Archipel

  • Julien Doré

    Frédéric Quinonero

    • Archipel
    • 3 Février 2022

    Itinéraire d'un dandy pop.

    Découvert en 2007 dans le télé-crochet « À la recherche de la Nouvelle Star », il a immédiatement su imposer sa personnalité atypique auprès du public. Ayant enregistré en quinze ans, cinq albums studio et quatre live, Julien Doré compte à son actif nombre de succès, dont « Les Limites », « Paris-Seychelles », « Le Lac », « Coco Câline », « La Fièvre » et « Nous » (Victoire du meilleur clip de l'année 2020).
    Formé aux Beaux-Arts de Nîmes, il a construit une oeuvre personnelle, entre chic et populaire, kitsch et bon goût, avec un sens aigu de l'esthétisme. Julien Doré crée, compose, écrit, réalise lui-même ses pochettes de disque et ses clips, conçoit la scénographie de ses spectacles. S'il délègue, c'est uniquement à des amis et des gens de confiance.
    Natif d'Alès, ayant passé ses jeunes années entre Lunel et Nîmes où il débute dans la musique en tant que leader des groupes Dig Up Elvis ! et The Jean d'Ormesson's Disco Suicide, Julien Doré est revenu s'installer dans ses terres cévenoles après dix ans de vacarme parisien. Il dit y avoir rééquilibré sa vie d'homme pour nourrir ses chansons. Ses préoccupations écologiques lui ont inspiré des thématiques différentes et une nouvelle voie artistique.
    Cette biographie offre une plongée dans l'univers « baroque and roll » de ce dandy de la pop française, chanteur solaire volontiers ambigu, se défiant des genres, à la fois grave et loufoque, tendre et ironique, insaisissable et généreux. Et incroyablement attachant.

  • Les choses qu'on ne dit pas

    Yves Duteil

    • Archipel
    • 11 Janvier 2006


    " lorsque j'ai commencé à composer ces lettres, je n'appréhendais pas la route intérieure qu'elles allaient tracer, le bonheur que j'allais éprouver à dire les rencontres, les êtres, les événements qu'elles évoquent, les souvenirs qu'elles font renaître.
    je ne concevais pas encore le plaisir de s'adresser d'égal à égal à la terre, la musique, dieu ou la politique. et, surtout, je ne savais pas encore que cette mosaïque serait le portrait d'une vie. georges brassens, barbara, raymond devos, barjavel, renaud, alfred dreyfus, ma mère trop tôt disparue, mon petit-fils et, bien sûr, ma chère noëlle. on ne dit pas assez aux gens qu'on aime qu'on les aime. peut-être n'est-il jamais trop tard pour mettre des mots sur l'essentiel ?" y d.


  • Dernier courrier avant la nuit

    Serge Reggiani

    • Archipel
    • 17 Septembre 2003

    Il est des êtres si proches qu'on n'imagine pas leur écrire, comme si les lettres étaient réservées aux absents.
    On ne songe pas à leur dire combien on les admire ou combien on les aime. Un jour, il est trop tard... Mes amis, mes maîtres avaient pour nom Jean Cocteau, Jacques Prévert, Pablo Picasso, Edith Piaf, Simone Signoret, Jean-Paul Sartre, Romy Schneider... À ces compagnons des jours enfuis, et à ceux qui sont, aujourd'hui, ma raison de vivre, j'ai voulu adresser un dernier mot. Un post-scriptum à une amitié, une paternité, une admiration, un amour...
    " S. R.
    Dernier courrier avant la nuit, de Serge Reggiani, quarante-trois lettres comme autant d'aveux, de confidences, de secrets. Comme autant de clins d 'oeil aux passions d'un homme qui en a vécu beaucoup : théâtre, cinéma, chanson, peinture. Des mots tendres et des mots durs, des mots qui font mouche.

