Vie politique dans le monde

  • Moi, Malala, je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans

    Malala Yousafzai

    • Librairie generale francaise
    • 28 Mai 2014

    Quand les talibans prirent le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille éleva la voix. Refusant l'ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzaï résolut de se battre pour continuer d'aller à l'école. Son courage faillit lui coûter la vie : en octobre 2012, à 15 ans, elle est grièvement blessée d'une balle dans la tête. Cet attentat censé la faire taire l'a au contraire confortée dans son engagement en faveur de l'éducation des filles dans son pays et, au-delà, des millions d'enfants non scolarisés de par le monde. Ce livre est le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme, de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l'ont encouragée à s'instruire, à écrire, à dénoncer l'insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l'accès au savoir.

  • Le livre de la jungle insurgée : plongée dans la guérilla naxalite en Inde Nouv.

    Sept nuits pour parcourir 250 kilomètres dans la forêt et raconter la guérilla méconnue des naxalites, les communautés insurgées d'une Inde secouée par la croissance économique et ses projets extractivistes. Merveilleuse conteuse, l'anthropologue Alpa Shah nous embarque pour 300 pages d'une analyse vivante et nuancée.

  • Tous les 4 ans, à chaque élection présidentielle américaine, le National Intelligence Council (NIC), le cerveau prospectif de la CIA, fournit un rapport au nouvel élu de la Maison Blanche sur le monde des 20 prochaines années.
    Un monde contesté, telle est ligne principale de ce rapport. La pandémie de Covid 19 a ébranlé la confiance entre gouvernants et gouvernés. Les gens descendront de plus en plus dans les rues. Ce ne sont pas seulement les pouvoirs forts ou dégradés qui seront remis en cause mais aussi les démocraties.
    L'une des tendances les plus certaines au cours des 20 prochaines années sera un changement démographique majeur : la croissance de la population mondiale ralentira et le monde vieillira. La pression migratoire, accentuée par le stress hydrique et le manque d'eau, mettra économies et sociétés à rude épreuve.
    En 2050 : la moitié des urbains vivra dans les pays pauvres.
    La fracture numérique risque de fragmenter les populations et les pays. La finance, la santé, le logement seront de plus en plus connectés. L'intelligence artificielle (IA) jouera donc un rôle majeur et les pays qui exploiteront les gains de productivité liés à L'IA verront s'élargir leurs possibilités économiques. Les acteurs non étatiques (superstars de la technologie, ONG, groupes religieux) seront en mesure de concurrencer voire de contourner les États.
    Sur le plan international, le pouvoir s'élargira à de nouveaux pays mais les USA et la Chine exerceront la plus grande dynamique en imposant des choix tranchés aux autres acteurs. La dégradation climatique provoquera une activité renforcée des grands ouragans et une augmentation de 2, 50 °c pour le jour le plus chaud de l'année.
    Tout n'est pas pessimiste selon ce rapport. Dans les scénarios d'avenir (il y en au moins 5 majeurs) dressés par le NIC : une coalition mondiale menée par l'Europe et la Chine mettra en oeuvre des changement majeurs contre la lutte climatique et une renaissance démocratique est possible.
    Le monde en 2040 selon la CIA est préfacé par Piotr Smolar, spécialiste des relations internationales, grand reporter au Monde.

  • Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Fanon dans l'oeuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd'hui évoqué sous sa forme libérale dans les débats entourant l'autodétermination des peuples autochtones d'Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la nation Dené du Nord-Ouest du Canada, l'auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination colonialiste. Il appelle à redéployer les pratiques culturelles autochtones sur la base de l'autodétermination, seule voie vers le décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard signe ici un véritable traité de lutte décoloniale et anticapitaliste.

  • La Russie selon Poutine

    Anna Politkovskaïa

    • Folio
    • 13 Avril 2006

    « Pourquoi je n'aime pas Poutine ? » s'interroge Anna Politkovskaïa. La réponse est simple et nette : « Parce qu'il n'aime pas son peuple ! » Parce qu'il se comporte dans la plus pure tradition du KGB dont il est issu, avec un cynisme inégalable.
    À travers une succession de récits et de rencontres, en reprenant des dossiers tels que ceux des criminels de guerre, des « petits arrangements » qui lient mafia, police et justice, ou des tragédies des prises d'otages à Moscou ou à Breslan, la journaliste dresse un portrait douloureux de ses concitoyens et de son pays. Au fil des pages, c'est l'inhumanité du régime russe et de son premier dirigeant qui transpire. « Nous ne sommes rien, alors qu'il est tsar ou Dieu ».

  • Contre les élections

    David Van Reybrouck

    • Actes sud
    • 5 Février 2014

    Depuis plusieurs années, David Van Reybrouck, auteur de Congo, Une histoire (Prix Médicis Essai 2012) s'intéresse de près à la vie politique de son pays, la Belgique, et notamment à la question de la participation des citoyens à la gestion du pays. Et si c'étaient les élections qui mettaient en péril la démocratie ? Ses réflexions ainsi que les solutions qu'il propose tombent à pic au moment où l'on prépare en France les élections municipales.

