Hommes / Femmes politiques

  • Prenons un jeune et disséquons-le. Que trouvons-nous à l'intérieur ? Des quantités considérables d'envies, de projets, d'espoirs de toute sorte. Quelques désillusions bien sûr, mais pas encore nombreuses. Pas mal de vides à combler aussi, que les connaissances et les expériences devraient progressivement remplir. Refermons le jeune maintenant et laissons-le vaquer à ses occupations en continuant à l'observer. Que constatons-nous ? Qu'il se heurte dans ses études, dans son travail, dans sa vie personnelle à des obstacles que parfois les générations précédentes n'ont pas connus, même si chacune a eu son lot d'embûches. Qu'il perd le moral à l'occasion. Que devant l'adversité et l'état du monde dont il hérite, il tance volontiers ses aînés, tout en commettant des erreurs qu'ils ont déjà commises. Ou d'autres, de son cru. Et qu'il est empêtré dans ses contradictions. Quelle conclusion pouvons-nous en tirer ? Qu'en dépit des apparences, le jeune est un être désespérément normal et qu'il a toute la vie devant lui.

  • Oblik n.6 ; un pognon de dingue !

    Collectif

    • Alternatives economiques
    • 14 Octobre 2021

    "Un pognon de dingue ! 50 raisons pour lesquelles les riches gagnent à tous les coups" Ce n'est pourtant pas compliqué de faire fortune, même quand on n'est pas doué pour les inventions géniales qui rapportent un max... Il suffit de naître dans la bonne famille d'un quartier aisé. Puis de faire de longues études dans les établissements les plus réputés et de décrocher un de ces diplômes qui ouvrent bien des portes. De faire fructifier ensuite avec doigté et discernement le coquet patrimoine de papa et maman. De ne pas rémunérer trop grassement ses employés, bien sûr. D'éviter autant que possible de payer des impôts en planquant ses gros sous dans des cachettes bien légales. Et de se tenir assez près de ceux qui gouvernent le pays pour que les lois ne changent pas trop vite. Elémentaire, non ? On se demande vraiment pourquoi les pauvres n'y arrivent pas. Pourquoi ils s'obstinent à végéter dans une misère déprimante avec leurs allocations maigrelettes... Heureusement que de père en fils, ils sont habitués à vivre de peu. Sinon ils auraient de quoi désespérer !

  • Sarkozy ou la Françafrique décomplexée

    Samuel Foutoyet

    • Tribord
    • 9 Janvier 2009

    Pendant la campagne des élections présidentielles en 2007, le candidat nicolas sarkozy a multiplié les annonces de rupture avec la politique africaine de ses prédécesseurs, dénonçant le soutien aux dictatures, la diplomatie secrète, le clientélisme ou encore les détournements de l'aide au développement, bref la " françafrique ".
    Pourtant, au regard des actes posés depuis sa prise de fonction à l'élysée, le président français n'a pas tenu ses promesses : perpétuation de relations clientélistes, discours essentialiste de dakar sur l'" homme africain ", soutien à des dictateurs, défense de l'affairisme français, intervention militaire au tchad, rôle joué par certains émissaires officieux, la politique africaine de nicolas sarkozy s'inscrit plus dans une continuité que dans une rupture.
    Elle est une perpétuation de la politique néocoloniale que chaque président français a poursuivi depuis les " indépendances " africaines.