  • HF. Thiéfaine

    Sébastien Bataille

    • Archipel
    • 21 Octobre 2021

    Hubert Félix Thiéfaine ne fait rien comme les autres. Voilà plus de quarante ans - depuis la sortie de son premier disque en 1978 - qu'il marche à contre-courant, quitte à en devenir populaire. C'est ainsi que l'esthète underground de « 113e cigarette sans dormir », l'oniriste destroy d'« Alligators 427 », le créateur de l'hymne libertaire « La Fille du coupeur de joints » est aussi façonneur de ballades intemporelles (« La Ruelle des morts »). Et toujours sans avoir l'air d'y toucher, dans l'indifférence des médias mainstream.
    La route fut longue, toutefois, jusqu'à la reconnaissance. Mais qui d'autre, aujourd'hui, remplit sans effort les Zénith de France sans nouvel album et sans promotion ? Dans une époque où tout doit « faire sens », ce loup indomptable continue de livrer des chansons outrageusement surréalistes et néanmoins lucides. Son humour acide, son romantisme noir, ses divagations mélancoliques agissent comme une liqueur forte dans le coeur d'un public transgénérationnel, véritable « armée des ombres » qui lui reste fi dèle depuis près d'un demi-siècle.
    Provocateur et hypersensible, « trouble-fêtard » et solitaire, Thiéfaine l'est tout à la fois. Mais engagé ? « Je n'engage que moi », répond l'« animal en quarantaine », convaincu avec Nietzsche que « tout esprit profond avance masqué ». Masques que Sébastien Bataille, avec l'amicale complicité du chanteur, soulève ici un par un, de Tout corps vivant branché sur le secteur... à Géographie du vide, son 18e album, remontant le fl euve de sa création pour mettre en lumière un Thiéfaine alchimiste des mots, érudit, visionnaire, « dernier monstre sacrément poétique de la chanson rock française ».

  • Chemins de liberté

    Yves Duteil

    • Archipel
    • 6 Mai 2021

    On savait Yves Duteil homme de plume et de notes. Mais l'homme d'action et d'engagements était resté dans l'ombre de sa carrière d'artiste.

    « De l'Île-d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe », il évoque les grandes rencontres de sa vie, de René Barjavel et Félix Leclerc, à qui il dédie « La langue de chez nous », à Jacques Chirac qui lui donna mission de dynamiser la chanson d'expression française. Sans oublier tous les artistes - Mireille, Brassens, Barbara, Renaud, Alain Souchon, Philippe Chatel, Véronique Sanson... - croisés sur ses chemins d'écriture et de liberté.

    L'auteur de « Dreyfus » (1997) et de « Respect » (2018) raconte en outre ses combats, notamment écologiques, qui l'ont vu quatre fois arborer l'écharpe de maire de Précy-sur-Marne et créer une école pour les enfants défavorisés de Pondichéry. Toutes choses impossibles sans Noëlle, son épouse, « ouragan de douceur » qui les entraîne dans une aventure humaine ouverte sur le monde, insoupçonnable de richesse et de diversité.

    Jamais encore Yves Duvvvvteil ne s'était raconté aussi intimement, sans omettre aucune des facettes de sa personnalité et de son parcours.

  • Bécaud : on vient te chercher

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    • Archipel
    • 25 Novembre 2021

    « Monsieur 100 000 volts » à la scène, Gilbert Bécaud l'était aussi à la ville. Son quotidien n'a cessé d'être un tourbillon de création et de passions : des journées à 200 à l'heure, des soirées de concert devant des salles combles reprenant en choeur ses refrains, des nuits de création de couplets qui ont fait le tour du monde.

    Pour la première fois, Jacques Pessis et Claude Lemesle racontent le parcours du compositeur surdoué, le chanteur qui cassait les pianos, mais aussi l'homme pudique qui se dissimulait derrière son sourire et ses cravates à pois.

    Une biographie à quatre mains qui est aussi un exercice de réhabilitation, démontant, preuves à l'appui, les clichés qui ont entaché son image. Vingt ans après sa mort, Jacques Pessis et Claude Lemesle lancent à leur ami Gilbert : « On revient te chercher ! »

  • Jacques Dutronc, l'insolent

    Frédéric Quinonero

    • Archipel
    • 11 Mars 2021

    « L'insolence cache beaucoup de choses, elle cache l'essentiel. » Artiste inclassable et insaisissable, roi du canular, Jacques Dutronc a trace´ son chemin a` l'intuition, sans chercher a` faire carrie`re. D'abord guitariste, il aborde la chanson (« un me´tier d'escroc ») par un curieux hasard. Dans les mid-sixties, ses succe`s, e´crits a` quatre mains avec son «meilleur ennemi» Jacques Lanzmann («Et moi, et moi, et moi», «Les Cactus», «Les Playboys»...), pointent de´ja` les de´rives de la socie´te´ de consommation, avec un sens de la formule qui fait mouche.

