• Après l'effondrement du système bipolaire consécutif à la fin de l'URSS et à l'abandon de logique des blocs, le monde est entré dans une ère de grande incertitude.
    Aggravation du fossé entre les pays du Nord et ceux du Sud, banalisation et internationalisation de la criminalité organisée, essor des conflits inter-étatiques (Karabakh, Cachemire, Ukraine, etc...), manifestations permanentes et dévastatrices du terrorisme international (Syrie, Nigeria, Mali, etc...) autant de troubles qui se cumulent et viennent compliquer les tendances « lourdes » que sont les évolutions de la donne énergétique et les aléas du contexte climatique.
    Ce livre a pour ambition de brosser un panorama précis des enjeux géopolitiques contemporains, en mettant en lumière les nécessités permanentes qui animent les nations (énergie, eau, commerce, religions...) et les chocs nouveaux que produisent le déclin de certaines aires politique et l'irruption d'acteurs surpuissants (Chine, Inde).

  • Alors que le 6 août 1945, l'humanité entrait dans l'ère nucléaire, il est devenu clair que tout espoir de maîtriser une escalade guerrière capable de mettre fin à la vie humaine devrait passer par la coopération internationale. De même, toute mesure permettant de contenir efficacement les effets de la catastrophe environnementale doit être de portée mondiale. Croisant l'analyse de la menace nucléaire et l'ère de l'Anthropocène, Chomsky montre comment ces périls à l'existence humaine évoluent et interagissent. Il plaide l'urgence de conclure et mettre en oeuvre des traités internationaux sur le climat et l'armement. Partout dans le monde, des mouvements populaires se mobilisent pour contraindre les gouvernements d'être à la hauteur de ce défi sans précédent qui met la civilisation en péril.

  • RAMSES, l'ouvrage prospectif de référence, propose chaque année à un large public (étudiant, enseignant, manager, journaliste, diplomate...) les clés et repères indispensables pour décrypter les évolutions du monde, selon un credo simple : "Éclairer, ne rien imposer".
    RAMSES 2022 interroge le monde "d'après" autour de trois thématiques fortes :
    SORTIR DU COVID : La pandémie du Covid-19 a plaqué sur la scène mondiale un éclairage brutal qui l'a contrainte à considérer différemment priorités internes et rapports de forces. Quelles leçons géopolitiques et géo-économiques peut-on tirer de la crise ? Vers quelles sorties de crise de long terme nous orientent-elles ? En bref comment le monde sortira-t-il du Covid ?
    PANDEMIE ET REDISTRIBUTION DE LA PUISSANCE : La puissance se redistribue, et la course se déploie sur plusieurs lignes : 2020 et 2021 ont positionné les compétiteurs de manière nouvelle autour d'enjeux qui apparaissent plus clairement - technologiques, informationnels, économiques... Comment se profile la hiérarchie future des puissances ? Comment se réorganisent les grands espaces stratégiques ?
    30 ANS APRES LA CHUTE : L'ESPACE SOVIETIQUE : Moscou, que l'Occident a longtemps cru sortie du jeu de la puissance, pèse à nouveau : au Moyen-Orient, en Europe, et jusque dans la course aux vaccins. La stabilité de sa gouvernance autoritaire est-elle un avantage ou un danger ? Hors Russie, les crises de l'Europe post-soviétique annoncent-elles une plus grande anarchie ou une nouvelle architecture politico-diplomatique ?
    Assorti d'un riche appareil documentaire (annexes statistiques, chronologie, cartographie originale) et de vidéos des auteurs venant compléter et approfondir les analyses de l'ouvrage.

  • L'influence de l'Occident est-elle toujours dominante ?
    Comment s'affirment les puissances émergentes que sont la Chine, l'Inde ou le Brésil ?
    Quel enjeu représentent les matières premières dans les relations internationales ?
    Ce qui se produit sur la scène internationale a de plus en plus de conséquences sur notre vie quotidienne. Pourtant, ces événements restent difficiles à appréhender. Pris dans le flux incessant de l'information, il n'est pas facile de distinguer l'essentiel de l'accessoire, de prendre le recul nécessaire pour maîtriser les codes d'une planète mondialisée et saisir ses enjeux.
    D'une indéniable clarté pédagogique, Pascal Boniface livre une vision globale d'un monde complexe et en mutation, par un mélange de profondeur historique et de décryptage de l'actualité, afin de nous aider à en comprendre les multiples ressorts.
    Cet atlas propose 100 cartes, accessibles et élégantes, permettant de synthétiser les phénomènes majeurs des relations internationales.

