• En une centaine de lettres poétiques, scandaleuses, inspirantes, drôles, érotiques ou déchirantes, signées de personnages illustres de l'Égypte antique à nos jours, Simon Sebag Montefiore, émérite historien britannique, nous raconte l'histoire du monde et célèbre le pouvoir des mots.

  • Journal de Ponary 1941-1943 : un témoignage oculaire unique sur la destruction des Juifs de Lituanie Nouv.

    «Pour les Allemands, 300 Juifs représentent 300 ennemis de l'humanité. Pour les Lituaniens, 300 paires de chaussures et de pantalons».

    Chronique de la Shoah à l'Est de l'Europe, rédigée en temps réel par un témoin oculaire, et pour la première fois accessible au public français, Le Journal de Ponary, constitue un document unique et « sans aucun équivalent dans les annales des témoignages sur les grands massacres par fusillades », selon l'ex-président de Yad Vashem, Y. Arad.
    Dès l'arrivée des Nazis, en 1941, en Lituanie, Kazimierz Sakowicz, un journaliste polonais catholique qui venait d'emménager, en pleine nature, dans le cadre idyllique de Ponary, près de Vilnius (Wilno), se retrouve aux premières loges d'une gigantesque tuerie. De sa véranda ou caché derrière la lucarne de son grenier, il consigne scrupuleusement - jour après jour et au péril de sa vie -, les atrocités qu'il observe sous ses yeux : l'acheminement des victimes, leur déshabillage, les tortures, les charniers mal recouverts, la sophistication progressive du mode opératoire des tueurs, tous de jeunes volontaires lituaniens « âgés de 17 à 23 ans » ...
    L'autre intérêt majeur de ce Journal est de montrer pour la toute première fois le sordide quotidien d'un site de mise à mort, entre rapines et beuveries, et le rôle crucial des collaborateurs locaux. Celui des « tireurs », mais aussi des riverains, que l'on ne saurait sans malhonnêteté qualifier de « témoins ». Et qui, dès les premières semaines, se livrent à un « ignoble trafic d'affaires juives ». Une noire industrie dont on découvre ici - dans la foulée des travaux de l'historien J. Tomas Gross, l'auteur des Voisins (Fayard, 2002) -, l'invraisemblable ampleur. Entre 1941 et 1944, ce sont 70 000 Juifs, hommes, femmes et enfants, qui, à Ponary, furent massacrés aux bords de sept immenses fosses, ainsi que 20 000 Polonais et 10 000 prisonniers soviétiques.
    Sakowicz dissimulait les feuillets de son journal dans des bouteilles de limonade qu'il enterrait au fur et à mesure dans son jardin. Il a été tué dans des circonstances troublantes juste avant la Libération. Exhumé après-guerre puis sciemment dispersé par le régime communiste dans différentes archives, la reconstitution de ce journal, miraculeusement sauvé, fut une odyssée en soi.

    Texte présenté, annoté et traduit du polonais par Alexandra Laignel-Lavastine

  • Avril 1942, Hélène Berr débute l'écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et promenades, amours naissantes. Le port de l'étoile jaune, l'application des lois antijuives, la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu'à son arrestation, en mars 1944. La lucidité et le talent littéraire d'Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel.

  • Le 22 avril 1945, Yvonne Oddon est libérée du camp de Mauthausen. Le 28 juin 1945, elle témoigne au Muséum national d'Histoire naturel. Ce récit, écrit à chaud, saisit par sa rigueur factuelle. Yvonne Oddon décrit sans fard les conditions de vie inhumaines des prisons de la Wehrmacht et des camps de Ravensbrück et Mauthausen.
    Par-delà la souffrance, c'est aussi la vie quotidienne des prisonnières qu'elle tâche de retranscrire, tout particulièrement celle des femmes. En dépit des atrocités, la dignité des prisonnières demeure, des solidarités se nouent, graines de résistance semées au comble de l'horreur. Le désespoir est finalement absent de ce récit car la bibliothécaire est habitée par une autre préoccupation : l'urgence de témoigner.

