Généralités sur l'art

  • Pour la première fois, les séries des peintures, des sérigraphies et des collages d'Orlan sont réunies dans un catalogue à l'occasion d'une exposition inédite.

  • Cet ouvrage contient : - Un texte de Colin Lemoine (historien, critique d'ert et écrivain) - Un texte de Maryline Desbiolle (érivain) - Un texte de Jason Smith (enseignant, critique d'art, Art Center College of Design, CA) - Un texte de Brigitte Léal (Directrice adjointe Mnam / Centre Pompidou) - 350 oeuvres de 1966 à 2020. - des photographies d'atelier, de montages, une biographie, une bibliographie et une liste des expositions.

  • Peintres, dessinateurs, sculpteurs, photographes et artisans, 362 créateurs ayant vécu ou créé dans le Forez au XIXe siècle sont ici répertoriés.

  • écrits

    Claude Viallat

    Quelques thèmes sont abordés dont on sait l'importance qu'ils ont dans le travail de Claude Viallat : 1) La déconstruction du tableau en ses divers éléments constituants et la volonté de les faire travailler autrement : « La peinture commence à la prise de conscience de son support et de son marquant ». 2) Le rôle déterminant du processus de production ou travail conçu non plus comme l'imposition d'une forme ou de propriétés : qualités esthétiques à une matière donnée, mais comme un renouvellement et déséquilibre constants du système de départ. Le travail ne se fait pas à partir de ce que l'on sait pour obtenir le résultat visé ; il permet d'ouvrir le champ de ce qui reste inconnu : l'oeuvre n'en est qu'une ponctuation momentanée jamais un achèvement. 3) Un des moyens de s'aventurer sur ces terres inconnues est de contourner l'emprise sur la peinture de l'art occidental et donc de la rattacher à de toutes autres expériences - en particulier les premières marques humaines dans l'art préhistorique.
    Viallat a souvent évoqué l'importance qu'a eu pour lui la lecture des livres de Leroi-Gourhan - ce sera un peu plus tard la découverte des boucliers indiens. Mais ces gestes premiers ne relèvent pas d'une « archéologie » visuelle mais d'un processus universel puisqu'on les retrouve plus ou moins enfouis dans les rites, les jeux, les techniques qu'il a sous ses yeux à Aubais et autour. 4) La place du moment d'accrochage et d'exposition dans la manière d'appréhender les « devenirs du travail ; ainsi que celle du marché. L'une et l'autre ne sont pas abordées comme des phases de réification ou d'aliénation marchande dans la forme « spectacle » de l'oeuvre mais comme des phases du travail, à penser en relation dialectique avec le moment de création à l'atelier.

  • Ce petit dictionnaire fait de chaque rubrique un élément pour construire la trame d'une époque riche en utopies et en oeuvres.
    Je considère, ici, en particulier le mouvement mythique qu'est Supports / Surfaces lorsqu'il vient occuper le devant de la scène française pour une décennie (1970 - 1980).
    Je pose aussi la question :
    « Supports / Surfaces » a-t-il été un groupe d'iconoclastes à vocation internationale ? Ou une assemblée d'artistes acteurs et prophètes d'une Grande Peinture ?
    Daniel Dezeuze

  • Bernar Venet

    Collectif

    Panorama de l'oeuvre du peintre et sculpteur depuis les années 1960.

  • En 1950, il est reçu à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Déçu par un enseignement trop axé sur la technique, il n'en suivra les cours qu'une année. Il abandonne également la figuration pour l'abstraction. Travaillant seul, il lit beaucoup, notamment les romantiques allemands et Nietzsche, mais aussi Saint Jean de la Croix et divers écrits mystiques. A partir des années 1980, la peinture de Benrath se détache de toute référence au paysage pour laisser la place à de grands espaces vacants et silencieux qui emportent le regard. Les couleurs à nouveau se diversifient.

  • Depuis les années 1990, Christian Jaccard, artiste du processus de combustion, ne cesse de poursuivre ses investigations touchant une problématique du tableau à partir de choix fondamentaux qu'il opère dès la fin des années 1960. Du feu, noyau générateur d'énergie et de lumière, aux noeuds et entrelacs de l'origine du temps, Christian Jaccard développe la filiation de ces processus respectifs et confronte l'évolution de leur matérialité entropique, celle-ci trouvant ses fondations dans les symptômes, rêves et obsessions qu'il perçoit dans son environnement quotidien et auprès des différents corps des espèces du vivant.

  • Catalogue publié à l'occasion de l'exposition présentée au musée Stéphane Mallarmé du 17 septembre 2011 au 19 mars 2012 et au musée de Melun du 3 mars au 6 août 2012.

  • Franck Chalendard

    Collectif

    Franck Chalendard est né en 1966.
    Il vit et travaille au Monastier-sur-Gazeille (43).
    Il a été artiste résident en octobre 2000 et en mai 2002 à la Casa de los Franceses, A.F.A.A., Mexico, Mexique.

