Généralités sur l'art

  • Cailloux et autres pierres Nouv.

    Naomi Del Vecchio poursuit une recherche artistique autour du dessin, de la gravure et de l'écriture. Ces pratiques, menées en parallèle, se répondent, en explorant les liens entre texte et dessin, mots et lieux, dans l'espace du livre comme dans celui de l'installation. Elle assemble et associe les observations, les définitions, les histoires, les réflexions, les points de vue scientifiques ou personnels, en jouant sur les frontières, les basculements et les dérapages.
    "Cailloux et autres pierres" parle du temps, celui qui passe et qui nous dépasse, d'apparitions et de disparitions, de sommets et fonds sous-marins, d'êtres devenus pierre ou faisant la poussière, de coups de marteau et de bijouterie, de géants et de nains, de chaleur et de glace...

  • Cette publication propose d'explorer les différents usages de la carte postale dans l'art, depuis sa création dans la seconde moitié du XIXe siècle, tout en restituant l'expérience d'une correspondance en l'honneur de l'historien de l'art suisse Dario Gamboni. Les sujets traités dans ce livre sont aussi nombreux que la vie et la circulation des images, la collection, le hasard, la graphie, l'écriture et le dessin, la reproduction des oeuvres, l'analyse visuelle, le processus créateur, la matérialité de l'oeuvre et le témoignage historique.
    Ces thèmes rendent hommage à Dario Gamboni et au subtil goût du jeu qui le caractérise.

  • Les éditions art&fiction, Lausanne et la HEAD - Genève ont le plaisir d'annoncer la parution de l'Almanach Ecart. Cette publication, fruit de deux années de recherche, présente près de 400 documents d'archives accompagnés d'une dizaine d'essais éclairant la richesse des archives Ecart. Actuellement déposées à la Haute école d'art et de design, elles ont fait l'objet, depuis septembre 2017, d'un travail d'inventaire, mené en partenariat avec le MAMCO de Genève. Résultat d'une étude interdisciplinaire, entreprise par un collectif de chercheur-e-s internationaux-les, cette expérience éditoriale permet de plonger dans l'univers du groupe genevois et d'explorer, à travers une optique nouvelle, l'art d'une époque de remises en question esthétiques, d'invention poétique et politique.

  • Vous êtes ici Nouv.

    Vous êtes ici

    Alexandre Loye

    Chaque jour, dans un rituel exigeant mais non dénué de bonheur, Alexandre Loye peint en quelque sorte naturellement. Fils d'artiste plasticien, il est probablement tombé dedans enfant, aimant la solitude de l'atelier assortie à l'odeur de térébenthine. Les carnets qu'il noircit avec régularité lui permettent de tisser un fil mental plus costaud que toutes les impasses picturales et de tracer sa recherche artistique avec sérénité.
    Le peintre ne travaille pas sur le motif. Il saisit les images de son esprit par petits coups de pinceau rapides et par couches successives. Le trait hésite mais l'ensemble fonctionne si parfaitement qu'on a l'impression d'entendre fredonner, chantonner, de sentir la chaleur du soleil. Car les huiles sur toile et papier d'Alexandre Loye sont remplies du chaos de la vie, sorte d'ode à la folie du monde mais avec une infinie douceur et une ironie permanente.

  • Divine Chromatie est un livre d'art où se déploient une centaine de reproductions basées sur un travail de peintures monumentales de Philippe Fretz en cours de réalisation depuis cinq ans. Ces peintures forment une oeuvre géante de 3,60 x 11 mètres réinterprétant de manière contemporaine les trois volets de La divine comédie de Dante: L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis. Accompagné d'un texte de Fabrice Hadjadj, philosophe et écrivain français, ainsi que d'une introduction de Didier Ottaviani, spécialiste de la pensée du Moyen-Âge, ce livre permet au lecteur d'aborder La divine comédie avec un regard neuf et profond.

