Géographie humaine

  • Le projet de création de l'aéroport du Grand Ouest, initié dans les années 1970, relancé au début du XXIe siècle, est définitivement abandonné en 2018. Il aura divisé la population locale, suscité une opposition inédite (la ZAD), nécessité l'intervention des forces de l'ordre, généré un abondant contentieux, justifié la mise en place d'un référendum ad hoc...

    Cet ouvrage propose une étude rétrospective des causes de l'abandon, et prospective sur les leçons à en tirer pour de futurs projets. Les contributions universitaires montrent la nécessité de concevoir un aménagement du territoire respectueux des exigences sociétales actuelles, écologiques et démocratiques. À défaut, le prix à payer par les autorités publiques est élevé, au plan économique comme symbolique. L'ouvrage restitue également les interventions d'acteurs locaux qui se sont exprimés sur la définition de l'intérêt général attaché à un tel projet et le réaménagement de l'aéroport de Nantes-Atlantique.

    Le fiasco de Notre-Dame-des-Landes constitue un cas d'école, susceptible d'inspirer les décideurs pour améliorer les outils existants dans différentes disciplines et pacifier les rapports sociaux autour des grands projets.

  • Cet ouvrage a pour ambition d'interroger les processus de transition énergétique sans céder à une approche normative ou institutionnelle. Il s'appuie sur une approche pluridisciplinaire du concept de transition énergétique en abordant successivement ses fondements intellectuels et politiques, la fabrication des instruments économiques et politiques qui lui sont liés, enfin les dimensions socio-historiques et spatiales de sa mise oeuvre.

    Il est le résultat d'un long travail de sélection et de réécriture de contributions et d'apports de textes originaux. Ce procédé éditorial a permis d'aboutir en conclusion à des propositions concrètes utiles pour réexaminer l'idée de "transition énergétique" à l'instar de n'importe quel autre objet des sciences humaines et sociales, au moyen d'une approche réflexive et socio-historique, loin des passions politiques et des intérêts économiques du présent.

    Par le détail apporté aux arguments, le souci de clarté de l'écriture et l'effort de synthèse constant, cet ouvrage s'adresse à tous les publics intéressés par l'histoire et l'avenir énergétique des sociétés humaines.

  • La figure des "biens communs" est aujourd'hui un paradigme émergent dans de nombreux champs disciplinaires. Elle couvre un spectre très large allant de ressources naturelles comme l'air, l'eau ou la terre à des biens immatériels comme les logiciels libres ou les encyclopédies en passant par l'habitat participatif, le travail ou la santé. Elle constitue un objet d'étude aussi bien pour les économistes ou les juristes que pour les géographes ou les politistes. Parallèlement, elle émerge comme catégorie d'action et de compréhension des territoires dans le champ de l'aménagement ou de l'urbanisme opérationnel. Enfin, différentes initiatives issues de la société civile se réfèrent, explicitement ou non, à cette notion. Mise en valeur par les travaux d'Elinor Ostrom (prix Nobel d'Économie 2009), elle propose une autre manière de concevoir l'organisation des rapports sociaux, économiques ou politiques en dessinant une sorte de troisième voie qui sort de l'alternative dichotomique opposant l'État au marché, le privé au public voire l'homme à l'environnement dans la préservation et la gestion des ressources. Elle offre ainsi la possibilité de dépasser un clivage binaire qui structure encore largement notre rapport au monde.

    L'enjeu de cet ouvrage collectif, qui rassemble des contributions interdisciplinaires et croise une réflexion théorique et des expérimentations opérationnelles, est d'éclairer cette notion et de voir en quoi, en tant qu'objet mais aussi par le processus qui l'institut, elle constitue un paradigme opératoire pour comprendre et concevoir les rapports des hommes aux territoires et à l'environnement mais aussi les rapports des hommes entre eux.

  • Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.

  • En adoptant la loi Maptam en 2014 puis la loi NOTRe en 2015, le législateur a fixé le cadre d'une transformation rapide et profonde de l'organisation territoriale de la France. Elle consiste prioritairement à augmenter la taille et les compétences des régions et à reconnaître aux métropoles un rôle de locomotive pour la croissance économique.

    Cet ouvrage dresse un premier bilan de la réforme territoriale et en dégage les grands enjeux à long terme.

