Généralités sur l'art

  • Grand Paris

    Martin Parr

    Exposition à la MEP à Paris du 25 mars au 25 juin 2014.
    Cela fait trente-cinq ans que Martin Parr photographie des scènes ordinaires avec le don de nous prendre au dépourvu. Que nous soyons en train de manger, de prendre un bain de soleil, de nous embrasser... il pressent la vulnérabilité inhérente à chacun de nous.
    Cette fois-ci, sous la forme d'un véritable plan de Paris (édition spéciale taxis) sous sa couverture originale et avec un index des rues 100 % fiable, Martin Parr nous invite à le suivre dans la capitale. Pendant trois ans, à la demande de la Maison Européenne de la Photographie (MEP), Martin Parr s'est penché sur les parisiens et parisiennes et a photographié les Champs-Élysées, les touristes, le 14 Juillet, les défilés de mode, le salon d'aéronautique du Bourget, Paris Plage, les musées et les foires d'art, le salon d'agriculture...
    Au final, une quarantaine d'images inédites et quelques clichés antérieurs incontournables, un véritable work in progress sur Paris.

  • Cet ensemble offre un panorama inédit des divers courants esthétiques, présentés autour de quatre axes : le non conformisme des années 1960, le Sots-art des années 1970, le Conceptualisme et les mouvements nés consécutivement à la Perestroïka dans les années 1990 à Moscou et à Léningrad.
    Cette mise en perspective de l'histoire de l'art et des idées en ex-URSS et dans la Russie actuelle dresse le portrait inédit d'une scène artistique encore méconnue en France. Peintures, sculptures, photographies, albums, dessins... d'artistes majeurs, comme Ilya Kabakov ou Oleg Koulik, ou plus confidentiels donnent à voir un art russe souvent étonnant mêlant références politiques, poétiques et artistiques.

    LISTE DES ARTISTES EXPOSÉS.
    Non-conformisme :
    Erik Boulatov / Igor Chelkovski / Vladimir Iakovlev / Vladimir Iankilevski / Francisco Infante-Arana / Vladimir Nemoukhine / Oscar Rabin / Mikhail Roginsky / Édouard Steinberg / Boris Touretski.
    Iouri Zlotnikov.
    Sots art :
    Grisha Bruskin / Vitaly Komar & Alexander Melamid / Alexander Kosolapov / Boris Orlov / Mikhaïl Roshal-Fedorov / Leonid Sokov.
    Conceptualisme :
    Actions collectives (KD) : groupe composé de Monastyrski, Kiesewalter, Igor Makarevitch et Elena Elaguina / Yuri Albert / Sergueï Anoufriev / Ivan Chouïkov / Rimma Guerlovina & Valeri Guerlovine / Ilya & Emilia Kabakov / Inspection « Herméneutique médicale » : groupe composé de Leiderman, Anoufriev et Pepperstein / George Kiesewalter / Iouri Leiderman / Igor Makarevitch & Elena Elaguina / Andreï Monastyrski / Moukhamor : groupe composé de Sergueï et Vladimir Mironenko, Konstantin Zvezdotchetov / Pavel Pepperstein / Viktor Pivovarov / Dmitri Prigov / Victor Skersis / SZ : groupe composé de Skersis et Zakharov /Vadim Zakharov.
    Perestroïka post soviétique :
    Moscou :
    AES+F / Iouri Avvakoumov / Champions du monde / Andreï Filippov / Dmitri Goutov / Andreï Iakhnine / Valeri Kochliakov / Nikolaï Kozlov / Oleg Koulik / Boris Mikhailov / Sergueï Mironenko.
    Vladimir Mironenko / Pertsy / Alexandre Ponomarev / Andreï Roiter / Sergueï Volkov / Konstantin Zvezdotchetov / Larissa Zvezdotchetova-Rezun.
    Leningrad :
    Assa / Sergueï Bougaev-Afrika / Gueorgui Gourianov / Oleg Kotelnikov / TV Pirate / Vladislav Mamychev-Monroe / Timur Novikov / Sergueï Serp / Evgeny Yufit.

