Peinture / Arts graphiques

  • Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

    Collectif

    • Somogy
    • 22 Février 2017

    Vermeer, ou « le sphinx de Delft ». Cette expression, forgée au XIXe siècle, a figé la personnalité de Johannes Vermeer (1632-1675) dans une pose énigmatique et solitaire.
    Cet ouvrage original permet au contraire de découvrir que ce génie universel s'inscrivait dans un riche réseau d'influences, très loin du splendide isolement avec lequel il fut longtemps associé.
    La scène de genre élégante hollandaise connaît son âge d'or vers 1650-1680. Cette peinture, mise en scène luxueuse d'activités qui n'ont de quotidiennes que le nom, permet à la République des Provinces-Unies de s'affirmer face aux monarchies. Vermeer en est l'un des maîtres, aux côtés de Gerard Dou, Gerard ter Borch, Frans van Mieris, Gabriel Metsu, Pieter de Hooch... Ces peintres, actifs à Leyde, Deventer, Amsterdam ou Delft, ont eu connaissance du travail des uns et des autres. Leurs rapports alternent hommages, citations détournées, métamorphoses. Vues de la sorte, les sublimations de Vermeer prennent un sens nouveau : celui de ses rejets et de ses admirations.

  • Pierre Tal Coat (1905-1985), « front de bois » en breton, fut souvent appelé le peintre des peintres. Admiré et aimé par les plus importants créateurs du XXe siècle, il prend aujourd'hui sa juste place dans l'histoire de l'art, celle d'un artiste engagé de tout son être dans l'aventure picturale. Habité par une intuition singulière de l'espace, Tal Coat préféra toujours les réponses de la nature aux catégories des Écoles et l'énergie bienfaisante des sources à la conquête de la notoriété. Elle vint pourtant, sans qu'il la recherche.
    Pierre Tal Coat, La liberté farouche de peindre, témoigne à la fois de l'énergie toujours neuve d'un des plus grands artistes du XXe siècle et de la reconnaissance internationale qu'il reçoit aujourd'hui : expositions, colloques, conférences, publications, jusqu'à la magnifique rétrospective du musée Granet à Aix-en-Provence, dont cet ouvrage constitue le catalogue monographique.
    Riche de près de deux cents reproductions et documents, souvent inédits, de textes de l'artiste lui-même, il rassemble des contributions de fins connaisseurs de son oeuvre, venus d'horizons très divers et réunis par Jean-Pascal Léger. Daniel Dobbels, Bruno Ely, Josef Nadj, Alain Paire, Georges Salles, Anne de Staël et Jean-Pascal Léger éclairent chacun le travail de Tal Coat de la connaissance intime qu'ils peuvent en avoir, de leur réflexion mais aussi de l'amitié qu'ils lui portaient.

  • The world of speedy graphito

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    • Somogy
    • 24 Janvier 2018

    Olivier Rizzo alias Speedy Graphito expose depuis plus de trente ans son regard amusé et ironique sur le monde. Des murs peints aux expositions, ses oeuvres reflètent la mémoire de notre époque. L'histoire de l'art, le consumérisme, les nouvelles technologies... autant de sujets que de formes de représentations hautes en couleurs.
    Multipliant les styles et les médiums, il témoigne sans retenue, par sa créativité décapante, d'une liberté d'expression inspirée et joyeuse. Ses oeuvres, véritable journal de bord de son existence, résument son parcours de vie, son inlassable quête à représenter son aventure intérieure dans un monde en perpétuelle mutation.
    Désormais, c'est à ce livre que revient le rôle de dessiner les différents chapitres de l'oeuvre de Speedy Graphito et d'en faire une partie de votre histoire.
    Speedy Graphito... Une signature qui sonne comme un défi, un manifeste artistique. Rapide comme le geste vif et sûr d'un feutre glissant sur une feuille de papier, d'un coup de pinceau sur la toile ou encore de la main découpant et appliquant un pochoir.
    Rares sont les artistes qui peuvent présenter une telle boulimie de supports, de styles différents, une telle soif de créer. Speedy Graphito est de ceux-là, et son oeuvre prolifique de cesse de nous étonner, de nous questionner.