    Au cine´ma, ce faux de´sinvolte a fait preuve d'une rare exigence et tourne´ avec les plus grands, de Zulawski a` Pialat (il obtint le Ce´sar du meilleur acteur pour Van Gogh en 1992), en passant par Lelouch, Deville, Godard ou Chabrol.

    E´cologiste avant l'heure, Jacques Dutronc se cache souvent dans son repaire corse pour y « ranimer la flemme ».

    Nourrie des te´moignages de Franc¸oise Hardy et d'amis intimes, tels Jean-Marie Pe´rier ou Hadi Kalafate, cette biographie de´voile, derrie`re l'humour et l'insolence, la part la plus sensible de Jacques Dutronc.

  • Orelsan, le Rimbaud du rap

    Alain Wodrascka

    • Archipel
    • 22 Avril 2021

    La première biographie du génie nonchalant du rap français Il se fait connaître sur internet en 2008. L'année suivante, il enregistre son premier album, Perdu d'avance, où chansons provocatrices, jeux de mots tendancieux et une chute coup de poing le font remarquer. S'il s'attire les foudres d'une partie du public, des médias et de la classe politique, il s'impose comme un acteur de la scène française.
    Né le 1er août 1982 à Alençon dans l'Orne, de son vrai nom Aurélien Cotentin, le rappeur maîtrise l'art de décrire ses contemporains avec acuité. Assagi, mais toujours incisif, il confirme son talent de portraitiste avec l'album Le Chant des sirènes (2011), qui suscite l'adhésion des jeunes de sa génération dont il dépeint le quotidien dans un monde en bouleversement. « Basique », « Tout va bien », « La Terre est ronde »... De titre en titre, enregistrés en solo ou avec ses amis rappeurs, il impose son personnage de loser nonchalant, doté d'une plume agile et d'un humour décalé.
    Sacré « rappeur le plus sexy du monde », le trentenaire caennais souvent comparé à Renaud pour son art de décrire « la classe moyenne, moyennement classe, où tout le monde cherche une place », comme il le chante dans « La place », est aujourd'hui une référence.

    Fruit d'une enquête menée auprès de ses proches, de ses amis rappeurs - dont Gringe - des professionnels et des fans, la première biographie consacrée à un artiste devenu aussi acteur et réalisateur.

  • Renaud ; abécédaire d'enfer

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    • Archipel
    • 24 Septembre 2020

    Nul mieux que Thierry Séchan, frère de Renaud, n'a suivi d'aussi près l'itinéraire de l'artiste, depuis la sortie d'Hexagone jusqu'à son dernier album.

    « Voici donc un drôle d'abécédaire, un livre ouvert, à lire tout droit ou à consulter de travers, sur un artiste fermé que je lis à livre ouvert. Pas un roman, pas une fiche de police, mais un vagabondage entre les mots de Renaud, entre ses mots de toujours et ses maux d'aujourd'hui, dans les jardins de l'enfance, les forêts ombragées de l'adolescence, les plaines et les peines d'une vie éclairée par un soleil au zénith. » Cet album illustré inclut nombre de photographies inédites, dont beaucoup appartiennent à la famille du chanteur.

  • Les bonheurs de la vie

    Sheila

    • Archipel
    • 19 Octobre 2016

    « Continuant à exercer ma passion de chanteuse, je sillonne la France pour vous parler et savourer le partage qui nous lie depuis plus de cinquante ans. Lors de nos rencontres, une question revient : "Comment faites-vous pour avoir toujours autant d'énergie ?" Question suivie de la phrase qui tue : "... à votre âge !
    Nous, on est vieux, maintenant." Ce à quoi je réponds :
    "Comment ça, on est vieux ? Vous plaisantez ? Nous avons la vie devant nous, il faut juste le décider." C'est ainsi que Sheila, qui a eu aussi sa part de coups durs, a décidé de nous redonner envie de goûter au bonheur de vivre. Ce nouveau livre, fruit de son expérience de chanteuse et de danseuse, rassemble ses secrets pour rester en forme à 70 ans, mince et pleine de tonus.
    Ainsi, elle raconte ses maîtres yogis, sa passion pour le sport, qui lui permettent de garder énergie et sveltesse.
    Elle livre ses recettes de forme, de diététique, ses techniques de respiration et décrit l'importance de la relaxation.
    Un livre émaillé de souvenirs où Sheila se raconte en toute sincérité, artiste et femme.

