Généralités sur l'art

  • Fabien Verschaere développe un univers grouillant à la fois ludique, étrange et mystérieux.

    Ses installations, ses peintures et ses sculptures convoquent l'imagerie médiévale, la culture populaire, la bande dessinée, le monde de l'enfance et la psychanalyse. Son travail est prolifique car il répond à une urgence non dissimulée. Le dessin et l'aquarelle sont les éléments fondateurs de la démarche de Fabien Verschaere et, quand il passe à la troisième dimension, c'est pour renouer avec le contact direct et tactile du jouet, pour mieux approcher les contes de fées et ses princesses et surtout ses monstres dans lesquels il s'incarne. Le musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole expose Fabien Verschaere du 14 juin au 21 septembre 2014. A cette occasion, les Editions Nicolas Chaudun publient son catalogue.

  • Alexandre Charpentier (1856-1909) a joué un rôle essentiel dans l'émergence de l'Art Nouveau. Il a milité pour que l'art soit à la portée de tous et gagne le décor de la vie quotidienne, au-delà des clivages entre Beaux-Arts et arts décoratifs. Touche à tout de génie, il expérimente une palette infinie de techniques et de matériaux : plâtre, marbre, bronze, or, argent, étain, porcelaine, grès, cérame, pâte de verre, estampe en relief et en couleurs, affiche, cuir gaufré... Toujours à l'avant-garde, Charpentier expose avec les néo-impressionnistes, comme Signac et Pissarro. Pendant l'affaire Dreyfus, il se range aux côtés de Zola. Musicien, il est très lié à Debussy ; il fréquente aussi le théâtre libre d'André Antoine. Célèbre de son vivant, mais éclipsé pendant un siècle, ce précurseur du design est à nouveau mis à l'honneur par ce catalogue, premier et unique ouvrage de référence sur son oeuvre.

  • Nicolas Colombel

    Karen Chastagnol

    Bien représenté en France et à l'étranger, notamment aux États-Unis, l'oeuvre de Nicolas Colombel est pourtant mal connue du public. Originaire de Sotteville-lès-Rouen, il se forme à Paris avant de commencer sa carrière à Rome en 1678 où il est le seul français de sa génération à être reçu à l'Accademia di San Luca et au sein de l'Accademia dei Virtuosi al Pantheon. En 1694, il est admis à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture en tant que peintre d'histoire. La suite de sa carrière se déroulera dans le cadre de cette institution.
    Il est sans doute l'artiste de sa génération qui a assumé le plus rigoureusement l'héritage de Poussin à une période charnière de l'histoire de la peinture française. Colombel puise également directement à la source des modèles italiens contemporains.
    Le catalogue de l'exposition réunit pour la première fois l'ensemble des oeuvres du peintre Nicolas Colombel.

  • Christian berard

    Boris Kochno

    La figure pleine, hirsute, de Christian Bérard (1902-1949) incarne une certaine bohème dorée sur tranche, propre à l'entre-deux-guerres. Peintre, illustrateur, créateur de costumes, Bérard resta avant tout comme le génial décorateur de Cocteau (La Belle et la bête), ou de Giraudoux (La Folle de Chaillot). Ami et collaborateur de Serge Lifar, Louis Jouvet ou Jean-Louis Barrault, il s'imposa parmi les maîtres de la scène. Il fut aussi le prince sulfureux des nuits parisiennes, ses frasques spectaculaires augurant de longues périodes de repentances solitaires auxquelles succédèrent bientôt les séjours en clinique. L'indulgence amusée de Chanel l'autorisait à toutes les excentricités. Sa vie de clochard magnifique, il la partagea avec Boris Kochno, ancien amant de Diaghilev dont il avait pris la succession à la tête des Ballets russes. Le récit que laisse Kochno de ces années ne ressuscite pas seulement Bérard et son génie insolent, mais aussi une éblouissante société dont l'humiliation de la défaite et de l'Occupation ne parvint même pas à ternir l'éclat.

