Arts et spectacles

  • Just Kids

    Patti Smith

    • Folio
    • 17 Octobre 2013

    C'était l'été de la mort de Coltrane, l'été de l'amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l'art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. À cette époque d'intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s'entrechoquent. Le couple fréquente la cour d'Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d'artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed.
    Just Kids commence comme une histoire d'amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l'ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu'à leur art.

  • De la marche

    Henry David Thoreau

    • Mille et une nuits
    • 14 Octobre 2020

    Un éloge de la marche, « en soi l'entreprise et l'aventure de la journée », faisant émerger la valeur suprême de l'individu et permettant la communion avec la nature. Le bréviaire essentiel de l'éveil à soi.
    « À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? ».
    Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature.

  • L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique

    Walter Benjamin

    • Allia
    • 18 Octobre 2011

    Dès son titre, l'ouvrage annonce le tournant opéré par la modernité. Benjamin montre dans cet essai lumineux et dense que l'avènement de la photographie, puis du cinéma, n'est pas l'apparition d'une simple technique nouvelle, mais qu'il bouleverse de fond en comble le statut de l'oeuvre d'art, en lui ôtant ce que Benjamin nomme son "aura". C'est désormais la reproduction qui s'expose, mettant en valeur la possibilité pour l'oeuvre d'art de se retrouver n'importe où. Capacité à circuler qui la transforme en marchandise. Benjamin met au jour les conséquences immenses de cette révolution, bien au-delà de la sphère artistique, dans tout le champ social et politique. Avec le cinéma, c'est la technique de reproduction elle-même qui désormais produit l'oeuvre d'art. Là, c'est l'image de l'acteur qui devient marchandise, consommée par le public qui constitue son marché. La massification du public de ces oeuvres a servi les totalitarismes. D'où "l'esthétisation de la politique" encouragée par le fascisme et la "politisation de l'art" défendue par le communisme.

  • L'année du singe Nouv.

    L'année du singe

    Patti Smith

    • Folio
    • 13 Octobre 2022

    L'année du singe se présente à la fois comme un récit de voyage à travers la Californie, l'Arizona, le Portugal et le Kentucky, un fantastique carnet de rêves et de conversations imaginaires, et une méditation lucide sur le passage du temps, le deuil et la compassion. Au fil de ses déambulations solitaires, Patti Smith déroule l'année 2016, l'année charnière de ses soixante-dix ans. Le souvenir des lieux se mêle au paysage intérieur de l'artiste, et tout ce qu'elle a vu, rêvé ou lu, coexiste dans ce pays des merveilles tout personnel. Elle croise ainsi un cortège de fantômes aimés et admirés, parmi lesquels Roberto bolano, Jerry Garcia, mais aussi, et surtout, deux amis chers au crépuscule de leur vie:le dramaturge Sam Shepard et le producteur de musique Sandy Pearlman.Patti Smith tisse avec pudeur et mélancolie la toile de cette année singulière marquée par des bouleversements intimes et politiques, sans jamais s'abandonner à l'apitoiement ni au désespoir. Elle célèbre au contraire l'art et les pouvoirs de l'imagination, offre sa sagesse optimiste et sa finesse d'esprit, rappelant, s'il en était besoin, qu'elle est l'une des créatrices les plus talentueuses de notre temps.

  • La formation de l'acteur

    Constantin Stanislavski

    • Payot
    • 8 Juin 2001

    Le livre, ce grand livre, est une reconsidération totale de l'acteur. Il dépouille l'interprète de ses vanités. Il le dévêt de ses clinquants. Il analyse sans pitié ses faux prestiges. Il détruit le cabotinage. Les milliers de spectateurs qui vont au théâtre le soir, à New York comme à Moscou, à Rome comme à Paris, à Berlin comme à Londres, ignorent que ce qu'ils admirent ici ou là sur la scène, depuis le jeu de l'acteur jusqu'à la tenue des groupes, vient souvent de la leçon de Stanislavski. Il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté sciemment ou non quelques-uns des sentiers de cette analyse. »

