaine.

  • The collection " Des jeux, de l'art, une histoire ! "invites children and adults to discover artistic periods by following the stories of great characters.
    These books, in a nomadic format, offer fun and creative activities that allow children to project themselves into the lives of these heroes and take them on a journey of discovery of emblematic works of art of the period approached with keys to learning and understanding.

  • Entrer dans l'arène, affronter la toile, c'est combattre, tant il est vrai que la création a partie liée avec la mort... Barcelo, Botero, Dalí, Gustave Doré, Goya, Manet, Masson, Picasso, Solana, Viallat, Zuloaga, tous ont exploré leur fascination pour la corrida et les valeurs qu'elle partage avec l'art authentique. Alors même qu'un Picasso confesse son impuissance à transposer le spectacle sur la toile, au risque pour certains de sombrer dans l'espagnolade, la couleur locale ou le kitsch, nombreux sont les artistes à s'y aventurer. De la radicalité des eaux-fortes de Goya aux formes immémoriales des couvercles en métal de Viallat, dramaturgie, érotisme, violence, sacrifice, sacralité, intemporalité sont convoqués dans une inlassable remise en jeu du métier.Aucune étude ne s'est encore proposée d'envisager sur un temps long les échanges féconds entre art et tauromachie, ni d'en interroger les principaux enjeux. Pourquoi les artistes s'acharnent-ils à peindre la corrida, avec quelle passion, sur quelles terres secrètes  ? Interrogations d'autant plus vives qu'elles se posent à une époque où la culture taurine divise les  aficionados  et leurs adversaires, en France et jusqu'en Espagne, où les uns demandent à la  loi d'abroger cette pratique décrétée cruelle et barbare, quand les autres aspirent à en obtenir le classement au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO.
    Variant les lectures, à la fois iconographique, historique et poétique, ce livre pionnier perce à jour l'acharnement des artistes à fondre la tauromachie dans leur pratique. Ozvan Bottois analyse la représentation de la corrida en soi -  le toro, le torero, la corrida et son rituel  -, mais également la façon dont elle s'articule avec les différents contextes culturels, identitaires et politiques. Il étudie aussi le mythe et la poétique de l'arène, dégageant ainsi la portée universelle que les artistes assignent au choc du taureau et de l'homme sous le regard de la foule, véritable choeur antique. Un même désir anime artistes et toreros, celui du  duende, cette grâce ou cette confirmation que la corrida peut être affaire de peinture, un art dans l'art, une nécessité dans la création.

  • Oceanie

    Collectif

    La grande monographie sur l'Océanie, par un collectif d'auteurs : Nicholas THOMAS, Peter BRUNT, Anne SALMOND, Emmanuel KASARHEROU, Sean MALLON. Cet ouvrage rassemble les dernières études en date réalisées par les plus grands experts du domaine et illustre cet éventail éblouissant englobant de nombreux objets issus de cette région et présente une nouvelle compréhension de l'art d'Océanie, illustrée par des images de nombreuses oeuvres jamais publiées auparavant

  • Depuis des temps immémoriaux, la Chine s'est intéressée au Grand récit de l'Univers. Dès les premières dynasties, des guetteurs du ciel relèvent le mouvement des corps célestes. La cosmologie devient science d'État et les souverains - les fils du Ciel - les garants de la mise en écho du Ciel et de l'empire. L'histoire de ces épousailles entre le Ciel et la Terre peut se déchiffrer à travers le prisme du jade.
    Seul le jade est en mesure d'établir un pont de cinquante siècles et d'offrir simultanément un miroir réfléchissant le Ciel, la Terre et les hommes. Symboles emblématiques, bestiaire mythique et instruments rituels illustrent ce propos, invitant le public à découvrir quelque 200 oeuvres insignes. Des pans inédits de la civilisation chinoise sont abordés, éclairés, par l'archéologie, l'anthropologie ou l'astronomie. Cette approche pluridisciplinaire est facilitée par une médiation simple sans pour autant se départir des questions existentielles qui impliquent aujourd'hui l'humanité toute entière.

  • Conflit interminable et, pour beaucoup, insoluble, le conflit Israélo-palestinien occupe dans les affaires internationales une place importante.
    Il suscite des prises de position contradictoires, les uns prenant fait et cause pour Israël, les autres pour les Palestiniens et les États arabes. Abondamment couvert par les médias, certains commentaires permettent de faire progresser notre connaissance du conflit, bien d'autres expriment des partis pris et nourrissent clichés, préjugés, idées reçues.
    Ce livre présente les données historiques et politiques de base, mais également des éléments de réflexion indispensables à tout débat.
    Pour ne plus se contenter des idées reçues, Alain Dieckoff dissipe les malentendus et répond aux questions essentielles.   

  • L'étude de la culture artistique andalouse permet de retracer une grande partie de l'histoire de la Méditerranée et de l'Occident européen. Carrefour de civilisations, lieu d'échange, d'influences opposées et complémentaires, l'Andalousie a aussi su forger et exporter des caractères qui lui sont propres.

