Généralités sur l'art

  • Naissance de l'art contemporain ; une histoire mondiale, 1945-1970 Nouv.

    New York a-t-il vraiment été le centre de l'innovation artistique depuis 1945, comme on le lit partout?? Une hégémonie mondiale s'étudie à l'échelle mondiale. Or, l'approche comparée démonte le mythe de l'art new-yorkais et souligne l'apparition, dès les années 1950, d'un système internationalisé mais inégalitaire de production des oeuvres et des carrières. Fondé sur le renouvellement rapide des écuries artistiques et la recherche systématique de l'originalité, ce système spéculatif entretenait la concurrence entre pays, musées, marchands, artistes et collectionneurs. Dans une perspective aussi bien sociale et économique qu'esthétique et géopolitique, Béatrice Joyeux-Prunel explore cet univers des avant-gardes artistiques de 1945 à 1970.
    Cette histoire mondiale de l'art parle aussi des oeuvres et des personnes. Elle interroge des tournants mondiaux étonnants?: le choix matiériste de certains artistes dans les années 1950, la violence sadomasochiste de quelques groupes après 1961, et la soudaine politisation des artistes vers 1965 (alors que Mao, Cuba, le Vietnam et la décolonisation les avaient jusque-là peu intéressés).
    Du concrétisme brésilien à l'art cinétique italien et yougoslave, des Neo-Dada Organizers japonais aux actionnistes viennois, en passant par les mondialisations hétérogènes du happening et du pop art, ce livre permet de comprendre ce que nos musées érigent en canon, tout en dévoilant des histoires méconnues du monde de l'art contemporain.

  • Leonard, Picasso, Wharol, Koons, les artistes fascinent les foules et obsèdent les intellectuels. L'Art semble aujourd'hui se réduire à quelques figures de la peinture dans un marché mondialisé et conceptuel. Un art où le geste s'efface devant la pensée, où la « main », pourtant capitale, ne compte plus.
    Qui sait que Louis XIV, l'inventeur du luxe à la française, préférait son service de table en or massif aux grandes fresques du génial Lebrun ? Qui se souvient combien les enlumineurs, orfèvres et autres faiseurs d'images avaient les faveurs des princes du Moyen Âge, adeptes des beaux objets ? Ivoiriers, tapissiers et autres artisans d'art sont les vaincus d'une longue et sourde guerre que les succès éphémères des arts décoratifs ou du design contemporain ne peuvent faire oublier.
    Stéphane Laurent revient sur cette histoire et dresse un subtil panorama critique de cette guerre entre l'« Art » et l'artisanat. Il démêle cette question de l'Antiquité jusqu'à nos jours sans omettre des rapprochements avec d'autres civilisations extra-européennes et revient sur les moments essentiels de notre histoire de l'art, relevant les coups de force - telle la naissance des arts libéraux en Italie et en France au XVIe siècle -, les moments d'hésitation ou de reflux, comme le XIXe siècle, avec les Arts and Crafts et l'échec des arts décoratifs. En choisissant le luxe comme fil conducteur, il nous révèle les rapports de l'art avec le pouvoir et l'élite intellectuelle d'un côté, et le rôle de la consommation de l'autre, deux pôles déterminants de la création.

  • Le mythe de l'art antique

    Collectif

    • Cnrs
    • 26 Avril 2018

    De la peinture antique, qui fut certainement d'une grande richesse, nous ne conservons que de rares traces matérielles. Mais ces chefs-d'oeuvre disparus ont subsisté à travers des textes qui les décrivent et nous racontent, à leur propos, des anecdotes, mythes et récits que la tradition a fini par transformer en lieux communs : l'artiste tombant amoureux de son modèle, le jeune homme préférant la statue à la femme de chair, le peintre se livrant à la torture pour mieux représenter la douleur, des raisins si parfaitement imités que les oiseaux viennent les picorer.
    C'est par la médiation de ces discours et de ces narrations que l'art antique a irrigué tout l'art occidental, dans sa pratique comme dans sa conception. Sans cesse repensés et reformulés, ces récits fondateurs ont offert à chaque auteur l'occasion d'exprimer sa vision singulière et se sont finalement traduits par autant d'interprétations originales.
    Quelle a pu être l'influence de ces lieux communs sur les théories artistiques de l'âge moderne et contemporain ? Ont-ils contribué à alimenter, enrichir et populariser les discours théoriques, ou au contraire à les mettre en défaut, à les entraver ou à s'y substituer ? Par quelles médiations - rhétorique, philosophique, académique - cet ascendant des lieux communs s'est-il exercé ? Quel rôle ont-ils joué dans la pratique des artistes, notamment dans le choix et le traitement des sujets ? Par quel processus artistique s'accomplit la transposition fictionnelle du lieu commun ? Par quels indices peut-on identifier sa présence subliminale dans une oeuvre ? Voilà l'enquête à laquelle nous convie cet ouvrage qui revisite magistralement l'histoire de l'art à la lumière de ses origines narratives.

