Généralités sur l'art

  • Le nouveau carnet fac-similé de Blanquet : 54 dessins fantastiques, fantasmagoriques autant que fantasmatiques à l'encre rouge mêlée de vert, réalisés dans les trains.

    Exemplaires numérotés.

    Né en 1973, Stéphane Blanquet vit et travaille en région parisienne. Dessinateur, plasticien, metteur en scène, réalisateur, il a derrière lui un long parcours dans le milieu de l'édition et de l'illustration, où il se fait tout d'abord connaître par ses graphzines Chacal Puant (1990) et La Monstrueuse (primé à Angoulême en 1996). Considéré comme l'un des fers de lance de la nouvelle bande dessinée, son univers tourmenté ne laisse personne indifférent et déborde largement du cadre de ses livres édités chez Cornélius, Alain Beaulet, L'Association, Gallimard, Albin Michel ou sa propre maison d'édition United Dead Artists. En 2001, il publie l'un de ses albums les plus marquants, La nouvelle aux pis, roman graphique tout en ombres chinoises, salué par la critique. Dans la même veine mais encore plus sombre, suivra en 2007, La Vénéneuse aux deux éperons. En 2003, il troque le papier pour la peau avec Sur l'épiderme, un ouvrage singulier de peintures sur corps photographiées. Après avoir collaboré en 2006 avec le metteur en scène Jean Lambert-Wild sur la pièce de théâtre Sade Songs (adaptation musicale du Marquis de Sade, dont il a pensé les décors et les costumes), il occupe à partir de 2007 le poste de « directeur oculaire » du Centre Dramatique National de Normandie / Comédie de Caen. Le « Labyrinthique intestin » produit en 2006 pour les Rencontres du 9e Art d'Aix-en-Provence permet à Stéphane Blanquet de déployer son tentaculaire imaginaire au sein d'un vaste dispositif scénographique. Cette exposition sera suivie en 2007 par « Blanquet s'ouvre la panse », présentée à Paris par Arts Factory. En 2009, Blanquet construit un train fantôme au sein du Musée d'Art Contemporain de Lyon, à l'occasion de l'exposition collective « Quintet ». À la suite de l'importante rétrospective que lui a consacré en 2012 le Wharf - Centre d'Art Contemporain de Basse Normandie, il conçoit « A distorted forest », une installation pour le Musée d'Art Contemporain de Singapour, prélude au one man show « Les rêves engloutis », programmé dans ce même musée en 2013 grâce au soutien de la galerie Fuman Art avec laquelle Stéphane Blanquet développe de nombreux projets à l'international.

  • Pendant presque un an, Stéphane Blanquet déploie son imaginaire tentaculaire dans la totalité de l'espace de la Halle Saint-Pierre, temple parisien de l'art brut et de l'art outsider : une carte blanche qui est également pour lui l'occasion d'inviter des artistes avec qui il partage le même goût pour notre "humanité souterraine" . L'enjeu : affirmer la vitalité de ces expressions artistiques individuelles et autonomes qui rompent avec les conventions et les codes dominants et renversent les valeurs établies du "beau" et du "laid" , du "bon" et du "mauvais" goût.
    Dessinateur, plasticien, metteur en scène, réalisateur, Stéphane Blanquet est considéré comme l'une des figures majeures de la scène artistique underground. Par un foisonnement d'images, de formes et de sons depuis la fin des années 1980 à travers des oeuvres d'art, des installations, des spectacles vivants et scénographies, par l'édition indépendante, l'art urbain, mais aussi le cinéma d'animation, ou encore la musique...
    Stéphane Blanquet choque, provoque, trouble, aime créer le malaise en manipulant nos frustrations et ses propres obsessions. Son univers torturé, angoissé est peuplé d'hommes, de femmes et d'enfants que nous voyons habités par le démon de la perversité. Mais cette tension entre innocence et cruauté, entre jubilation sexuelle et pulsion de mort n'est pas désespérance sans issue. Blanquet fait la peau au refoulé, ressuscite la chair, les corps délivrés de la culpabilité et de la peur de mourir.
    L'artiste enrichit son travail en explorant avec passion les technologies et techniques les plus variées, des plus traditionnelles aux plus avant-gardistes : dessin à la plume, lithographie, tapisserie numérique, outils informatiques... Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la Halle Saint-Pierre, Paris, du 5 septembre 2020 au 30 juillet 2021.

  • Les dessins de Jérôme Zonder en grand format.
    Remarquablement réalisées au fusain et à la mine de plomb, les toiles de Jérôme Zonder participent d'une vision névrotique du monde mêlant enfance et ultra-violence, intimité et Histoire, expériences traumatiques et instants de candeur... Le clair-obscur renforce la crudité des scènes autant qu'il les tamise, contribuant à définir les contours d'une oeuvre à la délicate noirceur.
    Publié suite à l'exposition de Jérôme Zonder « Fatum » à la Maison Rouge, Paris, du 19 février au 10 mai 2015.

