Généralités sur l'art

  • Le livre C'est le livre de deux enfances qui se déroulèrent dans le même petit appartement dans la cour minuscule et bruyante de La Coupole, au 100, boulevard du Montparnasse, à Paris. Dans cet appartement, le père de l'auteur, juif, va vivre caché avec ses parents durant toute l'Occupation "sans grand drame". Après la guerre, ses propres enfants ne sauront longtemps rien de cette histoire, mais ils ressentiront chacun à sa manière ce terrible secret. Anne Gorouben, peintre, a commencé depuis quelques années à dessiner de mémoire, au crayon gris, minutieusement, l'oppression muette de la petite fille qu'elle était. Etpuis les mots sont venus s'ajouter à cette "reconstitution". Des dessins, un texte, un livre écrit et dessiné.

    Premier livre écrit et dessiné de la peintre Anne Gorouben, ce récit autobiographique évoque le malaise profond d'une partie de la génération juive née après la guerre qui a vécu le silence et l'oubli impossible. Avec peu de mots, des dessins presque oniriques, Anne Gorouben, qui a souvent illustré l'univers de Kafka, signe ici une oeuvre particulièrement pudique et originale.


    L'auteur Anne Gorouben est née en 1959. Elle vit et travaille à Paris. Peintre, elle est diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (Atelier de Zao Wou Ki.). Elle expose régulièrement ses peintures et ses dessins. Elle a notamment présenté un hommage à Paul Célan en 2003 au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris.

  • Partir, revenir. Revenir, partir. De son atelier parisien à Alger, de Cadaquès à Pékin, Alexandra Roussopoulos emporte ses murs avec elle en les restituant à travers plusieurs séries de peintures, de sculptures, de moulages, de photographies retravaillées et d'installations vidéo qui mêlent l'intime et le collectif, l'émotion et le mystère.

    Réalisées en partie pour une exposition créée en Algérie à un moment charnière de son histoire, ces oeuvres singulières sont autant de traces, d'empreintes, qui, en esquissant une géographie à la fois rêvée et réelle, questionnent le rapport consubstantiel entre les objets et le souvenir, le voyage et l'imaginaire, le passé et le présent.

    Réalisé avec le concours de l'Institut français d'Alger, le présent ouvrage s'accompagne des textes de Grégor Trumel, Julie Bouvard, Wassyla Tamzali, Léopold Victor Poirel, Véronique Beucler, Hélène Cixous, Amar Lounas, Matthieu Gounelle, Jean-Jacques Beucler, le chef indien Seattle, Hajar Bali, Maya Ouabadi et de Gilles A. Tiberghien.

  • Dessins au doigt

    Noyau

    Une quarantaine de dessins exécutés au doigt à la gouache noire sur des feuilles de 150 x 150 cm, de façon à la fois expressionniste et ultra réaliste dans le rendu des matières - bois, plastique, cuir -, des peaux, des plumes d'oiseau, une noix, une huître ouverte. Contrairement aux premiers dessins au doigt publiés dans Les Cahiers dessinés en 2002 (Les Doigts sales), cette série souligne le relief des objets ou des êtres représentés. Chaque sujet est traité comme l'agrandissement d'un détail, projeté sur un fond blanc comme s'il s'agissait du vide. C'est donc un curieux ensemble très graphique, très singulier, et qui rappelle étrangement nos rêves obsessionnels, avec cette particularité d'osciller toujours entre la virtuosité et le détachement (avec humour) .
    Le texte de présentation retrace la carrière non-conformiste de ce dessinateur, peintre et graphiste, qui a débuté à la fin des années 1980. Anecdotes, soubresauts, expériences, confidences.