    Sous la direction de Emmanuelle Hénin et Valérie Naas.

  • Mal aimé et mal compris, le « lieu commun » constitue pourtant le ciment discursif indispensable à l'existence d'un lien social : il enregistre ce qui permet le partage. Sartre disait à ce sujet : « ce beau mot désigne sans doute les pensées les plus rebattues, mais c'est qu'elles sont devenues le lieu de rencontre de la communauté. Chacun s'y retrouve, y retrouve l'autre ». Les lieux communs ne sont pas l'expression d'un universel anhistorique, mais formulent au contraire des images et des constructions mentales qui prennent leur source dans un contexte donné : elles sont forgées par et pour une société déterminée qui parle d'elle-même et de son temps.
    Dans son acception courante, le terme a pris un sens péjoratif : celui de la banalité, du cliché et du stéréotype. Pour la création artistique qui vit, depuis l'époque romantique, sous le régime de la singularité, le lieu commun a longtemps été ressenti comme disqualifiant. Donne-t-il pour autant naissance à des représentations nécessairement préconçues et figées ? À partir des années 1960, un double renversement relance le débat : les artistes se révoltent contre la dictature de l'originalité et le concept se trouve replacé, par l'idéologie de l'avant-garde, au centre névralgique de la création. Alors que les lieux communs s'affichaient autrefois comme les idées reçues que l'art avait mission de révoquer en doute, ils s'affirment aujourd'hui, en tant que tels, comme le matériau crucial du geste créateur.

  • Ancien ou contemporain, le noir s'infiltre dans le langage, dans notre relation au monde, dans notre expérience et notre imaginaire : de l'ombre et de la nuit, des Enfers et du diable, du mal à la violence, du danger à la mort ; de l'humeur à la mélancolie, au pessimisme, au désespoir ou à la colère et la folie ; de l'anarchie à la révolte, du racisme au fascisme ; mais aussi de la clandestinité au trouble, au mystère et au secret... Ce voyage dans le noir, à travers textes et mots, nous invite à la réflexion et au rêve en nous plongeant dans cette " couleur " contradictoire et paradoxale, à la fois ombre et lumière, tradition et modernité, classicisme et provocation, devenue la toile de fond du XXe siècle. Il nous aide à percer " cette lumière secrète venue du noir " évoquée par Pierre Soulages dans la préface.

  • De la préhistoire à la Grèce antique, des civilisations traditionnelles aux sociétés contemporaines, les représentations symboliques, les mythes, les rites, les récits, les fictions contribuent à figurer un ordre du monde. En mettant en résonance la pensée des oeuvres, le point de vue des artistes et des chercheurs, cet ouvrage explore les dialectiques de l'ordre et du désordre.
    Entre désordre des guerres, des économies et des communautés politiques, bon gouvernement et justice ; entre désordre des passions et des identités, héroïsme, altruisme, conscience et sentiments... la fiction, le théâtre, les analyses des phénomènes sociaux questionnent ces tensions qui traversent les collectifs comme l'expérience individuelle.
    En réunissant des travaux dans le domaine de la préhistoire, de la génétique humaine, de l'anthropologie, des sciences et neurosciences cognitives, des études littéraires et théâtrales, de l'histoire des sensibilités, de la sociologie, de la philosophie politique, ce recueil met la pluridisciplinarité au service de la compréhension des transformations des figures de l'humain et de la cité.