  • échec et scotome

    Jean Otth

    Lorsqu'en 2008 on lui demande un texte d'introduction pour une exposition, Jean Otth rédige un texte étonnamment autobiographique. Il raconte ses premières émotions visuelles?: «Ma fascination était pour ce que j'apercevais très haut, sur les sellettes de bois?:  des femmes d'argile gris foncé, blanches ou terre de Sienne brûlée selon l'avancement des travaux, se penchaient ou se tordaient pudiquement sur moi, en contre-plongée bienveillante pour le petit garçon que j'étais. La plupart étaient totalement nues mais d'autres étaient drapées à la manière des pudeurs espagnoles qui exacerbent leur mystère [...].» Véritable anamnèse de son rapport à l'image qui l'aura mené de la peinture à son travail précurseur dans le domaine de la vidéo, ce texte intrique sa vie amoureuse et son dilemme entre représentation et non-représentation, entre image et peinture. «?Ce dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui les images m'ennuient tant que je ne les ai pas partiellement ou totalement cachées?», conclut-il dans un ultime geste de pudeur. Le livre est accompagné d'une sélection de polaroïds de l'artiste qui poursuivent le dialogue entre vie intime et construction d'une image extime.

  • Images amies

    Robert Ireland

    "Images amies" est une percée dans les notes de l'artiste sur une durée de plus de dix ans et dont l'intention ultime est de les fixer comme autant d'images qui, révélées, nécessitent encore le processus de fixation pour les faire durer encore un peu, telle la rémanence rétinienne d'un monde aperçu mais encore prégnant lorsque les paupières se sont abaissées. Ces « images amies » le constituent tout autant qu'il les restitue.

  • Luisanna Gonzalez Quattrini peint des visions d'un monde hors du temps, qui racontent des vérités d'aujourd'hui. Mais sous le chatoiement des couleurs fraîches, ces vérités recèlent de déconcertantes bizarreries. L'artiste semble cultiver une enfance du regard qui laisse voir le refoulé des adultes. Sur ses toiles, l'innocence le dispute à la régression, les raisons semblent régies par les corps, les instincts dominent l'urbanité; dans ses sujets comme dans la matière elle-même, les fluides contrôlent les masses.

  • Dans une maison où plusieurs personnes habitent et travaillent ensemble, la cuisine en devient rapidement le centre : l'espace de rencontres et d'échanges informels. C'était aussi le cas à l'Arc artist residency à Romainmôtier : la cuisine était le coeur de l'institution. Cette publication s'inspire de cette cuisine, de sa convivialité, du partage de repas et de savoir, et des expériences qui s'y sont déroulées. Elle couvre une période de quatre ans dans la vie de l'Arc, une institution du Pour-cent culturel Migros, de janvier 2015 à décembre 2018. Ce livre est un outil et une source d'inspiration pour repenser vos propres vies et pratiques. Les ingrédients en sont les connaissances et l'expérience de la communauté de l'Arc : ses collaborateur-trice-s, ses résident-e-s et ses invité-e-s.

  • En texte, en plans, en dessins et en photographies, Landing permet de découvrir ou retrouver les 29 jardins de la 5e édition de Lausanne Jardins qui s'est déroulée de juin à octobre 2014.

    Voulu et conçu par Adrien Rovero et Christophe Ponceau, curateurs de la manifestation, ce livre se présente comme un bilan accessible et ludique qui se parcourt à plusieurs niveaux : une ouverture littéraire sous forme de promenade descriptive et romancée par Florence Grivel, un développement technique grâce à une riche documentation (images de concours, plans, dessins, vues de la mise en oeuvre), une conclusion photographique dans un patchwork d'images réalisées par 3 photographes suisses de renom : Anne Laure Lechat, Milo Keller et Matthieu Gafsou.

  • Ce livre est édité suite à une résidence de Célia Houdart au parc Jean-Jacques Rousseau d'Ermenonville, en 2013-2014. Cette résidence provisoire a paru l'occasion rêvée à l'auteure de tenir pour la première fois de sa vie un journal. Elle a désiré aussi recevoir des invités venus d'horizons divers et dont elle se sent proche. Elle avait envie de partager ce lieu et la proposition qui lui a été faite d'y séjourner. Un écrivain, un peintre, une historienne de l'art, un graphiste-typographe et une photographe ont ainsi été ses hôtes pour quelques heures ou plusieurs jours dans le petit pavillon que l'on a mis à sa disposition au bout du parc. Elle y a tenu salon donc, comme c'était l'usage au XVIIIe siècle. Les échanges avec ses invités ont pris la forme de conversations, lettres et photographies. Ils aboutiront à ce livre réalisé par André Baldinger, concepteur visuel et typographe suisse.Contributions de Graziella Antonini, André Baldinger, Olivier Bouillère, Clélia Nau, Camille Saint-Jacques.

