• Après des décennies de commentaires apologétiques et de dénonciations violentes, nous avons bien du mal aujourd'hui à savoir qui était vraiment Sigmund Freud (1856-1939).
    Or, depuis la publication des dernières synthèses de référence, de nouvelles archives ont été ouvertes aux chercheurs, et l'essentiel de la correspondance est désormais accessible. L'occasion était d'autant plus belle d'y revenir qu'il restait beaucoup à dire sur l'homme et son oeuvre.
    Voici Freud en son temps, dans sa famille, entouré de ses collections, de ses femmes, de ses enfants, de ses chiens, le voici enfin en proie au pessimisme face à la montée des extrêmes, pris d'hésitations à l'heure de l'exil à Londres, où il finira sa vie.
    Le voici dans notre temps aussi, nourrissant nos interrogations de ses propres doutes, de ses échecs, de ses passions.

  • Déjà, du vivant de Lacan, un mouvement s'est créé dans le monde autour de son enseignement. Cela n'a pas cessé et la propagation de ce discours reste pas seulement vivant mais en plus il est devenu décisif pour s'orienter dans la psychanalyse. Ce livre le démontre. Des auteurs témoignent de l'incidence d'une transmission, et de ce qui fondamentalement a changé pour eux, dans les différents pays, à partir de la rencontre avec la lecture de Lacan. Du Japon à l'Argentine, en passant par la Chine, le Moyen Orient et l'Europe, on pourra saisir l'effet Lacan dans le monde.

  • Léon Chertok est d'abord un héros de la résistance au nazisme. Arrivé en France juste avant la Seconde Guerre mondiale, il est né dans le shtetl de Lida en Litwakie. Il apprend illico le français et rejoint la section juive de la MOI (Main-d'oeuvre immigrée, organisation proche des communistes) ; il procédera avec succès au sauvetage d'enfants juifs menacés de déportation. C'est ainsi que son parcours croise celui de Leopold Trepper et de l'Orchestre rouge.
    Dès la guerre terminée, devenu psychiatre et psychanalyste, il découvre la puissance inexpliquée de l'hypnose, alors bannie des institutions. Son nouveau combat sera de faire reconnaître cette pratique thérapeutique jusqu'au sein de la psychanalyse. Il gagnera à sa cause des philosophes comme Isabelle Stengers et Didier Gille avec qui il écrira ses mémoires. Sans jamais céder ni au stalinisme ni aux impératifs de la guerre froide, il restera sa vie durant un empêcheur de penser en rond.

  • Dans une bande-dessinée en noir et blanc, véritable livre d'artiste, l'auteur donne à voir Lacan au travail de l'interprétation d'un texte mythique, Le Banquet de Platon.

    Peintre, dessinateur et plasticien, Patrick Chambon s'invite au célèbre séminaire de Jacques Lacan sur le transfert (1960-1961), et rend compte, à sa manière, de l'interprétation du Banquet de Platon à laquelle se livre le psychanalyste, et notamment de son élaboration sur l'AMOUR.
    Dans ce livre d'artiste, il se met en scène feuilles et crayons à la main dans un amphithéâtre imaginaire où se côtoient philosophes grecs du temps de Socrate et auteurs d'hier et d'aujourd'hui, convoqués au gré de ses associations d'idées, comme dans une cure analytique.
    Au centre de toute l'attention, Lacan incarne et déploie l'interprétation d'un sujet, Socrate et d'un espace, celui de l'amour.
    Au dessus de l'épaule de l'auteur, le lecteur assiste à la construction d'une pensée qui se représente, se dessine, se montre et se forme dans les détours du discours du maître. Sur les doubles pages, circulent dans l'amphithéâtre les lignes en boucles, noeuds, tores, bandes de Moebius, lassos, qui viennent prendre les paroles de Lacan et les réactions du public...
    En associant le lecteur à cette dynamique, par des clins d'oeil et des apartés explicatifs, Patrick Chambon propose une entrée personnelle dans la théorie lacanienne et une mise en perspective originale du texte de Platon.

  • Un ouvrage de référence sur la vie et l'oeuvre de Jung, révisé et retraduit par l'une des plus importantes héritières de la psychologie jungienne.

