Généralités sur l'art

  • Les cafés ont joué un rôle essentiel dans l'histoire des idées depuis leur fondation dans l'Arabie heureuse, leur épanouissement à Constantinople et leur introduction en Europe au cours du XVIIe siècle. Appelés « Écoles du savoir » au coeur de l'Empire ottoman, devenus à Londres, à Venise, à Paris de véritables bureaux académiques, à la fois parlements improvisés, bureaux de presse, cénacles poétiques, clubs politiques, tribunes idéologiques, centres nerveux des avant-gardes, les cafés s'affirment pendant plusieurs siècles les indispensables laboratoires des utopies et des révolutions. Ce livre retrace l'histoire et les légendes de ces cafés. Du Procope à Paris au Café Royal à Londres, du Caffè Florian à Venise au Pombo de Madrid, du Slavia à Prague au Café Central de Vienne, du Brasileira de Lisbonne au New York de Budapest, ce livre est une invitation au voyage dans les lieux où sont nées et ont circulé les idées de notre modernité.
    Une documentation exceptionnelle a été réunie par Gérard-Georges Lemaire qui s'est passionné pour ce sujet et a organisé sur ce thème de nombreuses expositions.
     

  • S.H. Raza

    Soufiane Bensabra

    Le plus grand peintre indien de l´art abstrait, S.H. Raza a vécu la plus grande partie de sa vie en France, à Paris puis à Gorbio, petit village du sud devenu en quelques années l´épicentre d´un renouveau artistique unique. Cette biographie inédite va au delà du récit conventionnel sur la vie et la carrière d´un maître de l´art contemporain : elle décrypte les manoeuvres les moins reluisantes du monde du marché de l´art. Un récit captivant à lire en attendant la prochaine exposition consacrée à l´artiste en juin 2021 au Centre Pompidou de Paris.

  • Depuis la création de l'Institut du monde arabe, la culture arabe a gagné en France une visibilité et un rayonnement nouveaux. À l'occasion du vingtième anniversaire de son inauguration, l'Institut du monde arabe a souhaité rendre hommage à l'architecture d'un édifice unique en son genre ainsi qu'à ses créateurs. L'Institut du monde arabe appartient désormais au patrimoine de la modernité architecturale. Visité par un million de personnes environ chaque année, le lieu exerce un charme puissant. Ce livre propose les plus belles photographies prises à l'IMA, accompagnées de textes qui permettent de pénétrer dans les arcanes de cet extraordinaire bâtiment. Les architectes de l'Institut du monde arabe sont Jean Nouvel, Architecture-Studio (Martin Robain, Rodo Tisnado, Jean-François Bonne, Jean-François Galmiche), Gilbert Lèzenes et Pierre Soria. À Paris, Jean Nouvel a également conçu le siège de la fondation Cartier, puis le musée du Quai Branly. Après l'IMA, Architecture-Studio a conçu notamment l'ambassade de France à Oman, l'aménagement de la porte ouest de La Mecque, ainsi que le Parlement européen à Strasbourg.

  • Penser ne pas voir runit les principaux textes consacrs par Jacques Derrida la question des arts depuis la parution, en 1978, de La Vrit en peinture. travers ces interventions de facture diverse (tudes, confrences, entretiens) s'chelonnant sur vingt-cinq ans et portant autant sur le dessin et la peinture, la photographie, ...

  • Ces courtes monographies, rassemblées dans la collection " Matière d'images ", s'articulent autour de plusieurs pivots, comme le goût partagé par Georg Grosz, James Ensor et Jean Dubuffet pour le graffiti, ou le ressourcement de Courbet et d'Ensor dans l'art populaire. Tous ces artistes ont quelque chose de " barbare ", et savoir que Jérôme Bosch était membre d'une secte adamiste et hérétique qui considérait que la pratique de l'acte sexuel était une voie d'accès au royaume de Dieu, permet de le redécouvrir avec jubilation. Le refus du classicisme, du cartésianisme, de l'héritage de la Grèce antique leur est commun, l'ironie et la parodie aussi. Fumistes, hydropathes, incohérents, anarchistes, dadaïstes, architectes utopistes, pendant plus d'un siècle les artistes s'opposèrent au système dominant.
    Qui dira si ce temps est révolu ?

    Raconter une histoire pleine de bruit et de fureur loin du ronronnement habituel des écrits sur l'art et les artistes.
    Artistes concernés : James Ensor, Asger Jorn, Jean Dubuffet, Raoul Hausmann, Marcel Duchamp, Gustave Courbet, Jérôme Bosch.
    Qu'ont-ils en commun ? L'anti-académisme, une quête d'invention pour exprimer au mieux leur révolte et le refus de pactiser avec un système inique.

