Généralités sur l'art

  • Daniel est professeur d'Histoire-Géographie. Aujourd'hui, il conduit ses élèves au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse pour une visite annuelle Mais, pour lui, cette journée au Musée n'est pas tout à fait comme les précédentes. Il se sent nerveux, ses gestes sont maladroits et sa parole moins fluide. Il le sait, il le sent. Tout comme le ressentent les filles et les garçons qui marchent à ses côtés sur le large trottoir de l'allée des Demoiselles.

    Sa nervosité est nourrie par cette impatience qu'il a de découvrir le Musée qui resta longtemps fermé en raison des importants travaux de rénovation et de modernisation.

    Dès la montée des marches et le passage à l'accueil, le décor épuré et l'ambiance lumineuse incitent l'enseignant à forcer l'allure. Au débouché du couloir qui mène à la salle permanente d'exposition, il s'arrête, brutalement. Les premiers élèves sont surpris et viennent buter contre son dos.

    Une statue leur fait face, puissante, énigmatique. Elle dégage immédiatement la force et la sérénité que l'on prête au gardien d'un lieu sacré de la mythologie grecque ou romaine... Le gardien du temple. Là, posté en sentinelle, ce buste féminin représente une Marianne qui se pose, et s'impose, en gardienne symbolique du Musée, tout comme de cette vaste salle dédiée à la transmission de l'histoire des résistants et de leurs combats pour la défense de la République et de ses valeurs : liberté, égalité, fraternité.

    Une enquête sur le buste de Marianne du Musée départemental de la Résistance et de la déportation de Toulouse, qui présente des traces de profanation ainsi que des symboles attribués à la franc-maçonnerie. Les auteurs tentent de comprendre l'origine et les circonstances de la détérioration de cette sculpture et racontent à travers elle l'histoire de Marianne, symbole de la République française.

  • L'exposition qui se tient du 28 septembre 2019 au 23 février 2020 au Musée de Lodève et le catalogue qui l'accompagne invitent à un cheminement sensible sur les sentiers de l'art belge à travers une sélection de quatre-vingt-dix chefs-d'oeuvre des collections du Musée d'Ixelles-Bruxelles.

    Ce panorama offre un éclairage sur les principaux courants développés en Belgique de la fin du XIXe siècle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et illustre la densité, la richesse et la singularité de cette épopée artistique.

    Oscillant entre des influences internationales et des caractéristiques spécifiquement locales, entre un profond attachement à l'égard du réel et une propension féconde à l'imaginaire, l'art belge se révèle telle une ode à la modernité, à la liberté et au non-conformisme.

  • Quatre auteurs passionnés, fins connaisseurs d'Aurillac et des régions de Salers et Mauriac, conjuguent leurs savoirs et leurs talents pour nous offrir cet ouvrage unique. Leurs regards croisés interrogent les grands sujets qui fondent l'identité de ces régions - Chataîgneraie, Xaintrie, vallées de la Jordanne et de la Cère - , éclairent son patrimoine et en expriment la singularité.

    Le livre, largement illustré de photographies et de reproductions de documents d'époque, présente cette richesse historique et cette diversité écologique, dans toutes ses dimensions culturelles contemporaines.

  • Le département de l'Ariège a été formé à la Révolution par le regroupement du Comté de Foix, fondé au Xe siècle et rattaché au royaume de France en 1607, et du Couserans, dont la capitale, Saint-Lizier, a été le siège d'un important évêché jusqu'en 1801. Son histoire plonge ainsi ses racines dans l'histoire politique et religieuse de la France. Département pyrénéen, frontalier avec l'Andorre et l'Espagne, l'Ariège est également riche d'une culture et d'une économie fondées sur l'exploitation minière, le pastoralisme et le thermalisme. Ce livre rassemble un choix des plus remarquables archives conservées aux Archives départementales de l'Ariège. Claudine Pailhès, directrice des Archives départementales a effectué le choix des documents et rédigé les articles qui les accompagnent.

  • Laques, regards croisés Nouv.

    Du 31 mars au 16 mai 2020, la bibliothèque Forney, à Paris, accueille dans le cadre prestigieux de l'hôtel de Sens une exposition où les oeuvres de quatorze laqueurs contemporains de l'association LAC dialoguent avec les laques patrimoniales conservées dans les collections du Mobilier national. C'est l'occasion d'offrir un florilège de la création liée à la laque, depuis les chefs-d'oeuvre du rocaille et de l'Art déco jusqu'aux créations les plus novatrices et les plus audacieuses du XXIe siècle. Laques orientales ou inspirées par l'Orient, laques occidentales en continuité ou en rupture avec la tradition, contraste de la laque avec toutes sortes de matériaux, effets de profondeur et de lumière, recherche sur les couleurs et sur les ombres : ce catalogue donne à voir les différentes palettes d'un art à la séduction inépuisable. Sous la direction d'Isabelle Emmerique, laqueur, Thibauld Mazire, laqueur, président de l'association LAC, et Thierry Sarmant, directeur des collections du Mobilier national. Préface de Hervé Lemoine, directeur du Mobilier national.

