• Les légendes de la société matriarcale du Japon ancien sont peuplées de reines et d'impératrices, de prêtresses et de déesses. Le shintoïsme compte de nombreuses divinités féminines importantes, à commencer par la déesse du soleil Amaterasu, dont on dit que la famille impériale descend. Mais à partir du Ve siècle environ, avec l'introduction du bouddhisme et de la pensée confucéenne, les femmes ont été progressivement confinées à un rôle subalterne, bien que de nombreuses aristocrates aient réussi à préserver leur prestige.
    Au cours des siècles suivants, compte tenu de l'importance accordée aux oeuvres littéraires traitant de sujets amoureux, les femmes ont atteint l'excellence dans le domaine de l'écriture grâce à leur sensibilité, apportant une contribution fondamentale au développement de la littérature japonaise. On y trouve des auteurs célèbres de romans, de journaux intimes, de récits et de poèmes : au début du XIe siècle date le Genji monogatari, selon certains le premier roman moderne, écrit par une dame de la cour, Murasaki Shikibu.
    A l'époque féodale, les femmes samouraïs qui se distinguaient par leur courage et leur habileté au combat ne manquaient pas ; à l'époque suivante, celle des Tokugawa (1603-1867), nous trouvons d'autres figures de proue dans divers domaines. Avec la période Meiji (1868-1912), la tendance à réduire la figure féminine dans une position d'infériorité n'a pas empêché à certaines femmes de se rebeller contre les règles imposées, gagnant un espace dans des domaines qui leur étaient jusqu'alors fermés, comme certaines formes de théâtre.
    Plus récemment, des artistes comme Yayoi Kusama ou Yoko Ono, des stylistes d'avant-garde comme Rei Kawakubo, des écrivains comme Natsuo Kirino et Banana Yoshimoto, sans oublier les nombreux mangaka à qui l'on doit certaines des bandes dessinées les plus réussies de ces dernières décennies, ont interprété au mieux l'esprit du temps ; et, enfin, les deux dernières impératrices, d'origine bourgeoise, ont sanctionné au siècle dernier une nouvelle ère pour le Japon et la maison régnante.

  • Cet ouvrage vous invite à voyager dans le temps et à découvrir les samouraïs, ces guerriers japonais légendaires, depuis leurs origines jusqu'à leur montée en puissance et leur disparition, mais aussi de découvrir leur riche héritage. Les samouraïs ou bushi comptent parmi les combattants les plus célèbres de l'histoire de la guerre et ceux qui ont généré le plus de mythes. Les samouraïs furent d'abord engagés pour protéger les domaines et les familles des riches propriétaires terriens et des seigneurs - leur nom vient du mot japonais signifiant " servir " -, ils unifièrent ensuite la nation et la dominèrent pendant sept siècles : les clans rivaux de samouraïs se battirent, intriguèrent et complotèrent les uns contre les autres, mais aussi contre le shogun et même contre l'empereur ! L'époque Sengoku (1467-1600) leur offrit sans doute leur apothéose, puisqu'ils purent tester leur courage et mettre à profit leurs compétences martiales.
    L'héritage des samouraïs perdura longtemps après leur démantèlement officiel lors de la restauration Meiji de 1868. Ces guerriers constituèrent dès lors un pilier de la culture populaire japonaise et influencèrent le monde entier, en matière de sport, de stratégies commerciales et d'arts martiaux. A l'aide d'une iconographie soigneusement sélectionnée, ce livre vous offre un voyage dans le monde des bushi et vous permet de les découvrir aussi à travers leurs représentations dans les films, à la télévision, dans les anime, les mangas, les jeux vidéo et d'autres supports de la culture populaire du Japon et d'ailleurs.