  • C'est de ce pigment et de sa vitesse de rotation interne que dépend l'apparition de toutes les couleurs que nous percevons. Amann peint donc à partir des forces qui produisent le rouge qui ne sont point la lumière mais l'énergie qui la produit. Cette oeuvre vivante, nous explique Marcel Paquet, est inséparable de la philosophie et de son dynamisme intérieur : elle change notre manière de voir et de peindre ; elle est un saut vertigineux dans l'inconnu.

  • Dans le deuxième tome de son Autobiographie, Niki raconte les années passées avec Harry Mathews, l'écrivain américain qu'elle épouse à l'âge de dix-neuf ans, et dont elle a deux enfants, Laura et Philip. Années de bonheur, de découverte du monde, de sa vocation artistique. Années de fragilité aussi, d'expériences amoureuses qui la mènent au bord du gouffre, en hôpital psychiatrique, avant que les liens ne se resserrent avec Harry. De New York à Paris, de Deyá à Majorque, Niki se découvre elle-même en découvrant les artistes (Tinguely, Brancusi), les écrivains proches de Harry et les cinéastes (Robert Bresson...). Comme dans Traces, dessins, collages, passages manuscrits confèrent un caractère très singulier à ces Mémoires où elle donne aussi la parole à Harry dont le point de vue n'est pas toujours le même que le sien.

  • Aprs un sjour New York o triomphe l'expressionnisme abstrait, Jean Clair regagne Paris o le climat intellectuel depuis mai 68 est propice s'ouvrir l'avant-garde . Temps des premires installations , des premiers concepts et des premiers happenings ... Jean Clair est de ceux qui crivent, avant les autres, ...

  • Ce livre est la première monographie sur l'oeuvre plastique de Maurice Lemaître (1926), dernier lettriste historique vivant, ayant rejoint le groupe d'Isidore Isou en 1950, autour de Gabriel Pomerand, François Dufrêne, Gil J Wolman, Jean-Louis Brau ou Guy Debord...
    Le lettrisme, fondé en 1946 par Isidore Isou, s'impose aujourd'hui comme le mouvement d'avant-garde le plus important de l'après-guerre et Maurice Lemaître comme l'un de ses acteurs et propagandistes majeurs.
    Ce premier essai de synthèse des apports de Lemaître dans le domaine lettriste et hypergraphique comporte plus de 200 illustrations, une bibliographie de référence, une analyse historique de Frédéric Acquaviva, des textes de Isidore Isou et Maurice Lemaître.

  • Les écrits peu connus de James Ensor - pas loin d'une centaine de textes rédigés de 1882 à 1946 à la faveur de diverses circonstances - sont d'un style éblouissant et d'une virulence sans pareille : " Ah, parlons-en des peintres doctrinaires et négociants de leurs suffisances matamoresques : leur métier à répétition nous vaut nausées sur nausées.
    Que de veuleries d'imitations serviléformes re-pondues, ruminées mille et mille fois par ces beaux cancres de la peinture, gargouillant, affreux déchets... " Il y célèbre la bonne peinture, y honnit les architectes qui défigurent sa belle ville d'Ostende et vitupère contre la bêtise, les arrivistes, les malfaisants de tout poil qui occupent le devant de la scène de son temps.

    D'une incroyable modernité.
    Textes inconnus en France.
    Une écriture à l'image de sa peinture : radicale, sarcastique et insolente.

  • À une certaine puissance d'affirmation se reconnaît l'artiste Aurèle (né en 1963). Un mot pourrait sans doute définir son rapport au monde qui anime aussi bien son travail que sa vie : l'action. L'oeuvre d'Aurèle revêt l'apparence d'une lutte : autant une lutte pour l'art qu'une lutte pour la vie.

    Artiste engagé enragé, Aurèle a créé une oeuvre qui véhicule un message d'urgence et de résistance face aux fléaux d'une époque et dont le chien perdu est le symbole. Aurèle développe, depuis plus de vingt-cinq ans, le même projet radical de transmettre les errances modernes.
    Son but : mobiliser les générations présentes et les générations à venir face aux guerres, aux épidémies, aux catastrophes écologiques, aux excès politiques et médiatiques, à la précarité et l'exclusion, aux inégalités, au problème de la surconsommation. Dans le monde d'Aurèle, l'art affronte le réel et devient par là même un véritable « miroir de la modernité ».