  • Dalida, Brassens, Brel, Aznavour... Trente années dans les coulisses d'une salle mythique !
    « Bruno Coquatrix, son directeur, n'a jamais rien écrit sur l'Olympia. Il me disait : «Je n'ai pas le temps. Mais toi, si ça te chante, prends des notes. Il faudra bien qu'un jour on sache ce qui s'est vraiment passe´ ici, devant le rideau et derrière, les nuits blanches que nous avons vécues pour redonner forme et vie a` notre théâtre, la sueur et les plumes que nous avons laissées pour que les étoiles continuent de briller sur les néons de la grande façade... Écris tout ça, je sais que tu ne me trahiras pas. » Aujourd'hui, Roger Morizot, 90 ans, régisseur de l'Olympia dès sa réouverture en 1954, raconte la célèbre salle de spectacle parisienne vue des coulisses. De fait, il les a tous vus s'y produire : Liza Minnelli, Marlene Dietrich, Josephine Baker, Miles Davis, Frank Sinatra, Claude François, Mireille Mathieu, Dalida, Hallyday, Brel, Brassens, Polnareff, Bécaud, Aznavour...
    Autant de noms qui ont brillé sur la façade du 28 boulevard des Capucines... mais pas toujours par leur comportement. De fait, Roger Morizot distribue lauriers et coups de griffes à l'adresse de ces artistes qu'il a côtoyés de très près - jusqu'à devenir le confident et l'ami de certains, tels Édith Piaf ou Jacques Brel.

  • Daft Punk ; incognito

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    • Archipel
    • 3 Septembre 2020

    Voici une balade musicale, poe´tique, litte´raire et robotique au sein d'un monde fascinant : celui de deux musiciens ne´s dans l'Ouest parisien, inventeurs de la « French Touch», et devenus figures de le´gende. Ensemble, ils ont me´tamorphose´ la musique e´lectronique. De Anonymat a` Z6PO, en passant par «Get Lucky», le festival de Coachella, Electric Ladyland, le Moog Cook Book, Phantom of the Paradise ou YSL version Hedi Slimane, l'univers des Daft Punk est ici re´ve´le´ par ses myste`res, savamment distille´s au gre´ des rares albums et apparitions publiques du duo casque´ dont l'oeuvre dense et prote´iforme a conquis tous les continents. Un paradoxe pour des artistes qui n'aspiraient depuis leurs de´buts qu'a` vivre... incognito.

  • « Brassens. Je n'ai rien entendu d'aussi surprenant depuis l'après-midi de 1938 où Charles Trenet m'apparut pour la première fois entouré d'elfes et de fleurs bleues sur le plateau de l'ABC » écrit Henry Magnan dans Le Monde du 2 octobre 1952. « C'est un garçon simple, presque fruste d'apparence, suant le trac à larges gouttes orageuses, hirsute de poil, flageolant du jarret et... pétri de talent » ajoute-t-il. Cette biographie embrasse les soixante années de vie du « Mauvais sujet repenti », titre d'une chanson de 1953, restée longtemps interdite d'antenne.
    Voici une biographie fidèle , due à un ami d'enfance de Brassens. Le texte a été contrôlé et approuvé par Pierre Onténiente - le fameux «Gibraltar» devenu son homme de confiance et son secrétaire particulier.
    Une biographie sensible : à travers ses chansons se profile en filigrane le portrait d'un grand poète mais aussi d'un grand musicien, d'un homme tendre et farouche qui a fait de son oeuvre la priorité absolue de sa vie.

