Bouquins

  • Souvenez-vous. Les ferrets de la reine Anne d'Autriche, le duc de Buckingham, les perfidies de Richelieu, le siège de La Rochelle. Et, vingt ans après, l'autre cardinal, la Fronde, l'Angleterre de Cromwell, l'exécution de Charles 1er...
    Cette Histoire-là est inoubliable. Elle reste dans nos mémoires, revivifiée pour l'éternité par la présence des héros d'Alexandre Dumas, ces trois mousquetaires qui sont quatre - " tous pour un, un pour tous " -, par la magie de ces romans où vibrent, à l'infini, dans le fracas des chevauchées et des épées, la fougue de la jeunesse, le goût de l'aventure, la force de l'amitié, la nostalgie du temps qui passe, la mort qui rôde, aussi, portée par les vents contraires des grands événements.


    C'est le théâtre qui avait fait d'abord la gloire de Dumas. On découvrira ici La Jeunesse des mousquetaires qu'il adapta pour la scène en 1849.

  • Inspirées par la nuit, d'innombrables oeuvres ont célébré les charmes et les vertiges de ces heures qui voient les êtres danser, jouer, rêver, marcher, blesser, tuer, dormir parfois. Vouée à la littérature, à la poésie et au théâtre, cette anthologie propose un voyage inédit, de l'Antiquité gréco-romaine au xxie siècle, en France pour l'essentiel, avec des incursions aux alentours de l'Europe et vers des lointains plus exotiques... De la nuit amoureuse à celle des mauvais garçons, de la nuit fantastique à celle de la fête, tous les visages changeants de « cette fille au manteau étoilé » (Péguy) se côtoient dans cette fascinante traversée d'un autre imaginaire.

    Tendre est la nuit, comme l'écrivait Fitzgerald. Cette anthologie révèle une source d'inspiration encore plus étendue qu'on ne pouvait le soupçonner, inhérente à l'intimité de chacun d'entre nous. De la chanson, à travers Bashung, Bohringer, Léonard Cohen, Hallyday, dont les couplets sont autant de célébrations des sortilèges nocturnes, au cinéma à travers des films inoubliables, La Nuit du chasseur, La Notte, Les Nuits de la pleine lune, sans parler de la fiction romanesque illustrée ici par des textes rares ou plus célèbres, signés des meilleurs auteurs de la nuit - Aragon, Gary, Colette, Virginia Woolf, Pavese...

    Autant de plongées fascinantes et enivrantes dans un univers de sensualité, d'émotions, de transgressions, d'errances et de vagabondages qui traverse les époques, les continents, en préservant et renouvelant sans cesse sa magie particulière.

  • Entre Grecs et Égyptiens, c'est une longue histoire qui n'a cessé de s'écrire à travers le temps. Ce volume réunit les oeuvres de quatre figures majeures de ce dialogue fondamental : Hérodote, Diodore de Sicile, Strabon, dans des traductions nouvelles, qui ont visité l'Égypte à des époques différentes, entre le Ve siècle av. J.-C. et le Ier siècle de notre ère, et Chérémon d'Alexandrie, philosophe stoïcien, historien et sociologue avant l'heure, qui rend cet échange possible en usant vis à vis des trois premiers d'une sorte de droit de réponse. Son témoignage inédit apporte un éclairage essentiel sur les sources premières de la double histoire dont les continents européen et africain sont issus.
    L'ensemble des textes ici rassemblés ne donne pas seulement une connaissance ethnologique précieuse sur l'Égypte. Il permet de mieux percevoir l'histoire de cette rencontre décisive entre une Grèce éblouie et sceptique qui crut voir dans la terre du Delta son premier grand modèle, et une Égypte à la fois plurielle et égocentrique qui abrita le foyer le plus éclatant et inattendu du multiculturalisme d'Alexandrie.
    La richesse d'une telle confrontation entre deux univers distincts, dotés de peu de dénominateurs culturels communs mais non dénués de convergences religieuses, offre l'une des plus curieuses et fascinantes introductions à la vie égyptienne dans l'Antiquité, de ses croyances et de ses savoirs et de la place irremplaçable qu'ils occupent dans le patrimoine de l'humanité.