    "J'ai commencé à peindre et dessiner très jeune. Je suivais les cours du soir de l'école d'art, j'étais d'ailleurs assez adroit. Je peignais des paysages et je me débrouillais pour vendre mes dessins pendant les vacances.
    Tout a été bouleversé à la suite d'un très grave accident dont j'ai été victime.
    Outre l'anecdote personnelle, cela eu une conséquence essentielle pour ma peinture. En effet j'ai dû quasiment tout réapprendre, en particulier à écrire et dessiner de la main gauche pour compenser un handicap irrémédiable.
    Dans ce « réapprentissage », j'ai connu un profond changement comme si je devais en passer par les gestes premiers, aller droit au but, à l'essentiel sans perdre du temps avec le superflu. Cela m'a amené à une rupture radicale avec les genres traditionnels de la peinture. La peinture qui, jusque là, tenait avant plus du violon d'Ingres m'est devenue essentielle. Je me suis défait de l'obsession du savoir-faire. Il ne s'agissait plus pour moi dès lors de savoir quoi peindre, mais d'aller au bout de ce qui était devenu un projet. Cet engagement nouveau dans la pratique de la peinture est passé par une sorte de désapprentissage de la peinture. Et cela s'est fait en combattant l'image." Franck Chalendard

    1 autre édition :

  • L'Artiste qui intervient dans un édifice de culte doit avant tout se mesurer à l'histoire du lieu et surtout à celle des hommes qui l'ont fait vivre ; à Vissieuxen- Vercors, village martyr, le caractère empathique de la commande prend là une dimension plus intense. À la Libération, des artistes dans la veine de Germaine Richier ou de Georges Rouault avaient exprimé à travers les thématiques religieuses leur sentiment face aux horreurs de la guerre, et les représentations « désincarnées » du corps du Christ répondaient au drame qu'ils venaient de vivre comme l'avait déclaré André Marchand à propos de sa Crucifixion : « Je n'y peux rien si aujourd'hui le Christ est pour moi cet homme d'un charnier de Dachau. » Aussi, à l'aube du xxie siècle, Cerino et Zagari, qui n'ont pas connu la guerre, ont souhaité d'emblée définir leur posture face au lieu et à sa charge historique : « Faire écho à la mémoire immuablement présente, avec la plus grande lucidité, vivre avec ce poids et avancer avec courage. » Une nouvelle fois, c'est à travers la représentation de l'Homme, celui qui porte en lui la confiance et la sérénité, qu'ils ont mis en résonnance leur intervention s'inscrivant de cette façon dans la mémoire du lieu où « la vie est plus forte que la mort » comme l'a exprimé le père Gagnol.

  • Présentation d'oeuvres d'Orlan réalisées dans les années 1970 avant qu'elle ne devienne une célèbre plasticienne. Sont mis en avant ses collages, ses peintures géométriques et ses sérigraphies.

  • Claude Viallat-Taureaux Nouv.

  • Au delà du créateur, Jean-François Millet, qu'évoquera Mme. Th. Caille, conservatrice honoraire du musée de l'École de Barbizon, ce colloque souhaite avant tout croiser trois thèmes : Le religieux, l'esthétique et le littéraire.
    Car L'Angélus de Millet est au carrefour de plusieurs inspi rat ions mai s aus s i de plus ieur s générat ions , traversant les époques et les interrogeant, entre silence et paroles.L'oeuvre fait d'emblée référence au passé et à des rites anciens, hérités de générations antérieures.
    Décrivant une inspiration, une prière, il a par ailleurs inspiré les peintres, les écrivains, les musiciens au point de devenir une icône célébrissime, aujourd'hui l'un des sept tableaux phares de l'Exposition Universelle installée à Shanghai.
    L'objectif était donc de réunir les meilleurs spécialistes pour échanger, discuter et comprendre aussi, ce qui a provoqué une telle attirance (ou une telle répulsion) pour cette oeuvre, et ses multiples prolongements.

  • «Et ainsi peut-on conclure que la peinture n'est autre qu'une idée des choses incorporelles, et que si elle montre les corps elle en représente seulement l'ordre, et le mode selon lequel les choses se composent, et qu'elle est plus attentive à l'idée du beau qu'à toute autre. Et de là quelques-uns ont voulu que cette idée fût la seule marque et, on peut dire, le but de tous les bons peintres, et que la peinture fût l'amante de la beauté et la reine de l'art. » Nicolas Poussin, cité par Bellori.
    Cette exposition associe des peintres déjà confirmés, sensiblement de la même génération : Stéphane Calais, Sylvie Fanchon, Rémy Hysbergue, Rainier Lericolais, Miquet Mont, Franck Eon, Edouard Prulhière, Bruno Rousselot, Daniel Schlier, à de plus jeunes : Cathy Jardon, Hugo Pernet, Sylvain Roche.
    Cette proposition entend démontrer la persistance et la vivacité de la pratique de la peinture en France aujourd'hui.
    La succession des mouvements d'avant-gardes, depuis la modernité, avait pu faire croire à la disparition de la peinture au profit d'autres pratiques. Or, la peinture persiste.
    Les productions de ces peintres attestent qu'ils ont su assim ler les leçons - les plus prégnantes voire les plus radicales - de l'histoire de ce médium.

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