Généralités sur l'art

  • Henry Révoil (1822-1900) est un architecte connu à la fin du 19e siècle, particulièrement dans le Sud-Est de la France où il exerça son activité de bâtisseur et de restaurateur pendant près de cinquante ans. Sa fonction d'architecte attaché à la Commission des monuments historiques où siégeaient Mérimée et Viollet-le-Duc, les chantiers de construction qu'il mena, le placèrent au sein des débats sur l'histoire de l'architecture et son devenir.
    Le musée des Beaux-Arts de Marseille dispose d'un fonds de dessins de près de 2000 pièces, qui recouvre l'ensemble de la carrière de l'architecte. Les récents travaux d'inventaire dont celui-ci a fait l'objet, permettent aujourd'hui d'en proposer une première «mise en lumière».
    Approcher l'intimité intellectuelle de notre personnage à travers ses dessins et par l'analyse de son milieu familial, dresser une chronologie de son activité professionnelle c'est, appelant à de futurs travaux sur un de ses acteurs oublié, signaler des pistes de réflexion sur un 19e siècle déjà plus lointain que nous le croyons...

  • Ce catalogue raisonné révèle, oeuvre après oeuvre, le parcours rigoureux et tenace de Georges Folmer 1895-1977. De sa formation figurative et pluridisciplinaire aux Beaux-arts de Nancy à l'Abstraction géométrique la plus pure, quelquefois animée par le mouvement.
    Folmer nous offre une variété plastique de grande ampleur.
    L'histoire de l'artiste, comme celle de l'homme démontrent l'authenticité de son engagement et de sa foi en marge des modes et des coteries... jusqu'à en subir la misère, pour être fidèle à lui-même.
    Des conservateurs renommés, des historiens d'Art de la Sorbonne, des professeurs passionnés ainsi que des collectionneurs émérites... tous ont contribué spontanément à l'édification de cet ouvrage. Leurs analyses critiques de l'oeuvre de Folmer confirment la place éminente de cet artiste, attaché au premier cercle d'Herbin, dans l'Art moderne du XXe siècle. Les nombreuses acquisitions muséales attestent également d'une notoriété reconnue. Ce catalogue raisonné est valorisé par tout un ensemble de critiques et de témoignages qui le dressent à un niveau de qualité exemplaire.

  • Cet ouvrage nous propose un panorama de ce que fût durant tout le xixe siècle la peinture de paysage. Au début son statut est encore incertain : seuls ont le droit d'exister le paysage purement décoratif ou le paysage d'imagination aux connotations héroïques. Le travail sur le motif est dévalorisé.
    Cependant, un nouveau mouvement apparaît au début du xixe siècle exprimant la volonté de renouer avec une nature plus vraie, sans référence historique ou mythologique. Le travail sur le motif se développe, exécuté par des artistes qui peignent la nature dans de petites études réalisées en plein air. L'influence réaliste de la peinture hollandaise se combine aux souvenirs rapportés des voyages en Italie ou des séjours dans les forêts des environs de Paris. Dans les années 1820-1830, naissent les successeurs de ces artistes. Le travail en plein air, la liberté de la facture, les conduisent vers un pré-impressionnisme, précurseur du grand mouvement développé dans les années 1870.
    Puis, vers la fin du siècle, un retour s'effectue vers des valeurs moins réalistes, plus spirituelles, orientant la peinture vers un symbolisme traité différemment selon les artistes.

  • Le rire est une arme, et la caricature sa milice.

    Soumis à la censure, Honoré Daumier dans ce que nous appelons ses « caricatures de moeurs », n'en continua pas moins de distiller des opinions contestataires. Ses descriptions des divertissements (théâtre, opéra, danse ou musique), reflets de ses goûts, purent aussi parfois être subrepticement des déclarations de guerre aux pouvoirs en place. À travers une étude détaillée des lithographies et des gravures sur bois qu'il consacra aux spectacles, confrontées aux portraits d'artistes contemporains (de Rachel à Franz Liszt) et mises en regard de son influence esthétique (de Degas à Manet), cet ouvrage, grâce aux importantes collections d'oeuvres de Daumier du musée d'art et d'histoire de Saint-Denis, au concours de nombreux musées et institutions et à l'obligeance de collectionneurs privés, offre une approche nouvelle du monde en effervescence qui anima la vie des Parisiens sous la Deuxième République et le Second Empire.

  • Présentation des peintures de Maurice Utrillo, Suzanne Valadon et André Utter, à l'époque où les trois artistes ont travaillé dans un atelier de Montmartre, au 12 rue Cortot.