  • En 1815, le congrès de Vienne inaugure, après la longue césure des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, une nouvelle ère dans les relations internationales, avec l'Europe pour théâtre principal et acteur essentiel. Le directoire des grandes puissances assure un siècle de paix globale, affirmant sur toute la planète la suprématie du Vieux Monde. Cependant, à partir du XXe siècle, le système se dérègle et le leadership européen cède la place à un monde déchiré par les crises, les guerres et le choc d'idéologies antagonistes avant d'hésiter, depuis l'an 2000, entre ordre et désordre.
    Cet ouvrage retrace l'histoire des relations internationales du XIXe siècle à aujourd'hui, apportant ainsi les connaissances indispensables pour comprendre quel nouvel équilibre mondial se dessine au début du IIIe millénaire.

  • Le Moyen-Orient est-il démocrate ou républicain ? L'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche provoque des réactions contrastées dans la région.
    Certains États redoutent une rupture dans la politique étrangère américaine, d'autres relativisent l'impact d'une nouvelle administration et évoquent une redéfinition des choix et des priorités de la politique américaine au Moyen-Orient. La décision de Joe Biden de faire appel à Antony Blinken pour le département d'État et à Jake Sullivan pour la direction de la Sécurité nationale dénote une volonté de traduire en partie les promesses électorales en matière de politique étrangère : le retour à l'approche multilatérale, une collaboration étroite avec les alliés traditionnels de Washington et la préservation des intérêts américains. Le président américain change, mais les intérêts américains au Moyen-Orient ne changent pas.

  • Les relations internationales restent dominées par les rapports entre États. La puissance - capacité de faire, de faire faire, d'empêcher de faire, de refuser de faire - est leur principe organisateur. Droit international, organisations intergouvernementales sont des instruments pour la coopération et la compétition internationales, qui toujours coexistent. Celles-ci permettent de gérer les problèmes de la société internationale : paix et sécurité, questions politiques, relations économiques, culturelles, défis environnementaux...
    Des acteurs non étatiques - firmes transnationales, ONG, médias, mais aussi groupes criminels, terroristes... - sont de plus en plus présents dans les relations internationales. Ils contribuent à définir leurs priorités et parfois concurrencent, voire affrontent les États. Ils peuvent en être partenaires, mais sont aussi perturbateurs. Leur régulation est l'un des enjeux contemporains.
    Constantes et transformations de la société internationale, structures et ruptures, sont les axes dominants du présent ouvrage. Si la puissance est le principe organisateur des relations internationales, le déficit de puissance qui les caractérise aussi est leur principe désorganisateur. Il explique que, par delà la rhétorique de la mondialisation, nombre de problèmes restent ouverts, voire sans solutions rationnelles prévisibles. Le désordre international est une marque des premières décennies du XXIe siècle.

    Cet ouvrage est destiné aux étudiants, experts, universitaires, et plus largement à tous ceux qui s'intéressent aux défis de notre temps, internationaux par nature.

  • Les Relations internationales suscitent un intérêt croissant auprès des étudiants qui, dans leur vie professionnelle à venir, seront quotidiennement au contact du monde extérieur. La discipline se présente ainsi comme un enseignement de synthèse, destiné à intégrer la dimension extérieure des différents cursus universitaires.
    Cet ouvrage d'introduction aux Relations internationales se présente donc comme un instrument d'accompagnement destiné aux étudiants des instituts d'études politiques, des facultés de droit et d'économie ainsi qu'aux élèves des classes préparatoires.
    Afin de mieux appréhender les caractéristiques du monde contemporain, celui-ci a été abordé à partir de quatre « scènes » distinctes :

    . La scène de la société interétatique est le domaine privilégié des diplomaties ;
    . La scène des organisations internationales permet de comprendre comment la coopération intergouvernementale peut, sous certaines conditions, se transformer en intégration supranationale ;
    . La scène de la société transnationale analyse les conséquences de l'ouverture des sociétés internes sur le monde ;
    . Enfin, la scène de l'économie-monde est le domaine d'expansion du marché qui organise l'interdépendance des nations.