  • Cette nouvelle édition de l'Histoire de ma vie est entièrement basée sur le manuscrit acquis par la BNF en 2010. Elle en respecte pour la première fois le découpage et procure un texte fiable, corrigé des erreurs de transcription de la précédente édition Brockhaus-Plon de 1960 (reprise en " Bouquins " par F. Lacassin en 1993). Ce premier volume, remanié en profondeur, reproduit les tomes 1 à 3 des Mémoires de Casanova, depuis l'enfance de Giacomo jusqu'à son évasion de la prison des Plombs en novembre 1756.
    Une nouvelle préface présente un Casanova éloigné des clichés pour faire apparaître l'importance de l'écrivain et du penseur. L'appareil critique, lui aussi renouvelé et enrichi, se concentre sur le travail d'écriture de Casanova : il restitue l'histoire de la langue, éclaire son choix d'écrire en français sans renoncer à l'italianité (" La langue française est la soeur bien-aimée de la mienne ; je l'habille souvent à l'italienne ", écrit-il), et retranscrit dans la mesure du possible les passages biffés sur le manuscrit.
    Ce volume I reproduit trois variantes importantes : les différents projets de préface, les deux versions du premier séjour parisien (1750-52), reproduites en regard l'une de l'autre, et le récit de l'évasion de Casanova publié en 1788 sous le titre Histoire de ma fuite des Plombs.
    Enfin, on y trouvera plusieurs documents permettant de mieux comprendre le monde de Casanova : évaluation de ses revenus, tables de conversion des monnaies européennes, règles des jeux comme le pharaon, et déplacements du Vénitien (cartes du monde méditerranéen, quartiers de Venise et de Paris).

  • On se contente trop souvent d'admirer les premiers livres : mélancolie sombre des Poèmes saturniens, rêverie exquise des Fêtes galantes, impressionnisme musical des Romances sans paroles, haut lyrisme chrétien de Sagesse. Mais l'on néglige ce qui suit et deux tiers de l'oeuvre sont condamnés à l'oubli. Pourtant, Verlaine n'a cessé d'explorer des voies nouvelles. Ainsi découvrira-t-on l'esthétique de la sincérité et de la simplicité dans Bonheur, les parodies et les pastiches de Dédicaces, les poèmes satiriques d'Invectives, l'ardent érotisme de Chansons pour Elle, la tendresse d'Elégies, la poésie ludique d'Epigrammes. Même les poèmes érotiques, publiés sous le manteau, figurent dans la présente édition qui fournit enfin un panorama complet de cette oeuvre si diverse. Verlaine a fait vibrer " toute la lyre ", aucun domaine de la poésie ne lui est demeuré étranger.
    Ce volume - complété par une Chronologie et un Dictionnaire - permet de suivre l'itinéraire de Verlaine dans ses méandres et ses caprices, et de mieux apprécier Romances sans paroles, son chef-d'oeuvre ; le poète s'y est aventuré, comme nul autre avant lui, dans l'espace intérieur de la rêverie et, par le raffinement de la musique verbale, il a réussi à suggérer l'indicible.

  • Je considère les mémoires de casanova comme la véritable encyclopédie du xviiie siècle, [.
    ] ce grand vivant de casanova qui connaissait tout le monde, les gens et les choses, et la façon de vivre de toutes les classes de la société dans les pays d'europe, et la route et les hostelleries, les bordels, les tripots, les chambrières, les filles de banquiers, et l'impératrice de russie pour qui il avait fait un calendrier, et la reine de france qu'il avait interviewée, et les comédiennes et les chanteuses d'opéra, casanova qui passait aux yeux de la police pour un escroc dangereux et dans les salons pour un beau joueur ou un sorcier, le brillant chevalier de seingalt, chevalier d'industrie, qui fréquentait les ouvriers, les artisans, les brodeuses, les marchandes à la toilette, le petit peuple des rues, cochers et porteurs d'eau, avec qui il était à tu et à toi comme avec le prince de ligne [.
    ] qui se mourait d'impatience pour avoir la suite de ses mémoires. [. ] casanova a même échappé à l'emprise des profs, des thèses, de l'université, c'est pourquoi il est un éducateur incomparable de la jeunesse qui aimera toujours la vie et l'amour, les femmes et le vin, les aventures et la réussite, l'insubordination et le jeu, la société oú l'on s'encanaille et le monde, les affaires d'honneur qui comportent un grain de folie, une entreprise aussi désespérée que celle de l'évasion des plombs de venise, l'argent que l'on jette par les fenêtres, un corps bien exercé et la façon de s'en servir avec esprit sinon avec scrupules, et comme notre bel aventurier n'a écrit dans aucune langue avouable, il ne peut être réclamé par aucune nation pour être déformé officiellement, réformé.
    Casanova a toujours couru sa chance et continue.
    Blaise cendrars pro domo, 1949.