  • Quatre ans après son ouverture, ARCHÉA invite au musée les Gaulois du Parisis. Redécouverts il y a quelques années, les peuples gaulois connaissent aujourd'hui de la part des scientifiques et du public un fort engouement qui amène à bousculer les idées reçues. Grâce aux récentes fouilles archéologiques menées notamment en milieu rural, les Parisii, agriculteurs, artisans et parfois artistes, se dévoilent.
    À nouveau, ARCHÉA permet de partir à la découverte du territoire local en évoquant l'occupation humaine mais aussi la vie quotidienne de ces Gaulois du Parisis. Les découvertes de nécropoles et notamment de spectaculaires tombes où le défunt est inhumé sur un char d'apparat, témoignent de pratiques dans la vie comme dans la mort.

  • Si la caricature, la parodie et le pastiche sont classiquement en marge de l'histoire de l'art, nombre d'artistes reconnus s'y sont adonnés avec talent. Depuis l'Antiquité, le langage satirique s'est affirmé comme un moyen d'étude et de dénonciation ironique du monde, dont la diffusion fut largement favorisée par l'invention des techniques de reproduction, depuis l'imprimerie et la gravure jusqu'aux sérigraphies modernes. Les journaux satiriques, qui connurent au XIXe siècle un vaste développement et pour lesquels travaillèrent de grands noms comme Honoré Daumier, donnèrent ses lettres de noblesse à la caricature tout en réussissant à s'adresser à un public plus large que celui des oeuvres d'art.
    Deux artistes nancéiens apportèrent une contribution majeure à ce genre : Jacques Callot (1592-1635) et Grandville (1803-1847), dont le musée des Beaux-Arts, le musée Lorrain et la bibliothèque municipale de Nancy possèdent de très nombreuses oeuvres. Un colloque sur la caricature, l'étrangeté et la fantasmagorie trouve donc naturellement sa place en Lorraine.

  • Je suis archéologue

    Adrien Bossard

    Dans la lignée du dessin de presse qui prend son essor au XIXe siècle, le dessin humoristique est toujours très présent dans les médias et continue d'interroger l'actualité au quotidien.
    L'archéologue est représenté dans ces dessins depuis plus de 150 ans et son apparence a évolué en même temps que la compréhension de sa discipline. L'érudit discret et excentrique du XIXe siècle est devenu le scientifique de terrain que tout le monde connaît et apprécie aujourd'hui.
    Chaque dessin d'archéologue intégré au propos du catalogue est empreint d'une sympathique malice qui fait écho à des réalités et des problématiques scientifiques. Le Musée archéologique de l'Oise propose de les explorer et de révéler le métier sous un nouveau jour, celui de l'humour.
    /> Le musée a eu la chance de pouvoir compter sur la mobilisation de dessinateurs de renom et d'accueillir en résidence Bramley qui a illustré avec talent l'univers des archéologues de Vendeuil- Caply.

  • L'histoire de l'art avait jusqu'à présent, à quelques exceptions près, retenu le peintre abstrait lyrique, le chantre de la nature, le peintre du renouveau de l'art sacré, l'auteur des premiers vitraux abstraits des Églises chrétiennes.
    « Et voilà que, sans crier gare, le peintre mettait le doigt sur des problèmes beaucoup moins innocents impliquant de sa part une prise de position politique qui n'était pas forcément de nature à plaire à tous » disait Jean Laude en 1983. Les chercheurs ont donc jugé nécessaire de rouvrir le dossier de cette peinture dont l'art et le message étaient, au fond, dérangeants. Face aux violences des dictatures et à leur cruauté, l'art d'Alfred Manessier est « une résistance, une ténacité. Elle est du côté d'une espérance tragique ».
    Et si l'écriture picturale d'Alfred Manessier s'inscrit dans la violence du cri d'un peintre engagé dans les tragédies de son temps, elle est aussi chant de la couleur et de la lumière, un travail plastique progressivement et corollairement mené entre drames du monde et sensations de l'harmonie de la nature, construit dans la flamboyance architecturale d'une Picardie durement éprouvée par les guerres, et les variations subtiles et rapides de la lumière sur ses paysages infinis.
    L'ouvrage pose la question et tente d'y répondre : Comment le tragique, le drame, le politique peuvent-ils faire peinture, geste, couleur et lumière ?