  • L'accent est mis sur une centaine d'oeuvres abondamment illustrées et replacées dans leur contexte historique et esthétique par des textes thématiques.
    Attrayant, ce livre d'art s'adresse à un large public tout en visant un niveau de qualité qui le destine aux spécialistes.
    --- Avec des oeuvres de : Emmanuelle Antille, Catherine Bolle, Mario del Curto, Gaspard Delachaux, Emilienne Farny, Daniel Frank, Matthieu Gafsou, Alain Huck, Sylvie Mermoud, Mix & Remix, Muma, Claire Nicole, Jean Otth, Claudia Renna, Jean- Claude Schauenberg, Nikola Zaric, Zivo et bien d'autres.

  • Ce premier retour sur l'oeuvre d'Emilienne Farny procède aussi bien d'une approche empathique que d'un regard binoculaire, propice à la mise en relief, puisque son auteur, Michel Thévoz, est historien de l'art et qu'il fut le compagnon de l'artiste.

  • Caroline Bernard aime les machines et enregistre scrupuleusement leur activité : voiture, calendrier, horloge, compteur, téléphone portable, GPS, à gauche, à droite, tout droit... Pendant trente jours, elle fait un aller-retour dans un centre de radiothérapie et prélève les enregistrements de toutes les machines embarquées dans les taxis qui la transportent, instaurant un rassurant protocole de répétition routinière et contrôlable : «Attendre que les journées se mécanisent. J'arrive, je repars sans voir vraiment. La machine accomplit sa tâche, et les machinistes orchestrent son déploiement.» La machinerie du centre de radiothérapie, celle qui accomplit une tâche médicale dont nous ne savons rien, est la seule dont les enregistrements ne nous sont pas donnés dans le dispositif. Cette écriture-là se fait « sans voir vraiment », alors que les déplacements sont minutieusement repérés et que les conversations les plus banales ou pénibles avec les chauffeurs de taxi qui la conduisent sont archivées. Tout le monde babille, le paysage défile sous le regards des satellites, une foule de signaux sont émis et captés, mais la machine qui est le but du voyage reste invisible et silencieuse.
    On comprend alors que le livre que nous avons sous les yeux tient lieu de cet enregistrement absent. Pendant que le taxi va et vient sur la route qui mène à la machine, le sens - l'écriture - naît de la machine qui va et vient sur le corps cartographié. En ce sens, Six semaines de parallèles confondues n'est pas un livre que Caroline Bernard a écrit, mais un livre où Caroline Bernard organise et décrit le dispositif où elle est écrite.

    Le texte est accompagné d'une carte décrivant l'itinéraire avec des QR codes qui, scannés par un smartphone, permettent un accès via Internet aux images en ligne et à la vidéo du projet.

    Six semaines de parallèles confondues est publié à l'occasion de l'exposition «Travelling» de Lili range le chat (Caroline Bernard, Damien Guichard) et Michiko Tsuda à l'Espace CHUV à Lausanne. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des Rencontres arts et sciences sur le thème «Rythme, souffle, mouvement : écritures du temps».

  • Territoires

    Collectif

    Que peuvent apporter la réflexion et l'action à l'échelle d'un territoire local dans une société irrémédiablement mondialisée ? Le territoire peut-il être autre chose qu'un point d'application d'une pensée élaborée ailleurs, comme le suggère le slogan " penser globalement, agir localement " ? Autre chose qu'une réminiscence du passé, une sorte de refuge où l'on cultive ses racines et sa nostalgie à l'écart de la rumeur et des orages du monde ? Les propositions présentées dans ce cahier montrent qu'au contraire, le local et le mondial, le territoire et la planète sont deux faces de la même monnaie, inséparables l'une de l'autre.
    Les grandes mutations de nos sociétés ne peuvent partir que du local, d'espaces où la société peut se penser comme un tout et non comme une juxtaposition d'activités et de domaines séparés. Le territoire ne doit plus être conçu comme un périmètre géographique clos sur lui-même, mais un noeud dans un système de relations organisé en réseau. C'est un territoire acteur de la mondialisation, brique de base d'une nouvelle gouvernante et lieu essentiel du passage à un développement soutenable.

  • Centré sur une série de travaux récents menés autour de la thématique du temps relatif, fluctuant et pluriel à travers des images et collages digitaux, l'entretien mené par Françoise Jaunin évoque la double formation scientifique et artistique de Lalie S. Pascual et son besoin de faire coïncider ses intérêts et ses questionnements de chercheuse et de créatrice. En passant par la géométrie fractale, les algorithmes, brouillages d'échelles entre microcosme et macrocosme, danse de particules et petites allégories de la condition humaine dans le vertige d'un monde en état de transformation perpétuelle. En écho à cette conversation, l'artiste a conçu une suite d'images en forme de réflexion sur les incertitudes ambiguës et fécondes du temps.