  • Michel Tyszblat ; 1936-2013

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    • Somogy
    • 7 Novembre 2018

    Ludique et fantasmagorique, la peinture de Michel Tyszblat traverse la seconde moitié du XXe siècle avec une singularité remarquée.
    Proche de la Figuration narrative sans en embrasser l'ensemble des principes, l'oeuvre de cet artiste, qui a vécu toute sa vie à Paris, magnifie un imaginaire poétique qui explore tour à tour la technologie, le monde urbain, la musique...
    Cette monographie qui parcourt l'intégralité de son oeuvre, est mise en lumière par les textes de Lydia Harambourg et préfacée par Jean-Jacques Aillagon.

    Playful and phantasmagorical, Michel Tyszblat's painting wends its way through the second half of the 20th century with a remarkable singularity. The artist's works, which approach Narrative Figuration without however embracing all its precepts, reveal an imaginative poetical world which explores technology, the urban world and music, among other themes...
    This monograph, highlighted with texts by Lydia Harambourg, and prefaced by Jean-Jacques Aillagon, explores the work of this artist, who spent his entire life in Paris.

  • Picasso, l'atelier du minotaure

    Patrick Amine

    • Somogy
    • 11 Juillet 2018

    Exposition présentée au Palais Lumière, Evian-les-Bains, du 30 juin au 7 octobre 2018 - dans le cadre de Picasso-Méditerranée 2017-2019, une initiative du Musée national Picasso-Paris.
    Picasso, l'atelier du Minotaure explore le développement d'un thème majeur de l'histoire de l'art, et la reprise de ce mythe initiatique et funéraire par Pablo Picasso au cours de la période de l'entre-deuxguerres, et son impact sur la création contemporaine (photographie, cinéma, arts de la scène, édition d'art).
    Centrée sur l'émergence et les résurgences de ce thème mythologique dans l'oeuvre de Picasso, le catalogue s'attache à présenter l'ensemble des sources antiques et modernes (céramiques, sculptures, peintures, oeuvres graphiques) qui ont pu favoriser ou influencer sa représentation et sa réinterprétation par Picasso (peintures, sculptures, céramiques, tapisseries) et ses contemporains.
    L'ouvrage confronte les modèles anciens de la représentation de la Fable antique (métamorphose de Zeus en Taureau, taureau de Poséidon, Apis, Europe, Pasiphaé, Minos, Minotaure, Thésée, Ariane, Dédale) aux différentes productions du xixe siècle (Canova, Ramey, Heim, Barye, Peytavin, Rodin, Moreau...), en réservant une place centrale à l'appropriation très nourrie de cette thématique singulière par Picasso, et à l'impact exercé par le mythe crétois sur ses contemporains (Chirico, Masson, Matisse, Picabia, Max Ernst, Dali, Magritte, Miro, Bores...), les poètes et écrivains (Montherlant, Gide, Bataille, Desnos, Yourcenar...), sans oublier le domaine de la photographie (Man Ray, Lucien Clergue, David Douglas Duncan, André Villers) et du cinéma (Fellini, Cocteau...), pour terminer sur une évocation des applications ludiques contemporaines proposées par les jeux vidéo et la bande dessinée.

    Sous la direction d'Annick Fenet, Docteur en lettres, Historienne et archéologue, Olivier Le Bihan, Professeur d'histoire de l'art contemporain, Université de Nantes, Patrick Amine, Critique d'art, essayiste, Ambre Gauthier, docteur en histoire de l'art, Bernard Lafargue, Professeur d'histoire de l'art et d'esthétique, Université Michel de Montaigne et Stéphane Guégan, Conseiller scientifique auprès de la Présidence Musée d'Orsay.