  • Rire et se taire ; sur Marcel Duchamp

    John Cage

    • Allia
    • 3 Mars 2022

    John Cage rencontre Marcel Duchamp en 1941. Trente après, il confie dans le présent entretien les souvenirs qu'il conserve de cet homme. Et c'est un véritable hommage d'un artiste à un autre artiste et un témoignage drôle et émouvant sur celui qui «prenait le fait de s'amuser très au sérieux». Les oeuvres de ces deux artistes s'offrent l'une l'autre dans un miroir inversé : Cage explique avec une grande clarté avoir voulu développer la dimension physique de l'écoute quand Duchamp voulait réduire cette dimension dans la peinture. Cage rapporte aussi des anecdotes, et notamment la rare fois où Duchamp a perdu son sang-froid, lui d'ordinaire si magnanime : une mémorable partie d'échecs, que Cage aurait dû gagner mais qu'il a perdue, ce qui a mis Duchamp dans une colère noire...

  • Sur la photographie

    Susan Sontag

    • Christian bourgois
    • 9 Octobre 2008

    « Tout a débuté par un essai, consacré à quelques uns des problèmes esthétiques, et moraux, que pose l'omniprésence des images photographiques : mais plus je réfléchissais à la nature des photographies, plus elles devenaient complexes et suggestives. Si bien qu'un essai en engendra un autre, qui à son tour (à mon grand étonnement), en engendra un troisième, et ainsi de suite, chacun ajoutant un maillon à une chaîne d'essais sur le sens et la vie des photographies, jusqu'à ce que je fusse allée assez loin pour que le développement esquissé dans le premier essai, étayé puis prolongé dans les suivants, pût être récapitulé et généralisé de façon plus théorique. Et trouver son terme. [.] Ecrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde. Et ces essais sont en fait une méditation prolongée sur la nature de notre modernité. » (Susan Sontag) Paru pour la première fois en 1977, Sur la photographie est devenu un livre culte sur le sujet.

  • Romy intime

    Alice Schwarzer

    • Archipoche
    • 5 Mai 2022

    40e anniversaire de sa disparition : les confessions de Romy.

    « En ce 12 décembre 1976, il fait noir et il pleut. Depuis la tombée de la nuit, nous évoquons sa mère, très proche de Hitler, son beau-père, trop proche d'elle, ses amours avec des comédiens et des réalisateurs, ses liaisons «interdites»... Nous parlons de l'amour et du métier, de ses chagrins et de ses colères. Romy Schneider est désespérée et furieuse. Au fil des heures, je prends conscience qu'elle est à la fois courageuse et craintive, révoltée et conformiste, surdouée et rongée par le doute. Elle veut que moi, la féministe, je la venge. Nous ne nous doutons pas que dans cinq ans, six mois et dix-sept jours, elle aura cessé de vivre. » Dans les années 1950 et 1960, Romy Schneider (1938-1982) fut en Allemagne l'incarnation de tous les clichés qui couraient sur les femmes : depuis la « vierge » Sissi jusqu'à la « salope » de Paris. Durant une nuit entière, dans un appartement de Cologne, elle s'est confiée à Alice Schwarzer comme jamais encore elle ne l'avait fait.

  • Petite histoire de la photographie

    Walter Benjamin

    • Allia
    • 8 Mars 2012

    Ne regardez jamais l'appareil.

  • La beauté de vivre deux fois : mémoires

    Sharon Stone

    • Pocket
    • 14 Avril 2022

    Sharon Stone, l'une des actrices les plus célèbres au monde, est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001 qui lui coûte non seulement sa santé, mais met aussi en péril sa carrière, sa famille et sa renommée internationale. Dans ce texte, elle se livre avec honnêteté : ses origines irlandaises et sa jeunesse en Pennsylvanie dans un milieu modeste, les traumatismes et la violence qu'elle a connus enfant, ses débuts comme mannequin, sa conquête de Hollywood... et ce jour décisif où elle a failli mourir. Elle raconte sa lutte pour reconstruire sa vie, la force qu'elle tire de ses enfants et de ses engagements humanitaires.
    La Beauté de vivre deux fois est la célébration de la puissance d'une femme et de sa résilience. Dans un milieu qui n'accepte pas l'échec, dans lequel trop de voix sont réduites au silence, Sharon Stone a trouvé dans ce livre le courage de prendre la parole.