  • La sublimation est une notion psychanalytique particulièrement insatisfaisante. Sa définition est pourtant simple : les pulsions libidinales - les intentions inconscientes directement sexuelles et agressives des actions humaines - sont dérivées vers des objets généralement paisibles et non sexuels, valorisés par la société : on passe d'un état à un autre sans intermédiaire comme, en chimie, du solide au gazeux.
    Depuis qu'en 1905 Freud a décrit la sublimation, on ne voit clairement ni son mécanisme ni sa genèse. Le Vocabulaire de la psychanalyse y insiste : « L'absence d'une théorie cohérente de la sublimation reste une des lacunes de la pensée psychanalytique. » Comment les pulsions sexuelles de Léonard de Vinci ont-elles servi son génie créatif ? Comment la vie sexuelle de l'esprit fabrique-t-elle des objets non sexuels ? La valorisation sociale des créations culturelles peut-elle constituer un critère éthique (peut-on s'en remettre à toutes les formes de société) ?
    Mathilde Girard prend donc un « personnage », mi héros de papier, mi personne réelle - le Léonard de Freud, le Monsieur Teste de Valéry, le Richard III de Shakespeare, le Valéry de Pontalis, etc., sans oublier certaines femmes dont parle Freud, celles « à passions élémentaires, que des compensations ne sauraient satisfaire, des enfants de la nature qui refusent d'échanger le matériel contre le psychique » - et elle fragmente le concept de sublimation en petits morceaux, en petites quantités, en rencontres, en parcours croisés, avec leur arrière-fond amoureux. Elle donne la parole à l'enfant qui revit en adulte dans ces personnages. Le « personnage » qu'elle est elle-même dans ce livre se fait le porte-parole de tous les autres.

  • Les femmes aussi ont fait la psychanalyse. Disciples de la cause freudienne, elles ont largement participé, souvent au péril de leur réputation voire de leur vie, à faire évoluer les théories qu'élaboraient alors Freud à Vienne, Jung à Zurich, avant Lacan à Paris. Alors que les femmes partout en Europe se mobilisaient pour la cause féminine, les pionnières de la psychanalyse jetèrent un regard nouveau sur la sexualité et l'inconscient féminins, et pensèrent la femme comme un être libre et l'enfant comme un petit d'homme.
    Si la psychanalyse est d'origine germanique, ces premières analystes prouvent déjà la porosité des frontières et le partage multiculturel des idées ; de Vienne à Zurich, de Berlin à Paris, elles sont en Europe les passeuses d'une science encore controversée, telles Lou Andreas-Salomé, Eugénia Sokolnicka, Sophie Morgenstern, Helene Deutsch ou encore Anna Freud. Toutes ont subi les aléas de l'Histoire.
    Certaines en sont mortes : Sabina Spielrein et Margarethe Hilferding ont péri sous le joug nazi, Hermine von Hug-Hellmuth fut assassinée, tandis que Tatiana Rosenthal, Eugénia Sokolnicka et Sophie Morgenstern ont mis fin à leurs jours. D'autres - Marie Bonaparte, Melanie Klein, Françoise Dolto - n'ont jamais dévié de leur but : la médecine de l'âme. Un bel hommage à ces femmes du XXe siècle, sans lesquelles celles d'aujourd'hui n'auraient pas gagné le droit de penser autrement.

  • Theodor Reik (Vienne 1888 - New-York 1969) s'est très tôt intéressé à la psychanalyse, la psychologie et la littérature. Conscient qu'il nous faut bien comprendre le crime pour rétablir notre confiance dans l'humain, Reik a exploré le sentiment de culpabilité comme cause du crime, le besoin d'avouer et d'autres paradoxes qui défient la logique juridique. L'objectif de ce numéro de Topique est de confronter les attentes de ces deux démarches, du juriste et du psychanalyste, sans omettre la dimension artistique de son oeuvre, en particulier la musique.

  • L'adolescence est repérée par ses principaux biographes comme la période la moins connue de la vie de Sigmund Freud. En dépit de la diversité des souvenirs disséminés au sein de son oeuvre, aucun ouvrage n'est consacré à la compréhension de son adolescence. Investi comme un fils promis à devenir un grand homme par sa mère, la vivacité de ses fantasmes incestueux et parricides remonte à la surface, infiltrant sa vie relationnelle comme ses rêves. Tout à ces conflits intérieurs, le jeune Freud envie ses amis qui vivent alors que lui passe son temps à lire et à rêver. Malgré l'émergence de ses tendances révolutionnaires, il passe son adolescence à l'éviter, seul le coup de foudre pour une jeune Gisela animant sa vie amoureuse. Ces années de solitude affective et de vie imaginaire ne vont pas sans joie et désarroi, conflits et contradictions ;
    Ces sentiments mêlés ouvrent sur l'exploration de sa créativité, de son rapport aux femmes ou de ses amitiés, autant de points de contact avec le destin du futur créateur de la psychanalyse

