Généralités sur l'art

  • « Au fond d'un trou vivait un hobbit. » Lorsqu'en 1937, J.R.R. Tolkien publie Le Hobbit, l'honorable professeur d'Oxford est loin d'imaginer le succès mondial et l'impact de son oeuvre sur la culture populaire.
    La Bibliothèque nationale de France lui consacre une grande exposition. Le catalogue qui l'accompagne est conçu comme un voyage en Terre du Milieu, il permet d'arpenter le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues. On y rencontre elfes, nains, orques et dragons au fil d'un parcours dévoilant les secrets de la création de cette oeuvre-monde. Les collections de la BnF (manuscrits, objets, éditions illustrées) mettent en contexte l'oeuvre de cet immense artiste, écrivain, illustrateur, philologue et spécialiste de littérature médiévale. Grand public et fans inconditionnels y découvriront les oeuvres majeures et celles, moins connues, retraçant l'histoire de la Terre du Milieu.

  • Des animaux à la Bibliothèque nationale de France!
    Le puissant rhinocéros de Dürer, les célèbres chats de Manet sur leur toit parisien, le tigre de Ranson aux lignes flamboyantes, la carpe imposante et audacieuse d'Hiroshige devant une vue d'Edo, l'élégante simplicité du cygne de Matisse...
    Au fil des pages de cette anthologie, découvrez l'extraordinaire diversité des fonds conservés au département des Estampes et de la Photographie, ainsi que la richesse et la variété des techniques d'un art graphique multiple qui a produit tant de chefs-d'oeuvre. Ce surprenant bestiaire «souligne avec force comment l'animal a toujours fourni à l'être humain un immense répertoire de signes et de songes» (Michel Pastoureau).

  • La rencontre de deux monstres sacrés Maîtres absolus de l'opéra du XIXe siècle, auteurs d'une oeuvre monumentale jouée dans le monde entier, générateurs d'enthousiasmes et de passions, Verdi et Wagner offrent, au même moment, une nouvelle conception du genre lyrique et une nouvelle vision de la scène au théâtre musical européen.

    Ces deux artistes ont fait l'objet l'un et l'autre de nombreux travaux, attachés le plus souvent à souligner ce qui les sépare dans leurs rapports tumultueux avec la " grande boutique ".
    La Bibliothèque nationale de France et l'opéra de Paris ont choisi de célébrer le deux-centième anniversaire de la naissance de ces artistes hors norme par une publication et une exposition prévue de décembre 2013 à mars 2014 à la Bibliothèque-musée de l'Opéra, lieu sacré de la scène lyrique parisienne et berceau des plus grandes créations de ces compositeurs de génie.
    Le catalogue qui leur est consacré vise à reconsidérer, par-delà les sentiers battus, la façon dont l'Opéra adopte leurs idées, y résiste ou les transforme.


    Un regard innovant Cette publication issue d'une réflexion innovante, enrichie de plus de 150 illustrations de tableaux, dessins, estampes ou costumes, fait également la part belle aux premières et aux grandes reprises des opéras mythiques : Le Trouvère, La Traviata, Aida, Tannhäuser, L'Anneau du Nibelung, ou La Walkyrie.
    Plusieurs spécialistes de l'opéra nous offrent une vision personnelle de l'oeuvre de ces compositeurs à travers un florilège d'articles portant sur le grand opéra, l'institution, la postérité des deux maîtres, ou encore leurs grands interprètes. Une publication codirigée par Mathias Auclair, adjoint au directeur la Bibliothèque-musée de l'Opéra ; Christophe Ghristi, directeur de la dramaturgie à l'opéra de Paris, et Pierre Vidal, directeur de la Bibliothèque-musée de l'Opéra.