  • Lundi matin n.1 ; septembre 2016 - juin 2017

    Collectif

    • La decouverte
    • 12 Octobre 2017

    Lundimatin est un journal en ligne qui paraît chaque lundi matin. C'est aussi la revue papier que vous tenez entre les mains. Il s'agit dans ces pages de remonter à contre-courant le flux de l'actualité et de se dégager de la cadence des parutions hebdomadaires afin d'en extraire les articles les plus significatifs. Prendre à revers la logique d'empilement, d'écrasement et d'obsolescence quasi-immédiate de l'internet. Composer des archives pour éclaircir le présent.
    Pour ce numéro, nous avons tenté de rassembler les thèmes, les angles et les signatures qui font la trame du journal en ligne. Certains s'étonneront de voir compilés dans le même ouvrage un entretien avec Adlène Hicheur, physicien condamné pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, un tract intitulé « Plutôt pédés que français », la chronique d'un blockbuster, une utopie d'Alain Damasio ou encore des considérations sur la commune ou le syndicalisme dans l'Espagne des années 30. C'est pourtant le pari sous-jacent à cette menée qu'est lundimatin : agencer des éléments du réel, des paroles, des angles de vue fragmentaires, voire a priori réfractaires les uns aux autres, afin de produire une machine de vision, une certaine intelligibilité du présent. Soutenir les émeutiers de Bobigny, comprendre l'élection de Donald Trump, raconter le soulèvement syrien, détruire intellectuellement une VRP soralienne, autant d'éclairages et de partis pris qui ont jalonné l'année écoulée. Il ne va de même des paris que nous lançons, à nos lecteurs, comme à nous-mêmes. S'il semblait logique d'appeler à l'annulation pure et simple de l'année 2017, il est tout aussi souhaitable d'imaginer que notre nouveau président démissionne sous deux ans. Si M. Macron fait la Une et le fond de ce numéro 1, c'est à la fois pour son insignifiance personnelle et pour la sorte de synthèse qu'il représente. Il incarne la désuétude d'une gouvernementalité à nu et la fuite en avant folle et furieuse des dispositifs de contrôle et d'asservissement. À l'implosion du champ de la politique classique coïncide le sacre de la plus débile et creuse des formes de vie : manager. La fin d'un monde, en avançant.

  • REVUE AGONE n.47 ; les théories du complot

    Revue Agone

    • Agone
    • 19 Janvier 2012

    L'histoire, comme nous la connaissons d'après des documents originaux et telle qu'elle fut établie par les meilleurs historiens, est tissée de conspirations.
    Si, comme le veut la superstition moderne, les théories de la conspiration sont par nature folles, suspectes ou invraisemblables, alors l'histoire telle que nous la connaissons est un ramassis de non-sens, ce qui est fou, suspect et invraisemblable. La majeure partie de ce que nous croyons savoir de l'histoire de l'Angleterre, comme d'autres pays, serait systématiquement trop entachée de conspirations pour inspirer la confiance.
    Mais l'histoire n'est pas un amas de non-sens, de manière générale, elle n'est pas non plus folle, suspecte ou invraisemblable. Par conséquent, cette superstition moderne n'est qu'une superstition et il n'y a rien de fou, suspect ou invraisemblable dans la nature même des théories de la conspiration, bien qu'évidemment certaines d'entre elles soient folles, suspectes ou invraisemblables.

  • Dictionnaire du sarkozysme

    Collectif

    • Nouvelles lignes
    • 26 Octobre 2010
  • Ce numéro est consacré aux actes du colloque international sur la construction identitaire et l'interculturalité dans le monde Indo-océanique qui s'est tenu à Antanarivo (Madagascar). Dix articles sont consacrés à la question culturelle du rapport au travail et à l'éducation dans l'Océan Indien, huit autres traitent du développement et des troubles de l'identité en milieu interculturel, cinq autres de l'anthropologie de la filiation dans l'océan Indien, et les quatre derniers des cultures et musiques de l'océan Indien.

  • DÉBARQUÉ À QUÉBEC le 7 septembre 1660 en compagnie de son fils, Jean Péronne du Mesnil est chargé par la Compagnie de la Nouvelle-France d'enquêter sur les finances publiques de la petite colonie laurentienne. Dès l'instant où il pose le pied à Québec, tout ce que le pays compte de " puissances " politiques, économiques et religieuses réagit contre ce corps étranger. L'été suivant, son fils est assassiné en pleine rue...

  • LE MONDE HORS-SERIE n.29 ; François Mitterand ; le pouvoir et la séduction

    Le Monde Hors-Serie

    • Le monde hors-serie
    • 3 Février 2016

    Le centenaire de la naissance de l'ancien président. Né il y a un siècle, mort il y a vingt ans, François Mitterrand est entré dans l'Histoire sans être tout à fait sorti de l'actualité. Son évocation renvoie tout autant à un passé révolu qu'à un présent qu'il continue de hanter, comme référence pour les uns, repoussoir pour les autres. Dans ce hors-série de la collection Une vie, une oeuvre, retrouvez des textes du premier président socialiste de la Ve République, son portrait et un entretiendécryptage avec l'historien Mathias Bernard.L'oeuvre, entretien, débats et hommages.

