• Nu avec Picasso Nouv.

    Nu avec Picasso

    Enki Bilal

    • Points
    • 4 Novembre 2021

    Dans une déambulation hallucinée dans les couloirs du Musée Picasso, Enki Bilal nous fait toucher du doigt l'oeuvre du peintre espagnol lors d'une nuit aussi envoûtante qu'étonnante. Il y croise le grand maître lui-même, ses muses, ses modèles et Goya, son idole.

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  • Je suis le carnet de Dora Maar Nouv.

    Il était resté glissé dans la poche intérieure du vieil étui en cuir acheté sur Internet. Un tout petit répertoire, comme ceux vendus avec les recharges annuelles des agendas, daté de 1951.
    A : Aragon. B : Breton, Brassaï, Balthus... J'ai feuilleté avec sidération ces pages un peu jaunies. C : Cocteau, Chagall... E : Éluard... G : Giacometti... Chaque fois, leur numéro de téléphone, souvent une adresse. Vingt pages où s'alignent les plus grands artistes de l'après-guerre. Qui pouvait bien connaître et frayer parmi ces génies du XXe siècle ?
    Il m'a fallu trois mois pour savoir que j'avais en main le carnet de Dora Maar.
    Il m'a fallu deux ans pour faire parler ce répertoire, comprendre la place de chacun dans sa vie et son carnet d'adresses, et approcher le mystère et les secrets de la « femme qui pleure ». Dora Maar, la grande photographe qui se donne à Picasso, puis, détruite par la passion, la peintre recluse qui s'abandonne à Dieu.

    B. B.

  • Une nouvelle édition, avec changement de couverture, reliure à lacets, et impression en double-pages non séparées de cette somme exceptionnelle sur La peinture chinoise, riche de plus de deux millénaires de développement et d'invention, sur le même principe à succès que la réédition de L'estampe Japonaise en 2018.

  • Avec Bacon

    Franck Maubert

    « Il n'est que dix heures du matin. Il dégoupille le muselet de métal et fait sauter le bouchon. Le rire quasi continu de Bacon, sa bonne humeur tranchent avec le désespoir que dégagent ses tableaux. Je saisis qu'il y a un sens aigu du tragique en lui, mêlé au comique, comme chez Shakespeare, un autre de ses auteurs de chevet. Est-il ce Dr Jekyll et Mr Hyde ? »

  • Véritable célébration des oiseaux, ce coffret, accompagné d'un livret explicatif, déploie en format accordéon plus d'une soixantaine d'oeuvres des plus grands maîtres de l'estampe japonaise. Délicates mésanges sur des cerisiers en fleur, paons majestueux faisant la roue, hirondelles gracieuses en plein vol, chouettes endormies sur fond de ciel de pleine lune ou cacatoès aux ramages chatoyants, tous ces oiseaux révèlent la virtuosité, le raffinement et le don de l'observation de ces artistes intemporels. De Keisai, Keibun et Hokusai à Hiroshige et Koson, ces estampes subliment la beauté de la nature.

  • L'art nouveau est un mouvement artistique apparu à la fin du XIXe.
    Il s'oppose à la révolution industrielle. La nature est donc au coeur de cet art.
    Il se caractérise par l'utilisation récurrente de formes ondoyantes et enchevêtrées, de volutes, d'enroulements et d'arabesques. Les plantes et les fleurs sont également mises à l'honneur.
    Dans cet ouvrage, vous découvrirez l'Art nouveau à Amsterdam mais aussi à Glasgow et Chicago.
    Vous découvrirez d'abord l'Art nouveau en Ecosse avec ses artistes célèbres tels que Charles Rennie Mckintosh ou Frances MacDonald.
    Ensuite les artistes néerlandais du « Nieuwe Kunst » tels que Jac.van den Bosch, Jan Toorop etc Puis les artistes américains tels que Louis Comfort Tiffanny, Louis Sullivan, William Henry Bradley...

  • Dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, de nombreux peintres furent attirés par les paysages de la Provence. Ses caractéristiques géographiques - un territoire qui s'étend de la Méditerranée jusqu'à la chaîne alpine - autant que sa longue et riche histoire, lui confèrent une place d'exception.
    Quelques personnalités vont rompre avec ces conventions et amorcer un renouveau qui a pour particularité d'exprimer la singularité de la lumière provençale, tels que Joseph Vernet, Hubert Robert et ensuite Cézanne et Van Gogh. La lumière tranchante et irradiante du Midi, sa nature pleine de contrastes ne peuvent manquer de séduire les impressionnistes et néo-impressionnistes français et étrangers : Monet, Renoir, Signac, Cross, Van Rysselberghe ... À leur suite, les fauves trouvent en Provence le champ de prédilection de leurs expérimentations sur la couleur.
    Au fil des générations, jamais ne se dément l'attrait de cette région où les grands maîtres de l'art du XXe siècle, Matisse et Picasso, puisent aussi leurs ressources et leurs motifs pour définitivement faire entrer la Provence dans la légende des peintres modernes.

  • Apprendre à regarder un tableau suppose, avant toute chose, que l'on veuille bien, littéralement, en croire ses yeux.
    Qui n'a pas rêvé, en visitant un musée, de posséder les clés pour décrypter un tableau ? Françoise Barbe-Gall part des impressions ressenties face à la toile et nous entraîne à aiguiser notre regard. Grâce à la clarté du propos et à la simplicité de la démonstration, tout devient lumineux et accessible.
    Le discours tourne le dos à l'enseignement traditionnel de l'histoire de l'art. Il nous invite à suivre nos impressions pour prendre peu à peu conscience du sens des oeuvres : Giotto, Rembrandt, Vermeer, Goya, Hopper, Rothko...
    Et l'art devient limpide.

    42 TABLEAUX MAJEURS À REGARDER ET À COMPRENDRE.
    Analyse de l'oeuvre « pas à pas ».
    Détails mis en lumière.
    42 PAGES POST SCRIPTUM POUR ALLER ENCORE PLUS LOIN.
    Repères historiques et culturels.
    Tableaux complémentaires.

  • Chaissac et CoBrA : sous le signe du serpent Nouv.

    Bien qu'ils ne se soient jamais rencontrés, les artistes du groupe CoBrA (actif entre 1948 et 1951) et le peintre Gaston Chaissac (1910-1964) partagent une même vision créatrice. Rejetant le savoir et l'apprentissage, ils privilégient un art basé sur l'imagination et la spontanéité.Si les premiers témoignent de la vitalité de la scène nordique, dont ils sont originaires - le nom de CoBrA reprenant les premières lettres des villes de résidence des membres du groupe (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam) -, c'est pourtant dans la capitale française que nombre d'entre eux s'établiront et se feront connaître. Leurs audaces formelles et chromatiques, à travers les références aux arts premiers ou aux dessins d'enfants, trouvent un écho dans l'oeuvre du marginal autodidacte qu'est Gaston Chaissac. Ce dernier, admiré par Jean Dubuffet, fut encouragé à dessiner par le peintre Otto Freundlich et développa une oeuvre très originale, multipliant les expériences picturales aux graphismes affirmés sur des matériaux récupérés, ainsi qu'un important corpus épistolaire et poétique. Chez ces artistes - réunis pour la première fois -, l'intensité des couleurs associée à une énergie linéaire instinctive donnent lieu à une expressivité presque magique, où la forme serpentine se complaît souvent.

  • 365 jours avec Sempé

    Collectif

    • Play bac
    • 16 Octobre 2019

    Les plus beaux dessins de Jean-Jacques Sempé reunis dans un calendrier chevalet. Chaque jour, voyagez à travers l'humour et la poésie de ce célèbre dessinateur .