  • L'historiographie de la guerre d'Indochine s'enrichit pour la première fois d'un dictionnaire embrassant l'essentiel des thèmes du conflit qui, entre 1945 et 1954, marque pour l'Empire français les débuts de la décolonisation. Les recherches effectuées par une cinquantaine de spécialistes civils et militaires débouchent sur la rédaction d'un millier d'entrées permettant d'éclairer des sujets ou des figures qui bien souvent ne sont traités que de manière succincte dans la plupart des ouvrages. Dans cette perspective, le Dictionnaire de la guerre d'Indochine constitue un document de travail exceptionnel et unique pour tous ceux qui se passionnent pour cette période, qui trouveront, dans ses pages, réponses à nombre de questions. La richesse de l'ouvrage tient en la grande diversité des thèmes traités : les aspects militaires et techniques du conflit et côtoient des notices culturelles ou littéraires relatives à la guerre. Les nombreuses entrées présentant le contexte international et les biographies succinctes des responsables politiques et militaires, partisans ou opposants, permettent, par ailleurs, une meilleure compréhension des événements qui ont secoué la péninsule indochinoise. Afin d'éviter une lecture trop « franco-française » de l'histoire, une attention particulière a été portée aux entrées intéressant les pays de l'ex-Indochine française, et principalement les mouvements politiques et personnages qui ont agi pour l'indépendance du Vietnam. Le rôle des États-Unis, ou encore de la Chine, fait aussi l'objet de développements.
    Le Dictionnaire de la guerre d'Indochine vient combler un manque et apporte une contribution essentielle à l'historiographie de la guerre, du début de l'engagement des Français, en 1945, à leur départ définitif du Vietnam, deux ans après la défaite de Diên Biên Phu. Il représente un indispensable référent pour tous ceux qui travaillent sur le sujet ou souhaitent simplement développer leur connaissance.

  • Capitale diplomatique de l'empire du Milieu au tournant du xxe siècle, Tianjin suscite la convoitise de toutes les puissances de la planète en quête de concessions territoriales. L'audacieux vice-roi Li convertit alors le siège de son pouvoir en un laboratoire de la « modernité » urbaine. La guerre des Boxeurs durant l'été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : des quartiers entiers sont détruits et de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, les puissances étrangères fondent le premier gouvernement international de l'époque contemporaine. Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès le début, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.

  • 13 chapitres à la fois détaillés et ludiques (illustrations, photos, infos touristiques...) sur L'Histoire du Japon, qui couvrent de la période paléolithique jusqu'à l'ère contemporaine de Reiwa.
    L'histoire du Japon, des origines à nos jours, racontée à travers les personnalités et événements principaux, notamment le Japon dans la Seconde Guerre mondiale, les récents mouvements politico-économiques, l'accident de Fukushima et bien d'autres actualités...

    Objectif : comprendre aisément toute l'histoire du Japon, du paléolithique à nos jours, mais aussi comprendre le Japon d'aujourd'hui. Plusieurs points de vue sont envisagés : politique, société, économie, vie quotidienne et culture.

    À travers cet ouvrage, les lecteurs pourront découvrir les charmes de ce pays, ainsi que l'origine du comportement et de l'opinion des Japonais.

    L'ouvrage est parsemé de photos, conseils ludiques et informations pratiques à destination des touristes (présenté par Koto, la mascotte du livre).

  • Après avoir conquis le monde par l'économie, la Chine invente une néo-dictature, entièrement remodelée par les nouvelles technologies. Et cela concerne le monde !
    Le chef de l'État, Xi Jinping, concentre aujourd'hui un pouvoir tel que Mao n'en a jamais détenu. À l'intérieur, la Chine est en train d'arriver à un Etat de surveillance parfait : les technologies les plus modernes, notamment l'intelligence artificielle, doivent propulser l'économie chinoise dans le futur tout en recueillant, en reliant et en exploitant dans de gigantesques banques de données chaque pas et chaque pensée de tous les citoyens et de tous les visiteurs. L'objectif est le contrôle total du Parti sur tout et sur tous avec pour mesure étalon le fameux « crédit social ». Ainsi naît une Chine nouvelle qui se transforme en un défi direct pour les démocraties occidentales. Car dans sa politique extérieure, la Chine fait preuve d'une arrogance croissante jusqu'à mettre en péril les libertés dans les pays importateurs de ses technologies de surveillance.
    Dans ce livre choc, Kai Strittmatter, l'un des meilleurs connaisseurs de la Chine contemporaine, nous propulse au coeur d'une Chine digne d'Orwell. Il nous met en garde contre ses capacités d'influence à l'échelle mondiale. Il est temps pour les démocraties occidentales de réagir et de faire face avec lucidité.

