Peeters

  • Le francais : usages de la langue parlée

    Blanche-Benveniste

    • Peeters
    • 27 Mai 2010

    Le francais est utilise actuellement selon une grande diversite d'usages, d'extension internationale, nationale ou regionale, avec des varietes plus ou moins normatives, familieres ou soutenues, sans que l'ensemble ait ete exhaustivement inventorie. Ce francais parle, utilise quotidiennement par des dizaines des millions de locuteurs, reste insuffisamment decrit faute d'instruments adaptes, faute aussi d'enregistrements et de transcriptions en quantite suffisante. Le corpus requis, de l'ordre de dix millions de mots, n'existe pas, aussi les attestations sont-elles prises, pour l'essentiel, dans les donnees rassemblees a l'Universite de Provence. Dans l'ensemble des caracteristiques du francais parle, une place importante a ete reservee a la description morphologique afin de mettre en evidence les specificites d'une langue generalement etudiee a partir des ses realisations ecrites.

  • Onomatôn histôr ; mélanges offerts à Charles de Lamberterie

    Collectif

    • Peeters
    • 10 Mars 2020

    Ce volume réunit 43 contributions offertes à Charles de Lamberterie à l'occasion de ses 75 ans par des collègues et d'anciens élèves. Il couvre tous les champs de la linguistique indo-européenne dans lesquels Ch. de Lamberterie a déployé son activité scientifique: philologie grecque et arménienne, linguistique historique, étymologie, phraséologie, métrique. Presque toutes les langues indo-européennes y sont représentées: le grec et l'arménien, qui occupent les deux premières parties, voisinent avec l'indo-iranien, le tokharien, l'anatolien, le celtique, le latin, l'osque, le phrygien, les langues germaniques anciennes, le baltique, rassemblés dans la troisième partie. La quatrième partie ouvre sur des domaines connexes liés à la linguistique indo-européenne. Les contributeurs, issus de diverses universités françaises, européennes, américaines, témoignent de l'importance des travaux de Ch. de Lamberterie pour les grandes questions de la linguistique indo-européenne aujourd'hui. Les articles sont en français, en anglais ou en allemand.
    Le volume comporte une liste complète des publications de Ch. de Lamberterie, incluant les nombreuses notices qu'il a rédigées pour la Chronique d'Étymologie Grecque.

  • La phonologie du japonais

    Labrune

    • Peeters
    • 21 Septembre 2006
  • Le démonstratif en français ; étude de sémantique grammaticale diachronique (IXe-XVe siècles)

    Céline Guillot-Barbance

    • Peeters
    • 31 Mai 2017

    Les démonstratifs font partie des catégories grammaticales qui évoluent le plus dans les langues du monde. C'est particulièrement vrai en français, où ils connaissent une série de changements affectant tous les niveaux linguistiques (morphologie, morphosyntaxe et sémantique). Des origines du français à aujourd'hui, le système des démonstratifs s'est complètement réorganisé. Il s'est structuré autour de deux paradigmes morphosyntaxiques opposés (les pronoms et les déterminants) et s'est partiellement vidé de sa sémantique première.
    Cet ouvrage porte sur l'évolution sémantique des démonstratifs en français. Il est centré sur la période médiévale (IXe -XVe siècle) et montre par quelles étapes la valeur personnelle héritée du latin laisse place à une valeur plus abstraite, qui distingue les démonstratifs du français de ceux de la majorité des autres langues (romanes ou non). On y insiste sur la dimension pragmatique et cognitive de cette évolution et on s'est fondé sur la méthodologie de corpus.
    Ce livre s'adresse aux linguistes, enseignants-chercheurs et étudiants, qui sont spécialistes de la linguistique diachronique et du changement sémantique, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à la sémantique référentielle, aux processus anaphoriques et déictiques, et aux évolutions typologiques qui marquent l'histoire du français.