  • « Prince des philosophes », selon Deleuze, « moment crucial de la pensée moderne », selon Hegel, Baruch Spinoza (1632- 1677) est considéré comme le philosophe le plus dérangeant du XVIIe siècle. Héritier dissident de Descartes, il décida de suivre la raison jusqu'au bout et élabora ainsi une philosophie radicalement neuve, aux conséquences révolutionnaires.
    Ce volume permet d'accéder à l'intégralité de ses écrits dans les traductions originelles de Charles Appuhn, depuis Les Principes de la philosophie de Descartes jusqu'au chef-d'oeuvre qu'est l'Éthique, en passant par le Traité politique, le Traité théologico-politique, le Traité de la réforme de l'entendement, le Court Traité, les Pensées métaphysiques et la correspondance.
    Outre la rigueur métaphysique préfigurée par le Court Traité et accomplie dans l'Éthique, on voit ici se déployer une réflexion de grande envergure et aux directions multiples. Politique d'abord : Spinoza traite du droit naturel, du contrat social, de la nature des régimes et des États, comme de la place des affects dans l'élaboration d'un champ social. Théologique ensuite : il teste une nouvelle méthode littérale de lecture de la Bible, en attribuant à l'interprétation une portion congrue. Morale enfin : le philosophe interroge les thèmes de la liberté, du bien et du mal dans leur existence même.
    Autant de domaines où s'affirme la volonté de n'obéir qu'à la raison et d'en accepter les verdicts et les principes. Nul n'a mieux défini que Spinoza ce que signifie philosopher : « Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre. »

  • Voltaire « entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... » Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication.
    Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'« Art poétique » et de « Métaphysique », de « Justice » et d'« Honneur », du « Mariage », de l'« Amour » et de l'« Onanisme », du « Beau », de l'« Enthousiasme » et de la « Curiosité », à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.

  • Établi d'après le manuscrit originel et accompagné d'un appareil critique entièrement renouvelé, le deuxième volume de l'Histoire de ma vie contient les tomes IV à VII. Le Vénitien y relate son arrivée à Paris en 1757 après sa spectaculaire évasion des Plombs, les moyens employés pour faire fortune, ses voyages et ses rencontres à travers la Hollande, l'Allemagne, la Suisse, la Provence, ses retrouvailles avec ses anciennes connaissances en Italie...
    Casanova contribue à la création de la loterie à l'École militaire parisienne dont il défend le projet en présence de d'Alembert. Il s'entretient avec Haller et Voltaire, se fait passer pour un cabaliste aux pouvoirs surnaturels auprès de la richissime marquise d'Urfé. Le récit de cette période faste ne cesse de dialoguer avec les grands textes littéraires et les idées philosophiques de son siècle.
    Cette édition comporte plusieurs variantes : un chapitre du manuscrit non transcrit dans les précédentes éditions, des brouillons conservés aux Archives de Prague, ainsi qu'une autre version des chapitres manquant dans le tome VI, publiés dans une traduction allemande en 1825 et retraduits ici en français par Laurent Cantagrel. On trouvera aussi en annexe un texte de Casanova sur Pétrarque, des lettres de sa « fiancée parisienne » Manon Balletti et de Mme du Rumain, ainsi que plusieurs documents qui permettront d'apprécier la richesse littéraire et culturelle de ce deuxième volume. Il constitue, comme le précédent, l'édition de référence des Mémoires de Casanova.

  • Établi d'après le manuscrit et accompagné d'un appareil critique entièrement renouvelé, ce troisième et dernier volume de l'Histoire de ma vie contient les tomes VIII à X, couvrant les années 1763-1774. Casanova voyage à travers l'Europe (Angleterre, Russie et Pologne, Espagne...) avant de se fixer à Trieste où il devra attendre deux ans l'autorisation de revenir dans sa patrie. L'aventurier fréquente les cours et s'entretient avec les princes (Frédéric II, Catherine II) mais, souvent chassé des villes où il séjourne, il éprouve les effets du vieillissement. Retrouvailles avec d'anciennes connaissances, retour sur des lieux déjà parcourus... les temporalités, littéraires et vécues, se juxtaposent à l'écoulement continu du temps. Le récit s'interrompt avant le retour tant désiré à Venise.
    On lira également en annexe la première narration publiée du haut fait de cette période : le duel à Varsovie contre le comte Branicki, moment qui entre en résonance avec l'évasion des Plombs. Paru en italien en 1870, ce texte figure ici dans une nouvelle traduction, accompagnée de documents et de témoignages des premiers lecteurs de l'Histoire de ma vie (le prince de Ligne, Musset, Sainte-Beuve...).
    À l'indispensable index nominum couvrant les trois volumes de ces Mémoires s'ajoutent enfin un répertoire de toutes les citations latines et italiennes qui les ponctuent ainsi que des tableaux de la géographie casanovienne. « Bouquins » offre ainsi la nouvelle édition de référence du chef-d'oeuvre de Casanova.