  • De cent quatre-vingts pièces, de retracer l'histoire des supports de l'écriture, improvisés ou choisis, neutres ou magiques, éphémères ou éternels, humbles ou glorieux, dont les relations avec le texte présentent des variations infinies, du texte-roi au support souverain.
    Si toute matière se prête à devenir support d'écriture, c'est la présence du texte qui l'élève à ce statut, inscrivant dans une histoire continue la foisonnante diversité de formes et de matériaux que nous livrent l'archéologie et l'ethnologie : argile fraîche ou terre cuite, bois, métaux, papyrus, soie, parchemin, feuilles de palmier, papiers d'amate, de chiffon et de pâte à bois, ont fourni, au fil du temps et selon les régions du globe, tablettes, rouleaux, puis codex.
    Juxtaposées, reliées par une cordelette de cuir, les tablettes de bois s'empilent comme les feuillets du codex ou comme les pages du livre imprimé ; sur l'écran de l'ordinateur, le texte à nouveau semble se dérouler sur son support à l'instar du manuscrit sur papyrus... pourtant, au-delà de cette parenté superficielle, les supports numériques introduisent une nouvelle révolution dans l'histoire des supports de l'écrit.
    Partie prenante dans le bouleversement apporté par l'informatique et héritière d'un patrimoine remontant à la plus haute antiquité, la Bibliothèque nationale de France se devait de contribuer par une approche historique aux débats que suscite cette mutation.

  • Depuis l'Antiquité, les monstres ont suscité un intérêt intense empreint de fascination et de crainte : apparenté soit à la bête, soit aux races exotiques, voire à l'homme primitif, soit encore au diable dans l'iconographie chrétienne, il symbolise l'Autre, l'inconnu, par excellence.

    On peut ainsi s'interroger avec l'anthropologue Jean-Jacques Courtine sur l'histoire de notre rapport au corps « anormal », qui devient très rapidement un objet de divertissement et d'exhibition, avant de réintégrer l'ordre humain grâce à la tératologie, la « science des monstres ».

    Si celle-ci réhabilite les monstres physiques, les monstres moraux, façonnés par l'imaginaire des sociétés, n'ont pas fini de terrifier et de fasciner, tel Lacenaire, criminel d'un genre nouveau qui n'hésite pas à se mettre en scène. Déjà, Cicéron, dans ses discours, faisait du corps « monstrueux » de ses ennemis politiques le reflet de leur âme corrompue. Une figure de style réutilisée par la presse satirique de la Première Guerre mondiale qui peindra l'ennemi allemand sous l'apparence du monstre, multipliant les références bibliques et mythologiques.

    Le dossier montre à quel point la représentation du monstre s'inscrit dans notre imaginaire social et notre mémoire collective. Sa présence, ancestrale, semble loin de s'effacer...

    Rubriques :

    « Autour d'une oeuvre » met en valeur le jaïnisme, religion indienne contemporaine du bouddhisme à partir d'une carte conservée au département des Manuscrits de la BNF ;
    « Découverte » revient sur le groupe surréaliste de la Main à plume et son activité éditoriale de résistance durant l'Occupation ;
    La « galerie » est consacrée à Michel Jaffrennou, pionnier de l'art vidéo en France ;
    « Histoire de la bibliothèque » revient sur les choix de décoration de la façade du Cabinet des médailles ;
    Le « Portrait » est celui, haut en couleur, d'un orientaliste qui se définit lui-même comme un marginal, Maxime Rodinson.