    La prise en compte des dimensions historique, politique, économique, sociologique et juridique des Relations internationales vise ainsi à comprendre le rôle des multiples acteurs impliqués dans la structuration du monde contemporain, lequel oscille en permanence entre coopération et compétition.

  • Les GAFAM dominent la nouvelle économie mondiale du numérique. Ces firmes se complètent plus qu'elles ne sont en concurrence entre elles. Possédant un pouvoir économique et financier considérable, parfois supérieur à celui des États, elles sont régulièrement la cible de critiques et de procédures judiciaires en raison de leur position monopolistique, de l'utilisation qu'elles font des données personnelles ou de l'optimisation fiscale qu'elles pratiquent à grande échelle.

  • Travailleuse d'usine mexicaine, cultivateur de riz indien, ménagère ougandaise, fermière aymara: ces personnes ont en commun d'être nées dans des nations exploitées ou opprimées. C'est le résultat de l'ordre mondial institutionnalisé?: la prospérité de l'Occident vient en grande partie de l'appauvrissement du reste du globe. Pourtant, les positions antimondialisation actuelles sont trop souvent synonymes de fermeture des frontières et de repli sur soi. Pour faire contrepoids, Maïka Sondarjee développe une position internationale pour la gauche qui est réellement solidaire avec les nations du Sud: l'internationalisme radical. Avec cette vision anticapitaliste, décoloniale et féministe de la coopération internationale, elle souhaite intégrer l'Autre au coeur de nos préoccupations. Une invitation à décoloniser la solidarité internationale et à envisager une transition globale juste, seule façon de ne pas perdre le Sud.

  • En quel sens peut-on parler de « crise de l'ordre », en tant que crise de l'équilibre mondial entre les puissances et des institutions et alliances qui le représentent ? La question, c'est la Chine. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale impérialiste, il n'y a jamais eu une puissance ascendante unique, ou du moins qui ne soit pas insérée dans le système d'alliances dominant, ayant une force économique comparable à celle de la première puissance, les États-Unis, et voulant accompagner sa montée en puissance par la construction d'une force militaire comparable. [...].
    La crise de l'ordre : la crise de l'équilibre entre les puissances, provoquée par le changement colossal des rapports de force entraîné par l'irruption de la Chine. C'est le début d'une nouvelle saison de l'interventionnisme et du capitalisme d'État, car il faut répondre aux grands groupes chinois en Europe et aux États-Unis, sur le terrain des hautes technologies et de la bataille électrique et numérique. C'est aussi un cycle de réarmement, déclenché par les plans de Pékin pour une force militaire « de classe mondiale » dans les quinze prochaines années et alimenté en conséquence par la réaction des autres puissances.
    Il y a une conclusion à méditer : un fait crucial est que la crise de l'ordre et ses luttes mondiales ébranlent et mobilisent en même temps l'idéologie dominante. Dans les vieilles puissances, le déclin atlantique a montré la « fragilité » de l'idéologie libérale face au défi de l'Asie ; à Pékin, la bataille pour un nouvel ordre dans lequel la Chine serait reconnue se revêt des mythes nationalistes d'un impérialisme montant. De nouveaux venins de la mobilisation impérialiste se répandent, dans un crescendo quotidien, dans les vieilles et nouvelles puissances.
    Voilà pourquoi nous avons continué à étudier, ces dernières années, le développement et les contradictions de l'impérialisme unitaire. L'irruption de l'Asie est une confirmation scientifique extraordinaire pour la science marxiste, qui part des thèses de Marx et Engels dans le Manifeste du parti communiste, passe par la stratégie révolutionnaire de Lénine et est restaurée dans les « Thèses de 1957 » d'Arrigo Cervetto. Cependant, cette victoire scientifique serait stérile si elle restait repliée sur elle-même, si elle ne devenait pas une arme pour la défense de classe : ces nouveaux venins de l'idéologie dominante doivent être compris pour être combattus. Chaque crise, chaque guerre, chaque collision sociale est devenue le front d'une bataille internationaliste ; récemment, la lutte contre la pandémie séculaire a révélé des énergies inattendues, disponibles à réfléchir sur les contradictions de classe que le virus a également mises à jour.