  • La Chine et le monde musulman représentent aujourd'hui environ la moitié de l'humanité. L'histoire de leurs relations est ancienne. Elles sont à l'origine de constructions impériales et de phénomènes d'acculturation qui ont façonné l'Eurasie et le Moyen-Orient. Leurs échanges se développent aux XIIIe et XIVe siècles sous l'impulsion de dynasties mongoles. Le choc de la modernité européenne a modifié les rapports de force, mais il n'a pas été suivi d'une démocratisation ou d'une occidentalisation de ces sociétés. De puissantes résistances s'y opposent. Atavismes ou traditions politiques réinventées semblent légitimer l'adhésion à des valeurs communes et des gouvernances autoritaires. En réalité, chaque acteur fait preuve d'un inépuisable pragmatisme avec des moyens de pression qui vont de la guérilla aux leviers idéologiques les plus divers.

  • Samouraïs

    Julien Peltier

    • Prisma
    • 16 Septembre 2021

    Hana wa sakuragi, hito wa bushi. « D'entre toutes les fleurs, la fleur du cerisier ; d'entre tous les hommes, le guerrier. » Le poème japonais qui ouvre ce livre donne le ton : vous pénétrez dans la légende des samouraïs, dont les vies ont été émaillées de hauts faits d'armes et de destins tragiques.
    En voici quelques exemples :
    Le premier est Yoshitsune, l'archétype du héros tragique, assassiné dans la fleur de l'âge par son demi-frère. Son destin inspirera le Dit des Heike, célèbre épopée classée au patrimoine de l'Unesco.
    Saviez-vous qu'il avait existé des femmes samouraïs ? Tomoe, redoutable princesse guerrière à la beauté incomparable, est la plus célèbre.
    Akira Kurosawa ne s'est pas trompé en adaptant au cinéma la vie de Shingen (Kagemusha, l'Ombre du guerrier), l'illustre seigneur de guerre de la période des Royaumes combattants. À la clef, la palme d'Or à Cannes en 1980 !
    Parti de rien, Hideyoshi que l'on surnommait « le singe » en raison de sa petite taille et de son faciès disgracieux, fera preuve d'un génie militaire.
    Ieyasu remporta la victoire à Sekigahara, la plus grande bataille de samouraïs de l'Histoire. Son adversaire Yukinaga est un étonnant exemple de conversion au catholicisme.
    Et que dire de Saïgo, dont l'histoire a inspiré le film Le Dernier Samouraï (Edward Zwick, 2003), avec Tom Cruise ?
    Tous sont entrés dans la légende et ont donné lieu à d'innombrables oeuvres littéraires, calligraphiées ou cinématographiques.