  • Ce volume rassemble 20 communications présentées lors du VIe Colloque international sur les dialectes grecs anciens (Nicosie, septembre 2011).
    Les thèmes abordés sont remarquablement variés: l'histoire de la langue et de ses dialectes (depuis le deuxième millénaire avant J.-C. jusqu'à la période impériale), la phonétique, la morphologie, la syntaxe, la stylistique, l'onomastique personnelle, la toponymie, le lexique, les influences intra- et extra-dialectales, la confrontation avec la koiné, les rapports avec la littérature, la compréhension mutuelle des dialectophones, les pseudo-dialectismes, la langue d'Aristophane avec ses subtils jeux de mots prêtés aux dialectophones...
    Une attention particulière a été donnée à la comparaison des textes épigraphiques avec les oeuvres littéraires contemporaines parallèles, afin de pouvoir mesurer statistiquement leurs différences. Quelques communications sont consacrées en tout ou en partie aux phénomènes d'écriture et à la création de signes spéciaux dans les alphabets locaux. Plusieurs documents dialectaux, tant métropolitains que coloniaux, sont présentés pour la première fois ou réexaminés. Les principales étapes de l'évolution méthodologique et scientifique de l'étude des dialectes grecs anciens dans les 30 dernières années sont aussi retracées.
    Le livre est dédié à la mémoire d'un éminent linguiste et philologue espagnol, António López Eire (1943-2008), esprit de grande envergure, qui a laissé une oeuvre immense et influente en dialectologie et philologie grecque ancienne; sa bibliographie annotée y est présentée.
    De copieux index détaillés complètent le l'ouvrage: textes étudiés; mots grecs; auteurs anciens; noms de lieux; relations entre dialectes et koiné; principales matières discutées. Les communications rédigées en anglais, français, espagnol ou italien sont précédées d'un sommaire en grec et en une langue autre que celle de la rédaction.

    Anna Panayotou et Giovanbattista Galdi (dir.)

  • árabi júba : un pidgin-créole du Soudan du Sud

    Stefano Manfredi

    • Peeters
    • 24 Juin 2017

    Le présent ouvrage constitue la première grammaire descriptive du pidgin-créole à base lexicale arabe nommé árabi júba (fr. arabe de Juba). À ce jour, l'árabi júba est à la fois la principale langue véhiculaire du Soudan du Sud et la première langue vernaculaire de Juba, la capitale du pays. Bien que cet idiome fournisse un important élément d'identification nationale, il ne fait l'objet d'aucune planification linguistique par l'État. Cette description est destinée à délimiter une série de catégories grammaticales susceptibles de donner lieu à des comparaisons typologiques fructueuses et elle est développée en conformité avec une approche empirique basée sur l'analyse des données originales collectées sur le terrain. L'étude adopte une perspective de synchronie dynamique qui prend en considération un ensemble de facteurs sociaux intervenant sur la variabilité des structures linguistiques du pidgin-créole Sud Soudanais.

  • Le bedja

    Martine Vanhove

    • Peeters
    • 24 Juin 2017

    Le bedja est la seule langue de la branche septentrionale du couchitique du phylum afroasiatique. Elle est parlée essentiellement dans l'est du Soudan, et, dans une moindre mesure, en Erythrée. La variété décrite dans cette grammaire est celle de Sinkat (bedja central, Soudan), accompagnée de quelques comparatives avec les deux autres variétés, méridionale et septentrionale.
    Le bedja présente une structure morphologique complexe, largement fondée sur une structure en racines consonantiques et schèmes vocaliques tant pour la formation des noms et des adjectifs que pour celle des aspects et des dérivations verbales, comme son lointain cousin l'arabe, avec lequel il est en contact depuis longtemps, et à l'inverse des autres langues couchitiques qui en ont tout au plus des traces, notamment dans la formation des pluriels nominaux.
    Les système verbal, comme dans les autres langues couchitiques, possède des formes finies et non-finies (converbes). Il présente des traits archaïques comme la conservation d'une conjugaison à préfixes pour une majorité de verbes, et des innovations comme la grammaticalisation d'un nombre relativement élevé d'auxiliaires pour exprimer aspects, temps et modalités.
    Un autre point remarquable de la grammaire du bedja est la très grande polyfonctionnalité du verbe 'dire' qui s'est grammaticalisé dans différentes catégories de la langue.
    Cette grammaire présente pour la première fois une analyse détaillée du système des temps, aspects modes et modalités, et de la syntaxe des énoncés simples et complexes.