  • S'il n'est pas le plus ancien des musées de Marseille, le musée Grobet-Labadié est celui qui au fil des décennies, depuis près d'un siècle, est resté au plus proche de ses origines : on peut le découvrir aujourd'hui dans son lieu de fondation, dans le périmètre de son fonds initial et dans l'esprit muséographique alors défini.
    Ainsi présenté, le contenu de l'hôtel particulier construit par Alexandre Labadié face au Palais Longchamp et transformé en musée par la volonté de sa fille Marie Grobet au sortir de la Première Guerre mondiale, reste en cohérence avec les intentions clairement formulées de sa fondatrice.
    De fait, elle légua à la Ville de Marseille une construction matérielle, intellectuelle et esthétique qu'est une demeure de collectionneurs marseillais de la fin du xixe siècle. C'est un objet « en soi », à valeur désormais historique, qui garde toute l'originalité de son propos.
    Dans la perspective de sa réouverture - retrouvailles pour les uns, découverte pour d'autres - la direction des musées de Marseille a souhaité proposer une nouvelle publication, dédiée à ce fonds, occasion de faire le point des connaissances sur le lieu et ses fondateurs et sur les nouvelles avancées quant à l'analyse de la collection.
    « À la découverte du Musée Grobet-Labadié » se propose donc de répondre à cet objectif sous la forme d'une étude en deux volumes, dont voici celui dédié à Marie Grobet et sa pratique de collectionneuse. L'autre volume sera consacré à la présentation et l'analyse de la collection proprement dite.

  • Le Bulletin de l'association des historiens de l'art italien, publication annuelle de l'AHAI, est une revue scientifique qui rassemble des articles de fond, des actes de journées d'études, des comptes-rendus d'ouvrages et un bloc notes reflétant l'actualité de la recherche. De par sa vocation internationale et pluridisciplinaire, il considère toute problématique ayant trait à l'art italien de l'Antiquité à nos jours et accorde, dans le souci de valoriser les échanges culturels entre pays, une importance particulière à l'étude des rapports franco-italiens.
    Il s'adresse à un large public d'universitaires, de conservateurs, de chercheurs et d'amateurs.

  • Cuisine médiévale : plaisir de se mettre à table, de savourer des mets ou de partager un repas, nécessité de se nourrir et, au-delà, volonté de participer à une pratique sociale et culturelle. Grâce aux objets archéologiques, issus notamment du patrimoine céramique de la vallée de l'Ysieux, aux reconstitutions de scènes de cuisine et de repas ou autres éléments interactifs, le lecteur, les cinq sens en éveil, sera invité à percevoir ce que l'on mange au Moyen Âge, comment et pourquoi.

  • Album amicorum

    Collectif

    Pour rendre hommage à Arnauld Brejon de Lavergnée qui va quitter ses fonctions au Mobilier national en mai 2012, une centaine de ses collègues et amis en France et à l'étranger ont décidé d'écrire chacun une notice sur une oeuvre d'art de leur choix. Elles seront réunies en un volume préfacé par Yves Bonnefoy, professeur honoraire au Collège de France et Marco Chiarini, ancien directeur de la Galleria Palatina au Palazzo Pitti à Florence.

  • Les actes du colloque, qui s'est tenu au Musée des Beaux-Arts de Lille en juin 2005, font suite au catalogue de l'exposition « Le Maître au Feuillage brodé : secrets d'ateliers », organisée sous l'égide de Frame à Lille, en collaboration avec le Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown, Massachusetts, et le Minneapolis Institue
    of Arts, Minnesota. Le colloque abordait les méthodes d'attribution d'oeuvres à ce maître anonyme des anciens Pays-Bas de la fin du xve siècle, à la lumière des connaissances actuelles du fonctionnement des ateliers. Il constitue une étape pour l'étude des oeuvres attribuées aux maîtres à nom de convention.

  • REVUE AHAI N.12

    Collectif

    Le Bulletin de l'association des historiens de l'art italien, publication annuelle de l'AHAI, est une revue scientifique qui rassemble des articles de fond, des actes de journées d'études, des comptes-rendus d'ouvrages et un bloc notes reflétant l'actualité de la recherche. De par sa vocation internationale et pluridisciplinaire, il considère toute problématique ayant trait à l'art italien de l'Antiquité à nos jours et accorde, dans le souci de valoriser les échanges culturels entre pays, une importance particulière à l'étude des rapports franco-italiens.
    Il s'adresse à un large public d'universitaires, de conservateurs, de chercheurs et d'amateurs.

  • REVUE AHAI N.13

    Collectif

    Le Bulletin de l'association des historiens de l'art italien, publication annuelle de l'AHAI, est une revue scientifique qui rassemble des articles de fond, des actes de journées d'études, des comptes-rendus d'ouvrages et un bloc notes reflétant l'actualité de la recherche. De par sa vocation internationale et pluridisciplinaire, il considère toute problématique ayant trait à l'art italien de l'Antiquité à nos jours et accorde, dans le souci de valoriser les échanges culturels entre pays, une importance particulière à l'étude des rapports franco-italiens.
    Il s'adresse à un large public d'universitaires, de conservateurs, de chercheurs et d'amateurs.