    Longtemps principale province de l'Empire romain, le territoire andalou fut partagé, au Moyen Âge, entre Wisigoths et Byzantins. A l'époque moderne, la Renaissance impériale fit éclore un véritable printemps italianisant dans le sud de l'Espagne. Et sous Charles Quint, Grenade et Séville devinrent des villes privilégiées. La Contre-Réforme ne réussit pas à mettre un frein au dynamisme du XVIe siècle et le baroque andalou adapta la culture au rituel religieux.

    Cette créativité s'est maintenue durant les XIXe et XXe siècles, culminant avec l'Exposition universelle de 1992 à Séville. Ainsi, malgré les vicissitudes de l'histoire, la culture andalouse est-elle parvenue à conserver un patrimoine incroyablement riche et varié. Par de nombreux aspects, son héritage exceptionnel se révèle absolument unique dans l'Occident européen.

  • « Les peintures de la voix ». Cette expression que Voltaire appliquait à toutes les formes d'écriture, est parfaitement adaptée aux anciens manuscrits mexicains où l'image a une place prépondérante.

    Ce recueil qui s'apparente à un guide à contenu didactique, s'attache à décrire et à analyser d'une manière générale les codex mexicains (aztèques et mixtèques) et à montrer quelle fut leur originalité. Il souligne aussi leur valeur documentaire et esthétique. Ils constituent des sources privilégiées pour la connaissance des cultures anciennes du Mexique et reflètent des éléments fondamentaux d'un monde qui a brutalement disparu.

    Il s'agit de familiariser le lecteur avec un monde ignoré et de lui proposer un premier contact, une sorte de parcours initiatique sans difficulté majeure, tout au long duquel il trouvera une riche iconographie et quelques explications élémentaires sur l'histoire et sur la signification de ces manuscrits.

    Le foisonnement des images, le mystère qu'elles recèlent dans les rares codex antérieurs à la conquête et ensuite dans leur évolution postérieure, proposent aux lecteurs la surprise d'un choc exotique.

  • Les We vivent dans les forêts de la frontière occidentale de la Côte d'Ivoire. Leur nom signifie « les hommes qui pardonnent facilement ». Dans la vie sociale de ce peuple, la cellule familiale joue un rôle important. Chaque famille est conduite par un patriarche, révéré pour sa sagesse et sa richesse, à qui incombe de superviser la vie du clan. Il organise les mariages, règle les conflits et influence la vie religieuse.
    Longtemps désignés sous d'autres appellations (Guere, Wobe, Kran), les We vivent de part et d'autre de la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire - et sont de ce fait considérés, dans les deux pays, comme une population « périphérique ». Il s'agit d'une civilisation de masques, aux antipodes d'autres sociétés qui en sont dépourvues (tels les Ashanti, au Ghana).
    Leurs masques, pourtant, par leur hardiesse plastique, furent parmi les premiers à subjuguer les artistes cubistes en Occident. Kahnweiler, le célèbre marchand d'art de Picasso, racontait que l'artiste possédait un masque wobe et que c'est justement son étude qui poussa Picasso vers des évolutions si innovantes.
    Insolites, exubérants, fantasmagoriques, leurs masques surprirent par leur diversité et leur éblouissante inventivité formelle. Ils ont également influencé les oeuvres de peuples voisins. Au point que leur art, loin d'être isolé, à l'écart, perdu dans la forêt, apparaît comme une clé de voûte, un pivot - si l'on cesse de croire que la création obéit aux découpages coloniaux.
    Avec ce constat majeur : il s'agit bien d'une civilisation de masques, tant ils sont abondants dans chaque village. Régissant tous les domaines (juridique, mystique, agricole), ils participent aux multiples phases de la vie. Cet art évolutif, mobile, implique une différence capitale par rapport aux créations d'autres peuples, chez lesquels la morphologie détermine aisément le sens, la portée, le type de cérémonies : chez les We, la forme ne permet jamais vraiment d'inscrire l'oeuvre dans une catégorie.

  • Une vision impressionniste des grands temples d'Angkor, dont les jeux de lumière rendent aux couleurs des pierres et de la végétation un éclat inédit, reflètant d'autant mieux l'éternelle fascination qu'a exercée Angkor sur tous les visiteurs.

  • Autour de quarante mythes fondateurs, la constellation d'extraits et d'images choisis au fil de trente siècles d'histoire littéraire et artistique, réflète l'extraordinaire fécondité de ces récits conjuguant le merveilleux, l'épique autant que la philosophie.

  • L'île de Pâques

    Collectif

    Depuis les premières explorations de James Cook ou de Jean-François de La Pérouse, l'île n'a pas cessé de nourrir l'imaginaire collectif occidental : elle reste la terre de tous les fantasmes et des récits les plus étranges. Comment a-t-on pu ériger plus de huit cents Moaï sur un territoire si réduit et si peu peuplé ? D'où viennent les premiers habitants ? Quelle est l'origine de leurs représentations sculptées et symboliques ? Quel bouleversement a transformé l'environnement de l'île en si peu de temps ? Comment peut-on vivre aujourd'hui dans une situation d'insularité si extrême ?

