Librairie Generale Francaise

  • Par l'attribution du prix Goncourt, le grand public va connaître le nom de Marcel Proust (...). Depuis la fondation de l'Académie, en 1903, nous n'avons pas, à mon avis, couronné un ouvrage aussi vigoureux, aussi neuf, aussi plein de richesses - dont quelques-unes entièrement originales - que cet A l'ombre des jeunes filles en fleurs. (...) L'auteur n'est ni pressé ni cursif (...). C'est un jeu de flânerie et de sagacité, où s'ouvrent tout à coup, sur vous, sur nous, sur eux, des perspectives étonnantes, et telles qu'on en découvre dans nos meilleurs moralistes et annalistes du coeur humain (...). Chose rare (...), il possède la faculté comique (...). L'outrecuidance, l'indifférence, la sauvagerie, la sottise d'autrui (...) l'amusent, et il les décrit à la façon du bon botaniste.

  • Alexandre Dumas Les Trois Mousquetaires Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne.
    Victor Hugo.

    Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l'obstacle et l'espace sans jamais faiblir. Il couvre d'immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur.
    Sainte-Beuve.

    Les Trois Mousquetaires... notre seule épopée depuis le Moyen Age.
    Roger Nimier.

    Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d'aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d'Artagnan, sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l'insolence et l'amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l'amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition.
    Kléber Haedens.
    Edition de Simone Bertière.

  • Les guermantes n'étaient pas seulement d'une qualité de chair, de cheveu, de transparent regard, exquise, mais avaient une manière de se sentir, de marcher, de saluer, de regarder avant de serrer la main, par quoi ils étaient aussi différents en tout cela d'un homme du monde quelconque que celui-ci d'un fermier en blouse.

    Et malgré leur amabilité on se disait : n'ont-ils pas vraiment le droit, quoiqu'ils le dissimulent, quand ils nous voient marcher, saluer, sortir, toutes ces choses qui, accomplies par eux, devenaient aussi gracieuses que le vol de l'hirondelle ou l'inclinaison de la rose, de penser : " ils sont d'une autre race que nous, et nous sommes, nous, les princes de la terre. " " proust est quelqu'un dont le regard est infiniment plus subtil et plus attentif que le nôtre, et qui nous prête ce regard, tout le temps que nous le lisons.
    Et comme les choses qu'il regarde (et si spontanément qu'il n'a jamais l'air d'observer) sont les plus naturelles du monde, il nous semble sans cesse, en le lisant, que c'est en nous qu'il nous permet de voir.
    Vous êtes extraordinaire, mon cher proust ! il semble que vous ne parliez que de vous, et vos livres sont aussi peuplés que toute la comédie humaine. " andré gide.

  • A Vérone, où les Montaigu et les Capulet se vouent une haine ancestrale, Roméo, fils de Montaigu, est amoureux de Rosaline, tandis que Capulet s'apprête à donner une grande fête pour permettre à Juliette, sa fille, de rencontrer le comte Pâris qui l'a demandée en mariage. Parce qu'il croit que Rosaline s'y trouvera, Roméo se rend au bal et pour Juliette éprouve un coup de foudre aussitôt réciproque. Sous le balcon de la jeune fille, il lui déclare le soir même son amour puis, le lendemain, prie frère Laurent de les marier et de réconcilier leurs familles ennemies. Mais voici que sur une place de Vérone, Tybalt, cousin de Juliette, provoque Roméo qui refuse de se battre. Mercutio, son ami, dégaine à sa place, mais lorsque Roméo voit Mercutio mortellement frappé par Tybalt, il décide de le venger : Tybalt tombe à son tour, et ce qui était une comédie vire à la tragédie.
    Si, dans cette pièce que Shakespeare compose vers 1595, les amants de Vérone sont ainsi promis au tragique, c'est que le destin leur est hostile. Star-crossed lovers, Roméo et Juliette sont seulement nés sous une mauvaise étoile : ils ne sont victimes ni d'une faute ni de leur amour, mais d'une suite de circonstances malheureuses qui mettront à mort cet amour et feront de leur histoire, pour plusieurs siècles, un mythe.