  • Machine soul, une histoire de la techno

    Jon Savage

    • Allia
    • 19 Août 2021

    Loin des idées reçues, il apparaît que la techno est l'aboutissement d'une véritable pensée conceptuelle : celle qui vise l'harmonie entre l'homme et la machine, l'état de transe créé par la répétition des boucles sonores, une projection dans le futur.
    Des premiers DJs jusqu'à la popularisation de la techno et l'arrivée des autodidactes, de la musique underground à la musique de dancefloor, Jon Savage parcourt l'histoire de la techno en la resituant dans le contexte socioculturel des pays qui l'ont vu émerger. Le texte s'ouvre sur la description d'un concert de Orbital, Savage comparant les DJ aux personnages de La Guerre des étoiles... Avant tout, la techno est une performance, au sens artistique.

  • Tempête pour les morts et les vivants

    Charles Bukowski

    • Au diable vauvert
    • 2 Septembre 2021

    Cette anthologie de poèmes méconnus, souvent parus dans d'obscurs magazines, est le fruit d'une recherche minutieuse menée à travers de nombreuses bibliothèques et collections privées des États-Unis.
    Profonde, rythmée, hilarante, vernaculaire, la poésie de Bukowski est à l'image de son auteur : aux antipodes de la littérature élitiste. L'absurdité de son temps, l'humanité, le sexe, la condition ouvrière, l'écriture ou son amour pour les animaux alimentent sa poésie en perpétuelle quête de sincérité.

    J'ai 90 mille dollars à la banque 50 balais 125 kilos sur la balance jamais réveillé au son d'une alarme et suis plus proche de Dieu que ne l'est le moineau.

  • Mon voisin Totoro ; anime comics

    Hayao Miyazaki

    • Glenat
    • 6 Juin 2018

    Voici le récit complet du film Totoro, montage en BD des images du film éponyme à la manière du roman-photo. On y retrouve la famille Kusakabe, arrivant à la campagne et s'installant dans une maison bucolique près de laquelle s'élève un arbre immense. Mais dans ce dernier, réside Totoro, esprit de la nature bienveillant et protecteur qui va prendre les deux petites filles de la famille sous son aile.
    Emblème à plus d'un titre des studios Ghibli, Totoro est l'oeuvre tutélaire, maîtresse, de la pensée de Miyazaki. S'y incarnent son rapport au monde et à la nature, son sens inné de l'enfance, cet esprit quasi animiste qui traduit la vie en toute chose et qui a porté l'artiste à créer cette ode au retour à la terre.
    Avec Totoro, nous débutons la collection Ghibli, où vous pourrez découvrir les plus grandes oeuvres du studio initié par Miyazaki, via de splendides art books, des anime comics et également des pictures books disponibles dans la collection Glénat jeunesse.

  • Chroniques t.1

    Bob Dylan

    • Folio
    • 10 Juin 2010

    « Je ne cherchais pas l'amour, je ne cherchais pas l'argent. La conscience aiguisée, j'étais déterminé, irréaliste et visionnaire par-dessus le marché. Je ne connaissais pas âme qui vive dans cette mégapole noire et gelée, mais ça allait changer. » Bob Dylan replonge avec délices dans le Village de 1961, quand, jeune homme introverti, il découvrait Manhattan. Pour le chanteur folk débutant né dans le Midwest, New York est la ville de tous les possibles, de toutes les passions : nuits blanches enfumées, découvertes littéraires, amours fugaces, amitiés indestructibles. Les souvenirs de l'enfance reviennent ici comme autant d'illuminations, composant l'histoire d'un musicien de génie qui aspirait à la gloire mais ne la supportait pas.
    Le premier volume d'une autobiographie en roue libre qui devrait comporter trois volets.

  • Du baiser

    Francesco Patrizi

    • Mille et une nuits
    • 12 Mai 2021

    Quelle différence entre un baiser « du bout des lèvres, avec succion des lèvres, avec morsure et avec la langue ? » Francesco Patrizi propose une théorie du baiser, explore les mystères du sentiment amoureux dans ce traité aussi sulfureux qu'instructif.
    Une petite philosophie de l'amour, qui comblera nos coeurs contemporains.