  • CONTROVERSES n.4 ; les alterjuifs

    Collectif

    • Eclat
    • 22 Février 2007

    Parmi les phénomènes dont la convergence a fait la crise antisémite des années 2000, il en est un qui sort de l'ordinaire. On peut le définir très simplement. Au sommet d'une vague d'hostilité envers le monde juif, sans précédent depuis les années 1930, balayant l'Europe et le monde arabo-musulman - opinion, médias, et États confondus -, il s'est trouvé des voix juives pour accabler "es qualité" les communautés juives et l'État d'Israël des stigmates les plus déshonorants. Des discours violemment critiques à leur encontre furent proférés par des publicistes s'exprimant nommément "en tant que Juif" ou comme "une autre voix juive", puisant dans cette auto-identificaton l'autorité et la crédibilité de leurs jugements. En ne se contentant pas de fonder intellectuellement ou idéologiquement leurs jugements, ils ont mis en marche un cercle identitaire fatal, alors même qu'ils le rejetaient déclarativement. Ce dossier est une étude de "cas" fondée sur l'analyse précise de discours et publications d'auteurs tels que Edgar Morin, Esther Benbassa, Ronny Brauman, Théo Klein, Gisèle Halimi, Guy Sorman, Michel Warshawski, Jean Daniel, Noam Chomsky etc.

  • NOUVEAUX CAHIERS DU SOCIALISME n.1 ; les classes sociales aujourd'hui

    Collectif

    • Ecosociete
    • 27 Mai 2010

    Le thème des classes sociales, qui est à peu près disparu du paysage intellectuel et politique ces dernières années, brille pourtant d'actualité si on sait décoder la situation actuelle au Québec, au Canada et dans le monde. Ce premier numéro des Nouveaux Cahiers du socialisme aborde la question sous différents aspects - analyses, débats et luttes - tout en démontrant la pertinence de saisir l'évolution des sociétés par le moyen des classes sociales et de leurs luttes.

  • Contretemps n.12 ; écologie et capitalisme

    Collectif

    • Syllepse
    • 5 Janvier 2012

    À l'heure où la crise bat son plein, le modèle de développement capitaliste et néolibéral montre tous les jours à quel point la catastrophe écologique est là. Face à cette crise majeure, il est important d'apporter une réponse globale à l'urgence sociale et écologique, qui soit à la hauteur de cette crise, et non pas un bricolage de micro-mesures destinées à repeindre en vert un mode de production qui par sa nature, ne peut pas l'être.
    Certains voudraient rendre écologique le système capitaliste. Mais il n'est pas concevable qu'un système basé sur la logique du profit et les intérêts privés puisse être compatible avec l'écologie et la défense de l'environnement. Il n'est pas non plus acceptable de se contenter de « mesurettes écologiques » obéissant aux seuls intérêts de l'économie de marché, et de la rentabilité économique immédiate. Cette vision à courte vue ne répond absolument pas à la catastrophique situation écologique de notre planète. Il n'est pas envisageable de faire de l'écologie sans s'attaquer directement aux intérêts privés, au système capitaliste.
    Alors que l'essentiel des dégâts écologiques dans le monde est la conséquence directe de notre mode de production industriel et de sa folle course aux profits, une tentation classique des écologistes inconséquents est de ne proposer que des mesures visant à culpabiliser toujours plus les individus.
    Si l'impact des comportements individuels n'est pas négligeable, il paraît tout de même dérisoire et malhonnête de toujours s'attaquer aux classes populaires, qui n'ont bien souvent pas choisi leur mode de vie, tout en épargnant systématiquement les entreprises et leur mode de production au nom du « réalisme économique ». Sans jamais remettre en cause la logique mortifère du capitalisme.
    On trouvera ici une mise en évidence de la contradiction entre la logique d'expansion à l'infini du capitalisme et la nécessaire préservation des équilibres écologiques de la planète.
    Parmi les thèmes traités : « Inégalités sociales et crise écologique », « Les dégâts de l'agriculture capitaliste », « La menace climatique », « Les défis du nucléaire »...