  • «?Je ne vois pas beaucoup d'exemples antérieurs dans l'histoire de l'art qui nous mettent en présence d'images aussi radicales et bouleversantes tout à la fois de l'amour et de la sexualité. » Catherine Millet

  • l'histoire de l'art est marquée par les scandales : depuis masaccio et jusqu'aux représentants de l'art corporel, tout changement dans la conception de l'oeuvre d'art a fait scandale.
    cela a été vrai six siècles durant au vatican, et c'était toujours vrai lorsqu'on accusait courbet de menacer l'ordre public, les impressionnistes d'avoir le cerveau dérangé.
    a quoi sert donc le scandale, se demande pierre cabanne, sinon à transformer le désordre en ordre ? et quel enseignement y a-t-il à en tirer lorsque celui-ci participe de la normalité, lorsque provocation et spectacle sont de banals outils publicitaires et qu'entre art et publicité la frontière devient indiscernable oe
    cette réflexion passionnante sur l'évolution de l'idée qu'une société se fait de l'art est le dernier texte de pierre cabanne, qui a pu corriger les épreuves peu avant sa mort.
    en janvier 2007.

  • Métro Glacière, je reconnais l'enseigne lumineuse du restaurant vietnamien sur la gauche, le portail d'entrée, la grande cour un peu triste... Quand suis-je venue ici pour la dernière fois ? Avec mon frère Alexandre quand il posait pour Pierre Klossowski ? Des images refont surface, des détails persistent, je revois Pierre dans la petite pièce ensoleillée qui lui sert d'atelier, le nez sur son dessin, accroupi devant ses adolescents, auscultant le travail en cours... Sa voix monte avec moi chez Denise, l'épouse, son modèle, celle qu'il a choisie entre toutes, pour accueillir Roberte ; un mythe, une affabulation, une femme pas comme les autres... Et Denise dans tout ça ? Elle, toujours si discrète, a accepté de me recevoir, de m'ouvrir son album personnel. I. S.

  • On fait l'éloge de la différence alors qu'elle est depuis longtemps intégrée et assimilée. Et l'éloge de la folie - mais où sont passés les fous ?

    L'art contemporain ? S'il y en avait, ça se saurait ! La singularité, traquée naguère pour être réprimée et aujourd'hui pour être valorisée et médiatisée, n'est plus qu'une prothèse aussi voyante que la perruque d'Andy Warhol.

    L'homogénéité généralisée a du moins cette opportunité de nous affranchir de modèles culturels intimidants et désuets. Tel apparaît l'héroïsme de notre postmodernité, que le présent essai, enrichi de nouveaux épisodes pour sa réédition, entend célébrer.

    1 autre édition :

  • L'enfer

    Hugo Lacroix

    L'Enfer est le lieu mythologique par excellence. Il concentre sur son nom, en littérature et en peinture, l'imaginaire de plusieurs civilisations. Une matière si considérable demandait un traitement à la fois érudit et passionné. En voyageant librement dans ce champ de la mort rêvée, traversant les époques, Hugo Lacroix en a extrait des pépites, d'Hésiode à Rimbaud, d'Homère à Joyce, de Platon à Thérèse d'Avila, de la Bible à Milton, Blake et Artaud, de Virgile à Dante, Sollers et Quignard, des bouddhistes tibétains à Castaneda, de l'islam au rock'n'roll. L'auteur décline les géographies, les dispositifs (portes, gouffres, fleuves, voisinages), les éléments (feu, glace, poussière), identifie les habitants du lieu, ses visiteurs héroïques, salue ceux qui ont contesté son existence et ramène l'enfer sur terre avec Balzac, Lautréamont, Dostoïevski, Soljenitsyne, Jünger, Wiesel, Buzatti... Les plus grands peintres et sculpteurs de Jérôme Bosch à Paul Klee, de Giotto à Rodin, en passant par le maître de la cathédrale d'Albi, Delacroix, Monsu Desiderio et les extraordinaires enluminures du Moyen Age accompagnent cette exploration à travers les temps.