  • Dada : Paris Washington New York Textes de Jeanne Brun, Séverine Gossart, Laurent Le Bon, Jasmin Oezcebi, Anne Ulmand, Jerome Neuner, Leah Dickerman Dada est un mouvement artistique, littéraire et politique, apparu à Zurich et New York vers 1916. Souvent présentée à tort comme un groupe de plaisantins potaches et destructeurs, la cinquantaine d'artistes qui forment la constellation internationale des créateurs dada - Tristan Tzara, Hans Richter, Richard Huelsenbeck, Paul Eluard, Francis Picabia, Man Ray, Marcel Duchamp, etc. - a une influence majeure sur l'art du xxe siècle et d'aujourd'hui.
    Lucide, sérieux, rationnel, engagé, distant, frivole, angoissé, révolté, individuel, collectif, Dada concerne tous les médias, toutes les disciplines, tous les genres, sans aucune hiérarchie. Le mot et l'image ne font qu'un. Le peintre et le poète sont inséparables. La revue a autant d'importance que le tableau. Dada est la vie. Il n'y a pas de style dada. Dada réinvente les processus de création et libère l'art de ses carcans. Ce n'est pas Dada qui est absurde, c'est l'époque. Dada " s'en prend sérieusement à l'héritage, sans esprit de sérieux ". Révolté devant l'ineptie de la guerre, la décadence de l'art traditionnel et des valeurs qui ont contribué au naufrage de la civilisation, le créateur dada fait table rase pour mieux reconstruire un " art plus art " selon les lois du hasard, de la spontanéité et de l'inconscient ;
    Tristan Tzara souhaite " des oeuvres fortes, droites, précises, et à jamais incomprises ". C'est à un parcours dans la folie de la révolte dada auquel ce livre invite, avec plus d'un millier d'oeuvres à découvrir. Après une approche historique des grandes manifestations dadas depuis 1916, l'ouvrage se penche sur l'exposition itinérante initiée par le Centre Pompidou à Paris, co-produite avec la National Gallery of Art à Washington et le MoMA à New York entre 2005 et 2006. Comme souvent lorsqu'une exposition circule, l'approche des trois commissariats propose trois lectures différentes du mouvement à partir d'un corpus d'oeuvres identique. Le propos de cet ouvrage est de retracer le parcours itinérant de cette manifestation, offrant des vues comparées des présentations qui en furent faites. Gardant ainsi la mémoire de ses accrochages successifs, cette publication veut donner la preuve que l'histoire des expositions ne se situe pas uniquement dans la liste des oeuvres rassemblées mais aussi dans leur scénographie.

  • Regarder une statue de Bouddha, quel genre d'expérience cela peut-il représenter aujourd'hui, dans un monde qui a presque complètement perdu la foi ? Telle est la problématique qu'aborde Hiroshi Sugimoto dans cet ouvrage en faisant dialoguer ses photographies, des oeuvres de sa collection personnelle et ses textes. Première monographie importante en français sur l'artiste, elle révèle un aspect essentiel de son travail s'inspirant des civilisations anciennes et de leur spiritualité.
    Avec Accelerated Buddha, Hiroshi Sugimoto prolonge sa réflexion amorcée dans son précédent ouvrage History of History en s'attachant plus particulièrement à la naissance et au déclin du bouddhisme au Japon. Les images vidéos des mille statues de Boddhisattva du Sanjûsangendô, un important temple de Kyoto construit au XIIIe siècle, période de déclin du bouddhisme, qu'il présente en accéléré jusqu'à leur disparition font référence au constat de l'artiste que "toutes les civilisations s'accélèrent à mesure qu'elles approchent du déclin" et que notre société "continue à se précipiter vers une disparition programmée".

