Arlea

  • Quels sont, au fin fond de nous-mêmes, les inclinations funestes, les troubles de l'âme ou penchants détestables qui nous empêchent d'être heureux ? Comment et pourquoi sommes-nous consumés par nos passions ? C'est à la définition du souverain bien mais aussi des illusions qui nous éloignent que Cicéron s'attache ici.

    Oeuvre et chef-d'oeuvre de pleine maturité, les Tusculanes parachèvent en quelque sorte l'enseignement du grand stoïcien romain.

  • Le traité sur l'amitié - de Amicitia - qu'on trouvera ici dans une traduction nouvelle, est un des derniers textes de Cicéron. Pour le célèbre avocat romain, l'amitié est le bien fondamental : « Je me demande, écrit-il, si, à part la sagesse, les dieux ont donné aux hommes quelque chose de meilleur ».
    Comment choisir ses amis ? Comment les mériter ? Comment les garder ? Sur tous ces points, les réflexions de Cicéron n'ont pas pris une ride.

  • Les quatre traités réunis ici - Avoir beaucoup d'amis ?, Ne pas confondre le flatteur et l'ami, Tirer profit de ses ennemis, Écouter - ont pour thème la relation à l'autre et la bonne façon de communiquer avec lui.

  • Faites l'amour pas la guerre. Au Ve siècle avant J.-C., en pleine guerre du Péloponnèse, Aristophane imagine un mot d'ordre encore plus efficace : ne faites pas l'amour et la guerre s'arrêtera. Une Athénienne audacieuse, Lysistrata, convainc les femmes des cités grecques de mener une grève du sexe. Un même aiguillon bande alors le désir des hommes, unis face à l'abstinence de leurs épouses.
    Tour à tour tendres ou résolument obscènes, les rapports hommes-femmes sont pour Aristophane l'occasion de laisser libre cours à son inventivité langagière. Cette nouvelle traduction redonne au texte sa vivacité et sa crudité originelles. Le sort d'Athènes dépend soudain de la transparence d'une petite robe jaune...

  • Attachons-nous, soutient Épictète, à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui n'en dépend pas.
    La liberté et le bonheur commencent par l'intelligence de ce partage. Né à Hiérapolis vers l'an 50 avant Jésus-Christ, ancien esclave, Épictète fut, avec Marc Aurèle, le stoïcien qui exerça l'influence la plus profonde sur la morale occidentale. On trouvera ici dans une traduction élégante l'intégralité du Manuel et un choix des Entretiens.

  • Les livres II et III des Tusculanes sur la souffrance ont traversé les âges.
    Cette réflexion est un baume de sagesse pour notre mal de vivre.

  • Seuls les sots, affirme Cicéron, se lamentent de vieillir. À chaque âge ses vertus et ses plaisirs. En vérité, c'est bien l'art de vieillir qu'il s'agit de réapprendre si l'on veut avancer dans la vie sans aigreur ni regrets.

    Rédigé en 44 av. J.-C., le fameux traité sur la vieillesse - Cato Maior, de Senectute - connut un succès considérable qui ne s'est jamais démenti.

  • Au chapitre 28 du premier livre des Essais - « De l'amitié » -, Montaigne prétend que « sa suffisance ne va pas si avant que d'oser entreprendre un tableau riche, poli et formé selon l'art », et qu'il s'est « avisé d'en emprunter un d'Étienne de La Boétie, qui honorera tout le reste de cette besogne ».
    Cette « besogne » n'étant rien de moins que Les Essais, on est en droit de penser qu'outre les devoirs d'amitié Montaigne manifestait pour le texte de son ami assez de considération pour avoir eu un temps l'idée de l'introduire au beau milieu de son grand oeuvre.
    Cette Servitude volontaire, la Boétie l'écrivit « par manière d'essai en sa première jeunesse (dix-sept ans) à l'honneur de la liberté contre les tyrans ».
    Jugeant que ce texte avait été modifié et publié par « ceux qui cherchent à troubler et changer l'état de notre police sans se soucier s'ils l'amenderont [les protestants] », Montaigne s'est « dédit de le loger ici » pour lui substituer un autre ouvrage de son ami, « produit en cette même saison de son âge plus gaillard et plus enjoué » : les vingt-neuf sonnets intégrés au chapitre 29 du premier livre des Essais - pour Madame de Gramont -, laquelle allait devenir la maîtresse d'Henri IV. Mais le sort qui avait empêché l'introduction de La Servitude volontaire dans Les Essais va de même, dans la première réédition, faire disparaître les sonnets de l'oeuvre de Montaigne. On les trouvera en annexe à cette édition de La Servitude.
    Également en annexe, nous proposons la lettre que Montaigne écrivit à son père sur la mort de La Boétie, lettre qui est un des chefs-d'oeuvre de la littérature épistolaire.