  • Dans leur maison de Cully, presque à l'à-pic de la chute d'eau du Forestay qui constitue l'arrière-plan de l'ultime chef-d'oeuvre de Marcel Duchamp Étant donnés : 1° la chute d'eau, 2° le gaz d'éclairage..., Caroline Bachmann et Stefan Banz racontent leurs parcours de vie et d'oeuvre, leurs projets et recherches à deux ou quatre mains autour de l'inventeur du ready-made.

    Au cours de cette conversation menée par Françoise Jaunin, le couple de fervents duchampiens rappelle l'enquête au terme de laquelle l'«inspecteur» Banz a découvert que ladite chute d'eau est celle-là même qui coule au-dessus du lieu où il venait de s'installer. Le duo commente à deux voix la somptueuse suite photographique à la fois conceptuelle et sensible qu'il a dédiée à ce Léman qui, «à chaque heure, change de robe», comme le disait Duchamp sans l'avoir jamais peint alors que tant d'autres, de Turner à Hodler, l'ont fait; retrace l'histoire du plus petit musée du monde - la Kunsthalle Marcel Duchamp ou KMD - qu'il a créé en 2009 à côté de chez lui, toujours en hommage au créateur de la Boîte-en-valise contenant tout son oeuvre en miniature, et qui d'Aldo Walker à Ai Weiwei présente un vrai programme de grand musée; et évoque ses écrits, ses credo artistiques et ses philosophes de chevet.

  • Les peintres, ce sont les peintres qui en parlent le mieux. Et quand l'artiste vaudois Stéphane Zaech se penche sur le new-yorkais Katz, au travers des souvenirs, du vécu, des remarques de première main, de l'humour parfois féroce mais toujours rapide, on est mis au courant électrique immédiatement.
    Depuis les années 1950, au coeur de New York, Alex Katz, le pinceau à la main, prétend aller où personne d'autre n'est encore allé. Pas au sens géographique évidemment, mais dans des territoires encore inexplorés de la peinture à l'huile. Armé paradoxalement d'un outillage très traditionnel, dédaignant les astuces compensatoires et les crispations idéologiques, il nous invite à le suivre dans sa course. Âmes fatiguées s'abstenir.

    Grâce à une sélection inédite de textes et d'entretiens rassemblés, traduits et extensivement commentés, le dialogue se noue par-dessus les générations et l'Océan Atlantique, entre deux peintres qui ont décidé de peindre vite « parce que c'est l'art qui découvre la pensée, et non la pensée qui découvre l'art ». Stéphane Zaech, peintre vaudois, se fait ici traducteur en proposant la toute première version française des textes d'Alex Katz.

  • Juste en dessous du boulevard, l'atelier est bien caché, presque secret. Une quasi-invisibilité qui va bien à celle qui se pose périodiquement la question: « Comment dompter ma relation paradoxale à la réalité que j'aimerais laisser à la porte de l'atelier ? ».

    Paradoxale aussi, et là encore tout en finesse et en profondeur, se révèle l'attitude d'Anne Peverelli face à son travail, toujours partagée entre le désir d'approfondir sa réflexion et le besoin de ne « surtout pas (se) comprendre tout à fait ». C'est avec franchise et pudeur que, face à Françoise Jaunin, elle se prête au jeu du questionnement autour de ce mystère dont elle tient à préserver l'essentiel.

  • Inframince et hyperlié Nouv.

    Un panneau peint à Venise qui réapparaît à Los Angeles et qui révèle une autre disparition; une sculpture qui fond pendant des semaines; la tête de Louis de Funès qui se dissipe dans la glace; un anneau invisible pour une vache absente; un haut-de-forme transparent; un portrait reproduit 367 fois dont l'original a été perdu: la disparition est un spectacle étrange, qu'on ne perçoit que lorsqu'il n'y a plus rien à voir. Un accès vers la sensation d'un moment inframince et hyperlié, suspendu et introuvable, que nous nommons le présent et qui définit l'art contemporain. Ces textes traquent la disparition chez des artistes comme Francis Alÿs, Michael Rampa, Carpaccio, Gerhard Richter, Stéphane Zaech, Charles Gleyre ou Valentin Carron.

empty