  • Emmet Gowin

    Emmet Gowin

    Emmet Gowin trouve dans sa famille et son environnement naturel immédiat une sécurité et un équilibre qui lui permettent d'aller plus loin dans sa compréhension de notre planète. Puis, s'éloignant de son univers intime et particulier, son regard se tourne vers le paysage au sens large : des paysages emplis de réminiscences historiques (essentiellement bibliques) tels que le site de Petra en Jordanie ou la ville abandonnée de Matera en Italie et d'autres ravagés par des phénomènes naturels (éruption du mont Saint Helens dans l'état de Washington en 1980) ou par la main de l'homme (champs irrigués par pivot, exploitations minières ou terrains d'essais nucléaires).
    Mais tel un Ulysse moderne, son voyage autour du monde n'est qu'un long détour qui le ramène à ses origines, c'est-à-dire à son paysage natal, à sa famille, à Edith.
    Cet ouvrage, réalisé en étroite collaboration avec Emmet Gowin, contient plus de 200 images et offre la vision la plus complète de son oeuvre. Gowin signe deux textes inédits, accompagnés d'un article du commissaire d'exposition Carlos Gollonet et d'un texte de Keith F. Davis, conservateur en chef de la photographie au Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City, Missouri.

  • Das watt

    Alfred Ehrhardt

    En 1936, Alfred Ehrhardt publie Das Watt, l'estran en français. Ses photographies montrent l'espace laissé par la mer à marée basse, le sable parcouru de lignes, de sillons, plus ou moins profonds, sinueux, aux dessins complexes. Autant de variations abstraites, dont l'objectif du photographe restitue l'austère beauté. Aujourd'hui, le mystérieux pouvoir évocateur de ces images demeure et l'on ne peut s'empêcher de penser à travers elles à la géologie de lointaines planètes.

  • Dioramas

    Hiroshi Sugimoto

    Hiroshi Sugimoto entame sa première série photographique en 1974 en découvrant les dioramas du Musée américain d'histoire naturelle à New York. Frappé par l'aspect artificiel de la mise en scène, il se rend compte que l'illusion fonctionnerait mieux à travers l'oeil d'un appareil photographique supposé toujours montrer la réalité brute. Cet ouvrage rassemble pour la première fois l'ensemble de cette oeuvre fondatrice qui lança la carrière de Sugimoto, enrichi d'une dizaine de photographies récentes (2012).

  • Quatre-vingt dix photographies forment ce livre qui ambitionne d'être comme la
    ligne de crête de l'oeuvre en noir et blanc du photographe Patrick Faigenbaum,
    depuis ses débuts en 1973 jusqu'à aujourd'hui. Pour beaucoup d'entre elles
    inédites, toutes ces photographies sont ici présentées pour la première fois
    dans un rythme qui apparente leur ensemble à une partition musicale où silences
    et sons, intimité et extériorité, progressent de concert. Avec un texte de
    Jean-François Chevrier.

  • The bikeriders

    Danny Lyon

    Publié en 1968, The Bikeriders explore au plus près les récits et les personnages du Chicago Outlaws Motorcycle Club. L'ouvrage, en format magazine, présente les clichés noir et blanc originaux et les entretiens réalisés par Danny Lyon de 1963 à 1967, alors qu'il appartenait à ce gang de motards. Lyon trace un portrait authentique, personnel et sans concession d'hommes et de femmes en marge de la société. Son style engagé et son réalisme cru mais empreint d'humanisme rappellent le mouvement du Nouveau Journalisme, popularisé dans les années 1960 par Joan Didion, Truman Capote ou Tom Wolfe. Wolfe définit ce courant comme une investigation artistique (« Investigation is an art, let's just be kind of artists »). Avec The Bikeriders, le photographe s'est immergé dans le sujet, venant amplifier la force de l'oeuvre et l'intérêt qu'elle suscite en nous. Danny Lyon n'a pas seulement photographié ces motards; il a voyagé avec eux et a partagé leur mode de vie. À travers cette série de photographies, c'est un véritable hommage qu'il leur rend.

