• Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?

  • Cet essai décomplexant s'adresse aux parents qui ont toujours peur de se tromper dans l'éducation de leurs enfants. Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent les enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés ; les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour le psychanalyste Edmund Bergler, ce sont les fantasmes que l'enfant choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement.

  • Toute mère est sauvage. Sauvage en tant qu'elle fait serment, inconsciemment, de garder toujours en elle son enfant. De garder inaltéré le lien qui l'unit à lui. Ce serment se perpétue, secrètement, de mères en filles et en fils. L'enfant doit rompre ce serment pour devenir lui-même, accéder à sa vérité, à son désir. Cet essai expose au grand jour le versant noir de la maternité. Il cherche à cerner, à travers des séances de psychanalyse ou des oeuvres littéraires, ce noyau inconscient de la transmission maternelle et ses conséquences sur le psychisme humain.

  • Sans les femmes, il n'y aurait pas de psychanalyse. Elles en sont le moteur dès le début, comme inspiratrices, mais aussi comme créatrices et théoriciennes. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en cinquante-trois histoires, du temps de Freud à nos jours, la relation de la psychanalyse - et donc la nôtre - au sexe, à l'amour et à la liberté. Comment se réinventer après un chagrin d'amour, comme le fit Anna O. ? Que faire quand, comme Anna Freud, nos parents ne comprennent rien à notre orientation sexuelle ? En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique ce qu'est l'indépendance affective ? Comment réagir quand, comme Sabina Spielrein, la jalousie nous décompose ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Woolf et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester sur le divan de la personne avec qui l'on vit une histoire d'amour, comme le fit Catherine Millot avec Jacques Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ? Sarah Chiche, écrivain et psychanalyste, est l'auteure des «Enténébrés».

  • Nous aimons parce que nous attendons ; nous souffrons parce que nous perdons. Qu'est-ce que la douleur psychique ? Une douleur d'aimer. C'est l'affect qui résulte de la rupture brutale du lien qui nous rattache à l'être ou la chose aimés. Un essai lumineux sur l'amour, l'attente et la perte.

  • Pour la première fois réunie en un seul volume, la trilogie familiale de Lydia Flem se lit comme le roman de la transmission sur trois générations d'une histoire d'amour, de deuil et d'orages émotionnels. Au moment de clore Comment j'ai vidé la maison de mes parents (2004), Lydia Flem n'a pas mis de point final. Aussi a-t-elle enchaîné avec les Lettres d'amour en héritage (2006), où elle raconte la correspondance amoureuse entre Boris et Jacqueline, ses parents. Dans la foulée, comme c'est au même moment que les parents nous quittent et que les enfants nous larguent, est né le troisième volet, Comment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-fils (2009).

  • Cette mère inassouvie, insatisfaite, autour de laquelle se construit toute la montée de l'enfant dans le chemin du narcissisme, c'est quelqu'un de réel, elle est là, et comme tous les êtres inassouvis, elle cherche ce qu'elle va dévorer, quaerens quem devoret. Ce que l'enfant lui-même a trouvé autrefois pour écraser son inassouvissement symbolique, il le retrouve possiblement devant lui comme une gueule ouverte. [...] Voilà le grand danger que nous révèlent ses fantasmes, être dévoré. [...] il nous donne la forme essentielle sous laquelle se présente la phobie. Nous rencontrons cela dans les craintes du petit Hans. [Ici], vous verrez mieux les relations de la phobie et de la perversion. [...] J'irai jusqu'à dire que le cas du petit Hans, vous l'interpréterez mieux que Freud n'' pu le faire. (chapitre XI) La castration, ce n'est pas pour rien qu'on s'est aperçu, de façon ténébreuse, qu'elle avait tout autant de rapport avec la mère qu'avec le père. [...] Il y a antériorité de la castration maternelle, et la castration paternelle en est un substitut. (chapitre XXI)

  • Le nom de Pierre Janet (1859-1947) est aujourd'hui surtout connu en raison d'une querelle qui le rattache à Freud, querelle qui a pour épisode central le xviie Congrès international de médecine de Londres de 1913 (section psychiatrie), où Janet a présenté un rapport impitoyable sur « La Psycho-Analyse » . L'intervention de Janet serait, selon une historienne de la psychanalyse, le « manifeste historique le plus complet de l'anti-freudisme scientifique 'à la française'», parce qu'elle condenserait tout ce qu'on a pu penser de négatif sur la théorie freudienne en France pendant la période d'avant-guerre, en particulier l'idée selon laquelle Freud aurait emprunté toutes ses idées à Janet.