  • Cet ouvrage répond, par des chapitres courts, clairs, synthétiques et largement illustrés, à toutes les questions dont l'actualité géopolitique foisonne.
    Destiné aux étudiants souhaitant acquérir de solides connaissances en vue des concours et examens, cet ouvrage permettra de faire un tour d'horizon rapide et complet des thèmes essentiels des relations internationales.

  • « Comment la France et l'Europe, menacées par le déclin économique et démographique sur toile de fond de crise politique et morale, peuvent-elles se défendre face à ces nouveaux prédateurs que sont la Chine - désormais superpuissance consciente de son rang historique -, la Russie - insatisfaite de l'ordre postsoviétique sur notre continent -, voire les États-Unis ?

    Pour tenter de répondre à cette question, il faut d'abord reconnaître les terrains de chasse de la prédation moderne. C'est à partir de là que nous pourrons apprécier les logiques de comportement des fauves avant d'analyser les options stratégiques qui s'offrent à nous, Européens, si nous ne voulons pas être leur proie. » F. H.

    François Heisbourg analyse les différentes formes de prédation - commerciale, industrielle, financière, bien sûr, mais aussi idéologique et politique -, souligne les retournements de l'Histoire - comment les pays européens sont passés de prédateurs à proies - et appelle nos pays à rassembler leurs forces pour résister à la prédation.

    Un livre écrit de main de maître, un appel urgent à penser la stratégie.

  • Les espaces maritimes sont au coeur de la mondialisation et de la compétition stratégique entre Etats pour trois raisons principales. Des raisons économiques, des raisons démographiques -65% de la population mondiale vit dans des zones portuaires et côtières -et des raisons d'enjeux territoriaux (détroits, canaux et nombres d'îles sont des enjeux stratégiques de premier plan). Ce numéro de Questions internationales met en lumière à l'aide d'exemple précis, l'unité des problèmes internationaux soulevés par des espaces maritimes fragmentés et l'universalité des principes qui s'y appliquent.

  • La France et la Russie ont noué, depuis la fin du XVIe siècle, des relations exceptionnelles dans les domaines culturel, intellectuel, économique et - parfois - politique. Elles constituent aujourd'hui un thème de débat enflammé à Paris et sont une priorité de la diplomatie d'Emmanuel Macron. Ambassadeur de France en Russie de 2009 à 2013, Jean de Gliniasty directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), offre au lecteur un historique des relations entre les deux pays, ainsi qu'une réflexion sur leur évolution

  • En principe brèves, à l'occasion dangereuses et donc redoutées, les crises sont susceptibles de modifier le cours de l'Histoire.
    Analysant soixante crises internationales, les unes fameuses, d'autres oubliées, l'auteur éclaire quelquesuns des événements qui ont rythmé le siècle passé et façonné le monde d'aujourd'hui.
    Parmi les 60 crises étudiées : la révolte des Boxers (1900) ; l'attentat de Sarajevo (1914) ; le génocide arménien (1915-1917) ; l'occupation franco-belge de la Ruhr (1925) ; la remilitarisation de la Rhénanie (1936) ; les accords de Munich (1938) ; les missiles de Cuba (1962) ; la guerre des Six Jours (1967) ;
    L'intervention soviétique en Afghanistan (1979) ; la guerre des Malouines (1982) ; l'intervention française au Tchad (1986) ; la crise yougoslave (1991) ; la guerre russo-géorgienne (2008)...
    Une fiche résume le déclenchement de chacune de ces crises, son déroulement, les forces en présence et sa conclusion.

  • Une présentation claire, vivante et actuelle de la société internationale.

    Cet ouvrage traite des rapports et flux transfrontaliers, matériels ou immatériels, qui peuvent s'établir entre deux ou plusieurs individus, groupes ou collectivités. Il se compose de trois parties :
    . les données de la scène internationale : les approches doctrinales ; un bref historique des relations internationales depuis 1945 ; les caractères de la société internationale ainsi que les facteurs constitutifs des relations internationales ;
    . les acteurs et les règles des relations internationales : l'État, protagoniste principal des relations internationales ; les acteurs récents, les Organisations intergouvernementales ; les nouveaux acteurs, Organisations non gouvernementales , Sociétés transnationales individus, peuples et groupes politico-militaires ainsi que la régulation normative des relations internationales ;
    . les enjeux et les défis des relations internationales étudiés sous forme de questionnement : guerre ou paix ? Richesse ou pauvreté ? etc.