  • - Editorial : Faut-il brûler ses dessins ? par Frédéric Pajak
    - Entretien avec Claire Bretécher, célèbre auteur des Frustrés, passionnée par le dessin et la
    peinture qu'elle pratique depuis quelques années. Nombreux dessins et photographies inédits.
    - Kiki Smith (sous réserve) : présentation de la célèbre artiste contemporaine américaine d'origine
    allemande.
    - Dossier sur les carnets de voyage : les dessinateurs Avril, Noyau et Pierre Thomé présentent
    chacun une ville : Tokyo, Vienne et Shanghaï.
    - Le peintre et dessinateur Jean-Michel Jaquet présente les dessins qu'il a exécutés d'après deux
    films, à la manière d'un « post-story-board » : Les Maîtres-fous de Jean Rouch et On the Bowery
    de Lionel Rogosin.
    - Suite du feuilleton sur le dessin préhistorique, par Pascal.
    - Notes sur le dessin d'observation, par Jean-Marc Besson. Texte accompagné d'une trentaine de
    dessins originaux pris sur le vif.
    - Nouvelles dessinatrices d'aujourd'hui : Anne-Laure Draisey et Melanie Delattre.

  • Paul Nizon a vingt-sept ans lorsqu'il décide de s'isoler en Bavière, dans la région montagneuse du Spessart, pour se consacrer à ce texte sur Van Gogh. Il sait qu'il deviendra écrivain de fiction mais aussi écrivain sur l'art. Il est habité par Vincent Van Gogh, par son oeuvre mais aussi par sa vie. Avec ce premier texte vibrant mais d'une grande précision conceptuelle, il forge ses outils de critique d'art. Mais Paul Nizon n'est ni journaliste, ni universitaire, c'est d'abord un écrivain qui parle de l'art. S'il va vers Van Gogh, c'est parce qu'il ressent une affinité profonde avec son oeuvre, son regard, sa façon d'aborder les paysages et les êtres. L'essentiel du livre est consacré au Van Gogh dessinateur, de 1881 à 1885. Le peintre est alors âgé de trente ans. Après un premier séjour à La Haye, il s'isole dans des régions rurales de Flandres, à Etten et à Nuenen, où il partage la vie des paysans et des mineurs. Là il s'approche de son art, élabore une vision du monde et de la peinture. C'est à ce laboratoire solitaire à ces années de création pure, que ce livre est consacré, riche de nombreuses illustrations.
    Parmi les centaines d'ouvrages et de catalogues publiés autour de Van Gogh, on trouve trop peu de véritables textes d'écrivains. Avec ce premier livre, Paul Nizon scelle une complicité profonde avec le peintre.

  • « Un artiste hors-la-loi » : c'est ainsi que Paul Nizon décrit son ami le dessinateur, peintre et sculpteur Friedrich Kuhn. Né en 1926 en Suisse alémanique, mort en 1972, Kuhn fut l'une des figures les plus marquantes et les plus excentriques de la scène artistique zurichoise des années 1960. Entre figuration et abstraction, à la frontière du pop art et de l'art brut, il élabora une oeuvre où l'humour, le jeu et surtout la poésie s'allient très étroitement. Paul Nizon, qui partagea avec lui des années de bohème zurichoise, lui consacre un texte à la fois précis, intime et documenté. À sa façon d'écrivain critique d'art, il s'attache à faire revivre la passion créatrice de Kuhn. La grande capacité d'analyse artistique de Nizon se double d'un sens merveilleux de la formule. Méconnue aujourd'hui, l'oeuvre de Kuhn ressuscite dans cet ouvrage qui fait la part belle au texte et où les illustrations, tout comme dans Les Débuts de Van Gogh, viennent ponctuer le propos de l'écrivain.

  • CE CAHIER, riche de 230 reproductions, s'adresse à ceux qui sont curieux du dessin, toujours prêts à se laisser surprendre par l'esquisse d'un peintre, la minutie d'un graveur ou l'esprit d'un humoriste.
    Dans cette première livraison, des artistes en apparence très différents, voire contraires, déploient leur jardin secret; et il se dessine entre eux comme un fil invisible. Quel est ce fil ? Voilà la question que posera Le Cahier dessiné deux fois par an.

  • Dans ce deuxième cahier, l'enquête sur le dessin se poursuit.
    Les questions se multiplient et quelques réponses s'ébauchent. Nous assistons à des combats entre artistes et critiques, retrouvons l'innocence des " réclames " d'antan, examinons un dessin de la Renaissance, errons dans les rues vides de Bourges ; puis, gagnés par la folie douce de la Belgique, éblouis par les visages de quelques personnes âgées, nous repartons pour Lascaux avant de gravir les montagnes des Grisons, du jura et de la Laponie.
    Le dessin nous perd ; il nous mène par le bout des yeux où il veut, quand il veut, comme il veut.