  • Philosophie de l'ameublement

    Edgar Allan Poe

    • Mille et une nuits
    • 17 Mars 2021

    Avec un ton facétieux, Edgar Allan Poe dresse un portrait savoureux de l'ameublement américain, remarquable révélateur du « goût » consumériste, du faux-semblant et de l'ostentatoire qui structurent la société. L'auteur se plaît alors à proposer un autre scénario de vie à travers « la quête de la chambre idéale » : véritable « chambre à soi » accessible à tous, où le sofa est la pièce maîtresse, où la simplicité et le « luxe discret » permettraient épanouissement et confort d'être.

    Edgar Allan Poe s'amuse à construire une véritable science de l'ameublement.
    La quête de la chambre idéale est celle d'une vraie « chambre à soi », où le tapis est « l'âme de l'appartement », où le canapé est une pièce maîtresse, où la simplicité et le « luxe discret » permettraient non pas la mise en scène de soi, mais bien l'épanouissement de l'esprit et la simplicité de l'être. La recherche d'une « douce intimité » qui résonne formidablement dans nos vies contemporaines.

  • Le pouvoir de l'art

    Markus Gabriel

    • Flammarion
    • 22 Septembre 2021

    Le regard exercé ou curieux, vous pensiez peut-être qu'en vous rendant à une exposition vous alliez voir des oeuvres d'art exposées à votre attention.
    C'était vrai jusqu'à ce que Markus Gabriel s'en mêle.
    Le jeune prodige de la philosophie allemande le démontre avec virtuosité : ce n'est pas vous qui décidez si ce que vous voyez est une oeuvre d'art, ni même l'artiste ou les collectionneurs, encore moins les critiques d'art ou de cinéma. C'est l'oeuvre elle-même qui prend possession de vous. Car c'est vous qui vous exposez à elle et non l'inverse. Le Penseur de Rodin vous fait penser et Alien fait de vous l'hôte du film étrange que vous regardez.
    Par cet essai incisif, l'auteur bouscule notre rapport à l'art, en nous révélant son immense pouvoir, pour le meilleur et pour le pire.

  • Autobiographie

    John Cage

    • Allia
    • 22 Août 2019

    Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.

  • Le culte moderne des monuments

    Alois Riegl

    • Allia
    • 1 Octobre 2021

    Le terme de «monument» est ici à comprendre dans son sens élargi, soit toute oeuvre humaine qui nous vient du passé, édifice, peinture, sculpture ou parchemin. L'auteur distingue notamment sa valeur historique proprement dite de sa valeur artistique. Surtout, il est le premier à différencier sa valeur historique, voire documentaire, et sa durée, qu'il associe à notre faculté de remémoration, c'est-à-dire l'écho qu'il fait résonner en nous, au présent, par sa patine, les traces du vieillissement ou encore l'étrangeté d'un mot ou d'une tournure de phrase. Il s'agit, en un mot, de la valeur accordée au passage du temps. Ainsi maints objets deviennent des «monuments» en raison de notre goût actuel, sans qu'ils aient été initialement imaginés, à l'époque de leur conception, comme tels.

  • Brève histoire du monde

    Ernst Hans Gombrich

    • Hazan
    • 24 Février 2021

    Cette nouvelle édition poche, revue et corrigée, s'enrichie d'une préface émouvante de la petite-fille de Ernst H.Gombrich qui raconte la genèse de ce livre désormais iconique. Aussi audacieux que cela puisse paraître, raconter l'histoire de l'humanité en quelque trois cent pages est le pari fou que s'est lancé Ernst Grombrich, et qu'il a relevé avec brio. Tutoyant ses lecteurs, petits ou grands, et considérant que ceux-ci savent réflechir par eux-mêmes, il leur présente les personnages historiques emblématiques de leur temps et raconte les faits dans leur continuité, comme dans un roman au long cours, avec toujours cette question centrale qui guide son propos : quels épisodes du passé ont eu une influence sur la vie de l'humanité en général et quels sont ceux dont on se souvient le plus ? Un ouvrage formidable pour apprendre l'histoire sans en avoir l'air, comme l'explique si bien Gombrich : "j'aimerais que mes lecteurs l'abordent en toute décontraction et suivent le fil de l'histoire sans se sentir tenus de prendre des notes ni de retenir des noms et des dates. Je leur promets aussi qu'il n'y aura pas d'interrogation."