  • Depuis une dizaine d'années, les États-Unis mobilisent une arme économique dont les élites européennes sont en train d'évaluer les dégâts et que l'opinion publique ne soupçonne pas : leur droit, leurs lois, qu'ils appliquent au-delà de leurs frontières et qui leur permettent de s'ingérer dans la politique étrangère et commerciale de leurs ennemis comme de leurs alliés. Cibles prioritaires : les entreprises européennes en général, et françaises en particulier. Méthode : sanctionner en infligeant de lourdes amendes, fragiliser, racheter. Washington joue au shérif économique pour préserver et enrichir ses intérêts nationaux.

  • L'Inde était avant la pandémie la cinquième économie du monde et se donnait vingt-cinq ans pour en devenir la troisième, lors du centenaire de son indépendance. Ce pari pourra-t-il être tenu, en s'appuyant sur la jeunesse de sa population, sur sa maitrise du numérique, sur sa diversité culturelle et sur son régime politique pluraliste ? Pas sûr ! Mais pour avoir une chance d'y parvenir, l'Inde doit en tout cas résoudre ses problèmes structurels à l'intérieur et maintenir l'équilibre entre ses principaux partenaires à l'extérieur.

    L'auteur propose une grille de lecture dynamique de l'Inde actuelle, dans le cadre d'un monde dont les transformations s'accélèrent. Il suggère également des pistes de réflexion et d'action pour l'avenir.

  • « Le mot "international", j'en conviens, est nouveau ; bien que, j'espère, clair et explicite. » Ainsi s'exprimait le philosophe Jeremy Bentham en 1781 lorsqu'il conçut ce néologisme. Si le terme est passé dans le langage courant au XVIIIe siècle, avec la prise de conscience de l'essor des États- nations et de la multiplication des transactions entre eux, la discipline des Relations internationales a tardé à s'imposer dans le champ des sciences sociales, en France particulièrement. Pourtant, l'étude savante de ce qui se passe sur la scène internationale aide à comprendre le monde. Pédagogique et exhaustif, cet ouvrage destiné aux étudiants, enseignants, diplomates et journalistes, s'y emploie. Il présente l'environnement intellectuel et historique de la discipline, ses paradigmes, ses concepts et débats structurants, et s'interroge sur les liens entre théorie et pratique. Il propose un état de l'art en ce début de XXIe siècle, en France et dans le monde.
    Cette sixième édition, augmentée de deux chapitres sur l'apport des études féministes et sur la diplomatie, met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies de ce vaste champ d'étude.

  • De toutes les émotions, la colère est l'une des plus puissantes. Elle s'accompagne de bien d'autres affects - indignation, culpabilité, amertume, ressentiment, haine, désir de vengeance - dénominateurs communs d'une actualité bouillonnante mais particulièrement confuse. Violences politiques et terrorismes transnationaux, soulèvements populaires et protestations « indignées » à travers le monde, insurrections armées au long cours, montée des populismes et reflux des nationalismes, regains et consolidations autoritaires, haine de l'« autre », interminables guerres civiles et conflits gelés, rancoeurs sociétales nouvelles comme plus anciennes, belligérances numériques inédites... Inexorablement, sous nos yeux, c'est bien la colère qui semble dévorer une globalisation que d'aucuns qualifiaient autrefois d'« heureuse ».
    Se plaçant sur le terrain singulier de la géopolitique, Myriam Benraad analyse ce qu'« être en colère » signifie, comment cette émotion se manifeste à l'échelle planétaire, quels en sont les protagonistes, dynamiques et enjeux. Assistons-nous à un phénomène passager ou cet emportement général, visible partout, a-t-il déjà mué en logique durable laissant craindre un XXIe siècle particulièrement brutal et instable ?

  • La seconde édition de cet ouvrage propose d'expliquer les relations internationales, en présentant une synthèse de grandes questions internationales actuelles accompagnée de points historiques ainsi que des visions des grands États mondiaux.