  • La Fontaine s'est généreusement inspiré des sources les plus variées : les sujets de ses Fables sont tirés d'Ésope, Phèdre, Abstemius ou Pilpay, et les thèmes de ses Contes d'Ovide, l'Arioste, Rabelais, Marguerite de Navarre...
    Cette édition présente, pour la première fois, les Fables et les Contes accompagnés des textes de leurs sources. Par ces rapprochements, non seulement nous mesurons ce « miracle de culture » dont parle Gide, mais surtout nous pénétrons dans le laboratoire poétique de La Fontaine : la comparaison nous fait saisir au vol l'imagination qui arrive, la philosophie qui s'introduit, la gaieté qui s'insinue, l'originalité qui fleurit...
    Son oeuvre se déploie à travers mille façons de raconter des histoires cocasses, des drames, des contes scabreux, des fables narquoises et des aventures érotiques. Dans un style tour à tour tendre, grivois, enjoué, rêveur, enthousiaste, mélancolique, complice, insouciant ou âprement critique. « La Fontaine est notre Homère, a écrit Taine, nous n'en avons point d'autre. Et ses Fables sont notre épopée. » Épopée dans laquelle le conteur fait vivre des hommes, des dieux, des animaux et la société du temps avec ses rois, ses riches, ses misérables, chacun dépeint dans son état, trivial ou noble : La Fontaine n'écarte aucune face de la condition humaine.
    Si elle permet de suivre la progression de l'oeuvre à travers ses modèles, cette édition célèbre surtout le créateur de l'une des langues les plus libres de notre littérature.

  • Homère et la bible, les deux sources de notre civilisation ? des récits fondateurs de mythes, de religions, qui expliquent le monde et aident à vivre.
    Des modèles inépuisables, inlassablement traduits, adaptés, commentés, imités.

    Il existe d'innombrables versions françaises de l'iliade et de l'odyssée. chaque génération a inventé la sienne, conforme à son goût, ses rêves, ses ambitions. il nous fallait la nôtre, dans la langue de notre temps, vivante, jeune, capable de nous restituer la fraîcheur, la vivacité, l'humour de cette poésie. une poésie populaire au meilleur sens du mot.
    Victor hugo ne s'y est pas trompé: " homère est l'énorme poète enfant. le monde naît, homère chante. c'est l'oiseau de cette aurore. homère a la candeur sacrée du matin. il ignore presque l'ombre ... . fable et histoire, hypothèse et tradition, chimère et science composent homère. il est sans fond, et il est riant. " cette nouvelle traduction est l'oeuvre de louis bardollet, qui a enseigné le grec pendant trente ans à de jeunes lycéens.
    C'est pour eux qu'il a d'abord transcrit l'iliade et l'odyssée, dans une langue qui est la leur, c'est pourquoi sa traduction respire la poésie de la jeunesse. elle est accompagnée de commentaires, de notes, de cartes et d'un index analytique.

  • Ce volume rassemble les chefs d'oeuvre d'un observateur implacable de la vie provinciale, des moeurs de la société de son temps, des grandeurs et misères du coeur humain. Le grand romancier côtoie ici le satiriste et le moraliste qui sut aussi tourner en dérision la bêtise de ses contemporains, leurs prétentions et leurs préjugés.
    Dans la préface inédite qu'il consacre à cette édition, Michel Winock, auteur d'une magistrale biographie de Flaubert, apporte un éclairage passionnant sur l'ensemble de ces textes comme « contribution à l'histoire de leur époque ». Il montre à quel point l'exigence de l'écrivain lui impose de concilier le souci du beau et celui du vrai dans le choix de ces personnages et l'analyse de leurs caractères. C'est ainsi qu'Emma Bovary ou Frédéric Moreau dans L'Éducation sentimentale, sans parler de Bouvard et Pécuchet, sont devenus les archétypes d'une France bourgeoise et républicaine saisie par Flaubert « sans parti pris » souligne Michel Winock, avec ce souci primordial de « peindre le monde tel qu'il est » qui fait de lui le « créateur du roman moderne ».
    Ce volume contient : Madame Bovary - L'Éducation sentimentale - Bouvard et Pécuchet - Le Dictionnaire des idées reçues - Trois Contes.
    Préface de Michel Winock - Notices et notes de Brigitte Monglond.