  • Rose, c'est Paris Sous la direction de Bettina Rheims et Serge Bramly et avec
    la participation de Thierry Grillet Catalogue de l'exposition présentée à la
    Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, du 8 avril 2010 au 11 juillet
    2010 De Shanghai à Paris. « Nous pensions à un travail sur Paris depuis notre
    retour de Shanghai, il y a sept ou huit ans, mais nous n'avions pas envie d'un
    Paris documentaire, sociologique, ethnologique. (...) L'idée s'est imposée
    alors d'un portrait allégorique de la ville, très mis en scène. On s'est dit
    qu'il fallait inventer une fiction, et que le récit même contribuerait à
    l'allégorie. De là, le désir d'une nouvelle forme de narration, entre peinture
    et cinéma. » Fantômas. « Notre projet doit beaucoup au hasard. Je regardais un
    soir, sur Arte, une soirée thématique consacrée à Fantômas, et j'ai découvert,
    fascinée, l'existence extravagante de ses deux auteurs, Souvestre et Alain.
    Emportés par le succès, ils ont écrit à quatre mains, dans une sorte de délire
    créatif, trente-six romans de trente mille lignes, entre 1911 et 1913 ! Ils
    habitaient le même immeuble de Montmartre, le premier au quatrième, le second
    au cinquième étage. L'obligation de faire vite, le partage arbitraire du
    travail, chapitres pairs à l'un et impairs à l'autre, l'impossibilité
    matérielle de se relire, voilà comment ils ont inventé, sur une trame
    haletante, les aventure violentes, déroutantes, énigmatiques, hallucinantes, de
    Fantômas. L'impact qu'a eu Fantômas sur le grand public de la France d'avant-
    guerre, puis sur les surréalistes, a été gigantesque. Avec Fantômas, « le
    maître du temps », « le mal absolu », on touchait à un bouleversement radical
    de l'ordre établi. Grâce à lui, on quittait le Paris classique des
    feuilletonistes et des poètes pour un Paris brutal, mythologique, creusé de
    souterrains, peuplés de personnages obscurs, un Paris de crimes, de drames, de
    lieux interlopes, qui secouaient les consciences. Magritte a dit qu'il avait
    trouvé sa voie grâce à Fantômas. Ses premiers tableaux, comme la toile Aubade à
    Fantômas, sont tous des hommages à la créature monstrueuse de Souvestre et
    Alain. » Le Paris des artistes. « Le Paris de l'entre-deux-guerres, qui a servi
    de socle à notre imaginaire, est comparable à l'Athènes de Périclès ou à la
    Florence des Médicis. J'aurais bien aimé pour ma part vivre à cette époque où,
    sur quelques kilomètres carrés, à Montmartre, à Montparnasse, se rencontraient
    ensemble les génies les plus novateurs de l'art, de la littérature, de la
    musique, de Picasso à Eisenstein, en passant par Joyce, Stravinsky ou Man Ray.
    C'est cet instant miraculeux de l'histoire de l'humanité, cet âge d'or révolu,
    dont notre Paris porte la trace... » Bettina Rheims (extrait de l'entretien
    avec Serge Bramly et Thierry Grillet)

  • Imprimeur en taille-douce, Aldo Crommelynck (1931-2008) a magistralement contribué à l'art et à la renommée internationale de l'estampe, dans ses divers ateliers : à Mougins, près de la maison de Pablo Picasso, à Paris et à New York.
    Richard Hamilton, Jasper Johns, Jim Dine, David Hockney, Peter Blake, Ed Ruscha, Chuck Close, Dan Flavin, Claes Oldenburg... : les plus grands ont travaillé en lien étroit avec l'imprimeur, qui sut mettre à la disposition de leur créativité son exceptionnel savoir-faire ; et notamment sa maîtrise de l'aquatinte. Tous furent sensibles à l'attention méticuleuse avec laquelle il accompagna leurs expérimentations de procédés adaptés à leur talent.
    Plus de deux cents estampes, gravées par vingt-six artistes internationaux dans les ateliers d'Aldo Crommelynck, ont fait l'objet, en 2010, d'une donation qui représente un enrichissement considérable pour les collections patrimoniales de la Bibliothèque nationale de France.
    L'ouvrage publié à cette occasion témoigne de la prodigieuse qualité de ces oeuvres et invite à découvrir les moments importants de la vie d'Aldo Crommelynck, ainsi que ses gestes d'imprimeur dans son atelier parisien. Il révèle, plus largement encore, la passion rigoureuse avec laquelle le maître-imprimeur servit, pendant plus de trente ans, non seulement l'art de l'estampe mais l'art tout entier.