  • Corne d'Aurochs : ainsi Brassens surnommait-il son ami d'enfance. Emile Miramont se souvient : des parties de colin-maillard, des tartines beurrées de la rue de l'Hospice, du potache Brassens, de ses premières colères d'adolescent, de son éveil à la poésie et à la chanson, mais aussi des années qui précédèrent le succès.
    Servi par une belle émotion, ce livre dont le titre de chaque chapitre reprend un vers de Brassens décrit une jeunesse sétoise que l'on ignorait. Anecdotes à l'appui, l'auteur met en scène, en chair et en os, les personnages croisés par Brassens dont il essaimera ses chansons : des mégères « gendarmicides » de Brive-la-Gaillarde (Hécatombe), la petite Jo, cette demoiselle aux moeurs légères mises en scène dans Le Mauvais sujet repenti, mais aussi la Jeanne et l'Auvergnat, qui accueillirent l'oiseau tombé du nid chez eux, impasse Florimont en 1944.
    Un jour de 1948, rappelé par ses parents à Sète, Corne d'Aurochs dut quitter Brassens et l'impasse Florimont où ils avaient, deux années durant, tout partagé. De cet abandon, Brassens fut meurtri : il en fit une chanson, Corne d'Aurochs. Le surnom de son ami allait devenir célèbre. En 1952, présenté au public par Patachou qui tenait un cabaret en vogue à Montmartre, Brassens connaissait son premier succès. Quelques mois après, il passait en vedette à l'Olympia et toute la France reprenait Le Gorille, La mauvaise réputation, ses premiers succès. Les trompettes de la renommée n'allaient plus cesser de retentir jusqu'à la mort de l'artiste, en 1981.

  • Nougaro ; une vie qui rime à quelque chose

    Alain Wodrascka

    • Archipel
    • 2 Septembre 2009

    Délaissé par des parents voués à l'art lyrique - son père Pierre fut premier baryton à l'Opéra de Paris et sa mère Liette, pianiste, l'accompagna sur les scènes européennes - Claude vécut une enfance de cancre, solitaire et sans attrait. Éternel assoiffé, il éprouva très tôt le besoin de plonger son âme orpheline dans un bain de sens : la poésie et la musique. Crée ou crève ! Désertant l'univers des adultes, il créa un univers merveilleux puisé dans le sanctuaire de son imaginaire. Parce que son dessein était de devenir poète, Claude Nougaro, armé d'un arc-en-ciel de percussions, a arrimé son verbe et sa verve à ses cordes vocales et tiré de son carquois des flèches musicales venues des Amériques ou d'Afrique. Ainsi notre « marin de l'âme » a-t-il pu prendre la mer, faire voguer sa galère sur le gros dos des modes, répandant une houle sur la foule en laissant un sillage de soufre et de saphir sur son passage. Claude Nougaro (1929-2004) a su réunir les talents de poète, de musicien, de chanteur à voix et de bête de scène.

  • Piaf. le livre d edith

    Reiner Silvain

    • Archipel
    • 10 Novembre 1999

    Piaf avait besoin de la scène comme support du grand rêve, comme retour incessant et ennoblissant au bonheur d'exister.
    " C'est sur la scène, affirmait-elle, et sur la scène uniquement, que je vis d'amour. Parce que tous ces gens réunis pour m'écouter m'enlacent, me soutiennent, me couvrent de baisers. " Cette femme exprimait, avec toutes les vibrations de son corps, le tonnerre de sa voix, une sublimation charnelle, une danse d'amour sur les volcans. D'un homme à l'autre, elle devait lutter contre le froid qui l'habitait.
    Aurait-elle pu se manifester si ardente, si tendre sur scène, si le désir avait été exprimé ailleurs ? " Il n'y a que ma voix qui chante ", disait celle qui aura tout donné à la chanson, au théâtre, à son public et, bien sûr, aux hommes qui ont traversé sa vie. De Belleville à Carnegie Hall, et de la misère à la gloire, Silvain Reiner retrace l'existence passionnée de la " môme Piaf ", qui avait fait de la chance une partenaire.