  • Proche des plus hauts cercles du pouvoir, courtisan critique de Louis XIV, ami et conseiller malheureux du duc d'Orléans, Saint-Simon fut avant tout l'implacable chroniqueur de la cour de France, entre 1691 et 1723.
    Ce volume, conçu comme un « auto-dictionnaire », rassemble les meilleures séquences du vaste tableau de moeurs brossé au fil du temps par un démystificateur sans égal. Rien n'échappe à Saint-Simon de la vanité des puissants, ni de l'infinie complexité des caractères humains. Découpé par thèmes, accompagnés de longs extraits choisis et commentés par les meilleurs spécialistes, le présent ouvrage permet de mieux accéder aux événements, aux personnages qui l'ont inspiré. En s'appuyant sur un ample florilège d'anecdotes et de portraits tout en finesse et en éclatantes singularités individuelles, il ne fait que souligner la cruelle vérité d'un univers de préséances où le tragique de la décadence le dispute au comique des êtres et des situations.
    Saint-Simon n'a pas seulement laissé à la postérité ces Mémoires monumentaux, mais aussi un grand nombre de textes politiques, historiques ou judiciaires, notes et correspondances qui se rattachent à des querelles et des polémiques en même temps qu'ils expriment ses ressassements personnels. L'occasion est ici donnée de découvrir cette part de son oeuvre trop souvent méconnue.
    À sa manière et dans la position qui fut la sienne, Saint-Simon s'inscrit pleinement dans le mouvement littéraire et intellectuel du siècle des Lumières dont il fut l'un des meilleurs observateurs et l'un des plus grands stylistes. Mais ce génie féroce et savoureux témoigne d'une perspicacité qui peut s'appliquer sans conteste à toutes les époques.

  • Cet ensemble illustre on ne peut mieux la comédie humaine balzacienne aux confins de la noirceur des âmes et à travers les vertiges de l'ambition et les faux-semblants de la réussite. Un personnage parcourt et domine ces trois romans, aux côtés du père Goriot, de Rastignac et de Rubempré dont il est en quelque sorte inséparable : celui de Vautrin.
    La figure diabolique de cet ancien forçat évadé du bagne de Toulon aurait été inspirée à Balzac par celle de Vidocq. De son vrai nom Jacques Collin, il change sans cesse d'identité et agit sous diverses surnoms : Trompe-la-mort, M. de Saint-Estève, Carlos Herrera puis William Baker. Il en impose par son autorité naturelle alliée à un grand savoir-faire dans la manipulation des êtres. Il s'est fait une spécialité d'aider les jeunes gens qui ont de l'ambition, de les soutenir dans leur ascension jusqu'à tuer pour eux si nécessaire, à condition qu'ils lui soient eux-mêmes dévoués à la vie à la mort.
    À travers le personnage de ce protecteur ambigu, Balzac est un des premiers romanciers du XIXe siècle à évoquer l'homosexualité masculine. Vautrin n'est pas le personnage principal de ce triptyque, mais il est à la fois celui qui sert de révélateur aux autres et qui donne à cet ensemble sa plus profonde cohérence.

    Ce volume contient : Le Père Goriot - Illusions perdues - Splendeurs et misères des courtisanes.
    Préface de Félicien Marceau, de l'Académie française.
    Postface et notes établies par André Jardin.

  • Oeuvres complètes

    Tacite

    Livre sur la vie de Julius Agricola .
    De la Germanie .
    Dialogue des orateurs .
    Les Histoires .
    Les Annales.