  • Composé plusieurs siècles avant notre ère, Le Chant du Bienheureux - qui fait partie du Mahâbhârat - a connu une extraordinaire diffusion et conserve aujourd'hui encore toute son importance dans la pensée indienne.
    La traduction précise et claire d'Alain Porte permet de redécouvrir ou de découvrir un incontestable chef d'oeuvre.

  • Avec cynisme, Quintus Cicéron montre à son frère Marcus Tullius, candidat au consulat, les « ficelles » d'une campagne efficace. On a joint à ce traité une lettre de Marcus Tullius à son frère sur l'art de gouverner une province.

  • Né à Madaure, l'actuel Mdaourouch, en Algérie, dans la seconde moitié du iie siècle de notre ère, Apulée, écrivain fécond, brillant conférencier itinérant, s'affirme lui-même comme " philosophe platonicien ", et ses contemporains le reconnaissent comme tel. Il passe son enfance à Carthage, où il reçoit une première éducation et termine ses études à Athènes.
    Il voyage ensuite en Asie Mineure et séjourne à Rome, où il noue des amitiés dont il se prévaudra par la suite. Ces années d'études et de voyages voient aussi l'entrée d'Apulée dans la carrière de conférencier qui fera de lui une des gloires de l'Afrique romanisée.
    Son roman, les Métamorphoses, qui lui vaudra la renommée littéraire, est une oeuvre d'autant plus précieuse qu'elle constitue le second - et dernier - témoignage de la prose antique de fiction, après le Satiricon de Pétrone.
    Les Métamorphoses nous sont parvenues dans leur intégralité. En onze livres, le roman raconte les mésaventures du héros narrateur, Lucius, qui, désireux de connaître les mystères de l'au-delà, décide de séduire Photis, une servante de son hôte experte dans l'art magique. À la suite d'une erreur de la magicienne, il se retrouve transformé en âne au lieu de l'oiseau qu'il rêvait d'être. Pour recouvrer forme humaine, il lui faudra manger des roses. Il passe alors de main en main, et ses souffrances culminent quand son dernier maître décide de l'accoupler à une femme condamnée aux bêtes dans le cirque de Corinthe. Refusant de se déshonorer par cet acte sexuel public, Lucius-âne trouve la force de fuir jusqu'à la plage de Cenchrées, où il adresse une prière à la lune. C'est Isis qui lui répond, et le sauve : il trouve enfin des roses lors de la fête de la navigation consacrée à la déesse. À la fin du roman, Lucius recouvre forme humaine et, converti aux mystères d'Isis et d'Osiris, se fait prêtre de ce culte oriental.
    Par sa structure, ce roman est l'ancêtre des romans " picaresques ", oeuvres où le héros est un aventurier solitaire que ses tribulations mettent en contact avec divers milieux - marginaux (brigands, prêtres syriaques), ou populaires (artisans, esclaves, paysans, meuniers) -, et qui raconte lui-même ses aventures.