  • Le langage de l'émotion ; variations linguistiques et culturelles

    Collectif

    • Peeters
    • 12 Août 2017

    L'expression de nos émotions est-elle la même d'une langue à l'autre? À partir d'un large éventail de langues présentes continents, cet ouvrage témoigne de la grande variété des modalités d'expression des émotions, en fonction des codes culturels de différentes sociétés à tradition écrite ou orale. Les situations envisagées ici vont de la communication orale spontanée dans des contextes divers aux récits en passant par la création théâtrale et la poésie.
    S'appuyant sur ces sources multiples, l'ouvrage expose les procédés lexicaux grammaticaux, métaphoriques et discursifs ou encore les représentations graphiques mis en oeuvre pour exprimer les émotions.
    De nombreux exemples montrent également que la manifestation des émotions reste sous le contrôle des normes sociales. En fonction des situations et des contextes culturels, les émotions, en raison de leur intensité, demandent à être maîtrisées ou sublimées, dans un cadre convenu et par le biais du langage.
    Langues présentées: anglais, arabe hassaniyya, arabe oriental, arabe saoudien, arabe du Yémen, birman, chinois ancien, dalabon, égyptien ancien, français, gbaya, haoussa, inuit, japonais, kilivila, madourais, maya classique, maya yucatèque, langues océaniennes, langues sudarabiques modernes, tamoul ancien, tamoul moderne, vietnamien, yaqui, yidiche, yulu, zande, zarma.

    Nicole Tersis et Pascal Boyeldieu (dir.)

  • Le futur grec est attesté pendant plus de trente siècles dans de nombreux documents d'une grande diversité dialectale. Il a donc une histoire spécialement intéressante qu'explore cet ouvrage.
    Il débute par un Prélude qui montre l'évolution des idées philosophiques et grammaticales des Grecs sur la notion de futur. Sa première partie s'intéresse au Grec archaïque et classique. début du 3e siècle av. J.-C.). La deuxième partie étudie des Aspects diachroniques.
    Cet ouvrage se caractérise par une très grande variété des thématiques abordées et des outils théoriques utilisés. Si la sémantique du temps, de l'aspect et des modalités joue ici un rôle de premier plan, les points de vue sont très ouverts : grammaticalisation, grammaire cognitive, comparatisme, approches morphologiques ou syntaxiques, analyse contrastive, théories énonciatives ou pragmatiques...

    Frédéric Lambert, Rutger J. Allan et Theodore Makopoulos (dir.).

  • Dictonnaire du dadjo d'Eref (Tchad)

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    • Peeters
    • 16 Décembre 2017

    Sous les deux variantes linguistiques d'Eref et de Mongo, le dadjo de l'Abou Telfan est parlé au Tchad, dans la préfecture du Guéra. Les 'langues dadjo' (phylum nilo-saharien, groupe soudanique oriental) sont constituées d'un ensemble d'îlots linguistiques dispersés depuis les Monts Nuba (Soudan), en passant par le région de Goz Beïda (est du Tchad), jusqu'au nord du Guéra (centre du Tchad). Le dadjo de l'Abou Telfan en représente l'extension la plus occidentale.
    Le présent ouvrage, qui fait suite à la Grammaire du dadjo d'Eref, parue en 2011 dans la même collection (A&L 13), constitue le premier dictionnaire consacré à une langue de ce groupe. Il comporte environ 3600 entrées, illustrées de nombreux exemples et complétées par un index français-dadjo.
    Le Dictionnaire du dadjo d'Eref s'adresse en premier lieu aux spécialistes des langues et civilisations africaines, ainsi qu'à tous ceux qu'intéresse l'identité des langues et cultures minoritaires, confrontées aux bouleversements du monde actuel.