  • La Libye antique réunit deux régions qu'éloignent les rives désolées de la Grande Syrte et qu'opposent le climat, la géographie et l'histoire : la Cyrénaïque, à l'est, au relief tourmenté, îlot fertile parmi les espaces désertiques ; la Tripolitaine, à l'ouest, plate et sablonneuse, souvent aride.
    La première, colonie de Théra (Santorin), reste en contact étroit avec la Crète et la Grèce, tandis que la seconde se développe à partir des comptoirs commerciaux de Carthage. L'unification politique, due à Rome, l'unité spirituelle, réalisée par le christianisme puis par l'islam, ne supprimeront jamais cette dualité, encore perceptible aujourd'hui. Un égal rayonnement, toutefois, les unit, au long des treize siècles séparant la colonisation grecque (640 av.
    J.-C.) de la conquête arabe (642-698 apr. J.-C). En dépit des séismes, des invasions et des conquêtes, des guerres intestines et des insurrections sanglantes, telle celle des juifs, réprimée par Trajan au 11e siècle, les foyers restent immuables, sur une étroite et lumineuse bande côtière, livrant aux regards et au rêve des vues incomparables : terrasse de Cyrène, vouée à Apollon ; Sabratha la punique, romaine et byzantine ; théâtre maritime d'Apollonia, ou celui, emphatique, de Leptis, aux marbres polychromes tranchant sur le bleu de la mer ; douceur mélancolique des églises d'El Latrum (Érythron) et d'Apollonia...
    L'opulence est la marque de cette Afrique qui donnera à Rome l'un de ses plus grands souverains, Septime Sévère. La fécondité des terres en Cyrénaïque, fertrlés en fruits comme en céréales, propices à l'élevage des chevaux (les attelages d'Archésilas, victorieux à Delphes, furent chantés par Pindare) ; la culture du silphion, plante médicinale. négociée à prix d'or ; mais aussi le commerce en Méditerranée et le contrôle des routes caravanières par Cyrène et Leptis en rendent suffisamment compte.
    Cette munificence autorise, dès l'époque grecque classique, l'essor d'un urbanisme impressionnant qui ne cessera de s'amplifier lors des vastes pro-grammes d'expansion et de restauration menés à bien sous Ptolémée, Auguste, Hadrien ou Septime. La floraison des mosaïques, romaines à la villa Silin, chrétiennes et imprégnées de thèmes païens dans l'église de Gasr et Libia, exprime pareille richesse. Mais la sublime beauté de la statuaire grecque, hellénistique et romaine, dont les photographies de Gilles Mermet font jaillir lumière et relief, sont le point culminant du livre, animant d'un mouvement cyclique, sur fond noir, " la beauté qui déplace les lignes ".
    Sans visage pourtant, ou d'un geste le dévoilant à peine, les bustes funéraires de la nécropole de Cyrène, uniques dans la statuaire antique, inclassables et sans date, rappellent que l'exubérance vitale se fond aux ombres de la mort.

  • De l'époque carolingienne, on retient souvent l'immense stature de Charlemagne et le prestige de la dynastie qu'il inaugura. Volet initial d'un triptyque culturel annonçant les Ages roman et gothique, ce moment artistique est longtemps apparu comme l'apogée de la création haut médiévale, offrant la première grande définition des valeurs artistiques de l'Europe chrétienne. La synthèse qui nous est ici présentée dresse un panorama de l'art de cette période, mais va plus loin puisqu'elle en renouvelle l'approche. Elle se propose en effet de replacer l'art carolingien au fil d'une progression de bien plus ample volée, en se basant sur de nombreuses données inédites issues des recherches menées dans le champ de l'archéologie paléochrétienne et des arts du " premier " haut Moyen Age. Ainsi, la prise en compte des prémices, avec les réalisations importantes du règne de Pépin le Bref dès le milieu du VIIIe siècle, mais aussi l'analyse des oeuvres produites dans la mouvance de Charles le Chauve dans les décennies 840-870, ou encore l'attention portée au mécénat des hauts dignitaires, conduiront à une sensible réorientation de la réflexion sur le sujet. Enfin, l'accent mis sur l'étude de la finalité des oeuvres permettra de mieux appréhender l'esprit des concepteurs de cet art.

  • C'est une fascinante, multiple et mystérieuse Jordanie qui s'ouvre à nous au travers de ce magnifique ouvrage. Terre biblique au passé plus que millénaire, d'une richesse historique inestimable, la Jordanie est pourtant un tout jeune État dont la rapide prospérité est remarquable. À l'éclat de son patrimoine culturel dont Pétra demeure le joyau inoubliable s'ajoute une nature aux panoramas grandioses.
    Ainsi, de la beauté minérale du Wadi Rum aux rives de la mer Morte, de la vallée du Jourdain aux châteaux du désert, la Jordanie, à la légendaire hospitalité, s'offre-t-elle comme un pays d'exception.

empty