  • De ses illustrations pour Nadja d'André Breton, en passant par Le Gros Orteil ou Les Mouches publiées dans la revue Documents de Georges Bataille, le photographe Jacques-André Boiffard (1902-1961) a offert les images parmi les plus emblématiques de l'iconographie surréaliste. Bien que restreinte en temps et en nombre, son oeuvre révèle en creux, tout autant que sa trajectoire intellectuelle et idéologique, les tensions traversant le mouvement d'avant-garde. Boiffard a été un témoin discret mais actif de l'aventure surréaliste signant par exemple, aux côtés de Paul Eluard et de Roger Vitrac, la préface du premier numéro de La Révolution surréaliste. S'il ne s'illustre que tardivement comme photographe après plus de quatre années passées dans l'ombre de Man Ray, Boiffard a cherché à amalgamer dans sa propre pratique du médium la subversion, l'étrangeté et l'onirisme, toujours avec intransigeance et obsession analytique.
    Membre de la première heure du mouvement, complice de Pierre Naville et de Simone Breton-Collinet, élève de Man Ray et enfin, compagnon de route du photographe d'avant-garde Eli Lotar, Boiffard demeure encore aujourd'hui une figure mystérieuse que l'ample fortune critique générée par son corpus n'a pas suffi à désépaissir. « [.] Que ceux d'entre nous dont le nom commencent à marquer l'effacent. Ils y gagneraient une liberté dont on peut encore espérer beaucoup [.] », écrivait Paul Nougé à André Breton en 1929. Boiffard semble avoir pris à son compte l'injonction du leader surréaliste belge en parant d'un voile opaque sa destinée fulgurante, sensible et intrigante qui reste aujourd'hui à exhumer.

  • SEI

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    SEI : une même prononciation, un même mot de la langue japonaise, mais vingt-huit caractères kanji offrant une multitude de sens : étoile, voix, bleu, sexe, énergie, mort, trahison, quiétude, pureté. La photographe Yuriko Takagi ouvre la boîte de Pandore au fil de ses vingt-huit boutons de fleurs photographiés en plan serré, en noir et blanc : à chaque kanji sa fleur. Que donne-t-elle à voir ? Fleurs de chair ou végétales ? Le regard se perd dans ces boutons fleurs qui évoquent autant de mondes mystérieux et revêtent donc des sens divers. Pétales striés, pliés, pistils duveteux, étamines soyeux, pédoncules âpres, aigrettes laineuses. Est-ce des fleurs, des sexes féminins, des morceaux de taffetas froissés, des papiers de soie soufflés ? Les sens se réveillent : tactilité, vertige, mondes sourds, sombres ou lumineux, la photographe nous plonge aux frontières du connu pour une mise en abime de la compréhension et de la perception. Ses images révèlent ce qui est caché, bouscule notre appréhension du monde. Elles nous tendent un miroir, où nous voyons, projetons, nos désirs inconscients ; elles racontent la pluralité du monde.