  • Picasso - Picabia

    Aurelie Verdier

    • Somogy
    • 27 Juin 2018

    Dans une éphémère feuille dada intitulée La Pomme de Pins, Picabia affirmait en 1922 : « Picasso est le seul peintre que j'aime ». S'agit-il là d'une nouvelle illustration de la force d'attraction et de l'influence prépondérante de Picasso sur un artiste du XXe siècle ?
    Unis par des origines méridionales communes, l'Espagnol Pablo Picasso (1881-1973) et le Français de père hispano-cubain Francis Picabia (1879-1953), furent plus proches que ce que l'histoire en a retenu - et cela, pour une raison au moins : goûtant la même liberté d'expérimentation en art, leurs carrières respectives, pour différentes qu'elles soient, ne furent qu'une longue rupture avec l'idée même de style - cette soi-disant marque « unique » du créateur dans l'art occidental. Avec Picasso et Picabia, les métamorphoses de soi sont érigées en mode de vie. « Un peintre, disait Picasso, ne doit jamais faire que ce que les gens attendent de lui. Le pire ennemi d'un peintre, c'est le style ». Picasso et Picabia ne firent effectivement jamais ce que l'on attendait d'eux.

    Cette exposition est organisée dans le cadre de « Picasso-Méditerranée », manifestation culturelle internationale qui se tient de 2017 à 2019. Plus de soixante institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre « obstinément méditerranéenne » de Pablo Picasso. À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans la création de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré offre une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

  • Zao Wou-Ki

    Collectif

    • Somogy
    • 5 Octobre 2007


    A travers une cinquantaine de pièces sélectionnées pour refléter l'évolution du travail de Zao Wou-ki et la diversité des techniques utilisées, ce catalogue met en lumière l'exigence, la liberté et l'audace du peintre français d'origine chinoise.


  • Djamel Tatah

    Collectif

    • Somogy
    • 15 Mai 2011

    Djamel Tatah naît en 1959, dans une famille d'origine algérienne, à Saint-Chamond (Loire). Après avoir longtemps travaillé à Marseille, il s'installe à Paris. Répétition des figures, grands formats, représentation abstraite de l'homme contemporain, solitude, les ingrédients de l'artiste sont là. Pour les influences on cite Rothko, Warhol ainsi que l'Egypte et la Renaissance. Prix Gras/Savoye/Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1992, prix du salon de Montrouge, l'artiste a présenté d'importantes expositions personnelles (Centre d'art contemporain Le Parvis à Tarbes en 2007, musée des Beaux-Arts de Nantes en 2008, Galerie des Ponchettes aux MAMAC à Nice en 2009, Centre d'art contemporain du Creux de l'enfer à Thiers en 2010) et collectives telles que "Peintures françaises" à la Villa Médicis en 1997, "Tableaux d'une histoire" à la Villa Arson en 1998, "L'Art au futur antérieur" au Musée de Grenoble en 2004, "La Force de l'art" au Grand Palais en 2006, "Airs de Paris" au centre Georges Pompidou en 2007, "I Mutanti" à la Villa Médicis à Rome en 2010, "Nevermore" au Mac/Val de Vitry-sur-Seine en 2011. Ses oeuvres ont été maintes fois plébiscitées par des publics étrangers : l'Allemagne, la Chine, l'Espagne, les Etats-Unis et la Russie ont pu l'accueillir à plusieurs reprises.

  • Camille Pissarro et Edgar Degas ont inventé l'estampe impressionniste. C'est à l'aube des années 1860 que Pissarro grave ses premières eaux-fortes. En 1873, à l'initiative du docteur Gachet, il renoue avec la gravure en compagnie de Guillaumin et de Cézanne. Puis, à partir de 1879, Degas l'initie aux encrages en couleurs. Dès lors, par la multiplication des états d'un même motif, Pissarro va faire de la gravure un outil d'expérimentation. Cette possibilité constitue une découverte qui le prépare alors à ses célèbres séries urbaines et portuaires. Il nomme ses gravures des « Impressions gravées ». Avec son oeuvre gravé, Pissarro prend place dans l'histoire de l'art aux côtés des plus grands peintres-graveurs de tous les temps, Rembrandt, Goya et plus tard Picasso.