    Sous les regards croisés d'historiens, de géographes, de juristes, de gestionnaires et d'économistes étayés par des analyses de terrains, tous situés en région Nouvelle Aquitaine, il questionne, en particulier, les effets que produit la réforme sur le système urbain : que faut-il attendre de la métropolisation ? Quelles sont les interactions entre les activités métropolitaines et les espaces environnants ? Quelles places peuvent trouver les anciennes capitales régionales ? Que nous enseigne l'histoire à propos de la relation entre pouvoir central et rôle donné aux villes dans l'aménagement du territoire pour comprendre la situation présente ?

  • Dans le contexte capitaliste néolibéral actuel, l'espace permet aux dominants d'asseoir leur domination par la surveillance, la spoliation, la relégation, etc. L'ouvrage analyse cette situation mais aussi l'utilisation de l'espace dans la résistance et la contestation des dominés. Dans le champ de la critique sociale francophone, les contributions explorent ainsi divers domaines : la question urbaine, les études sur le genre, le sexe, la sexualité et l'intersectionnalité, la question des migrations ainsi que celle des populations marginalisées et, enfin, l'environnement.

  • Comment évoluent le peuplement et les divisions sociales des espaces urbains dans les métropoles d'Amérique latine ? Certaines pratiques de mobilité spatiale ou certaines politiques publiques contribuent-elles à accélérer ces changements, ou à y résister ? Cet ouvrage répond à ces questions en comparant Bogotá, Santiago et São Paulo grâce à une même méthodologie qui combine l'exploitation de données existantes et la réalisation d'enquêtes sur les mobilités.

    Avec les soutiens de l'université de Poitiers et de Migrinter (UMR 7103 CNRS).

  • Premier du genre dans la littérature française à tenter une confrontation entre villes du Nord et du Sud, l'ouvrage renouvelle les analyses menées en cernant la tension paradoxale qui caractérise aujourd'hui le projet de « gouvernance de la ville durable » : entre déclin, appauvrissement, voire mort programmée, et réinventions locales ou alternatives indigènes encore incertaines. Ces mises en parallèle intéresseront étudiants et chercheurs aussi bien que les différents acteurs et opérateurs impliqués dans les projets urbains contemporains.

    Publié avec le soutien de l'université de Strasbourg.

  • « Être du coin », « venir d'ici », « être du cru », « être un enfant du pays », autant d'expressions qui traduisent le poids de l'appartenance locale pour les individus et les collectifs. La valorisation du « local » est aujourd'hui un argument qui tend à devenir de plus en plus récurrent et prégnant dans les discours, qu'ils soient politiques, commerciaux ou ordinaires. Face à la production de ces discours, cet ouvrage propose un éclairage scientifique à partir d'enquêtes empiriques variées.

    Avec le soutien de l'université de Poitiers.

  • À travers l'analyse d'épidémies ayant sévi au Gabon et en République du Congo, ce livre développe une approche visant à « dénaturaliser » les épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola (FHVE). Que l'on convoque la notion de risque ou que l'on inspecte les interventions humanitaires associées à la gestion des épidémies de FHVE, celles-ci sous-tendent des enjeux de pouvoir et de représentations prégnants qui structurent la géographie sociale de cette maladie.

    Avec le soutien du laboratoire ESO de l'université Rennes 2.

  • Cet ouvrage étudie les différents aspects du nautisme sous des angles géographiques, économiques et sociaux. Il identifie la structuration et les dynamiques des spatialités nautiques : pôles, réseaux, diffusion, requalification des espaces... Le nautisme ne peut en effet se résumer à un ensemble confus de pratiques, d'acteurs, d'équipements, d'institutions, de filières industrielles et commerciales. Il constitue un système complexe et organisé, au même titre que le tourisme ou le sport.

    Avec le soutien de l'université de Bretagne occidentale.

  • Les proximités organisées et territorialisées émergent dans les maillages, les collaborations formelles et informelles, dans la vivacité des pratiques démocratiques locales et dans le sens que les acteurs donnent collectivement au devenir du territoire. Par la diversité des exemples et des réflexions, ce livre montre que les proximités et les ressources territoriales peuvent être au coeur de territoires créatifs et font apparaître des ressources inattendues et inédites.

  • Dans les franges urbaines, en marge des centralités métropolitaines, les populations réagissent à leur manière aux difficultés posées par l'urbanisation contemporaine, quitte à se démarquer de cadres institutionnels qui ne répondent souvent que par de simples ajustements.