  • Pendant plus de quarante ans, entre 1863 et 1905, se sont déployés les parcours de nombreux artistes singuliers et novateurs. Qu'ils se nomment Manet, Degas ou Monet, Renoir, Cézanne ou Pissarro, qu'il s'agisse de Gauguin ou de Seurat, de Van Gogh ou de Toulouse-Lautrec, tous misent sur une indépendance et affirment de nouvelles manières de peindre. Tandis que certains ont été dénommés impressionnistes par dérision, d'autres les ont accompagnés, suivis ou dépassés.
    Comment retracer leur histoire au plus près ? En leur emboîtant le pas année après année, en les suivant au quotidien, dans leur époque. Ils étudient dans un atelier libre, se réunissent au café, conçoivent des expositions. Ils partent à Chatou ou en bord de mer, dans le Midi ou aux Marquises. Ils posent leur chevalet face à une cathédrale ou des tempêtes. Ils rendent le fugitif d'une perception, usent d'une technique large, privilégient les couleurs claires. Ils montrent la vie moderne, peignent le Paris d'Haussmann, se divisent pendant l'affaire Dreyfus. Ils scandalisent ou enthousiasment. Une révolution artistique et symbolique s'engage.
    Une histoire vivante et foisonnante, richement illustrée, qui s'appuie sur les lettres des artistes à qui elle donne la parole.

  • Farah Atassi, Janis Avotinš, Zander Blom, Guillaume Bresson, Sol Calero, Nicolas Chardon, Mathieu Cherkit, Jean Claracq, Philippe Decrauzat, Stelios Faitakis, Jonathan Gardner, Miryam Haddad, Kei Imazu, Alexandre Lenoir, Turiya Magadlela, Maude Maris, Landon Metz, Anne Neukamp, Toyin Ojih Odutola, Gavin Perry, Li Qing, Raphaëlle Ricol, Nicolas Roggy, Chloë Sai Breil-Dupont, Matt Saunders, Avery Singer, Soil Thornton, Patricia Treib, Rezi van Lankveld, Lesley Vance.

  • Cet ouvrage très richement illustré révèle les secrets des grands tableaux : comment les matériaux, les techniques et les idées ont évolué au fil des siècles, inspirant les artistes et leur donnant les moyens de créer leurs plus célèbres oeuvres. De l'usage des premiers pigments à la perspective linéaire de la Renaissance, l'influence de la photographie, l'impressionnisme ou encore l'avènement de l'art moderne, cet ouvrage suit chaque pas de l'évolution de la peinture depuis 25 000 ans.
    Détails, pigments, gammes chromatiques, photographies de technique ou de restauration rythment l'ensemble de cette histoire de la peinture.

  • La plupart du temps, quand un peintre choisit de traiter un sujet philosophique, il peint un texte. Un texte ou une phrase de ce texte, un moment de ce texte, voire un mot. Comme il est difficile de peindre une idée, il lui faut peindre un clin d'oeil qui dira cette idée à laquelle se résume la totalité de la pensée du philosophe : ce clin d'oeil est un détail, or le diable est dans les détails. Ce qu'il faut voir dans une peinture que je dirai philosophique, c'est le détail qui résume cette philosophie.
    Pour Anaxagore, c'est une lampe à huile, des légumes pour Pythagore, une cruche pour Socrate et Xanthippe, des larmes pour Héraclite, un rire pour Démocrite, une coupe pour Socrate, une lanterne pour Diogène, une caverne pour Platon, un crocodile pour Aristote, une lancette pour Sénèque, un pain pour Marc-Aurèle, une coquille pour Augustin, ceci pour rester dans les limites de la philosophie antique.
    De Pythagore à Derrida, via Descartes et Kant, Montaigne et Rousseau, Voltaire et Nietzsche parmi d'autres, en trente-quatre toiles, donc en trente-quatre philosophes, Michel Onfray propose une histoire de la philosophie par la peinture !

  • Femmes : 100 chefs-d'oeuvre de la peinture Nouv.

    « Un sein, c'est rond, c'est chaud. Si Dieu n'avait créé la gorge de la femme, je ne sais si j'aurais été peintre. ».
    Auguste Renoir.