  • Depuis la fin du XVIIIe siècle, les philologues, puis les linguistes, notamment allemands tout au long du XIXe siècle, ont parcouru la généalogie de toutes les langues des familles indo-européenne et sémitique. Dans le même temps, l'orientation « naturaliste » de la linguistique propagée par August Schleicher a été rejetée par la plupart de ses pairs, notamment Bréal et Saussure. À partir des années 1950 les linguistes généalogistes ont testé des méthodes de regroupement par familles et superfamilles applicables aux langues sans tradition écrite avec la lexicostatistique, la glottochronologie, la comparaison multilatérale et leurs développements informatiques récents. Quant à l'exploration génétique du langage, elle a disparu de l'agenda des linguistes pendant un siècle entier avant de se renouveler à partir de 1990.
    L'objectif central de cet ouvrage est de chercher le « lien manquant » entre la généalogie des langues et la génétique du langage comme faculté universelle de l'espèce humaine. La version de la théorie de la grammaticalisation développée par l'africaniste et typologue allemand Bernd Heine peut fournir une connexion entre les deux approches, car elle vise à dégager un catalogue d'universaux cognitifs lexicalisés dans toutes les langues et qui sont à la source de mots grammaticaux et de morphèmes dérivationnels et flexionnels qui permettent de s'imaginer la genèse de la grammaire générale et des grammaires particulières.
    S'adressant aux linguistes, l'ouvrage documente abondamment les travaux de chercheurs d'autres disciplines (psychologues et anthropologues évolutionnistes, archéologues préhistoriens, épistémologues) désireux de fournir des « preuves indirectes » de l'émergence d'un protolangage lexical, puis d'un langage grammaticalisé. Au contact de ces chercheurs, une nouvelle discipline est apparue, la « linguistique évolutionnaire », qui cherche à évaluer la plausibilité de ces preuves indirectes.

  • Histoire des parties du discours

    Collectif

    • Peeters
    • 10 Mars 2020

    Comment définir le nom? Qu'est-ce qu'un verbe? Faut-il faire du pronom une catégorie distincte du nom? Pourquoi l'article est-il une catégorie reconnue seulement dans certaines langues? À partir de quel moment a-t-on fait de l'adjectif une classe de mots à part? Peut-on trouver des interjections dans toutes les langues? Y a-t-il des classes de mots universelles? Pourquoi le nombre de parties du discours varie-t-il d'une langue à l'autre?
    C'est à ces questions et à quelques autres que cet ouvrage veut répondre, en présentant une histoire des classes de mots (les «parties du discours») dans la tradition occidentale et dans deux traditions «orientales»: arabe et sanskrite. Son originalité est d'inscrire cette histoire dans le long terme, en partant des classes identifiées dans la tradition grammaticale gréco-latine et en examinant ensuite le devenir de ces classes dans la grammaire française et d'autres traditions européennes. Le volume comporte quatorze chapitres: le premier est consacré à une étude des parties du discours dans leur ensemble, avec leurs «accidents», c'est-à-dire les catégories linguistiques qui les affectent, le second au mot, et les dix suivants à chacune des classes de mots (nom, article, adjectif, pronom, verbe, participe, adverbe, préposition, conjonction, interjection). Les deux derniers chapitres traitent des traditions grammaticales arabe et sanskrite. L'ouvrage se termine par une copieuse bibliographie et par trois index (auteurs, langues, concepts).

  • Le chinois et l'iconocité de la syntaxe ; l'iconicité de la sequence temporelle : du texte à l'aktionsart

    Xiao

    • Peeters
    • 10 Mars 2020

    À la suite des travaux de Peirce (1930), Haiman (1980, 1985), Tai (1985), etc., l'iconicité de la syntaxe a été un sujet à la mode, souvent dans un contexte de polémique contre l'arbitraire du signe saussurien. On se limitera ici à l'iconicité de la séquence temporelle: l'ordre des mots dans la phrase mime-t-il l'ordre des événements dans le monde de référence?
    L'heure de dresser un bilan était arrivée, et, pour cela, on a voulu ici relever un défi: tenter de «faire marcher» l'idée d'iconicité temporelle jusqu'au bout, de la pousser jusque dans ses derniers retranchements. Faisant converger étude de l'iconicité de l'ordre des constituants et étude de l'Aktionsart des verbes, nous proposons d'étendre le champ d'application de cette iconicité temporelle, des événements aux procès et, de là, aux phases qui les composent.
    Si, après enquête, l'iconicité semble, en chinois, être partout ou presque, c'est que les marques séquentielles (l'ordre des constituants), en même temps que les informations sur les prédicats (valence et Aktionsart) codées dans le lexique, sont essentielles au fonctionnement des langues isolantes du type du chinois, et que ces marques séquentielles obéissent le plus souvent, au moins dans le cas du chinois mandarin contemporain, à l'iconicité.
    C'est l'occasion de proposer de nouvelles classifications des verbes du chinois. On les trouvera abondamment illustrées par des exemples empruntés aux corpus les plus variés, puis récapitulées dans de nombreux tableaux dont nous espérons qu'ils seront utiles pour l'apprentissage et l'enseignement du chinois.