    Né en Gaule narbonnaise, Tacite a vécu entre la seconde moitié du Ier siècle après J.-C. et le début du IIe. Une période sombre au cours de laquelle se succèdent à la tête de l'Empire romain des souverains fous et sanguinaires (Tibère, Caligula, Néron...) et des empereurs plus respectueux de la morale et du peuple (Vespasien, Titus et Domitien).
    Le génie de Tacite tient à ce qu'il est à la fois un historien qui s'appuie sur des informations vérifiées, écartant les deux écueils majeurs qui menacent la véracité des faits : la flatterie du pouvoir en place et la haine de ce dernier, un portraitiste admirable de précision et de vitalité, un moraliste au patriotisme intransigeant qui dénonce les turpitudes des empereurs comme de la plèbe, un écrivain au style étincelant qu'admiraient Racine et de Gaulle, un conteur inouï dont les évocations font resurgir la Rome antique souvent mieux que le cinéma ne l'a fait depuis lors.
    Tacite s'est mis tardivement à la composition littéraire, consacrant son talent à l'art oratoire dans lequel il était considéré comme un maître de premier ordre. La pitié filiale et l'admiration que lui a inspirées son beau-père lui dictent l'oraison funèbre de ce dernier, La Vie de Julius Agricola, devenue un véritable manifeste politique contre le pouvoir. Une décennie plus tard, Tacite revient dans le Dialogue des orateurs sur les problèmes de fond et de forme liés à l'exercice de l'éloquence. Ces premières oeuvres, auxquelles il faut ajouter De la Germanie, ont pour trait commun de comporter une analyse riche et documentée de l'histoire contemporaine de Rome. Suivra l'élaboration de ses deux grandes sommes fondamentales, Les Histoires et Les Annales.
    On retrouve dans l'ensemble de ces textes les deux préoccupations majeures de Tacite : l'affaiblissement de la puissance romaine et la dégénérescence du pouvoir impérial pendant un tout Ier siècle marqué par des drames et des dérives catastrophiques ; la menace des peuples barbares dont les Romains ne se soucient guère alors qu'elle pèse de plus en plus sur leurs frontières.
    Tacite est un historien rigoureux dans la lignée de ses maîtres, Tite-Live et Salluste. Pour lui, l'écriture est un engagement et une forme de devoir, car la dénonciation des dysfonctionnements de l'État est une façon de le servir en attirant l'attention des responsables. Pour Tacite, l'historien a une fonction morale essentielle vis-à-vis de ses lecteurs. " Mon dessein, écrit-il, n'est pas de rapporter toutes les opinions, mais seulement celles qui se signalent par leur noblesse ou par une insigne bassesse : j'estime en effet que c'est la tâche principale de l'annaliste de ne pas passer sous silence les vertus et d'inspirer aux paroles et aux actions perverses la crainte de l'infamie réservée pour la postérité. " Maître de la langue latine, Tacite est aussi un styliste dont la puissance et la vigueur tiennent pour une grande part à son sens exemplaire de la concision.

  • La vie et l'oeuvre de Germaine de Staël sont placées sous le double signe de l'empire du coeur et du pouvoir de la raison, à la jointure de la philosophie des Lumières et du romantisme naissant. Tous deux convergent vers une passion raisonnée, celle de la liberté. C'est à la conquérir que Mme de Staël a employé une énergie débordante, une intelligence acérée et un immense talent d'expression. Liberté dans les institutions que la France, entre la fin de l'Ancien régime et le début de la Restauration, a expérimentées sans savoir s'y arrêter ; liberté de l'esprit, dont la critique doit s'exercer sans craindre les préjugés ni les modes ; liberté de la femme, dont le statut et les moeurs sont à affranchir des contraintes sociales. En littérature, en philosophie politique, en histoire, Mme de Staël, plus de vingt ans durant, a progressivement battu la mesure et donné le ton à toute l'Europe éclairée, au point d'apparaître comme la principale « rivale » de Napoléon. Au développement du libéralisme, son apport fut déterminant.

    Les quatre ouvrages ici publiés s'étalent de 1796 à 1817. Le premier fut publié au début du Directoire, le dernier au tournant de l'Empire et de la Restauration. Ils témoignent de l'engagement de leur auteur dans des débats dont les termes demeurent actuels : comment l'homme peut-il trouver les voies du bonheur au sein de la société ? Existe-t-il un équilibre entre démocratie et aristocratie, entre violence et justice, entre expression de la volonté populaire et gouvernement des meilleurs ? Jusqu'où peut conduire une révolution ? La réflexion philosophique et l'analyse de situations concrètes se mêlent ici à un art de la description et du portrait qui ne dissimulent pas toujours le bouillonnement des sentiments. Germaine de Staël n'a cessé de travailler, en faveur des peuples et des individus, à l'avènement de toutes les libertés, combat incessant dont elle fut l'une des pionnières et reste une des meilleures références.

    Ce volume contient : De l'influence des passions sur le bonheur - Des circonstances actuelles qui peuvent terminer la Révolution - Considérations sur la Révolution française - Dix années d'exil.