    Visite guidée.
    Salle 1 - Poses d'apparat et portraits privés.
    Salle 2 - La grâce et la beauté.
    Salle 3 - Vêtues ou dévoilées.
    Salle 4 - Beautés d'ici et d'ailleurs.
    Salle 5 - Le mystère et le rêve.

    La femme offre, à travers la peinture, les mille et une facettes de sa beauté. Il faudrait en réalité parler de « beautés » au pluriel, tant les critères sont fonction de la subjectivité de l'époque. Blonde pulpeuse, nymphe diaphane, bourgeoise vertueuse, provocante nudité, royale distance : il n'existe pas un idéal de beauté, mais, à travers les siècles, et à travers les peintres, une illustration parfaite de l'éternel féminin.

  • Il me semble qu'il n'y a que des semaines qu'on m'appelait "le petit Vallotton" . La vie est une fumée, on se débat, on s'illusionne, on s'accroche à des fantômes qui cèdent sous la main, et la mort est là. [... ] Il reste la peinture, heureusement. Félix Vallotton, Journal 1921

  • L'ouvrage de Georges Roque, l'un des plus grands spécialistes mondiaux de la couleur en art, est consacré au pigment rouge tiré de la cochenille, insecte hémiptère que les peintres ont utilisé à partir de la seconde moitié du XVIe siècle.
    Il entreprend de remonter à la création de cette couleur qui, comme d'autres dès le Moyen Âge, était obtenue par la préparation, le broyage d'insectes, de plantes, de minéraux ou de mollusques.
    La méthode proposée rompt avec la façon commune d'approcher les couleurs, généralement analysées avant tout sous l'angle esthétique. Il s'agit, à partir du cas particulier de la cochenille, d'aborder la couleur comme la partie d'un tout complexe dans lequel la valeur esthétique est certes présente, mais corrélée à la valeur économique et à la valeur sociopolitique. Originale et plurielle, la démarche de Georges Roque convoque aussi bien l'histoire économique et l'industrie textile que les disciplines scientifiques de pointe. De Séville à Venise et à Amsterdam, il invite ainsi à porter un regard neuf sur les chefs-d'oeuvre de Velázquez, Titien, Véronèse, Rembrandt, Renoir ou Van Gogh.

  • Paris, 1900 : une révolution s'engage au temps de la Belle Époque. « L'art pour tous ! », clament les artistes qui exposent « sans jury ni récompense ». Cofondateur du Salon des Indépendants, Paul Signac s'impose comme le théoricien des « impressionnistes dits scientifiques ». Il divise la couleur en taches pures et serrées sur la toile pour que la forme surgisse du mélange optique : il ambitionne un art total entre le paradis perdu de l'âge d'or et l'utopie sociale. Il défend une peinture positiviste, promoteur d'une modernité technique et politique. Ses compagnons répandent le style « pointilliste » comme une traînée de poudre de Paris à Bruxelles : les « néos » exaltent les lendemains qui chantent. L'artiste pose en intellectuel engagé, sous la plume de critiques tels que Fénéon, à l'époque de l'affaire Dreyfus.
    Un corpus grandiose de peintures et d'oeuvres graphiques de Signac et des avant-gardes, des impressionnistes (Monet et Morisot) aux fauves (Dufy, Friesz, Marquet) : symbolistes (Gauguin, Mucha, Redon), nabis (Bonnard, Denis, Lacombe, Sérusier, Ranson, Vallotton), néo-impressionnistes (Cross, Guillaumin, Luce, Pissarro, Seurat, Van Rysselberghe), témoins de la vie parisienne (Anquetin, Degas, Lautrec, Picasso, Steinlen). Une collection privée d'exception pour la première fois exposée dans son ensemble.
    Catalogue officiel de l'exposition Paris 1900 et le postimpressionnisme - Signac et les Indépendants du 28 mars au 27 septembre 2020 au musée des Beaux-Arts de Montréal.