  • Numéro spécial réalisé à l'occasion de la 22e édition de la manifestation décalée dédiée au cinéma de l'extrême et des mauvais genres.

    Avec Stéphane Blanquet, Keiichi Tanaami, Rui Tsunoda, Laurent Lolmède, Placid, Captain Cavern, Quentin Faucompré, Marie-Pierre Brunel, Francesco Defourny, David Lynch, Jérôme Zonder, Manuel Ocampo, Camille Lavaud, Jessica Rispal, Marc Brunier-Mestas, Mavado Charon, Aurélie William-Levaux, Takayuki Futakuchi, Lagautrière, Seb Niark, Sandra Ghosn, Musta fior, Romy Alizée, Seb Jarnot, Lilas, Diego Fermin, Kiki Picasso, Anne Van der Linden, Frédéric Fleury, Martes Bathori, Caroline Sury, Arnaud Loumeau, Ésther Pearl Watson, Musta Fior, Andy Bolus, Léo Quievreux, Joko, Julien Brunet, Boris Pramatarov, Juan, Bertrand Mandico, Jobo Smith, Giaime Loi, Lenté Chris, Wataru Kasahara, Dewey Guyen, Alice le Danff, Lascault, Diego Lazzarin, Lyyst, Aoi Fujimoto, Missadline, Christian Aubrun.

    Publié à l'occasion de la 22e édition de L'Étrange festival, Forum des images et Cinéma les Fauvettes, Paris, du 7 au 18 septembre 2016.

    Biffin périodique à parution irrégulière, chiffon d'images, tabloïd géant (47,5 x 66 cm), pelure graphique... La Tranchée Racine constitue l'antichambre des éditions United Dead Artists, une proposition d'images, de strips, de photographies et de textes sélectionnés par Stéphane Blanquet (qui réalise les couvertures) et reflétant en tout point l'esprit de la maison. La Tranchée Racine ce sont 12 pages à partager entre une quarantaine d'auteurs issus ou non du catalogue UDA, un foisonnement d'images brutes sur offset noir & blanc. Les numéros bis du périodique sont des parutions de pleine page ou consacrées à un seul auteur.

  • Recueil de dessins inédits : les prêtresses vaudous de Christelle Enault couvrent leur visage de masques cartoonesques et nous transportent dans un univers troglodyte à la végétation foisonnante où chaque parcelle semble dégouliner de plaisir... Créatures féminines et formes priapiques s'honorent mutuellement dans une voodoo dance érotique et vénéneuse brillamment rendue vivante par le trait délicat et nuancé de l'artiste parisienne.
    « Le Doux Voodoo de Christelle Enault est un rituel, une cérémonie, une invocation lancée par des personnages exclusivement féminins, mais porteurs d'une identité trouble qui affirment leur virilité comme leur féminité. Le désir y est clairement attisé, l'érotisme y est tour à tour délicat et animal comme autant d'étapes d'une transe où petits points lumineux, papiers tramés, tissés et découpés se répondent et prennent vie. » Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la galerie Arts Factory, Paris, du 20 juin au 30 juillet 2015.

  • Psychic mucus

    Wataru Kasahara

    Monstres dégénérescents et êtres humains se livrent au stupre dans un décorum fait de corps tronqués, chairs à vif, organes exposés, sécrétions, déjections et signes cabalistiques qui constituent le nouvel alphabet hermétique des visions dantesques de Kasahara.

    Wataru Kasahara est un artiste visuel et musicien noise japonais, loyal contributeur de La Tranchée racine.

  • Jalouses

    The Pit

    Chirurgicale décadence : les corps désarticulés des Miss Trauma, figures féminines cauchemardesques qui peuplent l'univers aussi puissamment sadique que graphiquement parfait de The Pit.

  • Créatures féminines grotesques, rayons atomiques, têtes de morts, monstres Pop et décors hérités de l'ukiyo-e forment les hallucinations polychromes d'un maître de l'art psychédélique inspirées par une expérience de mort imminente.
    Métaphore de notre passage sur Terre, le pont qui unit la naissance à la mort est le motif central des dessins réunis au sein de cette publication. À l'origine de ce projet, la grave maladie qui atteint Keiichi Tanaami à l'âge de 45 ans. Les médicaments qu'on lui prescrit lui donnent de fortes hallucinations. Ce sont les souvenirs de ces visions, aux portes de la mort entre rêve et conscience que nous donne à voir Tanaami.
    Publié suite à l'exposition éponyme à la Mizuma Gallery, Singapour, en 2013.

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