  • Moi qui suis nee a varsovie

    Prucnal/Lacouture

    • Archipel
    • 23 Octobre 2002

    " Elle a surgi voici un peu plus de vingt ans, indomptable et assurée de pouvoir clamer sa revendication, de cette voix claire et voilée tour à tour, et chaude, et stridente jusqu'au cri.
    En voilà une qu'ils ne feront pas taire, derrière leurs grillages, avec leurs matraques et leurs coffres-forts ! Il y a en elle de la vamp et du gavroche, un oiseau, un nuage, du vent et du rire, et tout ce qui nous parle de liberté. Qu'est-ce qu'elle a, qui n'est pas simplement d'être belle ? Un don de vie, d'une vie menacée, défendue et livrée à la fois. Cette minceur vibrante, ce regard qui s'ouvre bien au-delà des choses, des gens, ce regard solidaire.
    Autant d'insolence que de tendresse, et de refus de s'incliner. Et de se prendre au sérieux. Elle préfère se prendre au tragique - à condition d'en rire. " (Jean LACOUTURE) Depuis longtemps sollicitée pour écrire ses mémoires, Anna Prucnal s'y refusait : pourquoi se pencher sur un passé parfois exaltant, mais si souvent douloureux ? Grâce à l'aide de son mari, l'écrivain et metteur en scène Jean Mailland, elle se raconte enfin : la mort de son père sous les balles allemandes, dans Varsovie bombardée, les années d'orphelinat, le cours du Lycée de musique, puis le début du vedettariat, Puccini, Wagner et Kurt Weill, la couverture des magazines polonais ou est-allemands, la fuite à l'Ouest, l'immersion dans la culture française, et la révélation, enfin, de sa voix...
    Un récit sur le fil de l'émotion, bâti par plans-séquences, comme le film d'une vie en noir et en couleur.

  • Brassens l'appelait socrate Nouv.

  • Devenu l'icône de toute une génération, M. Pokora fait à présent partie du paysage musical français. Retour sur le parcours hors du commun d'un chanteur proche de ses fans, qui a su se réinventer tout au long de sa carrière.
    Un chanteur devenu l'icône d'une génération M.Pokora... ce nom incarne la nouvelle scène musicale. Une carrière fulgurante, des disques vendus par millions, une success story qui donne le vertige. Et qui dure !
    Pierre Pernez revient sur la vie de Matthieu Tota alias M.Pokora : sa naissance le 26 septembre 1985, son enfance à Strasbourg, son père footballeur, sa mère fonctionnaire, le divorce de ses parents, ses débuts dans l'émission " Pop Stars ", ses premiers succès mais aussi son passage à vide, puis son grand retour dans l'émission " Danse avec les stars " et son aventure dans la comédie musicale Robin des bois en 2013. Sans oublier, plus récemment, son album " My Way " hommage à Claude François, ou encore son idylle avec la chanteuse Christina Millan, avec qui il a eu un fils début 2020.

  • Michel Berger : il manque quelqu'un près de moi Nouv.

    Il y a 30 ans, le 2 août 1992, une icône de la chanson disparaissait.

    « Il manque quelqu'un près de moi ». Cette phrase, issue de sa chanson « Quelques mots d'amour », pourrait à elle seule résumer la vie de Michel Berger (1947-1992).
    En dépit du succès des titres qu'il a interprétés lui-même (« Le Paradis Blanc », « Quelques mots d'amour ») ou qu'il a composés pour d'autres (« Message Personnel » pour Françoise Hardy, « La Déclaration d'amour » pour France Gall, « Quelque chose de Tennessee », pour Johnny Hallyday), la vie de Michel Berger fut marquée par les drames et les abandons.
    Alors qu'il a 7 ans, son père quitte le domicile conjugal. Adolescent, il est confronté au suicide d'Antoine, son meilleur ami. Des années plus tard, le départ sans explication de sa fiancée Véronique Sanson semble confirmer la fatalité qui pèse sur le chanteur. Un seul refuge : sa bulle artistique, où nul ne peut pénétrer, pas même son épouse. Au cours de ses années de création, il se drogue de travail et échafaude une oeuvre ambitieuse qui lui survivra. Il meurt le 2 août 1992, d'une crise cardiaque.
    Cette biographie, pour laquelle Alain Wodrascka a rencontré des proches du chanteur, dont Véronique Sanson et France Gall, mais aussi sa soeur Franka Berger, révèle le visage intime de cet artiste qui marqué la chanson française.