    Édition de François Laroque.

  • Homère Iliade Pâris a enlevé la belle Hélène. Son mari Ménélas et tous les Grecs rassemblés crient vengeance et font le siège de Troie depuis neuf ans. Le divin Homère entonne alors le premier chant de l'Iliade. Il y en aura vingt-quatre, tous plus beaux les uns que les autres, tous centrés sur la colère d'Achille. Le roi des rois, Agamemnon, lui a enlevé sa compagne, l'esclave Briséis. En pleine bataille, Achille se retire sous sa tente, affaiblissant les rangs des Achéens. Il n'en sortira qu'à la mort de son ami Patrocle, pour combattre Hector.
    On ne sait si Homère est bien l'auteur de tous ces chants, mais cette épopée a traversé les siècles par sa démesure et sa beauté. Au combat des hommes se superpose celui des dieux et des déesses. Tous sont nobles, héroïques et généreux mais Homère, réaliste, montre aussi leurs faiblesses. Cette histoire faite de larmes et de sang est le symbole de la destinée humaine ballottée par le hasard. Achille le sait bien, lui dont les exploits dépendent de la fantaisie des dieux.

    Edition et traduction de Mario Meunier.
    Préface de Fernand Robert.
    Homère Iliade Pâris a enlevé la belle Hélène. Son mari Ménélas et tous les Grecs rassemblés crient vengeance et font le siège de Troie depuis neuf ans. Le divin Homère entonne alors le premier chant de l'Iliade. Il y en aura vingt-quatre, tous plus beaux les uns que les autres, tous centrés sur la colère d'Achille. Le roi des rois, Agamemnon, lui a enlevé sa compagne, l'esclave Briséis. En pleine bataille, Achille se retire sous sa tente, affaiblissant les rangs des Achéens. Il n'en sortira qu'à la mort de son ami Patrocle, pour combattre Hector.
    On ne sait si Homère est bien l'auteur de tous ces chants, mais cette épopée a traversé les siècles par sa démesure et sa beauté. Au combat des hommes se superpose celui des dieux et des déesses. Tous sont nobles, héroïques et généreux mais Homère, réaliste, montre aussi leurs faiblesses. Cette histoire faite de larmes et de sang est le symbole de la destinée humaine ballottée par le hasard. Achille le sait bien, lui dont les exploits dépendent de la fantaisie des dieux.

    Edition et traduction de Mario Meunier.
    Préface de Fernand Robert.

  • Au cours de la guerre de Sécession, cinq Nordistes : l'ingénieur Cyrus Smith et son chien Top, le reporter Gédéon Spilett, le Noir Nab, le marin Pencroff et le jeune Harbert, prisonniers des troupes séparatistes, se sont enfuis en balIon. Pris dans la tempête, ils échouent sur une île déserte, en plein océan Pacifique.
    Ingénieux, persévérants, les cinq compagnons, pourtant privés de tout, ne tardent pas à s'organiser, à vivre presque normalement. D'ailleurs, l'île, qu'ils baptisent du nom de Lincoln, offre des ressources admirables et tout à fait inattendues. Mais une série de faits inexplicables, des coïncidences troublantes les obligent à croire à la présence d'une puissance mystérieuse qui les épie sans cesse et conduit leur destinée, leur imposant sa volonté par des voies détournées, intervenant pour les sauver aux moments critiques...
    L'Ile mystérieuse, un des très grands romans de Jules Verne, cet enchanteur aux charmes inépuisables.

  • Lorsqu'un de ses amis, au théâtre, présente Charles Swann à Odette de Crécy, elle ne lui semble pas sans beauté, mais d'un genre de beauté qui ne le séduit pas. Et cependant, elle lui écrit pour lui demander de voir ses collections, puis retourne chez lui, rapproche bientôt ses visites, et le fait inviter par le petit clan de Mme Verdurin. Lorsqu'il s'avise qu'elle ressemble à un Botticelli, le re-gard que Swann porte sur Odette se transforme, et un jour où, arrivé en retard chez les Verdurin, il découvre que, croyant qu'il ne viendrait plus, elle est déjà repartie, une étrange souffrance le gagne : « son amour n'était plus opéra-ble. »
    Deuxième partie de Du côté de chez Swann qui, en 1913, ouvre A la Recherche du Temps perdu, « Un amour de Swann » a été, dès 1930, publié en volume séparé, et il s'agit bien, en effet, d'une histoire dont l'unité s'impose ai-sément au lecteur : celle d'un amour traversé de souffrance et de jalousie, jus-qu'à ce que, dans une sorte de guérison, s'effacent les tendresses successives qui étaient nées peu à peu de la première image entrevue.