  • Le musée d'Art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand a récemment retrouvé dans ses réserves une oeuvre présumée de Théodore Géricault dont l'attribution est aujourd'hui attestée. Cette Tête d'homme se rattache certainement à l'élaboration du Radeau de la Méduse.
    À partir de cette redécouverte, une exposition réunira les études préparatoires, parfois inédites, de ce chef-d'oeuvre universel.
    Elle a pour ambition de mettre en lumière les ressorts du génie créateur, les lignes de force de sa démarche d'artiste :
    - le rapport à l'Autre qui imprègne totalement Le Radeau de la Méduse, hymne à la fraternité des peuples et miroir des débats politiques d'alors ;
    - la connaissance de l'homme, dont Géricault explore tous les aspects, y compris les plus noirs (la folie avec les monomanes, les corps en putréfaction avec les études de cadavres).
    Plus que le catalogue de l'exposition, ce recueil d'essais abondamment illustrés propose une relecture originale de l'oeuvre de l'un des plus grands génies du romantisme.

  • Le Louvre orphelin de la Joconde, Beaubourg déserté par ses Matisse, et demain, pourquoi pas, Orsay privé de Déjeuner sur l'herbe... Doit-on exporter nos collections nationales comme des produits laitiers ? La question émeut, notamment depuis l'annonce de l'ouverture d'un "Louvre 2 " à Abou Dhabi. Didier Rykner nous hurle que non. Par cet essai, le fondateur de la très indocile Tribune de l'Art ne se borne cependant pas à ressasser ses griefs, ni à pourfendre une administration soumise à l'omerta. Il met en lumière les mutations de fonds que couve la polémique : le déclin des conservateurs en faveur d'énarques plus soucieux de profit immédiat que de conservation du patrimoine ; l'essoufflement de cette vieille mission de service publique qui visait à édifier le peuple par la contemplation de chefs-d'oeuvre érigés en véritables lieux de mémoire... L'événement primerait alors sur la pérennité, l'effet d'annonce sur la connaissance. L'auteur ne veut s'y résoudre, et déploie à l'encontre de ses détracteurs, souvent dédaigneux, parfois légitimes, une argumentation d'une précision implacable.

  • Japon interdit

    Theodore Duret

    Lors de cette première étape de son voyage en Asie effectué en 1871, Théodore Duret, en compagnie du collectionneur Henri Cernuschi, nous propose une rencontre avec le Japon authentique, loin des ports européanisés par l'arrivée du vapeur. Il veut connaître la "vieille Asie", à travers un itinéraire qui le transporte de Yedo (actuelle Tokyo) à Osaka en passant par Kyoto. À la recherche des plus belles pièces pour la collection de Cernuschi, avec notamment l'achat du Bouddha de Meguro, ce voyage est avant tout un moment de découverte avec l'art et le peuple nippon.

  • Quand l'écrivain-poète Paul-Jean Toulet (1867-1920) se rend à l'exposition de Hanoï en 1903, il s'attache la compagnie du "prince des gastronomes", Curnonsky, critique culinaire joyeux et sarcastique. Dans cet aller-retour de Marseille à Hanoï, en passant par Colombo, Singapour et Saïgon, Toulet mêle à ses découvertes exotiques, le paquebot, les escales, les mousmés, les virées en riskshaw, l'opium et les paysages, les considérations d'un dandy qui ne s'en laisse pas compter.
    Un texte d'un auteur impeccable que Jorge Luis Borges qualifiait de "plus grand poète français, même si tout le monde l'a oublié".

  • S'il compte incontestablement parmi les promoteurs déterminants de l'unité italienne, Napoléon iii laisse aux héritiers de Garibaldi un souvenir ambigu. Fin connaisseur de l'Italie où, jeune homme, il a longuement séjourné, l'empereur s'est laissé gagner à la cause nationaliste autant par sa vieille fi bre carbonariste que par l'action de Cavour et de la belle comtesse de Castiglione. Outre une époustoufl ante galerie de peintures, l'exposition présente pour la première fois la collection photographique du célèbre studio Alinari, véritable acte de baptême du photo-reportage.