  • Michael Jackson ; la chute de l'ange

    Stéphane Koechlin

    • Archipel
    • 12 Août 2009

    Connu dès l'âge de 11 ans au sein du groupe familial les Jackson Five, Michael Jackson est incontestablement l'homme de spectacle le plus célèbre au monde. Le " Roi de la pop " débute sa carrière solo en 1971, son disque Thriller (1982) restant l'album le plus vendu de toute l'histoire de la musique, avec 108 millions d'exemplaires. Il est considéré comme le chanteur ayant vendu le plus d'albums de tous les temps.
    Également danseur et chorégraphe, il a révolutionné le vidéo-clip musical, inventant et popularisant un pas de danse devenu légendaire, le Moonwalk. Son influence a été considérable autant sur le rhythm and blues, que sur la rock music et le hip-hop. En 2000, il a été nommé " Artiste du millénaire " aux World Music Awards.
    Mais ce génie du spectacle a connu un destin aussi tragique que fascinant. Entretenant un rapport complexe à la négritude, il a accaparé la rubrique des faits divers. Ses nombreuses opérations de chirurgie esthétique en ont fait un personnage spectral. Cette star controversée a également défrayé la chronique ; des accusations d'abus sexuel ont été suivies de procès retentissants. Comme Elvis Presley, il s'est progressivement enfermé dans la solitude dorée d'un univers de fiction (ranch de Neverland) envahi de médicaments et de fantasmes.
    Avec style et pudeur, Stéphane Koechlin retrace cette trajectoire émouvante et dramatique qui aura marqué plusieurs générations de fans à travers le monde.

  • Jean Ferrat ; une vie

    Brierre J-D.

    • Archipel
    • 15 Octobre 1997

    S'il existe de nombreux ouvrages sur d'autres monuments de la chanson française - Brassens, Brel ou Ferré -, l'auteur de "Nuit et Brouillard", "La Montagne" et "Potemkine" n'avait fait jusqu'à présent l'objet d'aucune biographie.
    À l'aide de témoignages inédits, notamment celui de Pierre Frachet, auteur de "Ma Môme", la chanson qui lança Ferrat en 1960, ce livre retrace le parcours de ce chanteur aux préoccupations poétiques autant que politiques.
    Il analyse en détails ses liens avec le Parti communiste, relate ses rapports difficiles avec le pouvoir gaulliste, qui le fit interdire d'antenne à plusieurs reprises.
    Il évoque sa vie à Antraigues, village de l'Ardèche où Ferrat a habité depuis 1964, s'attarde longuement sur son travail d'adaptation des poèmes d'Aragon. Il revient enfin sur l'événement qui bouleversa son enfance : la déportation de son père, en 1942.

  • Léo Ferré ; comme si j'vous disais

    Maurice Frot

    • Archipel
    • 9 Juillet 2008

    " Rien ne doit arrêter le poète, surtout pas le bon goût. " C'est avec empathie que Maurice Frot brosse le portrait du poète anarchiste. Celui qui fut son régisseur- conseiller artistique-chauffeur, mais aussi le dessinateur et l'ami du chanteur le raconte avec tendresse et vérité, dans un parler de titi parisien.
    Prosateur et romancier, Maurice Frot décrit avec gouaille le génie de ce poète maudit qui sut allier la ferveur musicale au brio littéraire : le chanteur anar ne se promenait jamais sans son gros cahier qu'il appelait " ma banque ", et qui était sa boîte à malices ; il considérait les chansons comme une " auberge espagnole ". De " Pépée " à " Vingt ans ", en passant par " Ni Dieu ni maître " et " La mémoire et la mer ", il a fait de chacune d'elles un poème dont l'équilibre fragile repose sur le bricolage, les collages de plusieurs textes, mais aussi sur le " pain perdu (l'art d'accommoder les restes) ".
    Dans son style fait de mots crus, d'argot parigot, d'anglais, de préciosité et de poésie pure, le chanteur libertaire gueulait son nihilisme, sa solitude, une forme incandescente de folie et de rage, mais aussi son amour infini. On le suit avec passion dans ses chemins de traverse. Sa vie, son oeuvre sont évoqués par le petit bout de la lorgnette : celle de l'émotion pure et d'une verve de chaque instant.

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