  • Phèdre

    Jean Racine

    PHÈDRE Tu vas ouïr le comble des horreurs. J'aime... À ce nom fatal, je tremble, je frissonne. J'aime...

    OeNONE Qui ?

    PHÈDRE Tu connais ce fils de l'Amazone, Ce prince si longtemps par moi-même opprimé.

    OeNONE Hippolyte ? Grands dieux !

    PHÈDRE C'est toi qui l'as nommé !


    La légende de cet amour interdit, puisque Hippolyte est le fils de Thésée à qui Phèdre est mariée, Racine l'emprunte à Euripide et à Sénèque. Mais alors que la tradition théâtrale plaçait Hippolyte au devant de la scène, en 1677 Racine l'en écarte au profit de Phèdre, pour écrire la tragédie d'une femme torturée, sans doute coupable mais également frappée par la fatalité, qui lutte de toutes ses forces pour combattre une passion qui la submerge et finit par porter la mort autour d'elle - et sur elle.

  •   Victor Hugo Hernani « Quelle heure est-il ? » : est-ce là une manière de parler pour un roi ? Et au lieu qu'on lui réponde dignement : « Du haut de ma demeure, Seigneur, l'horloge enfin sonne la douzième », voilà qu'il s'entend dire tout bêtement : « Minuit »...
    Il n'en fallait pas plus pour que la bataille s'engageât. Passion racinienne, honneur cornélien, rien ne manquait à Hernani, fors le respect du majestueux alexandrin. Epluchures, balayures, ordures, injures se mirent à voler dans le sacro-saint Théâtre-Français, lancées par les tenants du classicisme sur la horde barbue et chevelue des romantiques. Un trognon de chou alla même atterrir sur la tête de M. de Balzac. Et soir après soir la bataille recommença, s'étendit jusqu'à la province où, à Toulouse, un jeune homme mourut en duel pour avoir pris la défense de Victor Hugo.
    Mort qui donne tout son poids de vérité à l'illusion théâtrale.

    Préface d'Antoine Vitez.
    Commentaires et notes d'Anne Ubersfeld.

  • Nietzsche Ainsi parlait Zarathoustra Ainsi parlait Zarathoustra est une oeuvre philosophique magistrale. Elle a bouleversé la pensée de l'Occident.
    « Nietzsche démolit, il sape », disait Gide. Il remet définitivement l'homme en question.
    Poète-prophète, Zarathoustra se retire dans la montagne et revient parmi les hommes pour leur parler. Sa leçon essentielle : « Vouloir libère. » Son leitmotiv : rejeter ce qui n'est pas voulu, conquis comme tel, tout ce qui est subi. C'est le sens du fameux : « Deviens celui que tu es. » La vertu est souvent le droit du plus faible, elle paralyse tout, désir, création et joie. Le surhomme nietzschéen est celui qui a la plus grande diversité d'instincts qui s'opposent puissamment mais qu'il maîtrise. La pensée de Nietzsche est un défi permanent. Elle échappe à tout système politique.
    La ferveur de sa poésie, sa vigoureuse drôlerie ont donné à Nietzsche une célébrité universelle. Nos contemporains n'ont le choix qu'entre lui et Marx.

    Traduction, présentation et notes de Georges-Arthur Goldschmidt.