  • L'amour qu'une mère donne à son enfant est-il quantifiable ? Pourquoi une mère devrait-elle être " suffisamment " bonne ? Trop d'amour est-il nuisible ? Trois textes du célèbre pédiatre et psychanalyste anglais - " La préoccupation maternelle primaire " (1956), " La mère ordinaire normalement dévouée " (1966) et " La capacité d'être seul " (1958) - pour évoquer la curieuse folie qui prend toute mère enceinte lorsqu'elle fusionne avec son bébé ; la nécessité, pour que l'enfant devienne autonome, de le frustrer ; et les bienfaits qu'il peut retirer d'un peu de solitude.
    La majeure partie de l'oeuvre de Donald W. Winnicott (1896-1971) est publiée aux Éditions Payot, et notamment Le bébé et sa mère, Conseils aux parents, Déprivation et délinquance, L'enfant et la guerre, ou encore Agressivité, culpabilité et réparation.

  • Sophie Marinopoulos, psychanalyste, spécialiste de l'enfance et de la famille, se met dans la peau d'un bébé depuis sa conception jusqu'à l'âge de un an. Un livre d'une grande tendresse, qui touche au plus près du développement de l'enfant et conduit à une meilleure compréhension de sa vie intérieure. Un livre précieux à mettre dans les mains de tous les parents !

  • Pour La première fois, Melanie Klein parle explicitement du travail psychanalytique avec les adultes. Les six conférences inédites réunies ici, découvertes récemment dans les Archives Melanie Klein, ont été données en 1936 aux analystes en formation à la British Psychoanalytical Society. Nulle part Melanie Klein ne se montre aussi vivante et claire dans la formulation de ses idées, abordant les fondamentaux de la psychanalyse : le transfert, la connaissance de l'inconscient, ou encore le travail d'interprétation. Ces conférences sont suivies de la transcription des séminaires, également inédits, qu'elle conduisit vingt ans plus tard, en 1958, avec de jeunes analystes et qui se présentent sous la forme de dialogues sans dogmatisme sur de nombreux thèmes, dont les entretiens préliminaires, les silences du patient, l'attention flottante, le contre-transfert. Melanie Klein y explique en particulier combien la compréhension du patient requiert une mobilisation totale des émotions et des sentiments de l'analyste, et elle met en garde contre la tentation si courante de poser une étiquette sur le patient.

  • Certains sont invulnérables à la dépression, et d'autres sombrent. Pourquoi ? Le nouvel essai de J.-D. Nasio s'attache au rôle des illusions dans notre vie, offre une explication neuve et originale de la dépression, et montre comment, une fois guéri, s'ouvrir à une nouvelle manière de s'aimer et d'aimer les autres.

  • « Il convient que nous nous arrêtions à ce défilé, à ce passage étroit où Freud lui-même s'arrête, et recule avec une horreur motivée. Tu aimeras ton prochain comme toi-même - ce commandement lui paraît inhumain.

    Ne peut-on dire que Sade nous enseigne une tentative de découvrir les lois de l'espace du prochain comme tel ? - ce prochain en tant que le plus proche, que nous avons quelquefois, et ne serait-ce que pour l'acte de l'amour, à prendre dans nos bras. Je ne parle pas ici d'un amour idéal, mais de l'acte de faire l'amour.

    Nous savons très bien combien les images du moi peuvent contrarier notre propulsion dans cet espace.