  • La contemplation d'un tableau ne se résume pas à une simple expérience visuelle. Depuis des siècles, le langage muet de la peinture est riche en équivoques et attise sans cesse notre curiosité, à la suite de celle des collectionneurs et des historiens de l'art.
      Ce livre recense et explore cent des plus célèbres de ces énigmes de la peinture : cent cas fameux qui ont rempli des livres entiers d'érudition, la plupart du temps en vain, sans livrer toujours la clef de leur mystère. L'ouvrage nous raconte les péripéties et les rebondissements infinis de ces enquêtes, non sans proposer çà et là quelques pistes susceptibles de percer les secrets de ces oeuvres.
    Il y a d'abord le mystère de la main à laquelle est due un oeuvre.
    Il y a aussi le mystère du modèle : quel est le personnage représenté  ?
    Puis viennent toutes les incertitudes entretenues par les artistes quant à l'identité du sujet, pour en multiplier le sens, évoquer une vérité profonde ou nous égarer dans l'étrangeté ou la dérision  : par exemple, pour quelle mystérieuse raison Hans Holbein le Jeune a-t-il intégré, au premier plan de son célèbre tableau Les Ambassadeurs, une image déformée d'un crâne au moyen d'une vertigineuse anamorphose  ?
    Ces tableaux nous séduisent aussi car nous éprouvons une certaine fascination face au tour de force illusionniste de l'artiste, au mystère lié au phénomène de la représentation. Entrer dans une image revient souvent à perdre de vue notre réalité bien tangible pour pénétrer dans un monde fait de leurres autant que de vérités, à la merci des dispositifs plus ou moins honnêtes et des stratagèmes plus ou moins trompeurs de l'artiste même le mieux intentionné. Qui observe qui dans les Ménines de Vélasquez dont le jeu de regards démultipliés par l'artiste, représenté lui-même en train de peindre sa toile, incluent jusqu'au couple royal invisible, hormis dans le reflet d'un miroir ?
    Et aussi, combien y a-t-il de tableaux dans ce tableau ?

  • « Celui qui restera à la postérité est l'homme qui peint sa propre époque et les scènes de la vie quotidienne autour de lui. ».

    Visite guidée.
    Salle 1 - L'école de l'Hudson River.
    Salle 2 - Les grands modèles.
    Salle 3 - Dans le sillage du groupe des Ten.
    Salle 4 - Anciens et modernes.

    Grâce à cette exposition consacrée aux maîtres américains des xixe et xxe siècle, découvrez 70 tableaux d'artistes tels Mary Cassatt, Winslow Homer, Childe Hassam, Mary Fairchild, Edward Hopper... Influencés par les modes d'expression artistiques européens, ces peintres ont su trouver leur propre voie et défendre leurs intérêts artistiques, que ce soit à travers la représentation de paysages grandioses, de portraits ou de scènes d'intérieur.

  • « Le Louvre est le livre dans lequel nous apprenons à lire. ».

    Visite guidée.
    Salle 1 - Histoire, mythologie et religion.
    Salle 2 - Portraits et autoportraits.
    Salle 3 - Natures mortes et paysages.
    Salle 4 - Scènes de la vie quotidienne.

    Grâce à cette exposition consacrée aux trésors picturaux du Louvre, découvrez 70 tableaux emblématiques du musée le plus visité au monde. Léonard de Vinci, Van Eyck, Raphaël, Rembrandt, Fragonard, Watteau, Ingres, Delacroix et bien d'autres se succèdent au fil des pages à travers des oeuvres d'histoire, des représentations mythologiques et religieuses, des portraits, des natures mortes, des paysages et des scènes de la vie 01 Juillet 2021 quotidienne. Qu'elles soient célèbres ou peu connues, redécouvrir ces oeuvres est toujours un réel plaisir.

  • éloge de la lumière Nouv.