    Cet ouvrage a été coordonné par Catherine Courtet, Agence nationale de la recherche, Mireille Besson, directeur de recherche, CNRS-Aix-Marseille Université, Françoise Lavocat, professeur, Université Sorbonne Nouvelle, Alain Viala, professeur, Université d'Oxford. Avec les contributions de Julie Bertin, Boris Burle, Raphaëlle Chaix, Sabrina Corbellini, Jean-Jacques Courtine, Gilles Dorronsoro, Francesco d'Errico, Marion Fourcade, Ute Frevert, Carole Fritz, Jade Herbulot, Arthur M. Jacobs, Pierre Judet de La Combe, Pascal Kirsch, Françoise Lavocat, Anne-Laure Liégeois, Larry F. Norman, Lionel Obadia, Olivier Py, Robin Renucci, Pierre Serna, Céline Spector, Oliver Taplin, Yoshiji Yokoyama.

  • Le paradis autour de Paul Gauguin Viviane Fayauf En bref Les peintres de Tahiti avant Paul Gauguin : une invitation au voyage pour découvrir la Polynésie d'antan.

    Le livre L'imaginaire des îles du Pacifique, volontiers comparées au Paradis, est né bien avant Paul Gauguin. Dès le XVIIIe siècle, la description de la société et des moeurs tahitiennes enflamment l'imagination du public européen et suscitent une abondante production artistique. Viviane Fayaud nous fait découvrir ce gisement pictural exceptionnel : dessins, aquarelles, lavis, gravures de membres d'équipage, de peintres en voyage, ou de voyageurs à la fibre artistique.
    Parmi les précurseurs de Paul Gauguin se distinguent Jules Louis Lejeune, qui réalise les premières oeuvres sur le vif du XIXe siècle, Max Radiguet et Charles Giraud, témoins de la prise de possession de Tahiti et des Marquises par la France, ou encore Pierre Loti, militaire débarquant au temps de la IIIe République. Une figure hante l'imaginaire tahitien de ces voyageurs au long cours : la vahiné, icône d'un nouvelle Cythère et projection idéalisée de la pureté féminine.
    Un superbe ouvrage pour s'évader au " pays des rêves " décrit par Loti.

    L'auteur Viviane Fayaud est chercheur au Réseau Asie-Imasie (CNRS).

    Arguments - Tahiti/évasion.
    - Superbe iconographie.

  • Corps en scène

    Collectif

    • Cnrs
    • 25 Juin 2015

    Entre émotion et pensée, le spectacle vivant engage le corps des danseurs, des comédiens, mais aussi celui des spectateurs. Perception, attention et émotion sont simultanément activées par les gestes ou par le récit. Les arts de la scène permettent le partage des expériences et la projection d'univers imaginaires. C'est aussi une pensée du monde qui s'invente, un jeu cognitif qui interroge notre relation aux autres, à la vérité, aux événements, aux valeurs, un moyen pour les sociétés de se raconter, de questionner le politique. En racontant les sentiments, les arts et la fiction contribuent aussi à modifier les sensibilités.

    De la confrontation entre danseurs, auteurs, metteurs en scène et chercheurs émerge une nouvelle approche de questions essentielles. En montrant que la perception n'est pas un système isolé, mais en interaction avec la cognition, les émotions et la motricité, les données récentes issues des sciences cognitives recoupent et enrichissent ces questionnements. Les rituels d'initiation des sociétés africaines, les danses de pantomime du IVe siècle des théâtres romains, les lectures multiples et changeantes de Shakespeare renouvellent notre regard sur les spectacles contemporains, expériences à la fois individuelles et collectives, politiques et sociales.

  • Dada a paris

    Sanouillet Michel

    • Cnrs
    • 1 Septembre 2005

    Le mouvement Dada a été fondé à Zurich et s'est manifesté sous des formes diverses mais toujours subversives dans plusieurs pays. Mais c'est à Paris qu'il allait atteindre son intensité maximale entre 1919 et 1923.
    Période brève, mais marquée par de nombreuses publications, des manifestations et des expositions provocatrices, par le ralliement d'André Breton, Paul Eluard et Philippe Soupault, représentants d'une tendance qui devait conduire au surréalisme. Dada à Paris, publié pour la première fois en 1965, est l'ouvrage de référence sur le
    mouvement, essentiel pour l'intelligence de l'art et de la littérature modernes et contemporains. L'édition proposée a été entièrement revue, réévaluée, corrigée et augmentée de nombreux documents inédits, notamment d'une trentaine de lettres importantes de Tzara à Breton.
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  • Installations