  • Une pérégrination de Philippe Claudel à travers une trentaine de chefs-d'oeuvre du musée des Beaux-Arts de Nancy qui ont façonné le regard du romancier depuis son enfance.
    Jan Sanders van Hemessen (vers 1500 - vers 1565), Jésus chassant les marchands du temple Erik Dietman (1937 - 2002), Voyage organisé dans l'Adriatique Pietro Vanucci dit Le Pérugin (1450 - 1523), Vierge à l'Enfant et saint Jean Eugène Delacroix (1798 - 1863), La Bataille de Nancy Émile Friant (1863 - 1932), Jeune Nancéenne Felix Vallotton (1865 - 1925), Honfleur dans la brume Yayoï Kusama (née en 1929), Infinity Mirror Room Fireflies on the Water

  • Voilà deux ans qu'il défraie la chronique ; que son abandon par l'état-major de la Marine aiguise les appétits les plus vils ; que sa privatisation voudrait symboliser l'aff aiblissement de l'Etat. L'hôtel de la Marine trouve ici sa première grande monographie, qui célèbre le génie des architectes des Lumières (Gabriel, Souffl ot...) et dresse un état des lieux appuyé sur une très riche iconographie dont un reportage photographique inédit.

  • a paris, au lendemain de l'exposition universelle de 1878, un musée de sculpture comparée - le plus grand du monde - investit le palais du trocadéro.
    ce musée, dont viollet-le-duc rêvait depuis 1848, ne cessera d'accroître ses collections pendant un demi-siècle. en 1937, dans l'aile paris du palais chaillot construit sur le même emplacement, il cède la place au musée des monuments français dont l'ambition, héritée de la révolution française, est de proposer une anthologie de l'art national. en 2007, la dernière métamorphose du musée des monuments français le place au coeur du dispositif de la cité de l'architecture et du patrimoine, pour en faire l'instrument d'une politique culturelle novatrice, associant mémoire et projet.

  • l'inguimbertine maison des muses.
    fondée en 1745 clans la capitale du comtat venaissin par mgr d'inguimbert, évêque de carpentras, l'inguimbertine compte parmi les institutions culturelles françaises les plus prestigieuses. cet établissement hors du commun comprend à la fois une bibliothèque de lecture publique, des fonds rares et précieux de renommée internationale, des archives anciennes et quatre collections muséographiques. l'auteur relate l'histoire de cette vénérable maison, en dévoile l'extraordinaire richesse et expose l'ambitieux projet municipal de transfert des collections dans l'hôtel-dieu du xviiie siècle.
    cet ouvrage souligne la profusion et la variété du patrimoine de la ville et offre une large sélection de documents, tableaux et objets d'art, susceptible de répondre aux attentes de chacun

  • Exposition du 15 mars au 26 juin 2011 au Musée de l'Armée Pour la première fois, une exposition d'envergure internationale et un superbe catalogue d'exposition sont consacrés au Maniérisme français dans l'art de l'armure. Presque rien n'avait été, à ce jour, dédié aux chefs-d'oeuvre des ateliers français, dont les somptueux harnois produits d'après les modèles issus de l'École de Fontainebleau s'élèvent au rang des plus belles pièces d'orfèvrerie.

  • Ce superbe ouvrage rassemble les portraits et dessins de Jean et François Clouet montrant les grands personnages de la cour de France sous François ier, Henri ii et ses fils. Il paraîtra à l'occasion de l'exposition des Dessins de Clouet au Château de Chantilly (23 mars - 27 juin 2011).

  • C'est un vibrant hommage au talent d'un conservateur et d'un collectionneur que rendent cet ouvrage et l'exposition qui l'accompagne. Georges de Lastic (1927-1988) appartenait à cette génération qui portait le connoisseurship à son plus haut niveau et fut un exceptionnel redécouvreur des peintres des XVIIe et XVIIIe siècles. Nommé en 1955 conservateur du musée de la Vénerie à Senlis, puis en 1962 au musée de la Chasse et de la Nature à Paris, il se consacre à la mise en scène de peintures animalières et plus particulièrement celles du peintre des chasses royales, Desportes, qu'il connaissait si bien. Ces lieux sont alors d'importants chantiers muséographiques où son talent de décorateur trouvera à s'exercer. Cherchant à recréer l'atmosphère d'une maison particulière, il privilégie une ambiance chaleureuse avec un accrochage dense et des cimaises colorées. Parallèlement, il enrichit les collections grâce à des dépôts de l'État et à des achats judicieux. Héritier en 1970 du château de Parentignat, son " petit Versailles auvergnat ", il se consacre à la rénovation de cette imposante demeure qui devient l'écrin de sa collection personnelle dont il expose également les fleurons dans son appartement parisien du quai de Bourbon. Familier des Puces, des salles de ventes et des marchands, Georges de Lastic parvient à réunir un admirable ensemble de portraits de Nicolas de Largillierre, Pierre Mignard et Hyacinthe Rigaud, de tableaux animaliers de François Desportes, de natures mortes de Meiffren Conte et Jean-Baptiste Oudry. L'exposition, présentée conjointement à Senlis et Paris, sera ensuite proposée sous une forme différente au musée d'art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand.