    Captant la clarté jaillie de la nuit, certaines oeuvres, d'une beauté unique, révèlent et enchantent les couleurs de l'ombre. Les collections de la Fondation Baur, musée des arts de l'Extrême-Orient, regorgent de ces perles rares, attirant visiteurs du monde entier.
    Au sein des vitrines dédiées aux grès chinois de l'époque Song (960-1279), les bols tenmoku aux revêtements irisés, parcourus de « fourrures de lièvre », de « gouttes d'huile » en sont d'extraordinaires témoignages ; plus proche dans le temps, au sein de l'ensemble exceptionnel de porcelaines chinoises monochromes des XVII et XVIIIème siècles, on peut aussi découvrir les « poussières de thé » ou les « noirs miroirs » aux reflets ondoyants. Dans les espaces aux éclairages tamisés dévolus à l'art japonais, nombre des objets réunis par Alfred Baur condensent une esthétique du demi-jour, si justement célébrée par le romancier Tanizaki Junichiro dans son incontournable Eloge de l'ombre. Ainsi le noir profond des objets en laque en particulier - fourreaux de sabres, boites à thé, à encens, écritoires - aux surfaces ciselées, polies, ajourées, attise poudres et fils d'or, incrustations de métal, de nacre ou d'émaux.
    C'est dans le sillage de cet héritage en clair-obscur que la Fondation Baur a souhaité accueillir le temps d'une exposition quelques-uns des chefs-d'oeuvre du maitre des « noirs lumière », Pierre Soulages. La complicité de son art nouée avec « l'épaisseur du silence » attachée selon les mots de Tanizaki, dans la culture visuelle de l'archipel, aux « couleurs des ténèbres », quoique purement contingente n'en est pas moins manifeste. Ses oeuvres ont parfois suscité des rapprochements avec la calligraphie ou la laque et pourraient aussi dialoguer avec la « peinture de l'envers » (urazaishiki) ; l'objet de cette exposition est de proposer une autre rencontre avec le Pays du soleil levant, née cette fois dans les lignes érigées, le son et la lumière perçant des forêts de bambous; à la « sculpture abstraite » née selon Pierre Soulages de l'« écriture des branches dans l'espace », répondent les tiges et les noeuds du bambou modelé en clair-obscur par un artiste d'exception, Tanabe Chikuunsai IV. Héritier de traditions et de techniques ancestrales, quatrième de sa génération, il travaille le végétal d'un regard neuf, sculptural et lumineux.

  • Ouvrage en lien avec l'exposition « Collection Nahmad, dix chefs-d'oeuvre » présentée au musée Picasso d'Antibes du 29 mai au 31 octobre 2021.

    Le musée Picasso propose une expérience inédite : au premier étage sont présentées dix oeuvres magistrales issues d'une des plus importantes collections privées au monde, la collection Nahmad : neuf célèbres peintures de Pablo Picasso, de 1905 à 1971, et une toile de 1954 de Mark Rothko en vis-à-vis du Concert de Nicolas de Staël. Picasso est ici chez lui : il est à Antibes, comme on est à l'être aimé. Rothko y vient pour la première fois, et pour y faire résonner en duo ses grands champs de teintes impalpables dans l'écho harmonieux des derniers accords chromatiques d'un autre virtuose de la couleur.
    Les salles accueillent une seule oeuvre, parfois deux. À rebours de l'exposition traditionnelle qui réunit et associe, il est là non plus question d'accumulation, mais de concentration et de réception de l'objet dans sa singularité pour la contemplation et l'interprétation. Chaque salle est alors l'écrin d'un seul motif de méditation, ou d'un dialogue subtil, pour offrir les conditions optimales au regard qui, sans hésiter et sans avoir à choisir, se pose sur le tableau pour mieux le voir et l'entendre. Plus qu'une exposition, une installation dans l'espace changeant des galeries du musée, pour une rencontre originale entre une oeuvre et une architecture, dans leurs lumières respectives, un voyage insolite en dix étapes pour partager l'exacte beauté de ces peintures.
    Jean-Louis Andral, Directeur du Musée Picasso Antibes

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