  • Jaurès, Blum, Luxembourg, Gandhi... En quelque 350 pages, ce livre nous fait redécouvrir 100 discours qui changèrent la face du monde, en replaçant chacun, par le biais d'analyses commentées, dans son cadre historique.
    Les 100 discours qui ont changé le monde : du début du siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale Jean Jaurès, Rosa Luxembourg, Léon Blum, Gandhi, Franklin D. Roosevelt... Derrière ces grandes figures du XXe siècle, autant de prises de parole inspirées qui ont changé l'Histoire. Ce florilège restitue ces différents discours dans leur exhaustivité, en les restituant chacun dans son époque.
    S'inscrivant dans la démarche d'Eric J. Hobsbawm, l'équipe interuniversitaire et pluridisciplinaire de politologues et d'historiens mobilisés pour le présent ouvrage retrace ainsi l'histoire du xxe siècle par le prisme des grands discours qui l'ont marqué.
    Chacun de ces textes est précédé d'une introduction qui le contextualise dans le moment historique et permet d'en mesurer l'impact international. De nombreux renvois permettent au lecteur de suivre l'évolution d'une même problématique à travers le temps : colonisation, construction du multilatéralisme, idéal communiste, lutte contre le nazisme, etc.
    Première édition : éditions André Versaille (2008).

  • Le Prince

    Nicolas Machiavel

    Conquérir le pouvoir ? Rien de plus simple, pour ceux que favorise la Fortune et qui acceptent d'être des créateurs d'État. Mais le conserver, voilà qui exige de la virtus. Car il faut conduire les hommes selon la nécessité d'un temps politique toujours incertain. Dans Le Prince, Nicolas Machiavel (1469-1527) expose cet art de gouverner en brisant les miroirs au prince des temps médiévaux.

    Il l'écrit en 1513, alors que le retour des Médicis l'éloigne de l'engagement républicain qui fut la passion d'une vie entièrement tournée vers l'action politique. Il l'écrit pour parer les coups et comprendre sa défaite. Non pour rêver de cités idéales, mais pour nommer avec exactitude la réalité du pouvoir, cet exercice habile de la domination. Provocateur, drôle parfois, mais toujours surprenant, Le Prince fut écrit en état d'urgence - la traduction de Jacqueline Risset restitue à sa langue son irrésistible vélocité.

    Car Le Prince file droit jusqu'à nous. Quelque soit l'idée préconçue que l'on se fasse du « machiavélisme », on le lit toujours au présent. Aussi les commentaires que propose ici Patrick Boucheron visent en même temps à restituer le texte dans son temps historique d'incertitude politique et à le donner à lire dans sa capacité d'actualisation. Ce qui s'y joue ? Rien moins que l'idée de Renaissance.

    Cette édition illustrée tente de reconstituer la culture visuelle du temps de Machiavel. Peinture, sculpture, architecture, mais aussi objets plus ordinaires du cadre de vie princier, choisis et légendés par Antonella Fenech. Tout ici concourt à donner à voir l'éclat d'un moment où le prince se vivait comme le créateur d'un État considéré comme une oeuvre d'art.

  • Comment faire la guerre réunit 216 maximes sur le fait militaire de Napoléon, dont les mots d'ordre sont vitesse, calcul, discipline et simplicité. Une lecture essentielle qui fait entrer dans la tête d'un des plus grands stratèges de tous les temps.
    Napoléon n'a jamais eu le temps d'écrire le traité de guerre qu'il projetait. Comment faire la guerre comble ce manque.
    « Pour Napoléon, l'art de la guerre est tout de mouvement : surprendre l'ennemi, le contourner et l'encercler, puis l'enfoncer », analyse Jean Tulard, dans une préface inédite qui vient éclairer les 216 maximes napoléoniennes rassemblées par Gérard Guégan.