  • Racine Andromaque A l'issue de la guerre de Troie, Andromaque, veuve d'Hector, est devenue, en même temps que son jeune fils Astyanax, la captive de Pyrrhus, roi d'Epire. Epris d'elle alors qu'il devait épouser Hermione, il lui donne à choisir : le mariage avec lui ou la mort de son fils. Mais sacrifier l'enfant qu'Hector lui a confié ou le sauver en épousant Pyrrhus, c'est toujours trahir la mémoire de son époux défunt.
    Fidélité ou trahison est aussi le dilemme d'Oreste épris d'Hermione. Chargé d'une ambassade auprès de Pyrrhus qui doit lui livrer Astyanax, il espère essuyer un refus : si Pyrrhus par amour garde le fils d'Andromaque, il renverra Hermione.
    En 1667, toute l'originalité d'Andromaque, qui remporte un éclatant succès, est sans doute de construire face à face deux univers si différents et dont les tensions s'entrecroisent : celui d'Hermione, de Pyrrhus et d'Oreste, portés par la plus aveugle passion, tout entiers tendus vers l'accomplissement de désirs trop humains, et celui d'Andromaque qu'habite seul l'amour d'un enfant et d'un mort - Andromaque silhouette sombre dressée sur un fond d'incendie.

    Edition de Patrick Dandrey.

  • Rédigée le 5 septembre 1791, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est aujourd'hui considérée comme l'un des textes fondateurs du féminisme en France. Sur le modèle du pamphlet, Olympe de Gouges prend la plume pour défendre les droits civils des citoyennes et évoque la nécessité d'une égalité entre les hommes et les femmes. Modèle d'ironie et d'avant-gardisme, le texte pastiche ouvertement la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen mais affirme une volonté politique réelle : celle de voir les femmes accéder aux mêmes droits et à la même reconnaissance légale que les hommes.
    La présente édition propose également d'autres textes, brochures et extraits d'Olympe de Gouges, ainsi que des textes du XVe au XIXe siècle, qui, chacun à leur manière, prennent position pour les droits des femmes.
    Anthologie établie, présentée et annotée par Clélie Millner

  • Racine Britannicus Plutôt que «Britannicus», victime assez falote de Néron et d'Agrippine, Racine aurait dû donner à sa tragédie le nom de l'un ou l'autre des deux monstres qui s'affrontent à travers lui.
    Leur «ambition», aujourd'hui nous l'appellerions plus volontiers «goût du pouvoir». Un goût de mort et de sang dont les Romains, hélas ! n'ont pas emporté le secret avec eux.
    Chacun, ici, reconnaîtra les siens...

    Préface de Guy Dumur.
    Commentaires et notes d'Alain Viala.

  • Orpheline de mère, seule avec un père âgé en mauvaise santé, Emma Woodhouse, vingt et un ans, ressent une certaine solitude lorsque son ancienne gouvernante et amie quitte le domaine de Hartfield. Pour se distraire, la jeune femme s'improvise alors entremetteuse et décide de marier Harriet Smith, sa protégée, qu'elle destine au vicaire de Highbury. Mais son inexpérience des coeurs et des êtres, ainsi que celle de ses propres émotions amoureuses - qu'elle sait à peine comprendre ou interpréter - la mèneront de surprises en désillusions. Ses stratégies et ses manigances n'apportant pas, de toute évidence, les résultats escomptés, Emma apprendra à ses dépens que l'amour et les sentiments ne se commandent pas...
    Publié anonymement en 1816, Emma, roman brillant devenu un classique de la littérature anglaise, dépeint avec humour et une grande finesse psychologique le petit monde provincial dans lequel Jane Austen elle a elle-même passé toute sa vie.

  • Tenter de traverser l'Afrique d'est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d'une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c'était, au temps de Jules Verne, une entreprise d'une audace incroyable. Comme on peut s'y attendre, les cinq semaines qu'il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d'imprévu et de péripéties.
    Ce roman passionnera ceux qui s'intéressent aux débuts de l'aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l'humour et la verve des « Voyages extraordinaires » dont Cinq semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant en France d'abord, puis dans le monde.

    Illustrations de l'édition originale Hetzel.