  • Aux yeux de l'Occident, le Japon a toujours été un mystère, nourri de clichés et de fantasmes : Cipango aux murs couverts d'or rêvée par Christophe Colomb, la terre de mission de François Xavier, l'empire soudain clos sur lui-même, l'adversaire acharné de la guerre d'Asie- Pacifique, la victime des premières bombes atomiques, l'inventeur du zen et de l'ikebana, le colossal concurrent technologique et commercial...
    L'histoire du Japon est d'abord celle d'un peuple épris de nouveauté, d'origine hétérogène, qui a su évoluer au contact d'autres mondes et se muer en État-nation impérial, puis industriel : la Chine lui apporte code, croyance, écriture, de quoi tisser une culture de son cru ; l'Occident échoue à le convertir au christianisme au XVIe siècle, mais, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, l'oblige à suivre son modèle technique sous peine de colonisation brutale.
    Le Japon, pourtant la référence économique suprême dans les années 1980, subit une récession sensible depuis le début des années 1990 et se retrouve aujourd'hui pris en tenaille entre la Chine et les États- Unis. Il n'en reste pas moins encore la troisième puissance économique mondiale, affiche sa présence sur tous les foyers de la mondialisation, diffuse tous azimuts les produits de son soft power et ne cesse d'innover et souvent de surprendre.
    À l'aube de l'ère Reiwa, Gérard Siary retrace le mouvement d'ouverture et de fermeture à l'ailleurs et à l'étranger, qui a toujours rythmé l'évolution de l'archipel et modelé son identité culturelle. Il aborde des thèmes souvent peu évoqués : image du Japon en France et à l'étranger, mythes et mythologie, racisme et minorités, diaspora, etc. C'est cette histoire renouvelée d'un peuple à nul autre pareil, qui a dû et su faire son miel de la prétendue « modernité », sans y perdre son âme ou son identité, qu'il nous raconte avec passion.

  • Que savons-nous vraiment des samouraïs, ces guerriers si chers à nos imaginaires occidentaux ? L'historien Pierre-François Souyri, fin connaisseur du Japon où il a longtemps vécu, raconte leur longue histoire, enrichie ici de récits anciens qui ont nourri leur geste. La légende de ces terribles guerriers, où un sens aigu de l'honneur le dispute souvent aux plus viles trahisons, n'y est jamais démentie.
    Pourtant, les samouraïs furent bien plus que de simples combattants aux moeurs exotiques. Ils ont évolué tout au long du millénaire que dura leur histoire et se sont adaptés aux réalités de leur temps. S'ils furent, lors des guerres médiévales, capables de la plus extrême violence, y compris envers eux-mêmes, ils s'imposèrent, dans les siècles qui suivirent, en administrateurs avisés, en hommes lettrés, pénétrés de poésie et de spiritualité, amateurs d'art, de thé ou de théâtre. Car - et ce n'est pas un paradoxe, mais la belle découverte de cet ouvrage -, si certains d'entre eux ne voulurent jamais rompre avec un passé révolu, nombre de samouraïs surent se porter aux avant-gardes politiques et intellectuelles, façonnant ainsi le Japon que nous connaissons aujourd'hui.

  • Le fascisme japonais (1931-1945) Nouv.

    Pourquoi un régime qui semblait devenir une démocratie libérale depuis la fin du XIXe siècle a-t-il emprunté dans les années 1930 une voie qui l'a fait comparer aux fascismes européens ?
    Contrairement à l'Italie et à l'Allemagne, le Japon a basculé dans l'ultranationalisme sans qu'un parti fasciste ne prenne le pouvoir et sans qu'on puisse distinguer un moment plus décisif que les autres.
    Convaincu que la démocratie n'a pas d'avenir si l'on ne cherche pas à comprendre la dynamique profonde de cette évolution, Maruyama Masao s'attache à mettre en lumière les singularités du cas japonais. Abordant tour à tour l'idéologie officielle, le rôle des mouvements d'extrême droite et la psychologie des dirigeants, il nous explique comment le système hérité de l'ère Meiji (1868-1912) a fini par engendrer ce « fascisme atrophié » qui a conduit son pays à un désastre pourtant prévisible.
    Écrite et publiée au lendemain de la guerre, cette analyse fit date et reste aujourd'hui encore incontournable.

  • Rouage essentiel du nouvel ordre mondial, la Chine ne peut se comprendre sans son histoire sociale, intellectuelle et politique. oeuvre d'une vie, résultat de cinquante années de recherches et référence indépassable, le livre de John Fairbank déploie le long récit de « l'empire du milieu » des cultures paléolithiques à nos jours.