  • Une exposition unique.
    Au cours des vingt dernières années, la Réserve des livres rares a fait l'acquisition de plus de onze mille ouvrages. L'exposition Éloge de la rareté, qui se tiendra sur le site François-Mitterrand, du 25 novembre 2014 au 1er février 2015, présente une sélection d'une centaine d'entre eux, choisis parmi les plus remarquables. Elle entend ainsi rendre compte de l'activité du département qui, depuis plus de deux siècles, est chargé de la conservation des livres imprimés les plus précieux de la Bibliothèque nationale de France et de l'enrichissement de cette collection.

  • Trésors - Volume 2 : Les cent vingt pièces présentées au fil de ces pages sont choisies parmi les richesses de la Bibliothèque nationale de France, et ce à double titre : parce qu'elles évoquent des oeuvres majeures de la littérature, de l'art ou de la pensée, et qu'elles sont aussi - livres précieux, manuscrits ou partitions autographes, médailles, estampes, photographies, maquettes de décor, cartes géographiques, disques... - des objets uniques, fragiles et irremplaçables témoins d'un moment de création. La création est en effet au coeur de cet ouvrage qui retrace, à sa manière, les efforts individuels vers plus de beauté ou de conscience d'une humanité aux prises avec l'Histoire. Aventures et créations... Il n'est pas indifférent que, commençant en pleine tourmente révolutionnaire, ce second volet du diptyque s'achève sur les incertitudes de la fin du XXe siècle, et qu'on y voie se succéder tant de ruptures et de bouleversements, d'inventions technologiques et de mutations esthétiques. Deux siècles se dessinent, où défilent derrière les grandes ombres de notre passé récent les témoins ou inventeurs de ce qu'il est convenu d'appeler la "modernité". De Chateaubriand à Georges Perec, de Delacroix à Nicolas de Staël, de Berlioz à Messiaen, ce sont des dizaines d'écrivains, artistes, musiciens, savants qui apparaissent ainsi au détour de leurs oeuvres.

  • Trésors - Volume 1 : Manuscrits du Moyen Age aux couleurs lumineuses, cartes et globes qui racontent la découverte du monde, parchemins, partitions de musique, bibles calligraphiées, imprimés aux gravures rehaussées d'or, trésors d'églises et de souverains, papiers d'écrivains : voici 130 pièces prestigieuses choisies dans tous les départements de la Bibliothèque nationale de France. Elles sont curieuses, rares ou remarquables : le premier atlas de la Lune (1647), le jeu de Tarot dit de Charles VI, le recueil original des Pensées de Pascal, un rarissime exemplaire de Dom Juan de Molière avant censure...
    Cette découverte des trésors des collections patrimoniales est une réflexion sur l'histoire du mécénat royal et princier et un voyage à travers l'histoire culturelle de France.

  • Achille, Héraclès, Roland, Lancelot, Jeanne d'Arc, Napoléon, Jean Moulin, Che Guevara, Jimi Hendrix, Superman, Zidane. le grand livre de l'histoire et de l'actualité, est peuplé d'êtres exceptionnels qui tous, à des degrés divers, incarnent des rêves collectifs, où le besoin de gloire, de puissance, voire d'immortalité trouve à s'exprimer. Qu'il s'agisse de la cité grecque, de l'Occident chrétien, de la construction de l'Etat-nation ou d'un univers mondialisé, les héros permettent de concentrer sur un personnage un corpus de valeurs abstraites et diversifiées.

    Qu'est-ce qu'un héros donc ? D'abord - et c'est le parti pris de ce catalogue - le produit d'un discours. À chaque époque ses héros et un support privilégié de médiatisation. Au héros ancien, l'épopée ; au héros national, l'histoire, et au héros éphémère et composite d'aujourd'hui, le système médiatique.
    Le catalogue de l'exposition " Héros, d'Achille à Zidane " s'attache à montrer que les vases antiques comme la chanson de geste, les manuels scolaires comme les articles de journaux et l'imagerie populaire ou les jeux vidéo, produisent des personnages héroïsés révélateurs des représentations d'une civilisation, d'une époque. L'ouvrage propose ainsi un parcours dans l'imaginaire occidental de l'Antiquité à nos jours. Notre temps est celui de l'éclatement des familles héroïques qui s'étendent désormais du mineur de l'après-guerre au super-héros, en passant par l'aventurier (Armstrong), le prophète politique (Che Guevara), l'humanitaire ou le battant (Zidane)..