  • Contretemps n.5 ; salariat et syndicalisme

    Collectif

    • Syllepse
    • 23 Avril 2010

    Dans ce numéro, hommage de ContreTemps, revue qu'il a fondée et dirigée jusqu'ici, est publié un texte profond et inédit de Daniel Bensaïd, " Blessures et travaux de mémoire ".
    A mi-mandat, Francis Sitel interroge la relation, moins évidente qu'il paraît, entre Sarkozy, le sarkozysme et la droite. Où en sont la classe ouvrière, le salariat, le syndicalisme ? Ce vaste chantier est exploré par Louis-Marie Barnier, Lisbeth Sol, Henry Clément, Anne Moyrand et René Mouriaux. Daniel Tanuro dresse le bilan du sommet de Copenhague et en dessine les enjeux. Le drame de l'amiante, analysé par Laurent Vogel, illustre cruellement la logique infernale du profit qui fonde le capitalisme.
    " Mille marxismes " accueille dans ce numéro une étude de Luc Vincenti sur deux ouvrages récents de Franck Fischbach. Bruno Bosteels nous livre ses réflexions sur le livre de José Revueltas, Los errores, et plus généralement sur marxisme et mélodrame. Francisco Alambert évoque, lui, la figure de Màrio Pedrosa et Thierry Labica nous dit notre " besoin de Raymond Williams ". Olivier Neveux, avec Jacques Rancière, nous alerte : " Tant pis pour les gens fatigués ".
    Enfin, un entretien avec Michel Lequenne, qui vient de publier un imposant et fort livre Le Catalogue (Pour Mémoires), et qui nous appelle à " Plus de conscience ! ".

  • PROBLEMES POLITIQUES ET SOCIAUX n.971 ; la gestion de crises sanitaires

    Problemes Politiques Et Sociaux

    • Documentation francaise
    • 10 Juin 2010

    Sang contaminé, amiante, vache folle, canicule, grippe H1N1. Comment ces crises sont-elles gérées, et comment sont-elles perçues par l'opinion publique ?
    Sang contaminé, amiante, vache folle, canicule, grippe H1N1... Comment ces crises sont-elles gérées ? Les agences de sécurité sanitaire créées par la loi du 1er juillet 1998 ont considérablement étoffé les dispositifs d'expertise et de veille sanitaire, même si certains phénomènes imprévisibles et de grande ampleur peuvent toujours surprendre. A ces inquiétudes latentes répond la fébrilité d'une société civile qui se veut de mieux en mieux informée.

  • Contretemps n.6 ; l'Europe dans la tourmente

    Contretemps

    • Syllepse
    • 14 Octobre 2010

    Comprendre la crise, ses lignes de force, ses scénarios, impose qu'on la situe au niveau européen, comme le fait François Sabado. Le regard y gagne en pertinence quand on se penche, ensuite, sur la situation française post-régionales. C'est ce que nous propose Francis Sitel qui a conduit des entretiens avec Pierre Laurent (PCF), Eric Coquerel (PG), Pierre-François Grond (NPA), ainsi qu'un entretien avec le politologue Stéphane Rozès. De Daniel Bensaïd, nous avons fait le choix de publier un texte important et peu connu : " Pour une politique de l'opprimé ". Retour, avec Michèle Riot-Sarcey et Maurizio Gribaudi, sur une révolution qu'on ne saurait oublier : 1848. A propos des révolutions de 1848, Michaël Lowy reprend la question de Marx, Engels, et la révolution permanente. Le féminisme est abordé avec deux articles, l'un de Nancy Fraser, l'autre de Cinzia Aruzza, permettant d'approcher un champ de réflexion peu connu en France. Le marxisme, est-il un, est-il multiple ? Michel Lequenne prend fermement position pour un marxisme. Vincent Chanson nous propose une réflexion sur les ouvrage de Frédéric Jameson récemment publiés en français et Julien Salingue présente le dernier livre de Gilbert Achcar. Ce numéro offre, enfin, une importante dimension culturelle : un entretien avec Erré, " peinture, politique et utopie ", une réflexion de Gilles Bounoure sur un livre de Suzanne Césaire, et un texte de Angelo Rinaldi.

  • Député à Québec et à Ottawa... mais toujours Beauceron !