    Ithzak Goldberg

    • Cnrs
    • 16 Janvier 2014

    Installations Permanentes ou éphémères, sonores ou visuelles, souvent interactives, les installations stimulent la création artistique depuis plus d'un demi-siècle. Elles continuent pourtant à poser problème au public. Qu'est-ce qu'une installation ? La question n'est pas simple. Cette pratique n'est pas un genre en soi, mais elle tire sa force de la réunion, des hybridations et de la juxtaposition de différents horizons et modifie, parfois avec violence, nos habitudes visuelles. Parce qu'elles refusent toute séparation définitive entre le cadre muséal et la vie quotidienne, qu'elles abolissent les frontières entre l'oeuvre et l'espace qui l'environne, ces mises en scène ne se réduisent pas au face-à-face traditionnel de l'oeuvre d'art avec le regardeur, mais visent à produire une expérience sensorielle liée aux déplacements du spectateur. Englobé dans une oeuvre qui s'étend dans l'espace, le spectateur se mue en explorateur et se déplace sur un terrain plein de surprises. En dernière instance, la confrontation avec les installations est avant tout une rencontre perturbatrice. Itzhak Goldberg retrace la naissance et l'histoire de cette forme artistique, de son expansion et de l'attention qu'elle porte aux problèmes de société, devenant un véritable sismographe de la modernité.

  • Blanc, un mot d'origine latineoe Non, germanique. De blank, "brillant, clair"...Le terme a éliminé albus, "d'un blanc mat" (voir albinos, albâtre) et candidus, "d'un blanc éclatant"...
    Aujourd'hui le blanc est partout. Dans la mode, dans l'informatique, à l'Elysée, au Vatican, en banlieue...
    A partir d'un ensemble sans égal, voici tout, donc, et le reste, sur les blancs becs, les balles à blanc, et les blancs dans la conversation que vous évitera, peut-être... un petit blanc au zinc .
    Une plongée immaculée dans le monde littéraire, pour ne plus faire chou blanc.

  • En 1616, provocant la fin d’un monopole chinois vieux de plus de sept siècles, débute au Japon une fameuse production de porcelaines bleues et blanches. Jusqu'en 1757, ce sont des milliers de pièces qui vont être ensuite exportés vers l'Europe, principalement par les Hollandais, contribuant, plus ou moins directement, à l'émergence d'un style nouveau destiné à satisfaire une clientèle aristocratique : des décors certes européanisés mais néanmoins très inspirés des grandes traditions de la spiritualité asiatique. Ce style va prendre le nom de son port d'exportation, Imari, et il sera très abondamment copié en Chine et en Europe.
    Yvan Trousselle propose dans cet ouvrage l’histoire de ces porcelaines et de leur diffusion, ainsi que de très nombreuses photographies des plus belles pièces.

  • Une étude anthropologique sur les interactions de la culture et des musées.

    Alors que nous sommes plongés dans un brassage inédit des civilisations et que nous baignons dans un plasma culturel planétaire, définir la culture légitime représente un enjeu primordial. Dans ce contexte les musées occupent une place déterminante. En deux siècles, ils sont devenus un acteur majeur de la culture et de la connaissance, une « matrice » de sélection et d'interprétation du patrimoine que les sociétés transmettront aux générations futures.

    Pour comprendre ce phénomène, Paul Rasse revient sur les conceptions historiques de la culture et sur leur évolution, jusqu'au melting pot de la mondialisation. Il se focalise ensuite sur les musées, montre quelles étaient leurs fonctions dans le domaine de l'art, de la science et de la technique et comment, alors qu'ils paraissaient condamnés par la modernité, ils ont su se réinventer en « média », jusqu'à devenir l'une des institutions culturelles les plus brillantes du moment. Décryptant les dynamiques de médiation, en particulier l'attention aux publics qui gagne progressivement tous les domaines de la création, l'auteur nous fait sentir de manière concrète comment les musées contribuent à la culture de notre société postmoderne.

  • L'art du vide

    ,

    • Cnrs
    • 24 Août 2017

    Vide : absence de toute matière, dit le dictionnaire. Pendant longtemps, ce terme inquiétant - qu'y a-t-il dans le vide qui puisse nous faire peur ? s'interrogeait Pascal - s'est trouvé associé à l'idée de manque et de perte. Peur, horreur, mais aussi fascination pour l'inconnu. Dans le domaine artistique, au XXe siècle, le vide interpelle les créateurs et devient une part essentielle de l'oeuvre, quand ce n'est pas l'oeuvre-même (Klein, Kapoor, Turrell). Gérard Wajcman remarque qu'au lieu de remplir ou de chercher le trop-plein du visuel, l'art tente désormais d'exhiber le trou, quitte à le creuser délibérément. Les différentes études proposées ici montrent que les notions instables de vacuité, néant, rien se déplacent sur une échelle théorique qui peut aller de la perception à la métaphysique, de la psychologie à la phénoménologie, en courant le risque - crucial - de se croiser pour s'approfondir ou de se superposer pour élever le vide à sa plus haute puissance .