  • Le deuxième volume de la série est consacré à Hésiode et à son poème moral, Les travaux et les jours (vers 1 à 382), traduit en français et en chinois, toujours dans l'esprit de faire connaître des textes grecs et latins porteurs des éléments fondateurs de la civilisation euro-méditerranéenne. La publication explicite les principes de base de l'éthique populaire des Grecs : la démesure conduit les hommes à une folie qui les déshumanise et engendre tous les maux, alors que la justice constitue la loi à laquelle ils doivent se soumettre. Etre juste, c'est se fixer pour règle d'éviter de vouloir dominer autrui et de tout faire pour échapper à la tentation de se détourner du vrai et du bien.
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  • Au XVIe siècle, l'oeuvre majeure de Rabelais (Gargantua, Pantagruel, Troisième Livre, Quatrième Livre et Cinquième Livre) a été publiée sur une durée d'environ trente ans, de Pantagruel (1532) à l'édition posthume du Cinquième Livre (1564).
    L'édition Arléa se présente ici sous le titre Les Cinq Livres, auxquels fait suite, un très bref ouvrage, la Pantagruéline Pronostication, almanach humoristique parodiant les très nombreuses prophéties du temps (Nostradamus est un contemporain de Rabelais).
    Arléa avait publié en 1999 une édition des seuls Gargantua et Pantagruel, « en français moderne », qui n'était qu'un remaniement de l'orthographe. Avec le temps, les lecteurs capables de lire la langue du XVIe siècle (même ainsi aménagée) étant de moins en moins nombreux, Les Cinq Livres présentés ici sont donc, cette fois, purement et simplement traduits (vocabulaire, syntaxe, ponctuation, disposition...), dans une unique et constante exigence : aboutir à un texte respectueux de la grammaire et du dictionnaire de notre temps, tout en respectant également la fidélité au texte original - fidélité qui n'exige en rien la littéralité.
    Il s'agit donc d'un Rabelais rendu accessible aux non spécialistes, à tout lecteur diligent, qui permet de comprendre, grâce à l'intelligence du texte, pourquoi cette oeuvre a traversé les siècles et s'est répandue dans tous les pays.
    Rendre Rabelais accessible, c'est d'abord faire litière de tous les lieux communs qui empoisonnent l'image de ce moine, médecin et écrivain.
    Aujourd'hui, en effet, l'épithète de « rabelaisien » n'évoque le plus souvent que banquets, libations, beuveries, ébriétés triviales, gaudrioles, chansons à boire et goinfreries... Or, une fois la lecture rendue plus fluide, la compréhension du texte devenue plus aisée, on découvre un homme bien loin de l'image qu'il a chez nombre de nos contemporains.
    On connaît, certes, son érudition encyclopédique, ses talents de médecin qui, partout où il exerça, furent reconnus par ses pairs, sa curiosité universelle, sa haine des hypocrites de tout poil, son indépendance envers les autorités, sa foi « évangélique », rebelle aux dogmes, son humour, voire sa gaieté, mais on découvre en le lisant - et en le comprenant - des qualités autres, des qualités qui sont l'apanage des grands hommes de tous les temps : un pacifisme affirmé, un amour de l'humanité et, surtout, cette bonté sans laquelle, selon Montaigne, toute autre science est inutile à celui qui ne la possède pas.
    Cette édition étant principalement destinée à des lecteurs peu familiers de la littérature de la Renaissance et de Rabelais en particulier, la traduction ne pouvait suffire ; c'est pourquoi le texte est accompagné de très nombreuses notes infrapaginales, concernant chaque emprunt de Rabelais (citation traduite avec précisions sur l'auteur et l'oeuvre), chaque personnage célèbre (avec courte biographie).

  • Fables d'ésope

    Esope/Terreaux

    • Arlea
    • 17 Janvier 1997

    Quatrième de couverture Trésor de sagesse populaire, les Fables d'Ésope ont connu un vif succès au cours des âges. La Fontaine, en y puisant largement - La Cigale et la fourmi, Le Corbeau et le renard, etc. -, a rejeté leur auteur dans l'ombre, et c'est dommage car toutes méritent d'être lues.
    La traduction nouvelle de Claude Terreaux redonne à chacune de ces pièces le charme qui, dans l'original, tient à la concision.

    « Quelle bonne idée que cette retraduction des Fables d'Ésope. Cela n'avait pas été réalisé depuis 1927. Comment avons-nous pu nous passer de tant d'humour, d'ironie, de sagesse ? Une lecture qui coule de source, un bouquin joyeux que réclame votre bibliothèque. » - Christian Le Guillochet

  • Plaidoyer pour la paix

    Erasme

    • Arlea
    • 7 Janvier 2005

    Citoyen de l'Europe avant la lettre, Érasme, né à Rotterdam, étudie tout jeune à Paris, apprend le grec à Oxford, revient en France, se rend en Italie, obtient la dispense de ses voeux monastiques, ce qui lui permet de vivre une vie d'humaniste voyageur, en témoin engagé de la vie intellectuelle de son temps, au coeur des débats religieux, philosophiques et linguistiques (il choisit d'écrire en un latin d'une grande pureté, mais en un latin vivant, qui intègre les apports du Moyen Âge). Sacré «prince de l'humanisme» par les siens, puis modèle pour Montaigne, Descartes et Leibniz, Érasme est le premier à témoigner à ce point d'un esprit européen, qui le pousse à mener inlassablement, sa vie durant et d'oeuvre en oeuvre, une «guerre contre la guerre» ; à exhorter empereurs, rois et princes, grands et notables, évêques, prêtres et moines à travailler, chacun à sa place, à l'enterrement des conflits qui ravagent l'Europe depuis des années, afin d'établir une paix définitive. Tel est l'enjeu de ce véhément Appel de la Paix (1516). S'adressant à nous à la première personne, la Paix est à la recherche d'un lieu où se réfugier, se mettre à couvert de la violence. Mais partout, l'homme, qui a pourtant reçu le message de l'Ancien Testament et celui du Christ, se montre violent envers son semblable. Nulle part ne règne l'allié véritable de la Paix : le souci du bien commun.