  • Félicien Rops

    Véronique Carpiaux

    • Somogy
    • 11 Octobre 2017

    Cette profession de foi, Félicien Rops, artiste belge de la fin-de-siècle, la déclinera sa vie durant. Son oeuvre et son mode de vie reflètent l'indépendance d'esprit et de création qui caractérise ses dessins, gravures et illustrations.

    10 ans de recherche au musée Rops !
    Conçu comme un catalogue monographique, cet ouvrage réunit plusieurs contributions qui couvrent dix années de recherche au musée Félicien Rops (Province de Namur, Belgique).
    Actualisant les connaissances sur l'artiste, notamment grâce à sa nombreuse correspondance, ce livre présente les différentes facettes de celui que d'aucuns considèrent encore comme l'un des plus grands pornographes du XIXe siècle.

  • Le mythique Bateau-Lavoir, situé place Émile-Goudeau, à quelques pas de l'actuel musée de Montmartre, deviendra, au début du xxe siècle, le berceau de l'art moderne où se rencontrent et échangent, dans un esprit indépendant, Picasso, Braque, Derain, Vlaminck, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, Otto van Rees et bien d'autres. Kees van Dongen y emménage à la fin de l'année 1905, sans doute sur l'invitation de Picasso qui y résidait depuis avril 1904, dans l'ancien atelier de Paco Durio. Il y restera jusqu'au début de l'année 1907. Cet ouvrage passionnant montre à quel point le court séjour de Kees van Dongen au Bateau-Lavoir fut déterminant pour l'évolution de sa carrière. Plusieurs oeuvres phares présentées illustrent les moments-clés de cette période.

    At the beginning of the twentieth century, the legendary Bateau-Lavoir-located on Place Émile-Goudeau, near the present-day Musée de Montmartre-, where the artists Picasso, Derain, Vlaminck, Van Rees, Matisse, Apollinaire, Max Jacob, and many others would meet and exchange ideas in an independent spirit, became the cradle of modern art. Kees van Dongen moved in around December 1905, very probably invited there by Pablo Picasso, who had been living in Paco Durio's former studio since April 1904. He stayed there until 1907. This fascinating book illustrates the extent to which Kees van Dongen's brief stay in the Bateau-Lavoir had a decisive influence on his subsequent career. Several significant works illustrate the key phases in this period.

  • Très peu montrées, presque inédites, cent quinze des plus belles feuilles de la collection de dessins du XIXe siècle du musée de Grenoble composent ce parcours chrono-thématique, du romantisme aux prémices du symbolisme, illustrant le regard sur le passé et l'histoire nationale, les voyages en Orient ou en Italie, l'intérêt pour le pittoresque et le patrimoine, l'art officiel et monumental, la question des artistes confrontés à la guerre, l'illustration et la caricature, les réalismes ou encore la sensibilité au paysage.
    Une invitation à redécouvrir la diversité des approches graphiques des artistes dans un siècle bouleversé par les révolutions et les progrès intellectuels et scientifiques.

