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Histoire de la linguistique

  • Riche, claire et mélodieuse, la langue française est perçue comme la langue de l'amour ou encore de la raison. C'est également une langue complexe, dont l'orthographe se distingue par ses exceptions à la règle, ses nuances et ses caprices sémantiques...
    La langue française n'est pas un don du ciel, mais le fruit d'une longue histoire, qui reflète l'évolution de notre société. Cet ouvrage présente, au fil de 50 chapitres, les moments-clés de l'histoire de notre langue, de la transcription des sons gaulois avec des lettres latines à la féminisation des noms de métiers.
    Vous découvrirez l'ancien français, à l'articulation hésitante, et le moyen français, où l'ordre des mots se fixe et où l'étymologie complique nos graphies. Puis vient le XVIe siècle, qui voit la prolifération des imprimeurs et des grammairiens, le XVIIe, celui de l'Académie et de son premier dictionnaire, et le XVIIIe, où le français supplante le latin comme première langue européenne. Au siècle suivant, sa graphie se fige : arrive alors le règne des dictées...
    Riche en anecdotes truculentes et éclairantes, ce livre magnifiquement illustré retrace l'évolution d'une langue qui n'a pas fini de susciter des débats passionnés !

  • «Sitôt qu'un homme fut reconnu par un autre pour un Être sentant, pensant et semblable à lui, le désir ou le besoin de lui communiquer ses sentiments et ses pensées lui en fit chercher les moyens. Ces moyens ne peuvent se tirer que des sens, les seuls instruments par lesquels un homme puisse agir sur un autre. Voilà donc l'institution des signes sensibles pour exprimer la pensée. Les inventeurs du langage ne firent pas ce raisonnement, mais l'instinct leur en suggéra la conséquence.» Jean-Jacques Rousseau.

  • Dans cette petite histoire de la langue des Flamands, l?auteur nous fait découvrir les origines de la langue néerlandaise et des dialectes flamands. Le flamand et le néerlandais remontenta u francique, langue des pères fondateurs du royaume des Francs, plus tard appelé France. Plus ancien que le français, le francique fut parlé jusqu?aux portes de Paris. Mais, de nos jours, la langue des Flamands de France en est réduite à quelques milliers de locuteurs. L?auteur retrace le récit de cette funeste évolution, régie par la séculaire politique centralisatrice et niveleuse de l?Etat français. Refusant de s?incliner à l?idée de la disparition de l?identité flamande en France, il formule un ardent plaidoyer pour la promotion du néerlandais, langue mère du dialecte flamand parlée par près de 25 millions de Flamands de Belgique et de Néerlandais.

  • La description homérique renaît à la fin de l'Antiquité. Les astuces du genre rhétorique s'associent aux techniques des ouvrages décrits notamment par Héliodore, Grégoire de Nysse ou Nonnos de Panopolis, pour créer une image du vivant. Rivalisant avec la nature, le langage prend les vertus d'un démiurge inaugural.

  • La question de la diffusion de la norme du français est au coeur de nombreuses recherches en linguistique historique. Cet ouvrage offre des regards croisés sur la manière dont la sélection de la variété de français considérée comme légitime à enseigner et à transmettre s'opère au cours de l'histoire et dont elle est représentée dans différents types d'ouvrages de référence. Ses contributions réinterrogent les acquis de la linguistique historique sur la base d'éléments (socio)linguistiques, didactiques et/ou épistémologiques et contribuent ainsi à affiner et parfois à remettre en question des théories établies de longue date.

    L'ouvrage montre également comment l'usage peut infléchir le discours théorique ou inversement par quelles stratégies les discours normatifs de certains auteurs parviennent parfois à influencer la réalité de la langue.