  • S'appuyant principalement sur les collections du musée du Louvre et du château de Versailles, l'exposition évoque la création du musée du Louvre à partir de la présentation des collections royales pendant le règne de Louis XIV dans les jardins et les grands appartements de Versailles, jusqu'à l'ouverture du Muséum dans le palais du Louvre en 1793. Elle s'intéresse à la question des origines et du rôle du musée, né de la volonté royale, fruit d'une évolution des pratiques artistiques, mûri par une réflexion sur la transmission et l'enseignement de l'art.
    Musée universel au coeur du monde arabe, le Louvre Abu Dhabi incarne un esprit d'ouverture et de dialogue entre les cultures. La collection permanente du musée, ainsi que d'importants prêts issus des collections nationales françaises, raconteront une histoire globale de l'humanité, des temps anciens jusqu'à nos jours. La mise en dialogue d'oeuvres de cultures différentes dans les galeries du musée permettra aux visiteurs de découvrir les influences communes et les intrigantes connexions entre les cultures à travers l'histoire. Le parcours débutera avec la préhistoire, la naissance des civilisations, puis les premiers Grands Empires. Seront ensuite explorés des thèmes comme les religions universelles, les échanges le long des routes de commerce, les voyages et les grandes découvertes, le rôle de l'individu dans l'histoire, ainsi que des thèmes contemporains liés à la période moderne et à la globalisation.
    Le Louvre Abu Dhabi présentera des expositions temporaires régulières afin d'offrir aux visiteurs une offre culturelle renouvelée tout au long de l'année. Ces expositions seront l'opportunité de créer des programmes originaux et innovants développés en collaboration avec les musées français.

  • Antipersonnel

    Raphaël Dallaporta

    Antipersonnel Photographies de Raphaël Dallaporta Textes de Martin Parr, Sam Stourdzé, Jody Williams, Philippe Houliat, Amnesty International et Handicap International.
    Raphaël Dallaporta, photographe documentaire, a très tôt été remarqué pour ses sujets engagés. Repéré par Martin Parr lors des Rencontres d'Arles en 2004 avec sa série " Antipersonnel ", il poursuit depuis son travail sur les problématiques relatives à la condition humaine. Grâce à un équilibre pensé entre textes et images, Raphaël Dallaporta rend compte de certaines réalités d'une manière radicale et sensible.

    " Antipersonnel " est une série où Dallaporta poursuit son oeuvre en suscitant fascination et répulsion. Avec une rigueur méticuleuse et un réalisme saisissant, il a photographié en couleurs, toujours avec la même composition, trente-cinq mines antipersonnel à taille réelle. Comme souvent dans son travail, le photographe s'est mis à distance, préférant montrer l'objet - les mines - que l'on ne " voit " jamais, plutôt que les victimes. Pourtant, le résultat est là : textes à l'appui, on est frappé dans un premier temps par l'esthétisme de l'image, avant de se confronter à l'efficacité, la force destructrice et la perversité de ces armes.

    Des cinq grandes catégories d'armes antipersonnel - à effet de souffle, à fragmentation, bondissantes, directionnelles et sous-munitions -, seules les quatre premières ont été interdites par la Convention d'Ottawa en 1997, signée à ce jour par 156 pays. Il aura fallu attendre 2004 et le traité d'Oslo pour voir limiter l'utilisation des bombes à sous-munitions.

    Une introduction de Sam Stourdzé, directeur du musée de l'Élysée, un texte de Jody Williams, prix Nobel de la Paix 1997 et ambassadrice de la International Campaign to Ban Mines, un entretien avec Philippe Houliat, démineur, et une conclusion cosignée par Amnesty International et Handicap International viennent accompagner cette série de trente-cinq images, afin de prendre conscience des conséquences de la production et de l'utilisation des mines antipersonnel depuis plus de soixante ans.

  • Fois en Europe dans la chapelle du musée Unterlinden, en regard de la Crucifixion de Grünewald qui les a inspirés.
    « Cet ensemble d?un expressionnisme exacerbé par le contraste entre la violence du matériau (le fil de fer barbelé) et la beauté du résultat formel, la taille imposante des corps et leur exposition aérienne, entre le symbole unique et la multiplicité, semble exhiber toute la violence contenue dans la représentation iconique du Christ sur la croix de Grünewald.
    Mais au-delà de cette dimension dramatique, le matériau utilisé et savamment tressé, la répétition du sujet devenu motif ont une visée ornementale que trahit le titre de l?oeuvre, à concevoir comme une stylisation ou une sublimation de l?image du Christ de Grünewald ».