    De celui qui s'y avance dans un discours plus qu'atroce, n'avons-nous pas quelque chose à apprendre sur les lois de cet espace en tant que nous y leurre la captivation imaginaire par l'image du semblable ? »

  • « Summerhill, c'est l'aventure d'une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres. Son fondateur, le psychanalyste A. S. Neill, a mis les découvertes psychanalytiques au service de l'éducation. Il s'est dressé contre l'école traditionnelle soucieuse d'instruire mais non pas d'éduquer. Il s'est dressé contre les parents hantés par le critère du succès (l'argent). Il s'est insurgé contre un système social qui forme, dit-il, des individus «manipulés» et dociles, nécessaires à l'ensemble bureaucratique hautement hiérarchisé de notre ère industrielle. » Maud Mannoni.
    Libres enfants de Summerhill, publié aux Éditions François Maspero en 1970, dix ans après sa première publication à New York et dans le bouillonnement de l'après-Mai 68, est devenu en quelques années un best-seller et s'est vendu à plus de 400 000 exemplaires. Depuis sa parution, l'expérience éducative originale décrite dans cet ouvrage a suscité de nombreux débats pédagogiques et a contribué à lancer la question des droits de l'enfant. L'école autogérée de Summerhill, malgré les controverses dont elle a pu et continue de faire l'objet, accueille toujours des pensionnaires.

  • Si Freud a découvert l'inconscient, c'est Anna O. (de son vrai nom Bertha Pappenheim) qui a inventé la cure par la parole «(talking cure)». Son cas, raconté par Josef Breuer, qui fut son thérapeute de 1882 à 1884, est un texte fondateur dans la mythologie de la psychanalyse. Il est précédé du premier chapitre des «Etudes sur l'hystérie», écrit par Breuer et Freud. Avec une préface de Sarah Chiche.

  • En février 1910, un jeune Russe de vingt-trois ans, Sergueï Pankejeff, vient consulter Freud. Il souffre d'une névrose extrêmement grave qui le handicape jusque dans les gestes les plus simples de la vie quotidienne. Sa cure, qui va durer plusieurs années, déchaînera la passion des psychanalystes et rendra ce patient immédiatement célèvre sous le nom de l'homme aux loups. Ecrit alors que Freud est en pleine rivalité avec Jung, ce livre est surtout l'analyse d'un des rêves les plus importants de l'histoire de la psychanalyse, qui débouche sur la thématique de la castration et sur la reconstitution magistrale d'une scène - réelle ou non - à laquelle Pankejeff, alors âgé de dix-huit mois, aurait assisté et que Freud nommera plus tard scène primitive : le coït de ses parents, événement incompréhensible sur le moment et source après coup d'une terreur archaïque...

  • Avec la sensibilité particulière qu'il avait à l'égard des souffrances de l'enfant, Ferenczi n'a eu de cesse de retrouver, enfoui dans l'adulte, l'enfant blessé, traumatisé qu'il a été. Comment le ramener dans la séance ? Comment l'entendre ? Comment le traiter ? Si Freud a révélé la part de l'infantile toujours active dans la vie psychique de l'adulte, c'est bien Ferenczi qui a développé cette idée jusque dans ses aboutissements les plus ultimes, montrant combien ces parties infantiles ne cessent d'orienter et d'animer l'existence.

  • Que peut vouloir dire être père ? Vous connaissez les discussions savantes dans lesquelles on entre aussitôt, ethnologiques ou autres, pour savoir si les sauvages qui disent que les femmes conçoivent quand elles sont placées à tel endroit ont bien la notion scientifique que les femmes deviennent fécondes quand elles ont dûment copulé. Ces interrogations sont tout de même apparues à plusieurs comme participant d'une niaiserie parfaite, car il est difficile de concevoir des animaux humains assez abrutis pour ne pas s'apercevoir que, quand on veut avoir des gosses, il faut copuler. La question n'est pas là. La question est que la sommation de ces faits ? copuler avec une femme, qu'elle porte ensuite quelque chose pendant un certain temps dans son ventre, que ce produit finisse par être éjecté ? n'aboutira jamais à constituer la notion de ce que c'est qu'être père, je parle simplement de ce que c'est qu'être père au sens de procréer.