  • A l'occasion du 250e anniversaire de sa naissance, Louis Boilly retrouve sa place parmi les plus grands artistes du "temps des ruptures".
    Le palais des Beaux-Arts de Lille lui consacre une grande rétrospective, rassemblant près de 200 tableaux, dessins et estampes. Ce n'est rien si l'on considère tout l'oeuvre de ce génie prolixe, trop longtemps toisé comme un faiseur : la tradition ne lui attribue pas moins de 5 000 portraits et scènes de genres auxquels s'ajoutent autant de dessins. Peintre attitré de la vie urbaine, chargeant volontiers le trait de ses contemporains, Boilly évolue entre le lissé imperturbable des derniers maîtres hollandais et la rudesse caricaturiste d'un Hogarth.
    Facétieux, parfaitement détaché de l'éloquence révolutionnaire et de la pudibonderie bourgeoise, Boilly saisit le sujet dans son intimité la plus anodine, loin du tumulte des batailles et des emblèmes de la gloire. Ce qui frappe dans sa peinture, c'est sa proximité. L'art accessible par excellence.

  • C'est un vibrant hommage au talent d'un conservateur et collectionneur éblouissant que rendent cette exposition et cet ouvrage. Appartenant à la génération du connoisseurship porté à son plus haut niveau, Georges de Lastic fut un exceptionnel redécouvreur des peintres des xviie et xviiie siècles. Sa nomination en 1955 au poste de conservateur du musée de la Vénerie à Senlis, puis en 1962 au musée de la Chasse et de la Nature à Paris comble sa passion pour les peintres animaliers et les arts dérivés de la chasse. Ces lieux sont alors de véritables chantiers muséographiques et lui permettent d'exprimer son grand talent de décorateur. Cherchant à recréer l'atmosphère d'une maison particulière, il privilégie les ambiances chaleureuses avec des accrochages denses sur des cimaises colorées. Parallèlement, il enrichit les collections grâce à des dépôts de l'État et à des achats judicieux.
    Héritier en 1970 du château de Parentignat, son « petit Versailles auvergnat », il se consacre à la rénovation de cette imposante demeure qui devient l'écrin de sa collection personnelle dont il expose aussi des fleurons dans son appartement parisien du quai de Bourbon. Familier des Puces, des salles de ventes et des marchands, il acquiert des oeuvres majeures, en particulier des portraits de Hyacinthe Rigaud, Jean-François de Troy, Pierre Mignard et Nicolas de Largillierre, des tableaux de chasse et des nature mortes de François Desportes et de Jean-Baptiste Oudry, des éléments de décor comme les panneaux de l'hôtel Lambert par Eustache Le Sueur.

  • Portraits de la Pensée est consacré à la figure du philosophe au siècle d'or, à Madrid, Naples et Utrecht. Comment rendre visible l'acte de penser ? L'exposition et l'ouvrage abordent, à partir de cette question, la peinture des plus grands maîtres du xviie siècle espagnol, napolitain et hollandais : Diego Vélasquez, Luca Giordano, Jusepe de Ribera, Dirck van Baburen, Jan Lievens. 45 chefs-d'oeuvre sur le thème de la figure imaginaire du philosophe au siècle d'or, autour de l'installation de Bill Viola sur Saint Jean de la Croix, composent une galerie de portraits habités par le silence, le plaisir ou le pathétique d'une pensée qui rayonne dans la matière.
    Exposition du 11 mars au 14 juin 2011 au Palais des Beaux-Arts de Lille.

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