  • Ce volume publie pour la première fois les oeuvres complètes d'Antoine de Rivarol (1753-1801) dont Voltaire disait : « C'est le Français par excellence. » Auteur d'une oeuvre singulière entre toutes, penseur et prosateur de génie, Rivarol fut le témoin de la fin d'un monde, le prophète d'un nouveau, et aussi un exceptionnel peintre de la Révolution française, ce qui lui valut en Angleterre le surnom de « Tacite français ». Ses écrits et son personnage eurent une considérable influence : de son vivant les salons se le disputèrent, puis le rayonnement de son brio et de sa pensée fut constant sur la postérité, de Balzac à Remy de Gourmont, de Sainte-Beuve à Barbey d'Aurevilly, d'Edmund Burke à Ernst Jünger. En publiant ses oeuvres complètes devenues introuvables, « Bouquins » rend justice au génie d'un esprit libre ennemi des préjugés.
    Du Discours sur l'universalité de la langue française au très ironique Almanach de nos grands hommes, de son Traité de la connaissance à son Dictionnaire des grands hommes de la Révolution, de son Journal politique national, où Rivarol écrivit en temps réel les remarquables Tableaux de la Révolution, aux retentissantes Pensées, présentes ici avec de nombreux inédits, on trouvera dans ce volume ses pages les plus provocatrices comme ses ouvrages les plus construits, ses canulars et ses pamphlets, ses traités philosophiques et ses recueils d'aphorismes, les fameuses Rivaroliana.
    L'insolence est étymologiquement ce qui est inhabituel, ce qui rompt l'habitude. L'art de l'insolence s'exprime au siècle des Lumières tout particulièrement chez deux jeunes génies morts précocement. Inhabituels et irrévérencieux, Chamfort et avant lui Vauvenargues portèrent l'art de la marginalité à son paroxysme et celui de l'insolence à de hauts et divers degrés de scintillement. L'influence de ces deux auteurs fut d'une importance capitale sur toute la littérature qui suivit. Mais il était aujourd'hui devenu difficile de se procurer leurs oeuvres. Ce volume contient donc les principales Pensées et Maximes, les Caractères et Anecdotes. Il comprend aussi des inédits, de nombreuses pages introuvables, des discours, poèmes, lettres, dialogues philosophiques, qui ont été organisées afin de montrer l'évolution de Chamfort et sa progressive « conversion » à la forme fragmentaire, à ces aphorismes qu'il écrivait dans le secret. Mais cet ouvrage serait incomplet s'il ne s'ouvrait sur les Réflexions et Maximes de Vauvenargues, éditées ici dans leur intégralité et avec leurs variantes.
    Le très riche contenu offert par ce volume « Bouquins » constitue ainsi un ensemble inédit et sans équivalent.

  • L'écrivain Alberto Manguel montre dans ce recueil de récits de voyages la part essentielle que l'imagination a toujours occupée dans la découverte du monde. Depuis l'origine, les hommes ont éprouvé le besoin de s'inventer des royaumes et des terres lointaines qui n'existent pas encore dans la réalité. L'Iliade et l'Odyssée, avant Robinson Crusoe, en sont de merveilleux exemples. « Beaucoup des premiers voyages sont des quêtes de l'impossible », souligne-t-il. Tout périple est une quête à la fois magique et spirituelle. Dans sa préface, Manguel restitue au voyage sa dimension d'utopie en évoquant Thomas More et en citant Stevenson : « Mieux vaut voyager avec espoir qu'arriver à destination. » Contrairement à la géographie des encyclopédies et des atlas, la géographie imaginaire n'a pas de frontières. Ses lieux existent dans un espace illimité et occupent un paysage dont l'abondance est infinie - les rives d'Utopies, le pays des Merveilles, l'Eldorado, le pays d'Oz, l'île de Peter Pan, les enfers et le paradis de Dante, l'Odyssée d'Ulysse, les voyages de Gulliver, l'île de Robinson, le château de Kafka...
    Alberto Manguel a choisi parmi d'innombrables textes six oeuvres originales et méconnues, dont celles d'auteurs canadien, américain et hongrois. L'une d'elle, Herland de Charlotte Perkins Gilman, est ici traduit pour la première fois en français.

    Ce volume contient :
    Denis Vairasse, Histoire des Sévarambes - 1675-1679.
    Abbé Pierre François Guyot Desfontaines, Le Nouveau Gulliver - 1730.
    Étienne Cabet, Voyage en Icarie : roman philosophique et social - 1839.
    James De Mille, L'Étrange Manuscrit trouvé dans un cylindre de cuivre - 1888 (traduit de l'anglais par Lauric Guillaud).
    Charlotte Perkins Gilman, Herland - 1915 (traduit de l'américain par Bernard Hoepffner).
    Fryges Karinthy, Capillaria - 1921 (traduit du hongrois par Judith et Pierre Karinthy).

  • Une collection unique, souvent imitée, jamais égalée, qui explore tous les champs du savoir et de la littérature et qui est devenue, en moins de trois décennies, la bibliothèque idéale de l'honnête homme de notre temps. Chez « Bouquins », nous publions aussi bien des dictionnaires d'histoire, de musique ou de littérature que des récits de voyage, des grands classiques de la littérature mondiale ou de l'art de vivre que des portraits de ville ou des textes sacrés. Ils ont été établis par les meilleurs spécialistes et font référence dès leur parution. « Bouquins » s'adresse à tous ceux qui ont la passion de lire et de découvrir, aussi bien à l'étudiant qu'au professeur ou à l'amateur de curiosités, bref à tous ceux qui croient encore qu'un bon livre reste l'un des plus merveilleux compagnons qui nous ait été donné depuis que Gutenberg, avec ses caractères de plomb et d'antimoine, ses moules en métal et ses poinçons, a permis aux textes, parfois tirés de la nuit de l'oubli, de rencontrer en Europe leurs lecteurs par milliers.