    Scrutant les origines d'une civilisation vieille de 4 000 ans, l'auteur donne les clés de lecture d'une culture toujours fantasmée, pour le meilleur et pour le pire, par les Occidentaux. Il fallait la hauteur de vue et tout le talent de conteur de John Fairbank pour éclairer les tendances à long terme et les réalités contemporaines qui façonneront le futur de la Chine et celui du reste de la planète.

  • La communauté arménienne en France est forte de plus de 600 000 Français répartis dans les grandes métropoles comme Nice, Marseille, Valence, Romans, Villeurbanne, Lyon, Alfortville, Issy-les-Moulineaux, Clamart, Paris... Une diaspora active, omniprésente dans les milieux économiques, culturels, politiques et artistiques. C'est l'histoire de cette communauté, que ce soit en France ou à l'étranger, sa culture, son patrimoine, son rôle et son empreinte à travers les siècles, que les auteurs nous font découvrir au fil des pages. Leur histoire familiale marquée par l'exode ayant suivi le génocide de 1915, qui est celle de la majorité des Arméniens, ressemble à une fresque, rythmée d'images, de couleurs, d'événements et de péripéties, transmise par leurs parents et grands-parents. Un parcours d'intégration exemplaire qu'ils ont choisi ici de raconter sous la forme d'un dictionnaire personnel de 100 entrées de A à Z illustré de 250 images. Textes et documents se conjuguent pour faire connaître et aimer l'histoire des Arméniens, une diaspora riche d'une double culture, à la fois refuge et force.

  • À l'automne 1600, Tokugawa Ieyasu, l'un des plus fascinants personnages de l'histoire du Japon, sort vainqueur de la plus grande bataille de samouraïs jamais livrée. L'enjeu est de taille puisqu'il ne s'agit rien moins que de l'empire tout entier, enfin pacifié. Le suzerain de la maison Tokugawa sera le troisième des Unificateurs du pays. Avant de parvenir à engranger les dividendes de la paix, il aura pourtant fallu tout risquer une ultime fois sur le tapis vert des rizières de Sekigahara, mince vallée sise en plein coeur de l'archipel. La suprême querelle se vide au matin du 21 octobre 1600, mettant aux prises les meilleurs capitaines et les plus vaillants champions de leur temps. Épreuve du gigantisme, près de 170 000 combattants s'y sont taillés en pièces, laissant 30 000 d'entre eux sur le carreau. Il faudra attendre l'épopée napoléonienne, deux siècles plus tard, pour voir se lever des effectifs similaires sous nos latitudes. À la charnière de deux siècles que tout oppose, Sekigahara bruit également du chant du cygne qu'entonnent malgré eux les guerriers de jadis. A l'issu de la bataille, le temps des seigneurs de guerre, des samouraïs et des citadelles est révolu.

  • Histoire de l'Inde

    Michel Boivin

    En ce début de troisième millénaire, l'Inde, l'une des plus anciennes civilisations du monde, a largement passé le milliard d'habitants. Elle est également le seul pays du Tiers Monde régi, sans interruption depuis son indépendance en 1947, par une démocratie laïque. Quel avenir peut-on espérer pour ce sous-continent, aussi puissant qu'il paraît parfois fragile ?
    Michel Boivin en retrace l'histoire, depuis ses origines préhistoriques jusqu'à la formation d'une république indépendante, exemple unique au monde de la construction progressive d'une identité politique distincte du modèle de l'État-nation.

  • Tout nous indique que le XXIe siècle sera dominé par l'Asie. Une bonne façon de se préparer à ce futur est d'en chercher les racines dans le passé.
    Des origines des civilisations chinoise, japonaise ou indienne au XXe siècle, de Confucius et Bouddha à Gandhi, Mao ou Hirohito, ce livre nous raconte la fascinante histoire de l'Asie.
    La plupart des textes de cet ouvrage sont issus de La Grande Histoire du monde, le best-seller de François Reynaert.