    Fabien Roy

    • Pu du septentrion
    • 1 Septembre 2005

    Fabien Roy commence à militer, au début des années soixante, pour le Ralliement créditiste, un parti fédéral dirigé par Réal Caouette.En 1970, il est élu député de Beauce à l´Assemblée nationale et fait partie des douze premiers élus du Ralliement créditiste, une nouvelle formation politique de la scène québécoise. Député très actif, orateur infatigable, il est successivement whip, leader parlementaire et finalement président d´un parti qui connaît des débuts mouvementés. Expulsé de son groupe en 1975, il fonde le Parti national populaire et tente une alliance avec l´Union nationale mais il se retrouve seul élu de son camp après les élections de 1976. Trois ans plus tard, il laisse son siège pour se faire élire député de Beauce à la Chambre des Communes et diriger le Parti créditiste du Canada. Défait aux élections provoquées par la chute du gouvernement minoritaire de Joe Clark, il démissionne comme chef du parti le 1er novembre 1980. Retiré de la politique active, Fabien Roy devient courtier en valeurs mobilières et continue de militer dans de nombreuses organisations socio-économiques. En 1989, il est président-fondateur du Village des défricheurs de Saint-Prosper, sa ville natale.Fabien Roy veut témoigner du travail du député en région. Il veut démontrer qu´un député peut s´occuper de ses électeurs, tout en participant activement aux travaux parlementaires. Il souhaite enfin répliquer à l´idée qu´on « ne peut rien faire dans l´opposition ». Tout député, même seul, hors du parti au pouvoir et de l´Opposition officielle, peut être facteur de changement s´il veut y mettre la volonté, le temps et l´énergie. Les embûches sont d´autant plus grandes qu´il peut déranger l´ordre normal des choses. Mais il faut d´abord se faire élire...

  • Revue des livres n 12

    Collectif

    • Amsterdam
    • 9 Juillet 2013
  • L´Ontario français connaît peu ses héros. Or, l´honorable Jean-Robert Gauthier en est un, un vrai. D´abord conseiller scolaire (1961-1971), puis député (1972-1993) et enfin sénateur (1993-2004), il s´est acharné tout au long de sa vie publique à défendre avec succès les intérêts des Franco-Ontariens et des minorités linguistiques du Canada.

    Sa carrière traverse - et cette biographie éclaire - un grand pan de l´histoire canadienne, les périodes Trudeau, Mulroney et Chrétien. Nombreux sont les dossiers et enjeux majeurs où il a joué un rôle important : le financement puis la gestion autonome des écoles françaises, le renouveau constitutionnel et la Charte des droits et libertés, la bataille Montfort, et la Loi sur les langues officielles, parmi bien d´autres.

    Le dernier fleuron de sa carrière n´est pas le moindre. Un an après sa retraite, son projet de loi privé S-3 - rendait exécutoire (et plus seulement déclaratoire) - la Loi sur les langues officielles. Depuis, les communautés minoritaires ont le droit de poursuivre le gouvernement si, selon elles, il ne respecte pas ses objectifs pour leur développement.

    « On peut se demander - dit sa biographe - d´où lui viennent son caractère combatif, son besoin de s´impliquer dans toutes les causes linguistiques et autres, son ardeur, sa vivacité, sa persistance, parfois jusqu´à la démesure. C´est pourquoi, [...] cette biographie autorisée racontera plus en détail l´homme privé, car on trouve là une partie de l´explication de son remarquable engagement social. »

  • La gauche a-t-elle un avenir ?

    Jacques Pelletier

    • Nota bene
    • 13 Juillet 2000

    Profondément affaiblie et divisée, apparemment réduite à l'impuissance et à l'insignifiance politiques, la gauche québécoise serait-elle en voie de disparition ?
    Cette question s'impose d'emblée compte tenu du décalage ahurissant existant entre la réalité socio-économique désastreuse de notre société et sa traduction, totalement déformée, sur le plan politique institutionnel. Comment expliquer cette contradiction et surtout comment la dépasser ?
    Cette question sert de fil conducteur à la réflexion de Jacques Pelletier dans le premier chapitre de cet essai qui traite également de quelques enjeux majeurs dans la conjoncture intellectuelle du Québec actuel : le « révisionnisme » dans l'interprétation de cette société et de son évolution depuis l'après-guerre, le statut et la fonction de l'intellectuel dans le monde moderne, le rôle de la recherche dans la nouvelle « économie du savoir ».
    Ces problèmes sont abordés à travers la figure de quelques auteurs marquants de notre temps, dont Hermann Broch, André Laurendeau et Pierre Vallières. Chacun à sa manière, ces écrivains et intellectuels se sont confrontés à l'époque, tentant de la comprendre, mais aussi et surtout de la transformer.

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