  • Luc Tuymans, artiste anversois, considéré comme l'un des plus influents aujourd'hui (ses tableaux sont présents au Musée d'art moderne de New York, à la Tate Gallery à Londres et au Centre Pompidou à Paris), est l'une des figures emblématiques d'une nouvelle génération de peintres figuratifs, à une époque où la pertinence de la peinture est mise en doute par certains, la jugeant inapte à rendre compte du bouillonnement hétérogène de notre société contemporaine.. Le travail de Luc Tuymans traite précisément d'enjeux et de défis contemporains de la peinture tels que la réinterprétation d'images déjà médiatisées (photographies de presse et d'actualité, documents télévisés) ou leur manipulation marquée par le langage de l'image en mouvement (zoom, travelling, montage, horschamp). De dimensions souvent modestes, les oeuvres de Luc Tuymans frappent par leurs tons délavés, souvent écrasés sous une lumière blafarde et envoûtante. Par fragments suggestifs, ses sujets oscillent finement entre les réminiscences intimes d'un passé obscur et l'évocation de pages controversées de l'histoire socio-politique belge ou de la culture flamande

  • Jo Vargas et Fred Vargas sont jumelles. Fred Vargas est l'auteur bien connu de romans policiers qui remportent un succès considérable. Sa soeur Jo est peintre. " Je compris, écrit Fred, que Jo était peintre, qu'elle ferait voler les oiseaux, trembler les roseaux, fraîchir les eaux, exister les meuniers [...] Je compris seulement que le continent Peinture était en Jo tout entier et qu'elle l'explorerait sans se soucier d'attacher les cous aux corps et les têtes aux cous. Que tout vibrerait dans le grand Mystère de la peinture." "Mystérieuse Vargas, écrit Hugo Lacroix. Elle peint comme elle se maquille. Elle se maquille comme elle peint [...] Elle porte dans la vie les jeans, les bottes et le noir de ses peintures.
    Hugo Lacroix est l'auteur de deux recueils de nouvelles à La Différence, Dix-sept histoires de dolce vita (2008) et Dix-sept histoires au pays de 89 (2010).
    Jo Vargas est née à Paris en 1957. Après les Arts décoratifs de Paris et les ateliers de l'Opéra de Paris, elle se consacre exclusivement à la peinture et aux décors de théâtre. À partir de 1992 elle expose régulièrement, à la galerie Liliane François, la Bibliothèque des littératures policières, le Théâtre national de Cergy-Pontoise, la galerie Pablo Barletta, l'Historial de la Grande Guerre, et surtout à la galerie Annie Andrieu avec laquelle elle travaillera onze années.

  • La destruction des tours jumelles du World Trade Center, à New York le 11 septembre 2001, fut un acte d'une violence atroce, d'une audace, d'une ampleur et d'une originalité aussi dévastatrices que bouleversantes. Si, comme l'affirme Robert Storr, l'art contemporain en ce qu'il a de meilleur nous offre un moyen de contempler les paradoxes de la vie moderne, alors le 11 septembre est le défi le plus difficile à relever qu'il ait jamais eu à affronter. Dans son introduction à la grande rétrospective Gerhard Richter organisée au Museum of Modern Art de New York en 2002, Robert Storr dresse le portrait de Richter en ces termes : " Un peintre moins conceptuel stricto sensu que philosophique dans les grandes lignes, un penseur d'avant-garde, mais un praticien souvent traditionnel, un des artistes majeurs de la seconde moitié du XXe siècle et un explorateur en première ligne du XXIe siècle, Richter est un poète fou d'images, un poète de la vivacité et de la retenue, du doute et de l'audace. "

  • Quand Serge July propose à Bernard Dufour d'écrire pour Libération, celui-ci accepte avec joie : " Cette collaboration m'excita beaucoup. Répondre à une commande venue d'ailleurs m'amena à réfléchir intensément à une question et à y répondre précisément et de manière concise. " D'autres journaux lui font la même proposition, dont Art press, auquel Bernard Dufour collabore encore aujourd'hui (il vient de participer au numéro hors série sur les artistes et la littérature actuellement sous presse).
    Regroupant une quarantaine d'articles de Bernard Dufour parus dans différents journaux (Libération, La Nrf, Le Nouvel Observateur, Travioles, Art press...) et sur des sujets aussi variés que la photographie amateur, Rubens ou Antonio Lobo Antunes, ce livre propose également les entretiens que l'artiste a accordés à la presse. Ces derniers ont été conduits par Michel Butor, Pierre Cabanne, Jean Clair, Alain Jouffroy, Philippe Sollers, Jacques Henric...


    Les différents articles écrits par Bernard Dufour ainsi que les entretiens - plus d'une quizaine - qu'il a accordés, parus dans la presse, de la fin des années cinquante à nos jours. Le regard de Bernard Dufour sur la création et l'actualité picturale, photographique et littéraire.

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