  • Élève de Louis Althusser, Roland Barthes, Michel Foucault, Jacques Derrida, Georges Canguilhem, il commence à exercer la psychanalyse après la mort de Lacan en 1981. Il rédigera le Séminaire de Lacan (vingt-six livres) dont la version sténographique ne peut être considérée comme l'original. Lacan voulut qu'il en soit co-auteur.
    « Réveiller, secouer, fendre les carapaces, culbuter les idoles, apostropher les patapoufs, dégonfler les baudruches, dissiper les brouillards, souffler sur le feu, scanériser les idées, les passer au fil du rasoir d'Occam, être vrai, «vivre trois secondes en une», argumenter («tout bon raisonnement offense»), être conséquent, mettre au clair, mettre à nu, transpercer, percer jusqu'à l'os, s'incliner devant le réel, servir plus grand que soi » pouvait-on lire sur la quatrième de couverture de son livre Un début dans la vie (2002).
    Ce Comprendre Jacques-Alain Miller se propose de démontrer les enjeux d'une telle orientation de vie et de déplier ses apports nombreux à la théorie et à la pratique analytiques. Passionnant.

  • "On sait peu que Freud et Alzheimer furent contemporains. Se sont-ils jamais rencontrés ? A travers cette singulière correspondance fictive, ou essai épistolaire, Jean-Pierre Basclet livre une véritable réflexion sur la place de la psychanalyse dans le champ de la médecine, doublée d un exercice littéraire jubilatoire. A moins que ce ne soit l inverse..."

  • Die Traumdeutung paraît en Autriche en 1900 et, en France, en 1926 pour la première fois sous le titre L'Interprétation des rêves, inaugurant ainsi l'entrée dans le nouveau siècle d'un texte majeur, considéré comme l'acte de naissance de la psychanalyse.Pour Freud, la clé de notre psychisme se trouve dans le rêve : c'est le lieu de réalisation de nos désirs inconscients. Il est l'accomplissement (déguisé) d'un désir (refoulé). Mais c'est aussi un rébus qu'il faut déchiffrer. À l'aide de ses propres rêves et de ceux de ses patients, il démontre que les rêves expriment dans des images hallucinées des désirs inconscients, ignorés du rêveur et peu compréhensibles par lui. L'interprétation du rêve seule - délivrée dans le cabinet du psychanalyste - donnera les clés du sens caché.Ce livre présente de manière originale une approche de L'Interprétation du rêve en convoquant deux voix parallèles : celle d'une psychanalyste spécialiste du rêve (et de Freud) qui a sélectionné les extraits les plus significatifs du texte original et celle d'un illustrateur de renom, dont l'inspiration fait résonner les mots de Freud.

  • L'identité renvoie à ce qui est identique (transmis) mais aussi à ce qui est distinct, c'est-à-dire propre au sujet. Les adolescents sont confrontés à cette double question de l'assimilation au groupe et de sa distinction. La transmission, quant à elle, renvoie à la culture, à ce qui est transmis, à ce que nous transmettons aux adolescents mais aussi à la façon dont ils le reçoivent. Avec Alain Braconnier, Jacques Arènes, Samir Fellak, Gérard Pirlot, Jean Picard, Jean-Michel Rey...

    Adolescence est la revue de référence en matière de psychologie et de psychopathologie de l'adolescence. Créée par Philippe Gutton, elle est actuellement dirigée par Jacques Dayan et François Richard, elle est publiée avec l'aide du CNL et de l'université de Provence.
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  • "L'oeuvre de Joyce MacDougall est à l'image de son auteur, séduisante, chaleureuse et réfléchie elle associe le cosmopolitisme à une grande facilité d'expression. Elle a tiré parti de tous les conflits au sein des sociétés anglo-saxonne puis française et s'est construite de façon personnelle, à l'écart de toute prise de position dogmatique.

    Sa grande originalité s'exprime avec un talent inhabituel pour nous faire partager tous les mouvements d'une cure psychanalytique, aussi bien du côté du divan que du côté du fauteuil. Son pouvoir de metteur en scène du drame qui s'y joue, permet à ses lecteurs, devenus spectateurs, de participer pleinement au déroulement des phénomènes psychiques en jeu. Ses théorisations, prenant en compte tous les courants qui traversent la psychanalyse, s'appuient toujours en premier lieu sur la clinique et sont remodelées chaque fois que les faits viennent les infirmer.