  • Redécouvert à l'époque romantique en France et en Allemagne, Jean Fouquet (vers 1420-1478?) est principalement peintre et illustrateur de manuscrits.
    Il est très tôt reconnu comme un artiste hors pair, très apprécié par les milieux de la cour, pour lesquels il réalise des portraits admirables : le plus connu est celui du "très victorieux roi de France" Charles VII qui se trouve au Louvre. Son retable d'autel de la Pietà de l'église paroissiale de Nouans révèle des moyens picturaux d'une liberté extraordinaire en son temps, un XVe siècle où la peinture est aussi et surtout dans les livres, trésors précieux qui sont l'apanage des cours princières et des rois.
    Fouquet est orfèvre en la matière. Les peintures si séduisantes dans la fraîcheur inaltérée de leur coloris dont il illustre par exemple les Grandes Chroniques de France ou les Heures d'Étienne Chevalier expriment, dans des mises en scène sublimes, la quintessence des préoccupations historiques, religieuses et politiques des élites qui le commanditent : Charles VII, Louis XI, Guillaume Jouvenel des Ursins, Laurens Girard ou Etienne Chevalier.
    Exact dans l'étude des êtres comme dans celle des paysages, il reproduit les scènes historiques et celles qu'il lit dans l'Evangile comme des événements contemporains, sur lesquels il porte un oeil neuf. Véritable hymne au pouvoir de transfiguration de la lumière, ses oeuvres révèlent un goût prononcé pour les formes pures et les problèmes de perspective ainsi qu'une étonnante maîtrise des effets atmosphériques, des reflets et de la diversité des matières.
    La synthèse personnelle qu'il opère entre l'ars nova flamande et la première Renaissance italienne fait de lui l'un des grands peintres du XVe siècle, à l'égal de Van Eyck ou de Fra Angelico.

  • Le céleste est une boule de nuit bleue cerclée de cuivre, peuplée de créatures mythologiques. Le terrestre est une sphère bigarrée de mots, blasonnée d'histoires. Les deux globes géants qu'on voit à présent dans le hall ouest de la BNF, oeuvre du moine vénitien Coronelli, furent offerts au roi Louis XIV par le cardinal d'Estrées, et installés en 1704 au château de Marly. Cette " Invitation au voyage " raconte leur histoire, tenue secrète jusqu'à ce jour. On y découvre un Roi-Soleil rêvant de devenir roi du Monomotapa ou d'aller à la chasse à la baleine, une Maintenon quelque peu baroque, conteuse à l'imagination débridée, pythonisse littéraire, enfin des personnages assez différents de ceux dont la tradition nous a légué les images guindées. Il est vrai que ce récit, qui puise d'ailleurs aux meilleures sources, ne dédaigne ni la fantaisie, ni même la facétie... Cette fiction érudite est illustrée par de splendides dessins d'Erik Desmazières, libre méditation artistique inspirée de l'observation des globes de Coronelli présentés dès octobre 2006 sur le site Tolbiac de la Bibliothèque nationale de France.