  • Gustave Moreau, vers le songe et l'absrait

    Collectif

    • Somogy
    • 24 Octobre 2018

    Gustave Moreau (1826-1898) a conservé dans sa maison-atelier devenue musée au début du XXe siècle un grand nombre de peintures non figuratives. Les historiens de l'art s'interrogent depuis de nombreuses années sur ces oeuvres qui semblent anticiper l'art du XXe siècle alors que Gustave Moreau revendiqua toute sa vie le titre de peintre d'histoire.
    Cet ouvrage se propose de mettre en lumière de manière exhaustive, et pour la première fois, cet aspect méconnu de son art. Il examine minutieusement le statut et le rôle de ces réalisations dans le processus créatif de l'artiste, tant dans ses peintures que dans ses aquarelles. Il permet également de les replacer dans la perspective plus large des prémices de l'abstraction au XIXe siècle. Une question majeure est également posée, celle de la postérité de Gustave Moreau au XXe siècle. Un éclairage novateur et passionnant est ainsi donné sur un artiste qui souhaitait nous entraîner « vers le songe et l'abstrait ».

  • Salvador Dali ; Eureka

    Nathalie Gallissot

    • Somogy
    • 12 Juillet 2017

    « Je lis surtout de la vulgarisation scientifique mais jamais un seul ouvrage à la fois. Il m'en faut cinq ou six en même temps, et je vole d'une page à l'autre », déclarait Dalí avec son sens bien connu de la provocation.

    Le siècle de Dalí fut celui de grandes révolutions scientifiques : celles de la théorie de la relativité, de la géométrie non-euclidienne, de la physique quantique, sans oublier la psychanalyse. Elles réduisaient à l'état d'obsolescence les concepts séculaires de l'espace linéaire qui avaient prévalu depuis Euclide jusqu'à Descartes, comme celui d'une intuition préalable de l'espace et du temps chez Kant.

    Plus les sciences progressaient au XXe siècle, plus elles s'avéraient complexes et abstraites ; ruinant le « principe de réalité » elles devenaient des alliées objectives de celui qui avait créé la méthode d'interprétation délirante du monde environnant : Salvador Dalí.

  • Magnelli et la peinture inventée

    Daniel Abadie

    • Somogy
    • 28 Février 2018

    Pionnier, dès 1915, de l'art abstrait, Alberto Magnelli revient, à partir de 1920, après le tourbillon coloré des Explosions lyriques de 1918-1919 qui marque la fin de la Première Guerre mondiale, à une autre approche de la peinture qui, si elle peut sembler plus classique avec ses personnages ou ses paysages, n'en est pas moins - comme le dira lui-même Magnelli - une peinture inventée. Ces dix années, les dernières qu'il va vivre en Italie avant de fuir la montée du fascisme, seront celles où il va rechercher comment inventer une peinture moderne qui retrouve la force et la sobriété des oeuvres anciennes qui, de Giotto à Piero Della Francesca, feront de lui, à son tour, l'un de ces rigoureux constructeurs de la forme et de l'espace géométrique.

  • Née américaine, d'une famille d'origine française, Mary Cassatt a voué toute sa vie un véritable amour à la France, où elle débuta sa carrière artistique à l'âge de 22 ans. Femme, peintre, impressionniste, agent des artistes, elle a bravé les difficultés de sa condition et gagné l'admiration et la reconnaissance des plus grands, Edgar Degas, Camille Pissarro, John Singer Sargent, Durand-Ruel, Emile Zola ou encore Joris Karl Huysmans...
    Isabelle Enaud-Lechien nous plonge dans la vie de cette personnalité d'avant-garde et passionnée, indissociable des révolutions artistiques parisiennes et du marché de l'art de la seconde moitié du XIXe siècle.

  • Li Chevalier

    Daniele Pitteri

    • Somogy
    • 30 Mai 2018

    est plus que le titre d'une monographie. C'est une boussole pour les lecteurs qui s'aventureront dans l'univers de l'artiste franco-chinoise Li Chevalier, univers enfoui dans la noirceur de l'encre, et dont l'ombre des protagonistes ne se laisse entrevoir qu'à travers une alternance de doutes récurrents, d'espoirs passagers, de quêtes sans fin...Obscurité et clarté, obscurité des âmes perdues et lumière du confort esthétique s'entrelacent en osmose, s'allient et se transfigurent, radieuses ou lugubres, au gré de l'âme du peintre.