  • Outre les Dialogues des courtisanes, ce livre contient un autre texte de Lucien, Toxaris, et un texte du Pseudo-Lucien, Les Amours.

    L'Antiquité n'a jamais cessé de s'interroger sur le plaisir en ses formes diverses et ses audaces. On verra que Lucien le fait ici avec une fraîcheur dont notre époque est incapable. Vaut-il mieux aimer les femmes ou les garçons ? Quels conseils utiles convient-il de donner à une courtisane qui entend briller dans les jeux de l'amour ?

    La traduction résolument moderne - et fidèle - de Pierre Maréchaux permet un regard nouveau sur les moeurs amoureuses, les roueries des courtisanes, et les désirs sans tabous des hommes et des femmes de l'Antiquité.

  • La Germanie Tacite Traduit du latin et présenté par Patrick Voisin Tacite alterne ici les sentiments de répulsion et d'admiration qu'il éprouve à l'égard des Germains. Au-delà de la fresque qu'il brosse de la Germanie et des Germains, il réussit par contraste un portrait de Rome et des Romains. Dans cet incessant va-et-vient entre Soi et l'Autre, deux lectures de La Germanie sont alors possibles, et la leçon de Tacite reste d'actualité.

  • Erotikos

    Plutarque

    Avec humour, Plutarque tente de démêler les rapports entre amour et plaisir, les mérites et les inconvénients de l'homosexualité, et nous livre ses idées sur la difficile pérennité du mariage.

  • Léonard de vinci était un génial touche-à-tout.
    Nous avons tous en tête des croquis de machines volantes, sous-marins ou autres mécaniques imaginaires. mais c'est un visage moins connu du grand homme que proposent les écrits ici réunis : celui du philosophe de cour, du fabuliste de palais, de l'homme disert et léger. en découvrant ces textes courts, incisifs, on devine que vinci, très prisé pour ses talents d'organisateur de fêtes, fut également un maître dans l'art de séduire, en dosant le difficile mélange de gravité et de drôlerie, de profondeur et de facéties, d'érudition et d'humour.
    Mais on peut aussi trembler des rudes mises en garde que léonard adresse à l'homme qui, depuis longtemps, se veut le centre du monde.

  • Eloge de la calvitie

    Synesios De Cyrène

    • Arlea
    • 5 Février 2003

    Au ve siècle avant jésus-christ, gorgias avait inauguré un genre littéraire promis à un certain avenir : être habile à défendre les causes n priori les moins défendables.

    Synésios (né vers 370 après j-c, à cyrène, en libye) répond par cet eloge de la calvitie à l'eloge de la chevelure de dion, joute rhétorique oú l'humour et le mordant des répliques prennent le pas sur la profondeur du sujet. exemples savoureux, citations enlevées et ironie piquante animent cette querelle capitale pour ce livre pas très sérieux, écrit par un grec très sérieux, qu'on allait bientôt faire évêque.

  • Les bienfaits

    Sénèque

    • Arlea
    • 17 Juin 2005

    Publiés en grand format sous deux titres différents (Savoir Donner et L'Homme de bien), nous réunissons ici, en édition de poche, les sept livres de Sénèque sous le titre général. Les Bienfaits, qui est d'aileurs le titre latin de cet ouvrage.
    Sénèque y développe l'importance de l'échange de bienfaits dans la vie sociale. Il met en avant les devoirs des aristocrates et des citoyens riches. Il s'agit de savoir donner mais aussi de savoir recevoir.
    À la fois philosophe stoïcien, auteur de tragédies, précepteur puis conseiller de Néron (qui le contraindra à se suicider), Sénèque nous a laissé une oeuvre de moraliste qui a exercé une influence profonde sur la pensée occidentale, et certaines des idées qu'il défend ici ont troublé les commentateurs, tellement elles semblaient imbues de philosophie chrétienne avant la lettre. Les Bienfaits nous révèlent d'ailleurs comment Sénèque a lui- même décidé de se détacher des biens accumulés au cours de sa vie.

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