  • Quatre-vingt ans après la parution de l'ouvrage toujours fondamental de Pierre Chantraine intitulé La Formation des noms en grec ancien (1933), le colloque international de Rouen (17-18 octobre 2013) s'est donné pour objectif de présenter quelques-uns des progrès effectués dans l'étude des suffixes qui servent à former les substantifs, les adjectifs et les adverbes en grec ancien, et d'observer ceux-ci sur la longue période qui va du grec mycénien jusqu'à la koiné. Les contributions réunies dans ce volume traitent de plusieurs séries suffixales importantes et sont précédées par des réflexions générales sur l'accentuation et sur le fonctionnement de la dérivation. L'étymologie n'est pas négligée puisqu'elle permet d'insérer des termes synchroniquement obscurs dans des séries dérivationnelles connues. La formation des noms en grec ancien n'est donc pas un sujet clos. Il importait de montrer que des progrès se font chaque jour et qu'il y a bien de nouveaux acquis.

  • Linguistique historique et indo-européenne

    Silvia Luraghi

    • Peeters
    • 7 Octobre 2010
  • Actualité des néogrammairiens

    Collectif

    • Peeters
    • 2 Janvier 2017

    Dans quelle mesure la linguistique générale contemporaine est-elle encore redevable aux Néogrammairiens des règles de la méthode? Loin d'être un courant appartenant au passé, auquel on n'accorderait plus qu'une place plus ou moins marginale dans les manuels d'histoire des idées linguistiques, tout en se gaussant aimablement du principe de l'inexorabilité des lois phonétiques, le programme et la pensée des néogrammairiens ne continuent-ils pas de vivre et de faire progresser les sciences du langage aujourd'hui même, quoique sous d'autres apparences, avec d'autres termes et des concepts analogues, mais déclarés différemment? Ne décèle-t-on pas implicitement, voir parfois explicitement, la marque de l'héritage néogrammairien dans les grammaires formelles issues du générativisme, dans des applications de T.A.L. traitant la régularité dans des grands corpus, dans l'étude de l'économie et des principes et mécanismes fondamentaux qui déterminent les changements phonétiques?
    Outre cette dimension de continuité de la méthode néogrammairienne dans la linguistique la plus moderne, se pose aussi la question de l'étendue des domaines d'application hors de l'indo-européen ou de domaines linguistiques qui furent très tôt l'objet de la méthode (algonquien, finno-ougrien, niger-congo, etc.) : dans quels domaines extra-indo-européens le dispositif analytique des néogrammairiens a-t-il été appliqué avec succès, voire de manière décisive, en tenant compte des apports de la typologie linguistique, ou des modèles en phonologie, morphologie et syntaxe? Quelles sont les nouvelles formes du comparatisme contemporain, qui opèrent à partir du dispositif néogrammairien - autrement dit, qui suivent « les règles de l'art » de la méthode néogrammairienne, ou s'en inspirent sous des dehors modernes?
    Le présent volume tente de répondre à ces questions, en se faisant l'avocat d'un retour vers et sur les Néogrammairiens. Les contributeurs proposent divers angles d'approches et plusieurs questions centrales en linguistique contemporaine, représentatives de leur praxis, qui consiste à travailler avec et après les Néogrammairiens, tout en contribuant à l'avancement de la grammaire comparée aussi bien qu'à la classification des langues et à la description grammaticale, y compris de « langues en danger ». Mieux encore : ils montrent combien (et comment) les Néogrammairiens avaient pressenti la plupart des grands concepts qui fondent actuellement les théories phonologiques et morphologiques en sciences du langage (distribution, spécification, constituance, etc.). À ce titre, le présent volume est un plaidoyer pour l'actualité des Néogrammairiens.

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