  • Politiquement affaibli après l'échec du Grand bond en avant et la grande famine qui l'a suivi (1958-1962), Mao Zedong lance en 1966 la « Grande Révolution culturelle prolétarienne ». Pendant qu'il élimine un à un tous ses compagnons d'armes et successeurs potentiels, il pousse la jeunesse à l'assaut de la bureaucratie civile et militaire : les « gardes rouges », appelés à « renverser ciel et terre », sèment le chaos dans le pays de 1966 à 1968. Mais les choses échappent à son contrôle et, pour garder l'Armée de son côté, il doit bientôt lâcher les jeunes rebelles. Du sommet de l'État aux couches populaires, le pays est alors au bord de la guerre civile. La Révolution culturelle ne prendra fin qu'avec le décès de Mao Zedong, en 1976, après avoir fait des millions de victimes. Nombre de dirigeants actuels ont été marqués, souvent durement, par cette tragédie.

    C'est aussi le cas de Yang Jisheng, étudiant à Pékin de 1966 jusqu'à la fin 1967, qui a participé aux débuts de cette période sanglante. Son livre est à la fois une narration inédite, minutieuse et précise des événements - y compris ceux que le récit officiel occulte - et une analyse menée avec une perception intime, une connaissance historique et une distance assez exceptionnelles. Il resitue ces événements dans leur contexte jusqu'à la victoire finale des réalistes sur les idéologues, sans laquelle ni l'ouverture de la Chine à partir de 1978, ni son décollage économique spectaculaire, n'auraient pu avoir lieu.

    Ce livre, publié à Hong Kong en 2016, reste interdit en Chine.

  • Classée au Patrimoine mondial de l'Unesco en 1980, Palmyre est en péril depuis qu'elle a subi les destructions que Daech lui a infligées en 2015. Elle eut pourtant un destin hors norme. Habitée dès la préhistoire, cette palmeraie au milieu de la steppe a été fondée, selon la légende, par Salomon. Sa situation en a fait longtemps un relais entre la Méditerranée et le golfe arabo-persique. Mais au-delà de l'image d'Epinal d'une ville se rebellant, sous la conduite de la reine Zénobie, contre la domination romaine, que savons-nous réellement de son histoire ? L'archéologue Patrick Maxime Michel revient sur un passé plurimillénaire et pluriculturel, où s'entremêlent influences juives, romaines, chrétiennes et musulmanes, dont le temple de Bêl porte les traces, qui de temple est devenu une église puis une mosquée.
    Palmyre ? Un lieu à la croisée des chemins, où de sublimes ruines invitent à la rêverie.

  • Au fil des années, le Livre du thé, publié en anglais en 1906 par l'érudit japonais Okakura Kakuzo¯ (1862-1913), est devenu l'un des emblèmes les plus reconnus de la rencontre entre l'Orient et l'Occident. Traduit et commenté à plusieurs reprises, on le retrouve jusque dans la publicité de marques de thé.

    En dépit de son titre, le Livre ne doit pas être considéré comme un manuel consacré au thé. Il s'agit plutôt d'un essai ou, mieux encore, d'un hymne à la culture, à l'esthétique, à l'esprit du thé en tant que symbole, image paradigmatique de l'âme asiatique. Son auteur, chercheur passionné, a voué son existence au renouvellement et à la diffusion des caractères idéaux de l'Orient, dans un temps où le Japon semblait vouloir les renier au profit des valeurs occidentales.