  • Le Bulletin de l'Association des Historiens de l'Art Italien, publication annuelle de l'AHAI, est une revue scientifque qui rassemble des articles de fond, des actes de journées d'études, des comptes- rendus d'ouvrages et un bloc notes reflétant l'actualité de la recherche. De par sa vocation internationale et pluridisciplinaire, il considère toute problématique qui ayant trait à l'art italien de l'Antiquité à nos jours et accorde, dans le souci de valoriser les échanges culturels entre pays, une importance particulière à l'étude des rapports franco-italiens. Il s'adresse à un large public d'universitaires, de conservateurs, de chercheurs et d'amateurs.

  • La position géographique du Nord - Pas-de-Calais, à michemin de l'Europe du Nord et de celle du Sud, a fait de cette région une terre très convoitée au fil des siècles. Tour à tour française, belge, espagnole ou hollandaise, protestante ou catholique, elle s'est enrichie de multiples cultures et d'influences diverses. De tout temps, les artistes de l'Europe entière sont venus y puiser leur inspiration.
    L'ouvrage propose un panorama de ce territoire en six sections, depuis l'époque romaine jusqu'à l'époque contemporaine. Ainsi nous est-il proposé une approche très originale selon les périodes et les sections abordées : les voies de communications pour l'antiquité, l'art religieux pour le Moyen Âge, l'essor du catholicisme dans le Nord et son impact sur la création pour la Contre-Réforme, le nouvel art de vivre pour le XVIIIe siècle, la beauté des paysages du nord pour le XIXe siècle, et enfin pour la période contemporaine, l'implantation d'oeuvres d'art dans les villes.

  • Le musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin consacre un ouvrage au fondateur et conservateur du premier musée de la ville, le peintre Louis Nicolas Lemasle (1788-1876). Pour ainsi dire inconnu il y a encore peu de temps, cet élève de Jacques Louis David parcourut un surprenant itinéraire qui le mena de Paris à Rome puis à Naples, où il vécut dix ans, avant de regagner la France et, finalement, de s'installer à Saint-Quentin où il occupa le poste de directeur de l'école de dessin de 1830 à 1861.
    En Italie, Lemasle fut conservateur de la galerie du prince de Salerne, les sites archéologiques d'Herculanum et de Pompéi lui firent découvrir l'architecture... Cette discipline sera toujours présente dans son oeuvre dessiné ou peint : témoignages de voyages autant que éléments décoratifs pour représenter des scènes historiques.
    Dessinateur talentueux il s'adonne au portrait mais surtout nous a laissé des peintures officielles de son temps ainsi que des évocations du passé dans le style troubadour.

  • La collection léguée au début du siècle dernier par le docteur Paul Oulmont à la ville d'Épinal, et destinée au musée départemental où elle est aujourd'hui conservée, contient des chefs-d'oeuvre de tout premier plan.
    Les dessins de Tiepolo, Guardi, Greuze, Boucher, Hubert Robert et Romney comptent parmi les compositions les plus remarquables de cette collection. La centaine d'oeuvres présentée aux amateurs dans cet ouvrage leur réserve de merveilleuses découvertes.
    De plus, ce catalogue exhaustif revoit, après restauration des oeuvres, l'ensemble des attributions faites au début du xxe siècle et soumet parfois celles-ci à de nouvelles mains à l'appui d'oeuvres en rapport et de la collaboration des plus éminents spécialistes.
    L'ensemble charme également par la cohérence car la collection Oulmont accorde sa préférence à la séduction sur l'érudition, au joli sur le sérieux, apparaît comme un parfait exemple du goût des collectionneurs de la Belle Époque pour ce moment de grâce que fut l'art du xviiie siècle en France, en Angleterre et en Italie.