    Joyce MacDougall a obtenu le prix Maurice Bouvet pour l'ensemble de ses travaux en 1973 et le "Gradiva Award", en 1996 pour "The many faces of Eros", Free Association Books, publié en français -"Eros aux mille visages"-, aux éditions Gallimard." 4ème de couverture Table des matières 5 Une vie de psychanalyste Aux sources d'un destin d'analyste, 6 Les années de formation à Londres, 11 Le cursus parisien, 13 Les influences et les rencontres, 14 La carrière internationale, 18 21 L'oeuvre La méthode McDougall, 21 Les élaborations théorico-cliniques, 26 Le psychosoma, 27 L'école psychosomatique de Paris, 28 Le langage du corps, 29 Hystérie et psychosomatose, 31 Psychosomatose et psychose, 32 La question de la causalité, 33 La demande d'analyse et la possibilité de traitement, 34 Quelques observations critiques, 36 La quête d'Éros, 37 La bisexualité psychique, 38 La sexualité féminine, 40 Sexualité et créativité, 44 Les déviations du désir, 45 Solutions néo-sexuelles, 46 Les addictions, 49 L'addiction à l'autre, 51 La sexualité en tant que drogue, 52 Théâtres de la psychanalyse, 54 Du côté de l'analysant, 55 L'anti-analysant en analyse, 55 Qu'est-ce que la normalité ?, 56 La désaffectation, 57.
    Du côté de l'analyste, 58 Du côté de l'analyse, 60 Objectifs de l'analyse, 60 Quel avenir pour la psychanalyse ?, 63.
    Du côté de Joyce McDougall, 63 La place de Joyce McDougall..., 63 La psychanalyse au féminin, 64.
    66 Bibliographie raisonnée 70 Choix de textes Dialogue avec Sammy, 70 Scène primitive et scénario pervers, 78 De l'indicible à l'interprétation, 83 La créativité : masculin, féminin, 92 Angoisse de séparation et identité, 107 Corps et langage. Du langage du soma aux paroles de l'esprit, 120

  • « C'est à vous d'être lacaniens, si vous voulez. Moi, je suis freudien », déclare Jacques Lacan (1901-1981) :
    C'est de s'être voulu - radicalement - « freudien » que son nom se retrouve homologué dans l'histoire de la psychanalyse et, au-delà, par les effets de ce geste, dans la pensée contemporaine, mise à l'épreuve de l'hypothèse de l'inconscient.
    Il s'agit ici d'introduire à et dans la « pensée-Lacan », celle des Écrits et du Séminaire, véritable work in progress par lequel s'accomplit son « retour à Freud » en une oeuvre à la fois complexe et vivante. À partir de la présentation systématique de ses catégories majeures (imaginaire/symbolique/réel, signifiant, « objet a ».) se trouvent restitués le mouvement de sa recherche et le remaniement inlassable de son écriture. Ainsi devient lisible le passage de Freud à Lacan.

  • Maud Mannoni est une psychanalyste dont la renommée est internationale.
    Son oeuvre a fait évoluer le regard porté sur l'enfance et l'adolescence en difficulté et son action dans le champ médico-social a interpellé les praticiens d'une génération sur les impasses d'une politique ségrégative et d'une conception adaptative.
    Bonneuil a été le lieu d'une contestation de l'ordre établi et en même temps l'expérience d'une approche nouvelle et exigeante de l'accompagnement et du soin, soutenue par la psychanalyse qui fait du sujet l'acteur de son devenir.

    Aujourd'hui cette approche peut nous servir d'appui pour penser humainement la praxis dans nos institutions.

  • Paul Parin (1916-2009) : chirurgien, neurologue, psychanalyste, ethnologue et écrivain ; mais aussi esprit critique, citoyen engagé et cosmopolite. Avec Fritz Morgenthaler et Goldy Parin-Matthèy, il a marqué l'histoire de la psychanalyse en Suisse, ouvert de nouvelles voies en ethnopsychanalyse, formé une nouvelle génération de psychanalystes, esquissé une articulation critique entre psychanalyse et politique.
    Cet essai s'efforce de mettre en lumière de multiples aspects d'une oeuvre, avec ses textes théoriques ou poétiques, tous portés par la même quête de l'espoir, l'utopie en guise d'horizon mais sans illusion.