  • S'estimant proche de la mort, un roi décide de partager en trois son royaume afin d'en doter ses filles, Goneril, Régane et Cordélia. Lors d'une vaste cérémonie où se décident à la fois le partage et les noces des trois héritières, il exige de chacune une déclaration d'amour officielle qui scellera toutes ces donations. Mais, alors que les deux premières le flattent avec ostentation et démesure, la troisième tient des propos raisonnables qui mettent le vieillard en fureur et l'amènent à maudire sa préférée...Un récit où le tragique le dispute à la folie, mis en lumière par une traduction résolument moderne et tournée vers la mise en scène.Traduction et postface de Jean-Marc Lanteri.

  • Histoire des chats ; histoire des rats Nouv.

    Oeuvre savante et drôle, riche d'anecdotes, de portraits, de fables, de mythes qui, de l'Antiquité aux salons du XVIIIe siècle, mettent en scène les petits félins, l'Histoire des chats passionnera les amoureux des chats mais aussi les gens d'esprit. Dans l'Histoire des rats, érudite et paradoxale, Sigrais, sous la même forme épistolaire que Moncrif, à qui il répond, nous incite à la bienveillance pour une créature maudite qu'il se pique de réhabiliter. On regardera d'un autre oeil les chats et les rats après lecture de ces textes oubliés, mais très actuels, qui rendent à l'animal ses droits tout en reconnaissant ce que nous lui devons.
    Édition établie, présentée et annotée par François Raviez.

  • Née à Venise en 1364, fille de l'astrologue de Charles V, poétesse, historienne, moraliste, Christine de Pizan serait « le premier auteur » de la littérature française. La Cité des Dames couronne son oeuvre féministe. Profondément déprimée par la lecture d'une satire misogyne, l'auteure se lamente d'être née femme. Apparaissent alors pour la consoler trois envoyées de Dieu : Raison, Droiture et Justice. Avec leur aide, Christine de Pizan construira une cité imprenable où les femmes seront à l'abri des calomnies. Les pierres de ce bel édifice seront les femmes du passé, guerrières, artistes et savantes, amoureuses et saintes !
    L'argumentation surprend par sa modernité : Christine de Pizan y aborde le viol, l'égalité des sexes, l'accès des femmes au savoir... La Cité des Dames apparaît comme un ouvrage capital pour l'histoire des femmes et pour la pensée occidentale à l'aube des temps modernes.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Balzac La Cousine Bette Lorsque, en 1846, Balzac publie La Cousine Bette, le roman doit constituer avec Le Cousin Pons le diptyque des Parents pauvres, l'un et l'autre accablés d'injures. Mais à la différence de Pons, qui sera le vieux musicien plein de coeur, dès l'origine La Cousine Bette devait voir la vieille fille disgraciée se venger de ses douleurs, ce qu'elle fera jusqu'à la ruine des siens.
    Le premier projet s'est cependant élargi. Non seulement parce que les amours du baron Hulot vieillissant font de La Cousine Bette un roman érotique, et la dénonciation des affairistes dans le Paris de la monarchie de Juillet un roman de l'argent, mais parce que Balzac, renouvelant ses habitudes narratives pour mieux rivaliser avec les feuilletonistes, écrit là un livre d'action - un livre sombre, aussi, et qui n'écarte ni les ressorts ni les rebondissements du roman noir.

    Edition de Roger Pierrot.

  • San Diego, 1875. Le capitaine John Branican part en campagne à bord du Franklin, laissant derrière lui sa femme Dolly et leur jeune fils, Watt. Les semaines passent et Dolly reste sans nouvelles de son mari. Trois ans et bien des drames plus tard, elle décide de mettre à profit un héritage inattendu en montant une expédition pour sillonner les mers du globe à la recherche de son époux disparu. Sa quête la mènera jusqu'aux confins de l'Australie où, lors d'une périlleuse équipée à dos de chameau, elle devra affronter mille et un dangers avant de découvrir la vérité.
    Grand roman d'amour et d'aventure paru en 1891, écrit en hommage à la femme de John Franklin - grand explorateur disparu en 1845 lors d'une expédition à la recherche du passage du Nord-Ouest -, Mistress Branican dresse le flamboyant portrait d'une femme de caractère, prête à affronter toutes les formes d'adversité par amour.