    J. L.

  • Déméter ne se consolait pas du deuil de sa fille Perséphone. Un jour, sa servante Baubo, se plaça devant elle, souleva ses jupes et exhiba sa propre vulve. Déméter se mit à rire, sortit de sa dépression, récupéra désir et envie de vivre. Cet épisode énigmatique de la mythologie grecque fascinait Georges Devereux. Quel sens lui donner ? Que révèle-t-il de la féminité intime de la femme ? Pendant trente ans, il y a réfléchi, amassant une prodigieuse quantité d'informations de toutes les époques et de toutes les cultures. Résultat, ce livre étonnant, où le pionnier de l'ethnopsychanalyse explore la différence des sexes, les capacités orgasmiques, la beauté ou la laideur du sexe de la femme, le désir chez l'homme d'avoir une vulve et un vagin, ou encore le vécu des amants à l'instant précis où l'orgasme se déclenche. Ce texte est suivi de "Parallèle entre des mythes et une obsession visuelle" (Sigmund Freud) et de "La nudité comme moyen d'intimidation" (Sandor Ferenczi).

  • Quand on se regarde dans la glace, que voit-on ? Entre littérature et psychanalyse, Freud éclaire l'effet du temps qui passe, les corps qui changent (vieillissement, accident, maladie) ou se tansforment (greffes, implants, robots, cyborgs), la laideur et la beauté. Le familier peut devenir inquiétant. Se pourrait-il que cela ait un lien avec le secret ? Ce livre offre une nouvelle traduction de «L'Inquiétante étrangeté». Il est augmenté, également retraduite, de la nouvelle de E.T.A. Hoffmann, «Le Marchand de sable», sur laquelle Freud s'appuie dans ce célèbre essai de 1919.

  • Mémoire et répétition : ce nouveau recueil de Freud traite de deux thèmes centraux à la psychanalyse. Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs, les mêmes actes ? Comment cette même compulsion à la répétition peut-elle nous permettre de sortir de ce cercle vicieux qu'elle semble pourtant dessiner ? Ce recueil complète «Anna O.» et contient notamment le célèbre essai « Remémoration, répétition, perlaboration » (1914), ainsi que « Sur les souvenirs-écrans » (1899) et « Note sur le "bloc magique" » (1925).

  • A partir de 6 cas cliniques, dont celui de sa propre fille Anna, Freud montre comment les enfants ont des fantasmes. Un texte célèbre dont Lacan s'est emparé pour élaboré son approche de l'angoisse.

  • Aux confins du séminaire

    Jacques Lacan

    • Navarin
    • 7 Septembre 2021

    « « J'ai réuni dans ce volume des textes qui porteront le lecteur aux confins du Séminaire de Jacques Lacan : avant le Séminaire i et après le Séminaire xxv. » - J.-A. Miller. Aux confins du Séminaire de Jacques Lacan commence par « Sur l'Homme aux loups », enseignement à quelques-uns en 1952-1953 sur le cas princeps de Freud. Ce sont ensuite les dernières prises de parole de Lacan à son Séminaire avant son décès, survenu le 9 septembre 1981, « Dissolution » (suite à sa lettre de janvier 1980 parue dans Le Monde) et son ultime intervention théorique, « La conférence de Caracas », prononcée en ouverture de la Rencontre internationale organisée en 1980 par la Fondation du Champ freudien. »

  • Sont réunies ici la conférence majeure de Lacan La Troisième (à Rome, en 1974), texte établi par J.-A. Miller avec un commentaire qui l'éclaire pour le grand public, et l'intervention (le lendemain) de Jacques-Alain Miller, Théorie de la langue Rome. La première fois, ce fut, en 1953, « Fonction et champ de la parole et du langage », où Lacan posait les bases de son enseignement. La seconde : en 1967, dans « La psychanalyse. Raison d'un échec », il stigmatisait l'arrêt de la pensée dans le champ ouvert par Freud. À la troisième, en 1974, c'est l'heure de lalangue, de la jouissance, du noeud borroméen. - JAM

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