  • Les 8 bonheurs du chat

    Kwong Kuen Shan

    • Pocket
    • 19 Novembre 2020

    On la connaissait peintre : ses recueils d'aquarelles félines, du Chat zen aux Quatre Saisons du chat, agrémentées de pensées issues de la sagesse orientale, ont fait le tour du monde.
    On l'a découverte écrivaine grâce à un texte touchant, Le Chat qui m'aimait, mettant en scène Healey, le chat qui lui a fait aimer les chats.
    Kwong Kuen-Shan dévoile dans ce récit combien les chats, dans leur grande sagesse, l'ont aidée dans sa vie de femme et de créatrice.
    Illustré d'aquarelles originales, ce récit est une ode à ces félins, desquels nous avons chaque jour tant à apprendre.

    Tous les grands ouvrages de Kwong Kuen-Shan sont chez Pocket.

  • La rage

    Pier Paolo Pasolini

    • Nous
    • 18 Mars 2016

    La Rage est un « poème filmique » en prose et en vers, un long poème politique et historique. L'un des titres phare des éditions Nous, proposé ici dans une nouvelle édition en format poche, La Rage est indéniablement le texte littéraire le plus explicitement politique de Pasolini.
    La Rage est le scénario original du film sorti en 1963, avec lequel Pasolini vise à créer « un nouveau genre cinématographique » : un commentaire en vers qui mêle l'élégiaque et la critique sociale et politique, en les tissant avec des images des Actualités, des matériaux d'archives, des photographies. En interrogeant les événements et la société de son époque, mais aussi la nôtre - le texte est d'une brûlante actualité - Pasolini répond à la question :
    « Pourquoi notre vie est-elle dominée par le mécontentement, l'angoisse, la peur de la guerre, et la guerre ? ».
    En suivant ce qu'il appelle ses « raisons politiques » et son « sentiment poétique », il traverse les faits marquants qui constituent son temps, dont les événements de Hongrie, l'indépendance des colonies, Cuba, la guerre d'Algérie, le suicide de Marilyn Monroe, l'explosion de la culture télévisuelle, la conquête spatiale, etc., pour restituer en littérature le malaise et la rage de l'alors naissante société de consommation et du spectacle.
    La Rage est non seulement une expérience filmique singulière, mais une proposition tout aussi audacieuse dans l'écriture de Pasolini : la dialectique entre vers et prose, son rythme très singulier et son registre non dénué de violence lui confèrent une évidente autonomie littéraire. Dans ce texte, qui est ici donné dans sa version intégrale (le texte retenu pour le film en étant une version raccourcie), on lit le Pasolini le plus politique, le plus âpre et le plus clairvoyant. Le livre inclut, outre un appareil de notes qui orientent le lecteur à travers les événements historiques auxquels il est fait référence, une présentation de Roberto Chiesi qui éclaire l'histoire de La Rage et sa singularité.
    « La tradition, c'est la grandeur qui peut s'exprimer en un geste. Mille ancêtres ont vu ce geste, et à travers les siècles il est devenu pur comme un vol d'oiseau, élémentaire comme le mouvement d'une vague. Mais seule la révolution sauve le passé. »

  • Glenn Gould par Glenn Gould sur Glenn Gould

    Glenn Gould

    • Allia
    • 22 Août 2019

    À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregistrements en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.

  • L'art comme expérience

    John Dewey

    • Folio
    • 23 Avril 2010

    John Dewey (1859-1952) est un des piliers du « pragmatisme ». Au centre de cette tradition, il y a l'enquête, c'est-à-dire la conviction qu'aucune question n'est a priori étrangère à la discussion et à la justification rationnelle.
    Dewey a porté cette notion d'enquête le plus loin : à ses yeux, il n'y a pas de différence essentielle entre les questions que posent les choix éthiques, moraux ou esthétiques et celles qui ont une signification et une portée plus directement cognitives. Aussi aborde-t-il les questions morales et esthétiques dans un esprit d'expérimentation - ce qui tranche considérablement avec la manière dont la philosophie les aborde d'ordinaire, privilégiant soit la subjectivité et la vie morale, soit les conditions sociales et institutionnelles.
    Dans L'art comme expérience, la préoccupation de Dewey est l'éducation de l'homme ordinaire. Il développe une vision de l'art en société démocratique, qui libère quiconque des mythes intimidants qui font obstacles à l'expérience artistique.

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