  • Traduction d'Émile CHAMBRY.
    Révisée et annotée par Alain BILLAUT et Émeline MARQUIS.
    Avec la collaboration de Dominique GOUST.

    « Lucien m'a toujours semblé le plus français des Grecs », a dit un éminent critique anglo-saxon. Un peu à la manière de Montaigne, Lucien sait parler de tout et de rien. D'une réflexion sur l'art, on passe à un essai sur la manière d'écrire l'histoire. On parle de la vieillesse, des tyrans, de l'éducation sportive, de l'amitié, au gré d'une inspiration primesautière, fantaisiste et toujours inattendue.
    Ces 80 textes constituent une comédie humaine vive, incisive, parfois grinçante, fidèle reflet de son temps. On y trouve des « caractères » qui sont la source de notre théâtre comique : atrabilaires et misanthropes (Timon), parvenus incultes (Le Bibliomane ignorant), dames de petite vertu (Dialogues des courtisanes), aigrefins, charlatans et faux devins (Pérégrinos, Alexandre) et par-dessus tout, la riche galerie des Maîtres de philosophie dont les actions et les moeurs démentent la doctrine. Une comédie humaine non dénuée de gravité. Mais le rire de Lucien affleure toujours, il est la manifestation d'un goût immodéré pour le bon sens et la raison face aux folies des hommes et à leurs illusions, au nombre desquelles figurent toutes les doctrines de salut qui pensent pouvoir faire fi de la nature et de la vérité.
    C'est aussi un extraordinaire voyage, accessible à tous, dans la culture grecque, dont on perçoit la vitalité au coeur de l'Empire romain et qui est mise à notre portée par des textes dont la légèreté et la grâce imposent une vision souriante des fables mythologiques, des Olympiens, de leurs frasques et de leurs déboires.
    L'imagination n'est pas absente. On a souvent dit que le Voyage dans la Lune des Histoires vraies, qui a directement inspiré le Micromégas de Voltaire et Les Voyages de Gulliver, était le premier des récits de science-fiction.

  • « Faire une anthologie du portrait écrit, explique Claude Arnaud en préambule, c'est raconter l'émergence du moi, du brouillard initial des cavernes à l'hyperréalisme contemporain, de la sortie de la tribu à l'avènement de l'individualisme de masse, en passant par les efforts d'élucidation du christianisme, des moralistes et de la psychanalyse. C'est aller d'un monde où chacun dit nous à celui où le moi seul semble encore compréhensible. C'est voguer d'un univers réglé par les rois à un maelström démocratique emportant des individus s'imaginant autosuffisants. C'est esquisser une genèse de l'identité, cette semi-fiction. » En dix sections consacrées à l'autoportrait, aux portraits croisés, aux portraits historiques, aux caractères (l'Avare, l'Hypocrite...), aux portraits de peuples et de villes et même d'animaux, Claude Arnaud montre le rôle crucial que joue ce genre, réprouvé par Pascal, dans le fort tropisme individualiste français et la place qu'il occupa dans l'évolution de la société. Son livre court de la Renaissance au XXIe siècle et de Montaigne, le premier et le plus grand des autoportraitistes, à Camille Laurens, la plus subtile des autofictionneuses, en passant par le cardinal de Retz, Saint-Simon, Balzac, Hugo, Proust, Morand ou Cocteau. Il s'en tient aux auteurs de langue française, mais s'autorise de fréquentes incursions dans les domaines italien, anglais, allemand ou russe. C'est le plaisir qui a dicté ses choix : genre bref par excellence, le portrait s'y prête particulièrement. Mme de Sévigné comparait les Fables de la Fontaine à ces paniers de cerises dans lesquels on picore, avant de finir par tout dévorer : Portraits crachés n'a pas d'autre ambition.
    Après avoir consacré une longue introduction, passionnante et approfondie, à l'histoire du genre, Claude Arnaud rassemble des autoportraits attendus (Rousseau, Gide) ou introuvables (Cingria, Jouhandeau). Alors que les portraits peints et sculptés ont été largement étudiés, ce livre unique n'a pas de rival dans l'édition contemporaine. Plus qu'une anthologie, il est l'oeuvre d'un écrivain qui s'est toujours demandé Qui dit je en nous ? (prix Femina de l'essai 2006), en même temps qu'un journal couvrant quarante ans de lecture. Ou comment reparler de l'identité, sans se répéter, à travers mille écrivains qui en sondèrent les mystères.

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