Généralités sur l'art

  • Christoph Blocher est incontestablement le collectionneur le plus important d'Albert Anker. Mais notons que l'inventaire des oeuvres consacré à Ferdinand Hodler se révèle le plus prestigieux ensemble jamais réuni de ce peintre. Ces deux protagonistes de la peinture suisse sont le point fort de l'exposition.
    Pour Anker, au réalisme minutieux, l'accent se porte sur les grands formats qui racontent la vie contemporaine de la toute jeune Confédération suisse: on découvre son domaine de prédilection dans l'observation attentive et minutieuse des enfants dans leurs occupations quotidiennes avec leur expression sage rendue avec un naturalisme exemplaire. Ses natures mortes, où pointe son admiration pour Chardin, mettent l'accent avec une technique picturale admirable sur les produits locaux : pain, noix, pommes de terre ou plus sophistiqués tels le cognac ou la madeleine.
    Les oeuvres exposées d'Hodler, dominées par les paysages, permettent de suivre son évolution artistique. En commençant par le réalisme de ses débuts puis par un symbolisme où règne l'unité entre l'homme et la nature jusqu'à son célèbre parallélisme où, en répétant les formes, il crée une harmonie rythmique qui s'impose avec force. Les vues des lacs, des cimes, du cosmos, sont peintes avec des jeux de lumière aux couleurs d'éternité.

  • Renoir

    Collectif

    La Fondation Pierre Gianadda présentera en été 2014 l'exposition Renoir qui soulignera en particulier la lumière intimiste qui baigne son oeuvre. Outre des toiles des musées européens, suisses et français, seront exposées des peintures moins connues du grand public, provenant de collections privées. Certaines de ces oeuvres seront visibles pour la première fois depuis des décennies.
    Après les rétrospectives Modigliani (1990), Dubuffet (1993), Marie Laurencin (1993), Suzanne Valadon (1996), Kees Van Dongen (2002), Jean Fautrier (2004), Henri Cartier- Bresson (2005), Monet au Musée Marmottan et dans les collections suisses (2011), Sam Szafran (2012), M. Daniel Marchesseau, Conservateur général honoraire des Musées de la Ville de Paris et, par ailleurs membre du Conseil de la Fondation Pierre Gianadda, sera à nouveau commissaire de cette exposition.
    Le catalogue de l'exposition Renoir reproduit en couleurs toutes les oeuvres exposées, avec des textes de Daniel Marchesseau, Lukas Gloor, Caroline Godfroy Durand-Ruel, Sylvie Patry, Hugues Wilhelm, Augustin de Butler, Cécile Bertran, Flavie Durand-Ruel, Marc Le Coeur.

  • Ce catalogue reproduit en couleurs toutes les oeuvres exposées à l'occasion de l'exposition « Modigliani et l'École de Paris », centrée sur le développement de l'oeuvre d'Amedeo Modigliani (1884 - 1920) de son arrivée à Paris en 1906 jusqu'à sa mort en 1920. Retraçant la trajectoire de cet artiste majeur, la commissaire de l'exposition, Catherine Grenier, directrice-adjointe du Musée d'art moderne, Centre Pompidou, met son évolution esthétique singulière en vis-à-vis des oeuvres des artistes qui lui sont le plus proches. Elle développe une thèse originale, présentant l'oeuvre de Modigliani comme la synthèse des deux cultures et des deux univers formels à l'articulation desquels il évolue : d'une part, la tradition du portrait, maintenue vivace par les artistes cosmopolites de l'École de Paris, d'autre part la révolution esthétique du cubisme. L'exposition fait bien sûr la part belle aux artistes de l'École de Paris, peintres et sculpteurs venus pour la plupart d'Europe centrale, qui ont contribué à faire de Paris le principal foyer de création artistique du moment et une capitale internationale de l'avant-garde. Les oeuvres de ces artistes arrivés en France au début du XX? siècle, tels que Chaïm Soutine, Jules Pascin, Marc Chagall ou Moïse Kisling, véhiculent des esthétiques différentes, marquées par l'expressionnisme et un primitivisme inspiré de leur culture populaire locale.