  • En 2021, le site Ethnologue, le Centre de recherche sur l'intelligence linguistique, estimait à plus de 7000 le nombre de langues parlées dans le monde, auxquelles s'ajoutent des milliers de dialectes. La raison d'être fondamentale et l'origine exacte de cette ingénieuse invention demeurent sujet de controverse parmi les spécialistes.
    Par ailleurs, tous s'accordent sur le fait que les langues parlées s'accommodent d'adaptation, de nuances, d'emprunts et de transformations astucieuses, étonnantes, voire amusantes. À titre d'exemple, au Canada, en Belgique et en Suisse, un temps cru se dit pour un temps froid et humide alors qu'en France, c'est un archaïsme. Au Québec, on magasine pour regarder ou acheter des vêtements tandis qu'en France, on fait du shoping ou du lèche-vitrine. En Afrique francophone, cadeauter c'est offrir un cadeau ; radio-trottoir fait référence à la rumeur publique et le deuxième bureau indique une aventure extra-conjugale.
    Enfin, les dix langues maternelles les plus parlées au monde en 2020 étaient les suivantes : le chinois, l'espagnol, l'anglais, l'hindi, l'arabe, le portugais, le bengali, le russe, le japonais et le pendjabi. Le français arrive au 14e rang des langues maternelles, mais il fait partie des six langues officielles de l'Organisation des Nations Unies, avec l'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol et le russe.
    C'est donc une illustration de l'histoire singulière de ces langues, dont le vocabulaire ne cesse de s'adapter à la réalité de l'époque, que nous vous présentons dans cet enregistrement.

  • La France découvre son plurilinguisme. On parle en effet sur son territoire plusieurs dizaines de langues autres que le français. Une nouvelle perception de cette réalité linguistique émerge aux niveaux politique, administratif et public depuis une quinzaine d'années. La recherche sur les langues de France et sur les langues en France a simultanément beaucoup progressé. Mais il manquait un état des lieux général et une synthèse. Alors que plusieurs histoires sociales de langues ont été publiées, celle-ci est la première pour l'ensemble des langues parlées dans un pays, la France. Cet ouvrage traite de l'histoire de la communication d'un grand nombre de langues ou variétés qui, à différents moments, sont entrées en contact avec le français. Il prend en compte aussi bien les langues régionales ou minoritaires autochtones que celles de l'Outre-mer et celles de l'immigration ancienne ou récente, sans oublier la langue des signes française. Il ne s'adresse pas seulement aux spécialistes des sciences du langage, mais aussi à un large public qui aspire aujourd'hui à mieux connaître l'histoire et la situation actuelle des langues de France, dont il est souvent question dans l'actualité. Tous découvriront ici les concepts et les données qui s'imposent pour mieux comprendre l'évolution des formes de la communication en ces diverses langues de France. Le projet a été mené à bien à l'initiative du collectif HSLF qui regroupe neuf universitaires et chercheurs de différents horizons. Soixante-dix auteurs français et étrangers ont été sollicités pour décrire et analyser les relations sociales qui se sont établies au fil des siècles entre le français et les autres langues, mais aussi entre celles-ci et le monde externe. L'Histoire sociale des langues de France apporte une masse considérable d'informations sur un aspect méconnu de la société française. Cette histoire novatrice, de nature encyclopédique, est appelée à constituer un ouvrage de référence.

  • "Genèses médiévales d identités linguistiques et processus modernes de normalisation ont en commun d être profondément politiques sans que cette dimension soit forcément affichée et explicite. Mais comme ils sont problématiques, ces noms de France, Picardie, Angleterre, et ceux de ""leurs"" langues, françois, picard, anglo-normand : plus exactement, il est indispensable de les problématiser pour comprendre les dynamiques historiques qui en font des formes et des instruments de mise en ordre et de pouvoir."

  • La Bretagne linguistique n°22

    Collectif

    • Crbc
    • 20 Novembre 2018

    Ce vingt-deuxième numéro regroupe les contributions de trois journées de séminaire en 2016 et 2017. Les contributeurs sont les suivants :

    Jaqueline Balint-Zanchetta.
    Nelly Blanchard.
    Ronan Calvez.
    Jean-Pierre Dupouy.
    Francis Favereau.
    Patrick Johansson Keraudren.
    Yves Le Berre.
    Serge Le Bozec.
    Erwan Le Pipec.
    Joseph Rio.

    La revue La Bretagne Linguistique diffuse les recherches du "Groupe de recherche sur l'économie linguistique de la Bretagne" (GRELB) et est le reflet de cet espace d'échange autour des pratiques et des représentations linguistiques en Bretagne.

    Il porte principalement sur la langue bretonne, mais s'intéresse aussi, d'une part, aux autres langues pratiquées en Bretagne, et d'autre part, aux autres langues celtiques modernes ou anciennes, aux langues régionales de France, d'Europe ou du monde permettant d'éclairer la situation linguistique bretonne.

    Depuis 1985, la revue propose des articles de linguistique, sociolinguistique, dialectologie, toponymie, littérature, etc., sélectionnés par un conseil scientifique international et un comité de lecture.