  • Tisser la nature ; XVe siècle, XXIe siècle Nouv.

    Le réseau TRAME[S] constitué de cinq établissements liés à l'art tissé en Massif Central crée un évènement collectif et transversal sur le thème Tisser la nature, évènement qui se déroule de 2021 à 2022. Les quatre expositions temporaires, auxquelles se joint la collection permanente de l'Abbaye de La Chaise-Dieu, présentent 68 tapisseries et tapis de la période médiévale au XXIe siècle, issus des collections des sites du réseau ou de collections publiques dont celles du Mobilier national. Le catalogue d'exposition parcourt six siècles d'histoire, commentés par des spécialistes de l'art tissé et de la botanique. Un herbier se déroule sous nos yeux au fil des siècles. Pour exprimer le végétal, le regard des peintres cartonniers est toujours attentif au réel. Mais l'abstraction n'est pas toujours là où nous penserions la trouver... Sous la direction de Brigitte Benneteu, Sophie Guérin-Gasc, Ivonne Papin-Drastik. Avec les contributions de Pascal-François Bertrand et de Charlotte Fauve. Les expositions se tiendront à l'Atelier-musée Jean-Lurçat de Saint-Laurent-Les Tours (Lot) d'avril à octobre 2021, au musée Dom Robert à Sorèze (Tarn) d'avril à octobre 2021, au musée de Lodève (Hérault) d'avril à août 2021, puis de juillet à septembre 2022, à la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson (Creuse).

  • Ce périple lumineux, vivant, plein de couleurs et de parfums, nous entraîne doucement vers un Moyen Âge tout proche de nous. L'auteur nous montre les maçons, les tailleurs de pierres, les sculpteurs, les peintres qui ont fait de chacun de ces édifices un chef-d'oeuvre. Il évoque aussi le réseau d'habitat castral qui structurait la région et même les chemins taillés dans la roche qui permettaient aux voyageurs, commerçants ou pèlerins d'aller, comme nous, d'un site à l'autre. Fort judicieusement, il n'a pas craint parfois d'être un peu hors sujet en nous montrant ici des cistes, là un amandier en fleurs, des mégalithes ou un concert estival. L'auteur évoque aussi l'émergence de la notion de monument, et il nous entraîne même tout naturellement dans sa propre découverte de l'art roman, par une annexe comparative très pédagogique.

    Bien mieux qu'un guide, c'est donc un livre très complet, très réfléchi et très documenté que nous propose aujourd'hui Alain Falvard. Sa formation scientifique lui impose de rester très rigoureux. À sa suite, partons donc avec le même enthousiasme à la découverte de ce Pays Carcassonnais authentique , parfois inattendu, voire mystérieux, mais toujours séduisant

  • Toulouse 1950-1969

    Collectif

    Les années 1950 et 1960 sont marquées par la soif de vivre après les années noires.
    La reconstruction est à l'oeuvre. DE nouvelles façons de construire et d'habiter apparaissent. L'industrie se perfectionne, la mécanisation se répand dans tous les secteurs d'activité. L'idée du progrès est partout présente. On rase, on reconstruit - plus haut - on achète une auto, un scooter, on danse le twist, le Général et Thierry la Fronde occupent la télévision. Mais tout est nouveau, tout doit être nouveau.
    L'an 2000 sera forcément radieux. Mais en attendant d'aller travailler en hélicoptère, on bricole, on rafistole, on rapièce les vêtements : les quelque deux cents tailleurs de Toulouse n'ont pas encore été remplacés par le prêt-à-porter. La vie populaire est offerte aux grands regards de tous. La ville n'est pas encore moderne - elle le devient petit à petit - alors douze bains-douches ne sont pas de trop.
    Tandis que les maraîchers guident leur âne au retour du marché, on réfléchit dans les bureaux d'étude à un avion qui emporterait ses passagers à 2 000 km/h... Rien n'est inventé, tout est dans les photographies.

  • Fait(s) maison

    Collectif

    Cette année le résultat des ateliers d'écriture qui se sont tenus à l'initiative de la Boutique d'Ecriture du Grand Toulouse et sous la houlette de dix auteurs est particulièrement riche et divers.

    Le thème, pour facile qu'il paraisse de prime abord, cache des trésors d'inventivité. Les participants aux ateliers pouvaient s'appuyer sur dix gouaches originales de Ronald Curchod. L'artiste, connu pour la force de son expression, pouvait intimider ; le résultat montre le contraire. L'imaginaire de l'un a « parlé » au vécu des autres à leur propre imaginaire aussi,
    et la confrontation vaut la peine d'être publiée.

    Le livre « fait(s) maison » rend compte de la diversité d'approche d'une notion aussi ordinaire que la maison, le chez soi. Ce n'est pas la moindre des surprises. C'est ainsi que ce livre est la maison où tous ceux qui l'ont fait se retrouvent.

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