  • Disciple de Seurat, premier des peintres néo-impressionniste après la disparition du fondateur, Paul Signac est le peintre de l'eau, de la lumière, de la sérénité. C'est aussi, en 1895, le peintre du « Temps d 'Anarchie » auquel il donne ce titre tandis qu'explosent les bombes des attentats, tableau qu'il baptisera ensuite « Au Temps d'Harmonie ». Cette grande toile qui orne depuis 1938 la mairie de Montreuil (Seine- Saint-Denis) fut peinte dans l'enthousiasme, avec une science raffinée des couleurs et de la composition, en s'inspirant des théories de John Ruskin. Après ce splendide coup d'essai, plus rien. Signac abandonne les grandes compositions.
    Il abandonne les sujets politiques ou sociaux, alors que ses convictions restent les mêmes. Comment expliquer la mutation brutale de l'oeuvre qui se composera désormais de paysages Merveilleux de Saint-Tropez et d'autres ports, sans ambition apparente d'éducation du regard à laquelle Signac tenait tant ? Le tableau annonce cette mutation, ses couleurs plus éclatantes, sa technique moins systématique, l'enthousiasme pour la nature que l'on y sent, en font une oeuvre aussi impressionniste que néo-impressionniste. Entre l'optimisme utopiste de 1895 et la réalité tragique de l'affaire Dreyfus, l'oeuvre résume admirablement les courants d'idées et l'état d'esprit d'une époque d'espoirs illimités.

  • Le service archéologique de Valenciennes a procédé au cours de l'automne 2007 à une fouille préventive sur une petite parcelle urbaine située dans un secteur au fort potentiel archéologique. Au préalable, un diagnostic mené durant le mois de novembre 2006, suite au dépôt d'un permis de construite pour des logements collectifs, permit de mettre en évidence Ire- vestiges d'une partie des écuries du palais de la Salle-de-Comte, résidence comtale construite à partir de 1168 sous k règne des comtes de Hainaut Baudouin IV l'Edifieur (1120-1171) et Baudouin V le Courageux (1171-1195). L'opération archéologique dévoila quatre siècles d'occupation depuis la construction des écuries au XIVe siècle jusqu'à l'occupation des lieux par Jacques Perdry père (1585-1667) et fils (1612-1683), fondeurs d'artillerie et munitionnaires au service du roi d'Espagne. Néanmoins, les données concernant les écuries sont relativement anecdotiques. La fouille révéla principalement une partie importante des infrastructures de cette fonderie ainsi qu'un mobilier exceptionnel (outils, modèles, moules et munitions de guerre) qui nous font pénétrer dans l'intimité de l'atelier des Perdry.

  • Le catalogue propose une synthèse actualisée sur l'origine de la ville de Saint-Quentin par la confrontation des sources littéraires et des témoignage archéologiques, grâce aux contributions des meilleures spécialistes. Saint-Quentin doit son nom à Quintinus, fils de sénateur, né à Rome au IIIe siècle, converti à la foi chrétienne et l'un des évangélisateurs de la Gaule sous l'empereur Dioclétien. À la suite de son martyre son corps fut inhumé à Saint-Quentin, à l'emplacement de la collégiale (ou basilique).
    La première partie de l'ouvrage sera consacrée à l'étude des textes racontant les différents moments de cette histoire et à leur représentation au Moyen Âge notamment dans l'Authentique de saint Quentin, manuscrit enluminé du XIIe siècle, conservé à la Bibliothèque municipale de Saint-Quentin. La deuxième partie racontera les fouilles de la collégiale du XIXe siècle à ces dernières années et leurs découvertes, notamment sur la première église dédiée à saint Quentin. Une troisième partie sera consacrée aux bijoux d'époque mérovingienne (Ve-VIe siècle) comptant parmi les découvertes les plus spectaculaires de ces fouilles. Les pièces les plus exceptionnelles seront replacées dans la production connue de l'époque. Le catalogue se terminera par l'évocation de la diffusion du culte de saint Quentin en Europe. L'ouvrage dépasse donc, de très loin, son caractère local.

    1 autre édition :

  • Le catalogue Georges Folmer, peintre mallarméen, est publié à l'initiative du Conseil général de Seine-et-Marne, à l'occasion de l'exposition présentée au musée départemental Stéphane Mallarmé (Vulaines-sur-Seine) du 5 avril au 26 août 2013.
    Composé de 52 pages et de 25 reproductions d'oeuvres, il présente des textes de Carine Florentin, docteur en Histoire de l'art, Catherine Santoni-Folmer, fille de l'artiste, Pierre Lasfargues, président du Comité Folmer, et Hervé Joubeaux, conservateur du musée Mallarmé.
    L'exposition présente une vingtaine d'oeuvres de Folmer, peintures et sculptures, inspirées par les poèmes de Mallarmé. Elle offre un regard intime sur la création et la pensée de l'artiste dans l'alliance stylistique qu'il a recherchée avec le grand poète.
    Depuis la disparition de Folmer en 1977, plusieurs rétrospectives ou accrochages d'oeuvres majeures lui ont été consacrés notamment au musée des Beaux-Arts de la Ville de Nancy en 1993 et au musée des Beaux-Arts de Rennes en 2010.

empty