  • Tout l'arsenal de la Françafrique s'est déployé en Côte d'Ivoire : diplomatie parallèle, réseaux officieux, affaires troubles, coups tordus et crimes de guerre.
    Dans la nuit du 6 au 7 novembre, plusieurs dizaines de milliers de manifestants descendent dans les rues à l'appel de Charles Blé Goudé, leader des « jeunes patriotes », et se dirigent vers l'aéroport et la base militaire française.
    Pour « casser la manifestation », selon les termes du général Poncet, les manifestants sont pris pour cibles par les hélicoptères de combat de l'armée française. Les Ivoiriens qui réussissent à passer les ponts se heurtent aux barrages et aux chars des soldats français, qui tirent à balles réelles et à la grenade offensive.
    Le lendemain, le chiffre de plus de trente morts et d'une centaine de blessés par l'armée française est avancé par un membre du Front populaire ivoirien et aussitôt récusé par l'étatmajor français, qui ne reconnaît que « des tirs d'intimidation ». Le soir, le général Bentégeat reconnaît qu'ils ont « peut-être blessé ou même tué quelques personnes », mais il ne parle que de « pillards » et se déclare « très fier de la réaction qu'a eu le détachement Licorne. Ils ont montré qu'on ne tue pas impunément les soldats français ». La suite des événements confirmera qu'on peut en revanche tuer impunément des civils ivoiriens.
    Derrière une neutralité affichée, la France n'a cessé d'intervenir dans la vie politique ivoirienne, défendant âprement ses intérêts économiques et son influence régionale. Elle a arbitré la guerre de succession ouverte par la mort du président Houphouët-Boigny, poussant les candidats les plus proches de la France pour pouvoir maintenir la Côte d'Ivoire à la place qu'elle occupe depuis l'indépendance de 1960, à savoir u n des pivots de la Françafrique - cette forme spécifique du néocolonialisme français.
    Sous prétexte d'éviter un « nouveau Rwanda », la France est aussi intervenue militairement en Côte d'Ivoire, jouant le rôle de force « impartiale » aux côtés de l'ONU.
    C'est d'ailleurs dans le cadre de l'opération Licorne - censée illustrer l'exemplarité des nouvelles modalités d'intervention de l'armée française en Afrique - que les militaires français ont ouvert le feu sur des foules de civils ivoiriens désarmés, en novembre 2004, sur fond de manipulations qui laissent suspecter une tentative avortée de coup d'État.
    La France n'a jamais été ni un arbitre neutre ni un acteur désintéressé dans la crise ivoirienne ; ce livre participe à documenter son rôle, qui reste aujourd'hui encore insuffisamment critiqué et débattu.
    Raphaël Granvaud et Gérard Mauger sont tous deux membres de l'association Survie, et rédacteurs de Billets d'Afrique, bulletin mensuel d'information alternative sur les avatars de la politique africaine de la France. Raphaël Granvaud est par ailleurs l'auteur de deux autres livres chez Agone : Areva en Afrique. Une

  • Fétichisme des équilibres budgétaires, fanatisme du libre-échange, mépris de la préférence communautaire, subversion du politique par l'économie, des États par les marchés, du public par le privé...
    Comment peut-on être européen ?
    L'Europe est aujourd'hui engluée dans un triple échec. Échec de l'union monétaire alors que ne cesse de se creuser la divergence entre Nord et Sud. Échec de l'union économique, pendant que la compétition entre pays membres se poursuit. Échec d'une union politique quand l'Europe préfère abandonner sa gouvernance à des autorités indépendantes plutôt que de privilégier la concertation entre les États.
    Au-delà de l'affrontement stérile entre souverainisme et fédéralisme, Jean-Marc Ferry suggère d'explorer une troisième voie, la co-souveraineté : la possibilité de se coordonner afin de conduire ensemble des politiques publiques définies sous l'autorité d'une institution légitime, associant les parlements nationaux aux processus de décision.

    Jean-Marc Ferry plaide aussi pour l'instauration d'un socle social européen, reposant sur le double dispositif d'un revenu de base universel et du développement d'un nouveau secteur d'activité personnelle et autonome. Enfin, il revient, en philosophe, sur le sens même de la construction européenne face aux menaces toujours présentes de la misère, de la guerre et de la barbarie.

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