    Illustrations de l'édition originale Hetzel.

  • Désireux de sauver sa famille et son peuple de Troie en flammes, Enée fuit la ville pour fonder une nouvelle cité. Mers déchaînées, dieux en colère, monstres terrifiants, rien ne pourra l'arrêter. Il mènera ses hommes jusqu'au Latium, futur berceau de Rome...

  • En 1584, un an avant sa mort, Ronsard rassemble et organise ce qui sera la dernière édition de ses oeuvres parue de son vivant. Sous le titre désormais habituel Les Amours, on trouvera ici l'ensemble des poèmes (principalement des sonnets) figurant dans la première des sept parties ; soit, en particulier, les Amours de Cassandre, les Amours de Marie et les Sonnets pour Hélène. Se dessine un vaste parcours qui montre la maîtrise de celui qui, en un peu plus d'une trentaine d'années, alors que la France passe des guerres contre l'Empire aux guerres de Religion, construit une oeuvre ample et complexe où se mêlent les influences des poètes grecs, latins et italiens. Quand il meurt en 1585, Étienne Pasquier considère qu'« il a en notre langue représenté un Homère, Pindare, Théocrite, Virgile, Catulle, Horace, Pétrarque » et conclut : « Bref, tout est admirable en lui ». Le lecteur pourra en juger avec ces Amours, la part la plus célèbre de son oeuvre.
    Édition présentée et annotée par François Roudaut

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety.
    Abbé Prévost
    Histoire du chevalier des Grieux
    et de Manon Lescaut

    Alors qu'à dix-sept ans, il s'apprête à quitter Amiens où il achève ses études de philosophie, des Grieux voit arriver le coche d'Arras. Une jeune fille en descend, si charmante qu'il s'avance vers elle pour l'interroger : ses parents l'envoient pour être religieuse, et elle sait qu'elle va être malheureuse. Décidé à l'arracher à la tyrannie de ses parents, il la loge dans une hôtellerie dont le maître lui est dévoué et le lendemain, à la pointe du jour, tous les deux partent pour Paris.
    Lorsqu'elle s'est tragiquement achevée, des Grieux fait le récit de sa tumultueuse liaison avec Manon au marquis de Renoncour qui la rapporte dans ses Mémoires que Prévost fait paraître au mois de mai 1731. C'est ainsi la voix même du chevalier que nous entendons, c'est l'émotion qu'il éprouve à raconter et à revivre ce qu'il a vécu qui nous touche - et sa parole fait entendre des accents si vrais que l'on a pu croire que Manon et des Grieux avaient véritablement existé, ou que l'abbé Prévost transposait un moment de sa propre vie. Mais le réalisme poignant de ce récit traversé de souffrances, de cette histoire où le plaisir se vit, s'achète, et conduit à la mort, n'est redevable qu'à l'art éblouissant de l'auteur.

    Edition de Jean M. Goulemot.

  • Collection dirigée par Michel Zink La collection Lettres gothiques se propose d'ouvrir au public le plus large un accès à la fois direct, aisé et sûr à la littérature du Moyen Age.
    Un accès direct en mettant sous les yeux du lecteur le texte original, un accès aisé grâce à la traduction en français moderne proposée en regard, à l'introduction et à des notes nombreuses. Un accès sûr grâce au soin dont font l'objet la présentation du texte et son commentaire. La collection Lettres gothiques offre ainsi un panorama représentatif de l'ensemble de la littérature médiévale.

    LAIS DE MARIE DE FRANCE Contes d'aventures et d'amour, les Lais, composés à la fin du XIIe siècle par une mystérieuse Marie, sont d'abord, comme le revendique leur auteur, des contes populaires situés dans une Bretagne ancienne et mythique. Les fées y viennent à la rencontre du mortel dont elles sont éprises ; un chevalier peut se révéler loup-garou ou revêtir l'apparence d'un oiseau pour voler jusqu'à la fenêtre de sa bien-aimée. Mais la thématique universelle du folklore est ici intégrée à un univers poétique à nul autre pareil, qui intériorise le merveilleux des contes de fées pour en faire l'émanation de l'amour.

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