  • Parmi les oeuvres les plus abouties et les plus inspirées de Le Corbusier trône en bonne place le « Louise-Catherine », péniche aujourd'hui amarrée quai d'Austerlitz, à Paris. Présentant la rare particularité d'être construit en béton, cet immense chaland signe le triomphe d'une vision de l'architecture avant-gardiste, aux lignes simples et dépouillées. Longtemps propriété de l'Armée du Salut, qui en fit un refuge pour sans-abri, ce lieu d'histoire et de mémoire illustre la formule chère à Le Corbusier, « pleine main j'ai reçu, pleine main je donne ». Depuis les années 1960, il est un motif de fascination et d'inspiration pour l'urbaniste Michel Cantal-Dupart, qui a choisi de mener l'enquête sur le « Louise-Catherine ».

    Jalouse de ses secrets, la péniche corbuséenne raconte une histoire à énigmes, digne d'une intrigue à la Simenon. Elle tisse une incroyable trame entre un monde disparu et les rencontres qui ont jalonné la vie de Le Corbusier, fait naître des amitiés, suscite projets et passions toujours recommencées. Voici le récit de cette enquête à rebondissements.

  • Living design, living architecture, living urbanisme, living éducation. Au-delà de l'art, tous les champs de l'activité humaine se voient aujourd'hui investis de mécanismes animés par l'intelligence artificielle.
    Florent Aziosmanoff décrypte ces activités en plein essor qui promettent de révolutionner le regard que la société porte sur elle-même. Il montre que les oeuvres de living art sont dotées d'un comportement autonome et sont sensibles à leur environnement. Un art « qui vit » autant qu'il est « à vivre », portant le discours de l'artiste dans l'évidence d'une relation intime et personnelle, vécue au quotidien entre l'oeuvre et son spectateur.
    Les clés pour comprendre et pour réaliser cette nouvelle forme d'art qui conquiert un public toujours plus nombreux.

  • Depuis le milieu des années 1990, Internet bouscule les formes de création et de diffusion de l'art contemporain. Dans le même temps, le « travail artistique », plus collectif et interdisciplinaire, préfigure de nouveaux usages de l'Internet. Cet ouvrage analyse les dynamiques et tensions de cette articulation de la recherche technologique et de l'innovation artistique. Il examine les modalités d'émergence d'un monde de l'art centré sur l'Internet, ainsi que l'institution de nouvelles conventions de travail et d'échange culturel. Quels sont ici les ressorts de la mise en oeuvre d'art ? Que signifie être auteur ? Quelles formes d'exposition et de réception sont imaginées ?

    Le Net art place en effet l'oeuvre d'art au coeur d'une négociation entre artistes, informaticiens, dispositifs techniques et publics amateurs. Le suivi de la conception, de la disposition et de l'exposition du Net art permet ici de voir se constituer des projets à dimensions multiples - programmes, interfaces, images, dispositifs - dont les enjeux relationnels et collaboratifs renouvellent les manières de « faire oeuvre » à l'ère des médias praticables.

    L'auteur propose une typologie de ces oeuvres et une analyse de leur « carrière sociale », mettant en perspective la redéfinition des modes de circulation des oeuvres, les outils et les stratégies de leurs mises en public, en exposition ou en marché. Axé sur « l'oeuvre en situation de travail », cet ouvrage permet ainsi de saisir à la fois le travail à l'oeuvre et le travail de l'oeuvre dans le Net art.

  • Paroles d'amour

    Serge Feneuille

    • Cnrs
    • 11 Février 2010

    Vers 1300 avant notre ère, un nouveau genre littéraire fait son apparition en Égypte : la poésie amoureuse.
    De rares documents écrits sur papyrus, éclats de pierre ou tessons de terre cuite nous en portent témoignage. L'universalité de ces textes est telle qu'ils peuvent encore nous parler et nous émouvoir pourvu que leur restitution préfère à une littéralité parfaite le risque d'une adaptation respectant le génie de notre langue. C'est ce à quoi s'attache cet album, illustré presque exclusivement de peintures murales contemporaines de ces textes ; leurs beautés respectives s'en trouvent ainsi exaltées.