  • Un livre en résonance avec l'ampleur de la collection. Pour l'explorer, un commissaire prendra pour credo la célèbre formule de Marcel Duchamp : "Le regardeur fait l'oeuvre". Telle une arborescence, une collection résulte d'autant de regards portés sur le monde de l'image, de rencontres fortuites entre un photographe, un regardeur, un collectionneur. Au sein d'un livre d'environ 640 pages, véritable bible de la collection, les oeuvres seront présentées dans un déroulé créant des articulations plastiques, des mises en résonance.
    Pour ponctuer ce voyage visuel parmi plus de 700 oeuvres, le commissaire, Marloes Krijnen, directrice du célèbre Foam Photography Museum à Amsterdam invitera des personnalités du monde des arts. Ces textes seront signés par Alberto Manguel (essayiste), Georges Aperghis (musicien), Matali Crasset (designer), Véronique Ovaldé (romancière) ou encore Patrick Bouvet (poète), autant d'auteurs dont les incises viendront ponctuer cette déambulation esthétique.
    En fin d'ouvrage figureront toutes les biographiques des artistes et notices des oeuvres.


  • le projet de faire un musée en bas d'un immeuble hlm ne date pas d'hier.
    en effet après mon expérience " deleuze monument " en avignon pour " la beauté " 2000 j'ai pensé qu'il était nécessaire de manifester l'importance que peut avoir l'art pour transformer la vie avec un " projet manifesté ". je pense, c'est un fait, que l'art peut, l'art doit, l'art veut transformer, n'ayant pas peur de le dire, changer la vie. je pense l'art et la philosophie seuls sont capables de changer la vie.
    changer la vie individuellement car " l'expérience art " est une expérience individuelle et pas collective. ceci, aussi explique pourquoi la politique qui s'adresse au collectif échoue à changer, à transformer la vie. l'art peut changer la vie est une affirmation non-utopique, car active. dans cette affirmation est contenue l'espérance. l'espérance n'est possible que dans l'action, la passivité, nous le savons n'est que cynisme et s'accommoder sans rien affirmer.
    l'action porte le risque de la confrontation de ces idées avec la réalité. c'est cela que je veux proposer pour " projet musée précaire albinet " avec les laboratoires d'aubervilliers.

  • Transforme

    Fabrice Hyber

    Plus jeune artiste à ce jour à avoir obtenu un Lion d'or à la biennale de Venise en 1997, Fabrice Hyber est aujourd'hui une des figures artistiques françaises les plus reconnues sur la scène internationale.
    Le Palais de Tokyo propose une exposition d'envergure de cet artiste rarement présenté dans une institution parisienne, depuis son " Hybermarché " au musée d'Art moderne de la Ville de Paris en 1995.
    L'exposition offre un lieu de remise en forme avec deux entrées : l'une active, l'autre contemplative L'entrée active commence par un vestiaire où les visiteurs se délestent de leurs accessoires, avant de pouvoir y tester des POF (prototypes d'objets en fonctionnement) ou expérimenter des situations.
    S'ils choisissent le circuit contemplatif, les visiteurs emprunteront une passerelle afin d'avoir une vision en plongée de l'exposition tel un chemin de surveillance... le chemin du douanier devenu lieu de contemplation.
    Tout comme l'exposition, le livre, eponyme, met en scène les moyens et les moments de production. Chaque POF ou oeuvre sera présentée aux différentes étapes de sa production.
    Pour Fabrice Hyber, le moment est venu d'aller plus en amont et de mettre en valeur les matières premières de l'art et des réalisations : un avant réel.
    Cet ouvrage, comme l'exposition, se nourrit d'une volonté de porter un regard à la fois rétrospectif et inovant sur son oeuvre qui s'efforce de cristalliser sa production tout en la confrontant à de nouvelles pièces, offrant ainsi la possibilité d'un positionnement critique sur son travail.

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