  • Mémoires d'un négrier

    Joseph Mosneron-Dupin

    • Cerf
    • 23 Septembre 2021

    1804 : Joseph Mosneron Dupin achève la rédaction du « Journal de mes voyages ». Il y raconte, pour ses enfants, comment, adolescent, il s'est fait négrier. Sans remord, en insistant sur les « valeurs » qu'il entend transmettre aux siens. Incompréhensible pour l'homme d'aujourd'hui, sa démarche nous rappelle que l'histoire ne nous invite pas seulement à un voyage dans le temps. Elle est aussi incursion dans des univers aux logiques parfois totalement étrangères aux nôtres. Mais, pour combattre l'esclavage, il faut l'étudier, le comprendre.
    À cet égard, unique, le récit de Mosneron Dupin est précieux. Il nous livre une multitude d'informations : sur les opérations de traite, le commerce dit « en droiture » vers les Antilles, les méthodes éducatives du temps, la manière de composer les équipages des négriers, la navigation... Plus encore, il nous renseigne sur les mentalités d'une partie des milieux maritimes du tout début du xixe siècle. À un moment, pourtant, où se multiplient les critiques à l'encontre de la traite.

  • 16 mai 1770. Louis XVI et Marie-Antoinette, tout juste mariés, se retirent pour leur nuit de noces. Mais le roi, qui a trop mangé et ne s'intéresse pas à la bagatelle, s'endort aussitôt, sans que le mariage soit consommé. Il faudra attendre huit ans pour qu'enfin, la reine donne naissance à un premier enfant... D'une plume flamboyante, ce livre nous fait entrer dans l'intimité de Marie-Antoinette. Preuves historiques à l'appui, il révèle d'ailleurs que le premier enfant royal n'est pas de Louis XVI, mais du comte d'Artois, le frère du roi. Au coeur d'un Versailles en pleine effervescence libertine, de bals masqués en parties fines, on découvre une reine de France scandaleuse qui collectionne les amants et les maîtresses. Une femme qui dissimulait derrière sa frivolité un besoin maladif de plaire et de vivre éternellement dans l'insouciance de la jeunesse.
    Révélations historiques sur l'intimité de la reine.

  • Homme politique passionné, Winston Churchill analyse son époque avec une clairvoyance presque prophétique et nous décrit les temps agités qui préludent au déchaînement apocalyptique de la Seconde Guerre mondiale.
    Mars 1936, Hitler dénonce le traité de Locarno et envahit la Rhénanie. Trois ans plus tard, il bafoue celui de Munich et annexe la Tchécoslovaquie. Entre ces deux dates, Winston Churchill observe et consigne ces événements annonciateurs de sombres lendemains. Inlassable défenseur de la paix, il ne cesse d'alerter ses contemporains du danger du réarmement allemand et leur recommande de se préparer à un conflit qui semble, hélas, inévitable.

  • Homme d'État exceptionnel, Winston Churchill fut également un écrivain prolixe, puisant dans sa propre vie une source inégalable d'inspiration.
    Né en 1874, petit-fils du vice-roi d'Irlande, il sera l'un des témoins privilégiés, et plus tard l'acteur des principaux événements des XIXe et XXe siècles. Élève plus que médiocre, il entre au 4e hussards, poursuit une carrière d'officier et de journaliste à Cuba, en Inde, en Égypte et en Afrique du Sud puis quitte finalement l'armée pour entrer en politique. Il n'a pas encore 30 ans. Apprentissage difficile du latin, charges au sabre clair contre les armées du Mahdi, évasion mouvementée des geôles boers, Mes jeunes années regorge de morceaux de bravoure et d'anecdotes savoureuses. C'est au son des balles, au fil des dépêches que s'est forgé le plus fort caractère du XXe siècle et le plus glorieux enfant de l'Empire britannique.