    Cet ouvrage qui rassemble une sélection d'oeuvres de Li Chevalier, retrace son parcours , caractérisé par l'élaboration d'un univers esthétique transculturel et multidisciplinaire, entre Orient et Occident, encre et mixed media, peinture et musique... Il s'en dégage pour le lecteur, le spectateur, une émotion esthétique qui transcende les frontières, nous interroge, nous questionne, face aux infinis espaces et à la richesse des confrontations que ces oeuvres dévoilent.

    Au cours des dix dernières années, les oeuvres de Li Chevalier ont été présentées au sein de nombreuses institutions en Asie et en Europe, parmi lesquelles on peut citer le Museo Contemporaneo Rome [MACRO] 2017, la Base Sous Marine de Bordeaux 2014, l'Opéra National de Chine 2013, le Musée des Beaux-Arts de Shanghai 2011, le Musée National des Beaux-arts de Chine 2010; en 2007, la Royal Academy of Arts de Londres a accueilli des oeuvres de Li Chevalier dans son exposition annuelle.

  • Léon Weissberg, figure emblématique de l'école de Paris, est né en Galicie/Autriche-Hongrie en 1895. Loué par des grands critiques (Jean-Marie Dunoyer, Waldémar George) et exposé par les galeristes et les musées, Weissberg s'est essayé au cours de sa trop brève carrière à divers médias (peinture, dessin, sculpture...). Déporté car il était juif, il fut assassiné au camp de Maïdanek en 1943 et son oeuvre, dispersée, fut en partie détruite. Ses émouvants portraits de femmes et de petites filles ses cirques à la tonalité lyriques et ses natures mortes lui ont valu d'être redécouvert. Philippe Soupault, fondateur du mouvement surréaliste avec Breton et Aragon, fut particulièrement sensible à l'oeuvre de Weissberg et à ses personnages qui semblaient être les "acteurs d'une comédie tendre et triste, dépositaires de ses rêves, de l'insouciance et de l'angoisse du temps". Ce catalogue raisonné, qui concerne l'ensemble des créations de Weissberg, offre au lecteur une immersion dans l'univers onirique d'un artiste encore trop peu connu.

  • Les tableaux peints par Gerhard Richter dans les années 1960 ont quelque chose de bizarrement inquiétant en ce qu'ils illustrent un événement sans percer son mystère.
    Ressemblant à des instantanés pris au hasard, ils trouvent pour la plupart leur origine dans des reportages sur des escrocs, empoisonneurs ou victimes de naufrages publiés dans la presse à scandale. D'autres, au contraire, se basent sur des publicités datant de l'époque du « miracle économique » et reflètent ce qui ressemblait alors au bonheur : voitures rapides, pays exotiques, glamour des stars de cinéma.
    Gerhard Richter s'est servi pour ces oeuvres de photos publiées dans des magazines tels que Stern ou Quick, qu'il a agrandies au format de tableaux. A partir de ces photos, d'autant plus expressives que les images étaient encore relativement rares dans les années 1960, il a su créer les "images d'une époque". Il les a complétées avec des objets quotidiens comme devaient le faire également Warhol et Lichtenstein, libérant ainsi la peinture des normes traditionnelles.
    L'oeuvre de Gerhard Richter célèbre la renaissance de la peinture grâce à l'esprit du pop art et du mouvement Fluxus. Son objectif est d'extraire la dimension universelle de ce qui est particulier à une époque déterminée - objectif encore affirmé dans le cycle 18 octobre 1977, dont le présent ouvrage éclaire les sources. Uwe M.
    Schneede a rassemblé cinquante oeuvres de Gerhard Richter dans le livre Images d'une époque.
    Cet ouvrage qui replace les oeuvres de l'artiste dans leur contexte d'origine est ainsi le premier à établir un parallèle entre les tableaux de Richter et les photos sur lesquelles ils se basent.

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