  • Warhol intime enfin dévoilé. Le livre Andy Warhol, pape du Pop art.
    L'homme qui forgea sa propre légende. A coup sûr l'artiste le plus célèbre, et le plus controversé, du xxe siècle. Fondé sur 27 entretiens avec ses intimes et proches collaborateurs, construit sur le modèle de Please kill me, livre culte sur le rock, l'ouvrage de Pierre-Paul Puljiz et Jean-Michel Vecchiet livre un portrait intime d'Andy Warhol, dévoilant une personnalité complexe et contradictoire, digne d'un héros de tragédie. L'occasion de revivre une époque mythique avec la Factory, à New York, comme lieu emblématique, et de revenir sur l'oeuvre aussi provocatrice que géniale de l'artiste américain. Avec des entretiens de Billy Name, Tom Sokolowski, Chritopher Makos, Karl Lagerfeld, Jacques Helleu, Ultraviolet et Bob Collacello... Une grande première.

  • Au cours de la seconde moitié du xviiie siècle, la france réinvente le théâtre.
    La scène devient alors un espace autonome : il n'y a plus de spectateurs sur la scène, plus de places debout au parterre ! la scène s'ouvre au regard. l'éclairage, la place des acteurs : tout va changer. tous les hommes de lettres, architectes, journalistes, de voltaire à ledoux, de marmontel à boullée, discutent et accompagnent ces transformations qui font les salles de théâtre telles que nous les connaissons aujourd'hui.
    Ce sont tous ces débats où se mêlent idéal des lumières, comportement mondain, misogynie que fait revivre michèle sajous d'oria. le bleu et l'or, longtemps réservés à la monarchie et à l'église, deviennent les signes d'une dignité nouvelle des salles de spectacle. une centaine de théâtres ont été construits entre 1748 et 1807, date à laquelle napoléon reprend en main les spectacles. michèle sajous sait faire revivre pour nous par l'anecdote et l'image cette période d'intense activité et de profonds renouvellements.

  • Cet ouvrage, rédigé par une équipe de chercheurs en arts de la scène, histoire de l'art, littérature, musicologie, sociologie, histoire, établit un état des lieux critique des pratiques et des techniques scéniques d'une époque où coexistent le théâtre, l'opéra et la danse, la pantomime, le mélodrame ou le théâtre d'ombre, les entreprises d'avant-garde ou commerciales. A travers l'étude de la production, de la diffusion et de la réception des spectacles, tout comme de leur réalisation , ce livre explore les manifestations éclectiques qui ont constitué le paysage culturel d'une époque, dont elles offrent une image complexe, mais cohérente.
    Le Spectaculaire dans les arts de la scène du Romantisme à la Belle Époque est un ouvrage pluridisciplinaire, réalisé par une équipe internationale qui s'attache à l'étude des techniques, des effets et des motifs plutôt qu'à la célébration des grandes réformes esthétiques. Il s'agit d'un état des lieux critique des pratiques scéniques qui, tout au long du XIXe siècle et jusqu'au tournant du XXe siècle, ont marqué une période particulièrement foisonnante. Sont interrogés le théâtre, l'opéra, la danse, la chanson, la pantomime ou le théâtre d'ombre, les grandes et les petites scènes, les entreprises d'avant-garde ou commerciales, les institutions indépendantes ou subventionnées...
    À travers l'étude de la production, de la diffusion et de la réception des spectacles, à travers celle des réalisations elles-mêmes - dont certaines sont encore mal appréciées aujourd'hui - , à travers la prise en compte des matériaux et des langages artistiques mis en oeuvre, il s'agit d'esquisser une poétique du spectaculaire dont ce qu'on appelle « l'invention de la mise en scène » ne serait, en fait, que l'une des expressions les plus éclatantes.
    Ce livre explore les manifestations éclectiques qui, du café-concert au théâtre d'art, en passant par le grand opéra, ont constitué le paysage culturel d'une époque dont elles offrent une image complexe mais cohérente. Il ne constitue pas seulement un ouvrage de référence sur les spectacles du Romantisme à la Belle Époque, mais bel et bien un outil de réflexion essentiel pour comprendre les enjeux et l'état des scènes d'aujourd'hui.

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