  • Au milieu de l'année 1524, dans ce continent baptisé Indes orientales, inconnu des Européens, douze Franciscains arrivent à Mexico au terme d'une marche exténuante de cinq semaines. Deux mondes que tout oppose viennent d'entrer en collision. Ce face-à-face révèle surtout une incompréhension entre le camp chrétien, aveuglé par son obsession évangélisatrice, et des Mexicains exténués par une défaite qui a vu la mort d'une grande partie de leur peuple et celle de leurs dieux.
    Un manuscrit daté de 1564 conservé par les Archives secrètes du Vatican rapporte les échanges. Intitulé Colloquios y doctrina christiana, le document représente une trentaine de folios, la moitié en espagnol, l'autre moitié en nahuatl, la langue des Aztèques, traduits ici et longuement commenté par Patrick Saurin.

  • Martin Luther King a dédié sa vie à la lutte contre le racisme et la ségrégation aux Etats-Unis.
    Le 28 août 1963, au terme d'une marche qui rassemble 250000 personnes, il prononce son fameux discours "I have a dream", véritable hymne à la liberté. La loi sur les droits civils, votée en 1964, établit l'égalité des hommes, quelle que soit leur race, au sein de la nation américaine. En 1882, Ernest Renan, lors d'une conférence restée célèbre, affirme que ni la race, ni la langue, ni la religion ne peuvent définir une communauté nationale.

  • Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de dix ans, était enlevée par une bande de Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « Maman Squaw ».
    Cinquante ans plus tard, elle se décida à mettre par écrit ses souvenirs de cette période.
    Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, son récit, brut, raconte le quotidien du campement, le travail exténuant, la peur, la faim, mais aussi les joies, les jeux et les peines de la fi llette.
    En une succession d'images fulgurantes, cruelles parfois, elle évoque un monde en voie de disparition, dont sa mère adoptive est sans doute la figure la plus bouleversante.

  • Ayant recueilli les suffrages de ses contemporains au point de devenir l'une des portraitistes les plus influentes de son temps, Elisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842) se créa une position unique et, s'étant tôt soustraite à l'influence des représentations académiques réglementées, participa à la remise en cause du genre du portrait de cour. Surprise par les troubles révolutionnaires, elle fit partie de la première vague d'émigration et entreprit un voyage d'exil qui dura près de treize années.
    Turin, Bologne, Florence, Rome, Naples, Dresde, Berlin... offrirent à son inspiration des étapes variées. Elle prit ses quartiers à Vienne, puis à Saint-Pétersbourg avant de revenir en France sous le Consulat. Parce qu'elle fit partie aussi bien de la familiarité de la noblesse de cour que de l'élite cultivée des salons, ses Souvenirs éclairent le brillant de son parcours tout autant que les moeurs d'une société en constante transformation.

  • Ce livre, composé de plusieurs procès mémorables, vous invite à pousser la porte du temps pour assister, en spectateur privilégié, à des épisodes juri diques qui ont marqué l'Histoire.
    Plongez dans l'atmosphère exaltante de ces célèbres affaires, servies par une plume captivante, où se dessine

  • Un jour de 1939, les nazis font irruption au domicile de Gustav. Parce qu'il est Juif, il est déporté à Buchenwald avec son fils Fritz. Là, débute une épreuve inimaginable : la faim, le froid, les humiliations et la violence deviennent leur seul horizon.Puis, on annonce à Gustav qu'il est transféré à Auschwitz. Tous les déportés savent que c'est un aller sans retour, un nom qui résonne comme une condamnation à mort. Malgré tout, Fritz refuse de quitter son père et demande à partir avec lui.Dans ce camp où l'humanité et l'espoir n'ont pas leur place, une seule chose préserve Gustav et Fritz : l'amour entre un père et son fils. Un amour infini, plus fort que l'horreur du monde.Basé sur le journal secret tenu par Gustav pendant sa captivité, ce livre raconte leur incroyable histoire. Un récit de courage et de survie au coeur de l'enfer.

  • Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, entre travail et plaisir.
    Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Winston Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya, entre parties de chasse, expéditions touristiques et rencontres avec des officiels, qu'ils soient colons ou chefs de tribu. Dans cette véritable oeuvre littéraire, il décrit son périple du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle, charmé par les tribus qu'il rencontre, mais dénonçant déjà les abus du colonialisme.