  • Fils de la compositrice Alice R. Lesur, élève puis suppléant de Charles Tournemire à l'orgue de Sainte-Clotilde, camarade d'Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris et professeur de Maurice Ohana à la Schola Cantorum, Daniel-Lesur (1908-2002) a participé de près aux aventures musicales de son temps, en marge des avant-gardes.
    Depuis les concerts collectifs d'orgue à Paris jusqu'à la création du groupe Jeune France avant la Seconde Guerre mondiale, du développement de la musique de film au journalisme musical à la radio et à la télévision dans les années 1950, sans oublier la composition de plus de deux cents oeuvres dont trois opéras, cet ouvrage permet de découvrir l'itinéraire d'un compositeur éclectique, profondément ancré dans la tradition française, à travers les données fondamentales de sa vie (chronologie) et de son oeuvre (catalogue raisonné et bibliographie).
    Entrées à la Bibliothèque nationale de France en 2007, les archives personnelles du compositeur (manuscrits musicaux autographes et archives documentaires) ouvrent des perspectives de recherche tout à fait neuves déjà évoquées lors du colloque organisé en 2008 à l'occasion du centenaire de sa naissance. Donnant pour la première fois une image complète de l'activité créatrice de Daniel Lesur en décrivant les manuscrits et les autres sources conservés à la Bibliothèque nationale de France et dans d'autres lieux comme les fonds d'éditeurs ou la bibliothèque musicale de Radio-France, ce catalogue donne les clés indispensables pour accéder à l'oeuvre polymorphe de Daniel-Lesur, qui, à l'instar d'autres grands compositeurs français du XXe siècle, n'a ignoré aucun média et a pratiqué dans son métier de compositeur la même ouverture d'esprit, la curiosité, la générosité qu'il a manifestées dans ses charges et responsabilités publiques.

  • Les anciens Pays-Bas méridionaux correspondent au territoire de la Belgique et à certaines régions et villes du Nord de la France qui, au xve siècle, étaient sous la domination politique et dans l'aire culturelle des ducs de Bourgogne. Les manuscrits qui y furent produits sont contemporains des oeuvres des primitifs flamands. Le catalogue qui leur est consacré comportera quatre volumes en tout. Ce premier volume réunit les manuscrits de Louis de Bruges entrés il y a cinq siècles dans les collections royales ; le deuxième présentera les manuscrits des ducs de Bourgogne et de leur entourage ; le troisième décrira ceux des autres possesseurs : particuliers, anonymes et institutions religieuses. Un dernier volume rassemblera les manuscrits de même origine conservés à la bibliothèque de l'Arsenal. Louis de Bruges joua un rôle politique de premier plan jusqu'à la fin de sa vie. Il fut à la cour de Bourgogne - après Philippe le Bon - le plus remarquable bibliophile du xve siècle et, après sa mort, survenue en 1492, sa bibliothèque revint à Louis XII. La plupart des volumes sont profanes et de langue française ; abondamment illustrés et de très grand format, ils se rapportent souvent à l'histoire antique et aux chroniques. Ce sont soixante-quinze titres répartis en plus de cent dix volumes. Ces manuscrits forment un corpus artistique homogène, puisqu'ils sont principalement produits à Bruges, plus rarement à Anvers ou à Gand, par des artistes choisis. Si certains sont identifiés (Guillaume Vrelant, Loyset Liédet, Jean Hennecart ou Lieven van Lathem), beaucoup restent anonymes malgré la qualité de leur art. Certains voient ici leur corpus défini pour la première fois grâce à des comparaisons avec des manuscrits conservés dans d'autres bibliothèques. Les notices de ce volume, regroupées par artistes, sont précédées d'une présentation synthétique faisant le point sur chacun d'eux. Bâti sur des descriptions méthodiques et rigoureuses, ce catalogue possède aussi une dimension monographique. Riche de plus de quatre cent soixante illustrations, il propose un vaste panorama de l'enluminure flamande.

  • Pour certains historiens, Pierre Lepautre (vers 1652-1716) fut le fondateur du style Louis XV, comme son père Jean avait été celui du style Louis XIV. On dit aussi qu'il fut la main, et sans doute davantage, de Jules Hardouin-Mansart. Cependant, seule la moitié des 1500 numéros qui composent l'oeuvre gravé de ce travailleur infatigable concerne directement l'architecture. Ainsi peut-on découvrir son activité de graveur d'histoire et de vignettiste, tout à fait considérable, où il approche parfois le talent de Sébastien Leclerc. Ce volume, treizième de la série de l'Inventaire du fonds français. Graveurs du XVIIe siècle, lui est entièrement consacré. La description de l'oeuvre est précédée d'une biographie chronologique de l'artiste, et suivie des index des artistes interprétés et des éditeurs de Lepautre, ainsi que d'une liste des pièces datées.

empty