  • Le British Museum de Londres fondé en 1753 s'ouvre au public en 1759 et ses collections, constituées de plus de sept millions d'objets, sont parmi les plus importantes au monde et proviennent de tous les continents. Parmi toutes ces richesses, vingt-quatre salles représentent Rome et la Grèce antiques : il s'agit de la section la plus importante du musée qui propose des oeuvres s'étendant du début de la préhistoire à l'ère byzantine.
    Une des responsables de ce département antique a spontanément proposé à Léonard Gianadda d'organiser une exposition avec quelques unes des pièces maîtresses choisies parmi ces antiquités grecques et romaines. Pour célébrer la beauté du corps, sept thèmes seront à l'honneur et entraîneront le visiteur dans une balade éclectique où la beauté des corps féminins et masculins, le sport, la naissance, le mariage et la mort, l'amour et le désir, seront documentés par des pièces archéologiques.
    L'espace de quelques mois, l'Antiquité gréco-romaine sera reine à la Fondation et toutes ces richesses archéologiques rappelleront le passé gallo-romain de Martigny-la-Romaine avec ses témoins comme le temple antique dédié à Mercure, le musée gallo-romain, le taureau tricorne etc. Un heureux mariage de pierre, de bronze et de marbre : Londres dans l'antique capitale du Valais romain : Forum Claudii Vallensium.

  • Pour la deuxième fois, la Fondation Pierre Gianadda expose des chefs-d'oeuvre du Musée Pouchkine de Moscou. Madame Irina Antonova, directrice de ce musée, sera la commissaire de cet événement qui permettra de faire une balade didactique dans l'histoire de l'art du XIXe et du début du XXe siècles.
    Cette exposition témoignera du goût rigoureux de quelques collectionneurs prophétiques tels Morosov et Chtchoukine. Ils sont les premiers à s'intéresser à l'art de leur temps. Ils vont à Paris, alors capitale de l'art contemporain et achètent directement leurs oeuvres chez les marchands les plus avant-gardistes.
    En 1918, Lénine nationalise les collections privées d'oeuvres d'art. Celles de Morosov et Chtchoukine, après bien des tribulations rejoignent le musée des Beaux-Arts de Moscou, baptisé Pouchkine en 1937.

  • Rodin érotique

    Collectif

    Sous le titre Rodin Erotique, cette édition est axée autour du culte que Rodin voue au nu féminin, et particulièrement au corps sexué de la femme. Parallèlement à son oeuvre sculpté, Rodin a dessiné, tout au long de sa vie, et nous a laissé à peu près 10000 oeuvres sur papier, parmi lesquelles environ 7000 sont conservées au musée Rodin de Paris. Si les oeuvres sur papier ne peuvent être montrées que très ponctuellement, elles ne constituent pas pour autant une part mineure de l'art de Rodin, qui affirme à la fin de sa vie :"C'est bien simple, mes dessins sont la clef de mon oeuvre" (René Benjamin, "les dessins d'Auguste Rodin", Gil Blas, 17 octobre-8 novembre 1910 ).
    Depuis la fin des années quatre-vingt, Rodin réalise de manière quasi obsessionnelle et jubilatoire des dessins qui sont autant de variations sur un même thème, celui du corps nu de la femme. Dorénavant, l'artiste dessine presque exclusivement d'après modèle vivant ("Je ne puis travailler qu'avec un modèle vivant", confie-t-il à Dujardin-Baumetz, "la vue des formes humaines m'alimente et me réconforte").
    Parmi les dessins de Rodin, près d'un millier sont communément considérés comme des dessins érotiques, dessins que l'artiste n'enfermait pas dans un cabinet privé, mais qu'il cherchait à montrer en regard de ses sculptures, confirmant leur statut de grande oeuvre. L'artiste y révèle le travail intime et fervent auquel il s'est principalement livré au cours des deux dernières décennies de sa vie. Instaurant une connivence, voire une véritable complicité, avec ses modèles, il les amenait à prendre des attitudes inédites, sensuelles, extravagantes, à se caresser, à dévoiler les parties les plus secrètes de leurs corps, à s'ouvrir, toujours plus largement et de façon parfois accrobatique, pour montrer sans ambiguité et sans fausse pudeur, leur sexe, leur plaisir, leur attente.

  • Ben nicholson 1993

    Louis Prat

  • Van gogh / broche

    Collectif

    Van Gogh ou la peinture comme tauromachie Présentation 'Le choix de la peinture est question de vie ou de mort. La cause de la peinture est sacrée. A qui veut produire des tableaux immortels, la vraie vie d'étalon ou de taureau sans entrave est impossible... La parabole tauromachique se fait ici figure anticipatrice de la situation de Van Gogh et de la peinture dans le monde qui vient.' Marie-José Mondzain

  • Camille claudel 1990

    Gilles Barbier

  • Dufy 1996

    Didier Schulmann

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