  • Engagé volontaire comme simple soldat en 1793, Gervais est de toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire. Ses épaulettes d'officier, il les conquiert sur les champs de bataille de l'Europe. C'est là qu'il se signale par sa bravoure, comme à Heilsberg, en 1807, où avec quelques hommes il construit un pont sous le feu de l'ennemi, s'y engage le premier, et permet à tout son régiment de passer l'Alle et de gagner un combat. Lui qui n'a jamais quémandé aucun honneur, il reçoit la croix pour cette action d'éclat. Plusieurs fois prisonnier ou blessé, Gervais raconte avec simplicité ses exploits et ses misères, sans jamais chercher à s'attribuer un rôle qu'il n'a pas joué. C'est ce qui fait tout l'intérêt de ses souvenirs. Le capitaine Gervais est un authentique héros. Il y en avait beaucoup comme lui dans la Grande Armée.

  • En 1908, Albert Kahn, un riche banquier parisien embarque à bord du transatlantique " Amerika ", vers New York et commence un tour du monde de plusieurs mois. Il veut voir les pays, les peuples, il veut gorger son regard pour comprendre ce qui, en lui, s'affiche comme une évidence : le monde connu est au bord de l'implosion - d'une disparition prochaine. Lorsqu'il revient de son voyage en 1909, il amorce un projet démesuré, unique : les " Archives de la Planète ".
    L'idée, somme toute, est simple : confier à des photographes et à des cinéastes le soin de prendre des images, beaucoup d'images, des milliers d'images, pour créer des archives volontaires, pour sauver ce qui peut l'être encore, avant extinction définitive. Le projet restera inachevé à cause de la ruine financière d'Albert Kahn.

  • En 1797, Georges Bangofsky s'engage à vingt ans dans sa Lorraine natale au 7ème régiment de hussards. Avec cette unité légendaire, il fait les campagnes de la République et de l'Empire, d'abord comme simple cavalier, puis avec l'épaulette. Deux carnets de guerre, d'une grande densité, retracent les étapes du lieutenant Bangofsky, celles d'un brave, fidèle à l'armée et au souvenir de l'Empereur. Son vivant récit est "à recommander aux studieux de l'histoire napoléonienne et aux amateurs de mémoires".

  • Adrien de Mailly est le fils du Maréchal de Mailly, guillotiné en 1794. La famille revient en France sous le Consulat. Adrien de Mailly entre à l'École spéciale militaire à Saint-Cyr, puis à l'École de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé officier au 2e régiment de carabiniers. Son témoignage évoque la campagne de Russie en 1812, du Niémen à Moscou et de Moscou au Niémen. « Je sais qu'il ne sera jamais possible à aucun peintre ni à aucun historien de rendre à l'imagination l'horreur de nos souffrances et l'immensité de ce désastre » écrit l'auteur à propos de la retraite de Russie. Pourtant, son témoignage, émaillé de descriptions, constitue un tableau saisissant de la campagne, auquel les historiens ont eu recours.

  • « La Russie a accompli si tard sa révolution bourgeoise qu'elle s'est trouvée forcée de la transformer en révolution prolétarienne. Autrement dit : la Russie était tellement en retard sur les autres pays qu'elle a été obligée, du moins dans certains domaines, de les dépasser. Cela semble absurde. Cependant, l'histoire est pleine de ces paradoxes. [...] Les pédants se figurent que la dialectique est un vain jeu d'esprit. En réalité, elle reproduit seulement le processus de développement qui vit et se meut dans des contradictions ».
    Léon Trotsky.

  • Sur la côte atlantique, au large de La Rochelle, l'île d'Aix occupe une position maritime stratégique. Place forte réputée imprenable sous l'Empire, c'est là qu'après la défaite de Waterloo, Napoléon trouva refuge. De l'espoir d'une possible fuite aux Amériques à sa capture par les Anglais, David Chanteranne nous raconte ici un épisode méconnu de la vie de l'Empereur : son tout dernier séjour en France, entre terre et mer.

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