  • L'oeuvre de Jung a un caractère intemporel. Elle est sans cesse réactualisée par l'impact qu'elle a sur ceux qui la lisent. Elle fournit aussi des outils précieux pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons : les dangers de l'ombre collective ou le besoin de prendre conscience des projections sont par exemple des sujets d'une actualité brûlante. Trois analystes proches de C.G. Jung s'entretiennent ici avec Susan Wagner, une junguienne elle-même analyste aux États-Unis. Ayant personnellement connu Jung, ces trois continuateurs de sa pensée relatent leurs souvenirs et tracent, chacun à sa manière, le portrait de cette figure centrale de la psychologie du XXe siècle dont les découvertes continuent d'alimenter la pensée actuelle. Avec des sensibilités différentes, ils abordent la personnalité de Jung aussi bien que les grands thèmes de sa psychologie - l'ombre, les archétypes, le lien entre le masculin et le féminin, l'alchimie, la synchronicité, le transfert, etc. C'est un vaste panorama de l'homme et de son oeuvre. Les différents thèmes sont traités avec la vivacité que donne l'interview, c'est-à-dire de l'oral. Le sens de l'humour prévaut aussi. On a l'impression de participer à une discussion. Comme en témoigne cet ouvrage, la pensée de C.G. Jung ne se dissocie pas de son vécu. Et, comme par ricochet, les lecteurs de C.G. Jung se trouvent amenés, en approfondissant sa psychologie, à explorer leur propre vie intérieure.

  • Daniel Widlcher a marqué la psychanalyse française et internationale par une oeuvre remarquable d'originalité, de puissance d'élaboration théorique et d'acuité dans les descriptions cliniques. Accompagné tout au long du livre par Antoine Périer et Nicolas Georgieff, et leur connaissance approfondie de son travail, Daniel Widlcher se livre avec sincérité. C'est l'essentiel de son oeuvre qui se déploie au fil de ces conversations. Elles témoignent des grands mouvements de pensée qui ont traversé la psychiatrie et la psychanalyse tout au long de sa carrière, et attestent, comme le souligne Catherine Chabert dans sa préface, de trois qualités : l'intensité d'une curiosité immense, presque insatiable, le refus d'immobilisme, le rejet de tout impérialisme de pensée dans les traitements psychiques. La psychanalyse se réfère à une pluralité de modèles. Au sein de ce champ, rien n'est plus éclairant que le débat, qui consiste à se confronter à la pensée des autres, à leur altérité, à leur différence, à leur diversité, et à en accepter la contradiction. Ce débat, Daniel Widlcher n'a jamais perdu une occasion de l'engager, avec un rare talent. Préface de Catherine Chabert, postface de Jacques Hochmann Daniel Widlcher est psychiatre, psychanalyste, ancien président de l'Association psychanalytique de France, ancien président de l'Association psychanalytique internationale, professeur émérite de psychiatrie à l'université Paris-VI. Antoine Périer est docteur en psychologie, psychanalyste (Association psychanalytique de France), psychothérapeute et professeur à la Maison des adolescents de Cochin à Paris, membre du comité de formation de l'Association Psychanalyse et Psychothérapies (APEP) fondée par Daniel Widlcher. Nicolas Georgieff est psychiatre, psychanalyste (Association psychanalytique de France), professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent à l'université Lyon-I et chef du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent du centre hospitalier du Vinatier. 

  • Le parcours et l'oeuvre du psychanalyste, spécialiste et initiateur de la psychanalyse familiale dès les années 1970-1980, par des collaborateurs, collègues et amis.

  • Daniel Widlöcher a marqué la psychanalyse française et internationale par une oeuvre remarquable d'originalité, de puissance d'élaboration théorique et d'acuité dans les descriptions cliniques. Accompagné tout au long du livre par Antoine Périer et Nicolas Georgieff, et leur connaissance approfondie de son travail, Daniel Widlöcher se livre avec sincérité. C'est l'essentiel de son oeuvre qui se déploie au fil de ces conversations.
    Elles témoignent des grands mouvements de pensée qui ont traversé la psychiatrie et la psychanalyse tout au long de sa carrière, et attestent, comme le souligne Catherine Chabert dans sa préface, de trois qualités : l'intensité d'une curiosité immense, presque insatiable, le refus d'immobilisme, le rejet de tout impérialisme de pensée dans les traitements psychiques. La psychanalyse se réfère à une pluralité de modèles.
    Au sein de ce champ, rien n'est plus éclairant que le débat, qui consiste à se confronter à la pensée des autres, à leur altérité, à leur différence, à leur diversité, et à en accepter la contradiction. Ce débat, Daniel Widlöcher n'a jamais perdu une occasion de l'engager, avec un rare talent.

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