  • La peinture naturaliste n'est pas morte : Ricardo Cavallo le prouve. Mais il ne répète ni la vision ni la technique classiques du naturalisme. Il en renouvelle l'art, avec un engagement absolument hors du commun.
    Les textes qui accompagnent le livre oscillent entre la rigueur de l'analyse artistique et le portrait vivant de l'artiste. Un important cahier de photographies permet de faire comprendre sa technique particulière, technique qui lui permet été comme hiver de peindre sur le motif.

  • Le cahier dessine n 5

    Collectif

    Sempé Un choix des couvertures en couleurs inédites en France que Sempé réalise depuis plus de vingt ans pour The New Yorker. Premier dessinateur français à publier dans ce célèbre magazine, il évoque cette collaboration et les cartoonists qu'il y a rencontrés, notamment Saül Steinberg.

    Saül Steinberg L'occasion de présenter des dessins inédits que ce dernier fit en Allemagne, lors du procès de Nuremberg.

    Divers dessins autour de New York, dont Willem (dessinateur à Charlie Hebdo et Libération).

    Kiki Smith, artiste contemporaine d'origine allemande, établie à New York, fait actuellement une carrière internationale
    exceptionnelle. Portrait et présentation de ses dessins et de ses sculptures rehaussées au crayon.

    Hommage à Gébé, récemment disparu.

    Biographie de Jean Raine, poète «maudit», cinéaste d'avant-garde et peintre lié au Surréalisme et à Cobra. Mort à 60 ans de delirium tremens, en 1986, présentation d'un choix de dessins inédits de cet artiste majeur, inspiré et poignant.

  • « Chez les personnes internées, le corps, c'est le dernier refuge, le seul refuge. » Le penseur et historien de l'art suisse Jean Starobinski a consacré une grande partie de son oeuvre à l'étude de la primauté du corps, dont il considérait l'activité sensible comme le degré le plus élémentaire et le plus fondamental de notre être.
    La prépondérance de la perception physique est particulièrement visible chez les patients des hôpitaux psychiatriques : ils éprouvent dans leur chair même l'effondrement de leur identité et l'altération de leur rapport au monde. Plusieurs d'entre eux ont résisté par des actes artistiques aussi complexes que raffinés visant à retrouver leur corps et à se retrouver en lui.
    À travers un entretien inédit avec Jean Starobinski, disparu le 4 mars 2019, et la présentation de quatorze artistes, l'historienne de l'art Lucienne Peiry explore la question aussi centrale que lancinante du corps dans l'Art brut et de son rôle fondamental dans la construction de soi.
    Ouvrage accompagné de 70 illustrations couleur, pour la plupart inédites, et de photographies.

  • Portrait, autoportrait Nouv.

    « Tout portrait qu'on peint avec âme est un portrait non du modèle mais de l'artiste », relève Oscar Wilde. En dessinant l'autre, on se dessine soi-même ; en se portraiturant, on fait le portrait de quelqu'un d'autre. Une mise en abîme qui remonte aux origines de l'art et qui n'a rien perdu de son mystère.
    Après le succès en 2018 de l'exposition consacrée à la confrontation du dessin politique et du dessin poétique, le Musée Jenisch à Vevey (Suisse) présente au printemps 2021 une nouvelle exposition conçue par Frédéric Pajak. Elle rassemble près de 250 oeuvres sur papier de 80 artistes, de la Renaissance à nos jours, et mêle réalisme et expressionnisme, élégance et gravité, figuration et transfiguration.
    Portrait, autoportrait questionne en outre les jeux et les enjeux de l'un des arts les plus anciens et les plus énigmatiques de tous, celui de la représentation de l'homme par lui-même.
    Un texte retraçant les étapes de l'histoire du portrait et de l'autoportrait accompagne cette publication. Rembrandt, Goya, Delacroix y côtoient Giacometti, Kiki Smith ou Annette Messager.

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