    L'étude de ces formes d'organisations spatiales et politiques marquant une prise de distance avec les logiques métropolitaines constitue l'objet de cet ouvrage. Les diverses études de cas présentées rendent compte de ruses et d'"arts de faire" qui permettent aux résidents de définir des modes d'habiter détournant les produits de consommation urbaine. Quand l'espace de loisir et de protection de la biodiversité devient espace de reconstruction personnelle, que la zone inondable est transformée en zone d'abri, quand apparaissent des tiers lieux que la société de consommation standardisée a pu faire disparaître ailleurs, ne peut-on considérer que l'écart devient ressource ?

  • Autochtonies - regards croises sur les territorialites et les territoires des peuples autochtones Nouv.

  • Publié en 1913, le Tableau politique de la France de l'Ouest d'André Siegfried s'est imposé comme un ouvrage fondateur de la sociologie électorale et de l'étude de l'« opinion politique ». La célébration du centenaire du Tableau est l'occasion d'un bilan, à la fois de l'évolution politique de l'ouest français depuis 1913 mais également de la postérité d'André Siegfried face aux débats idéologiques et méthodologiques traversant les sciences électorales.

    Colloque de Cerisy.

  • Qu'est-ce qu'un déchet aujourd'hui dans une ville ordinaire de pays émergent, ce que les habitants jettent ou bien ce que personne ne récupère ? Cet ouvrage se focalise sur les conflits d'appropriation auxquels les déchets donnent lieu à Vitória (Brésil) et à Coimbatore (Inde). En déployant une écologie politique, l'auteur dévoile un renversement en cours : les déchets sont de plus en plus perçus comme des ressources potentielles et les villes comme de véritables « mines urbaines ».

    Avec le soutien de l'université Paris-Est.

  • En faisant le tour du monde (Mauritanie, Madagascar, Éthiopie, Burkina Faso, Cameroun, New-York, Nouvelle-Zélande, France... ) en passant par l'Internet, cet ouvrage fait le point sur les dernières innovations en matière de gestion des déchets. Considéré comme une ressource, le déchet révèle enfin sa valeur : il est créateur de revenus, de liens sociaux et de nouvelles technologies. C'est pourquoi il devient urgent de structurer son économie.

    Avec le soutien de l'université du Maine.

  • Miami est une ville fascinante autant pour le géographe que pour le touriste. Violaine Jolivet analyse cette « 3e Amérique » avec les outils de la géographie, de la philosophie et de la sociologie. Ce livre nous donne à comprendre ce territoire avec des cartes, des représentations variées de la ville et de nombreuses photographies.

    Avec le soutien de l'université de Montréal et de l'université Paris 1.

  • À partir d'une enquête réalisée dans les « copropriétés fermées » de Buenos Aires (Argentine), l'ouvrage montre que leurs frontières ne sont pas étanches et rigides comme le suppose la notion d'enclave, mais plutôt labiles - changeantes, toutes relatives - et poreuses - traversées jour après jour par de nombreux employés subalternes de service. En explorant ces labilités et porosités, ce sont des mondes sociaux hétérogènes, conflictuels et dynamiques, qui se donnent à voir.

    Avec le soutien de l'INRA CESAER.

  • L'onde planétaire de « l'effet Guggenheim » sur Bilbao a inspiré de nombreux projets similaires visant à redynamiser par la culture des villes à la peine. Est-ce la bonne stratégie ? Cette réussite est-elle reproductible ? La création d'un musée d'art peut-elle suffire à assurer le développement urbain ? La question, complexe et multiforme, taraude les élus, les aménageurs et les chercheurs.

    Avec le soutien de l'université Rennes 1 et de la Maison des sciences de l'Homme de Bretagne.

  • Ce livre étudie des pratiques socio-spatiales en les appliquant pour les villes françaises aux services commerciaux et non-marchands dans leurs périodicités diverses. Il s'agit aussi de réfléchir à l'aménagement urbain durable qui, avec son usage économe des ressources, doit prendre en compte les entrées spatiales mais aussi les notions de phase, de rythme, de temps, de synchronisation, c'est-à-dire combiner les connexions sociétales et celles de l'espace.

  • Cet ouvrage présente les modalités de déclinaison territoriale de l'adaptation aux changements climatiques dans l'action publique locale en France. En s'appuyant sur quatre études de cas, Elsa Richard discute l'hypothèse d'une nécessaire territorialisation de l'adaptation aux changements climatiques, et les conséquences de l'intégration de cette adaptation sur les façons de faire et de penser les politiques d'aménagement à l'échelle locale.

    Avec le soutien de l'université François-Rabelais de Tours.

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