    Cette nouvelle édition contient un riche appareil de notes destiné à éclaircir les contenus non explicités par l'auteur et que les différentes éditions internationales n'ont que partiellement affrontés, ainsi qu'une notice retraçant la vie d'Okakura parallèlement à sa mission interculturelle, sous le signe du développement de la spiritualité universelle au travers de l'esthétique et de la pratique du thé comme mode de vie.
    Okakura vit une époque de grands idéaux et de transformations individuelles et sociales radicales, où l'hébétement devant la puissance de l'Occident coexiste avec le désir d'imitation. Sa propre vie est un chef-d'oeuvre de dévouement aux valeurs de la tradition asiatique et japonaise, et d'habilité à les répandre au sein de la civilisation qui les menace en premier lieu.
    Avec le recul, la formation d'Okakura apparaît comme un parcours conçu pas à pas dans un but précis, qui sera celui de toute sa vie. Ainsi le Livre du thé tient lieu de fil rouge reliant une existence exemplaire à son destin intérieur, et constitue pour chacun d'entre nous un exemple archétypique actuel et pérenne.

  • Alors que la Chine attire aujourd'hui tous les regards, Mobo Gao pose une question décisive : comment notre connaissance et notre compréhension occidentales de la Chine sont-elles construites ? Selon quel point de vue, quels jugements de valeurs implicites ou grille de lecture, l'image que nous avons de la Chine est-elle forgée ? S'inspirant des travaux d'Édouard Saïd sur l'orientalisme, Gao aborde 11 thèmes historiques ou culturels fondamentaux pour comprendre la Chine d'aujourd'hui et nous livres des explications stimulantes propres à désaxer notre regard et dévoiler une Chine paradoxale car elle-même animée d'intenses débats. L'auteur n'hésite pas à aborder de front des questions propices à de vives controverses, mais avec sérénité et rigueur intellectuelle. Par-là il met au jour les partis pris politiques et les cadres conceptuels inavoués des commentateurs de la Chines, aussi bien de droite que de gauche.

  • Du Frère Faucheux (1876-1959) de la congrégation des Frères de Saint-Gabriel, qui voulut coucher sur des plaques de verre les contours de ses visions pondichériennes, à Marie-Louise Reiniche (1934-2008), anthropologue de l'Inde méridionale qui enregistrait les mouvements traversant ses enquêtes, les quelques douze fonds particuliers auxquels s'ajoutent nombre de clichés pris par des photographes inconnus qui sont ici présentés, frappent par leur diversité. Mais ils étonnent par leur humanité. La dizaine d'archéologues de l'EFEO ont bien sûr accordé au monumental et à l'archéologique une grande place. Les monuments de cette aire géographique si particulière ont orienté la vie scientifique d'Henri Parmentier (1871-1945) qui fut chef du service archéologique de l'EFEO dès sa création en 1898, tout comme celle d'Henri Marchal (1876-1970) qui prit sa suite en 1933, ou celle de Victor Goloubew (1878-1945), archéologue et historien d'art de l'École, qui identifia la Descente du Gange du site Pallava de Mahabalipuram dont certains détails apparaissent dans cet ouvrage.

  • Le livre de J.J. Norwich retrace l'histoire d'un empire de onze siècles, sans rival en durée ou en influence culturelle. Cette " nouvelle Rome " naît en 330 lorsque l'empereur Constantin choisit d'établir sa capitale dans un port d'Asie mineure appelé Byzance. Elle s'effondre en 1453 sous les coups du sultan Mehmet II. Pendant ce long millénaire s'est développé un empire au corps romain, à l'esprit grec et à l'âme orientale.
    J. J. Norwich le raconte comme une immense fresque où la galerie des quatre-vingt-huit empereurs est brossée avec un luxe de précisions, le souci de choisir le détail piquant de la vie privée, d'isoler la bataille décisive ou l'acte politique majeur. L'histoire de l'empire byzantin devient, à la lecture de ce livre, pittoresque et colorée. l'auteur navigue avec habileté entre mythe et réalité, entre hypothèses et événements documentés.
    Ses points de vue sont pertinents et tranchés. son écriture, fluide et imagée.

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