  • À partir d'une discussion consacrée à l'épistémologie et à l'histoire de la rhétorique, cet ouvrage entend mener une enquête au coeur de la «raison pratique». Dans cette perspective, la rhétorique sera envisagée comme un outil propre à aider les hommes dans l'exercice de leur liberté responsable.

  • THIS BOOK Swiss Ferdinand de Saussure is known as 'the father of modern Linguistics.' For others, the 'champion of Linguistics' came later on in the person of American Noam Chomsky. As a matter of fact, the infatuation for language goes much earlier in history. It was strongly felt under remote horizons, in the Far and Middle East, before reaching Europe and North America. This book is an attempt to give a glimpse on this long journey of language studies from different regions of the world, such as India, Iraq, Cordoba, and ancient Greece amongst others.

  • Dans Armance, Madame de Malivert, qui redoute qu'Octave ait une maladie de poitrine, ne veut rien en dire : «Nommer cette maladie cruelle, ce serait hâter ses progrès.» Tout personnage de Stendhal est ainsi provoqué, trompé, guidé ou dévoyé par les mots. Ici le langage ne surgit que pour le soupçon, avec assez d'insistance pour marquer profondément la stylistique de l'écrivain.
    Pourquoi naît ce soupçon, et vers quoi, jusqu'où, mène-t-il l'oeuvre de Stendhal ? Michel Crouzet nous décrit l'itinéraire, qui ne peut passer hors des idées du temps, de l'égotiste confronté d'abord à l'exigence d'exprimer le moi. Comment se dire, en effet, comment dire le moi dont l'essence est de différer, par les mots dont la langue est faite ? Ce «mal aux mots» est la part du mal du siècle qui vient frapper le nominalisme stendhalien, nourrir des principes énoncés par la «grammaire générale» d'une linguistique rationnelle. Mais Stendhal sait passer outre à cette réduction des Idéologues. Son chemin traverse bientôt l'utopie d'un langage transparent, silencieux, puis s'en échappe, surmontant cet interdit qui pesait sur les mots. Stendhal veut être le maître du langage qu'il se parle : souverainement, il va créer une langue «privée» qui doit s'émanciper des règles. Ainsi se rétablit une foi dans le langage, qui mène enfin l'écrivain vers l'esthétique et le style, vers l'art.

  • César Oudin (v. 1560-1625), érudit surtout connu pour avoir donné la première traduction française du Don Quichotte de Cervantès, avait aussi produit des ouvrages destinés à l'enseignement de l'espagnol en France (grammaire, recueil de proverbes, dialogues bilingues...). Son nom reste attaché à la publication d'un dictionnaire bidirectionnel « espagnol - français » et « français - espagnol » qui fut considéré comme un modèle du genre, le Tesoro de las dos lenguas española y francesa / Tresor des deux langues françoise et espagnolle. Par le nombre de ses entrées, inégalé jusqu'alors, il couvrait la plupart des domaines de la connaissance ; les matériaux lexicographiques, réunis ici pour la première fois, rendaient l'ouvrage indispensable à quiconque s'intéressait à la culture et à la langue espagnoles. Ce dictionnaire, qui connut huit éditions entre 1607 et 1675, a sans cesse été mis à jour, tant par César Oudin lui-même que par ses continuateurs, parmi lesquels son fils Antoine Oudin.

    Il a paru utile de donner une nouvelle vie à cet ouvrage, en proposant ici le fac-similé de l'édition bruxelloise de 1660. Ainsi, le Dictionnaire de César Oudin se trouve désormais accessible aux lecteurs d'aujourd'hui, accompagné d'une « étude introductive » par Marc Zuili. Cette présentation, de par sa densité et les critères scientifiques qu'elle met en oeuvre, fournit d'indispensables données sur l'histoire du texte, la liste et la description de ses éditions successives, la localisation des exemplaires anciens, et offre des éléments souvent inédits sur l'auteur et ses autres publications.

  • Ce livre propose une enquête historique et exploratoire sur les enjeux, les usages et les conflits linguistiques liés aux négociations du Moyen Âge à l'époque moderne. Centré sur la diplomatie et le commerce, sur des moments de rupture, il réunit un ensemble d'études relatives à des négociations menées en Europe et autour de la Méditerranée, avec une ouverture comparative.

    Avec le soutien de l'équipe SAPRAT-EA 4116 de l'École pratique des hautes études.

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