  • Dans ce récit personnel cinglant, l'économiste mondialement connu Yanis Varoufakis nous révèle l'agenda caché de l'Europe, à travers le récit de son combat perdu pour la restructuration de la dette grecque. Que s'est-il alors vraiment passé dans les coulisses du pouvoir ? Quels furent les échanges à huis clos entre les hauts responsables européens ? Ils se révèlent la plupart du temps stupéfiants par leur cynisme, leur mauvaise foi et leur duplicité...

    Traduit de l'anglais par Cécile Dutheil de la Rochère avec Abel Gerschenfeld.

  • Le couloir étroit

    ,

    • Novateur.e.s
    • 9 Décembre 2021

    Pourquoi certains États sombrent-ils dans l'autoritarisme ou l'anarchie alors que d'autres défendent les libertés individuelles ? La plupart des sociétés ont connu, au cours des siècles, des périodes où les forts ont dominé les faibles et où la liberté humaine a été étouffée par la force, les coutumes et les normes. Soit les États ont été trop faibles pour protéger les individus face à ces menaces, soit ils ont été trop forts pour que les individus se protègent eux-mêmes. La liberté n'émerge que lorsqu'un équilibre est trouvé entre l'État et la société.
    Daron Acemoglu et James A. Robinson emmènent le lecteur dans un voyage à travers le temps, de l'American Civil Rights Movement à l'histoire ancienne et récente de l'Europe, en passant par la civilisation zapotèque vers 500 avant J.-C, l'histoire impériale chinoise, le colonialisme dans le Pacifique et le système de castes de l'Inde... pour comprendre comment s'est tantôt élargi, et tantôt rétréci, le couloir menant à la liberté.
    Aujourd'hui, nous sommes en pleine période de déstabilisation. Nous avons plus que jamais besoin de liberté, et pourtant le couloir de la liberté est de plus en plus étroit et dangereux. Le danger qui se profile à l'horizon n'est pas « seulement » la perte de notre liberté politique ; c'est aussi celui de la désintégration de la prospérité et de la sécurité qui dépendent essentiellement de la liberté. À l'opposé du couloir de la liberté se dessine la voie de la ruine.

  • La reconnaissance ; histoire européenne d'une idée

    Axel Honneth

    • Gallimard
    • 12 Novembre 2020

    Il importe pour notre culture démocratique d'éclairer les origines historiques et l'évolution des idées ou des concepts qui ont durablement marqué notre mode de coexistence sociale et politique jusqu'à aujourd'hui. Afin d'établir pourquoi nous sommes devenus ce que nous sommes, et quelles exigences normatives sont associées à une telle vision partagée de nous-mêmes. Le concept de « reconnaissance » est essentiel à notre identité politico-culturelle : il recouvre des exigences aussi diverses que celles de se respecter mutuellement comme membres égaux d'une communauté de coopération, de garantir une reconnaissance inconditionnelle à la singularité de l'autre ou d'adresser des témoignages de considération aux minorités culturelles dans le cadre d'une « politique de la reconnaissance ».Dans ce parcours, Axel Honneth révèle l'influence qu'ont exercée les conditions socioculturelles des différents pays, à commencer par la France, l'Angleterre et l'Allemagne, sur la coloration particulière qu'y a prise l'idée de reconnaissance. Face aux multiples significations qu'a revêtues dans les Temps modernes l'idée selon laquelle nous sommes toujours déjà rattachés les uns aux autres par des relations de reconnaissance, il déploie l'hypothèse que les écarts entre ces significations tiennent aux caractéristiques nationales du contexte dans lequel elles sont respectivement apparues.

  • Dans la peau de l'étranger ; en guise de manifeste

    Ai Weiwei

    • Actes sud
    • 2 Septembre 2020

    Parler des réfugiés sans faire de préconisation politique, d'analyse historique, ou géopolitique. Parler des réfugiés en explorant beaucoup plus radical, la condition humaine. Telle est la force d'Ai Weiwei. Nous donner à sentir l'extranéité à travers sa propre expérience d'exilé.  Nous faire entendre que la question de l'exil est avant tout un problème d'être, pas un problème d'avoir, aussi démunis soient les réfugiés. Et le faire entendre avec des mots simples. Au passage, nous trouvons bien des réponses à l'engagement d'Ai Weiwei et aux motivations de sa créativité débordante...

  • On peut qualifier d'impérial un mode de vie et de production fondé sur l'exploitation de la nature et de travailleurs de partout dans le monde ainsi que sur l'externalisation des conséquences sociales et écologiques de cette exploitation. Perçu comme une normalité, le mode de vie impérial repose sur la destruction et nécessite un «ailleurs». Les habitants de cet ailleurs, les «autres», sont tenus de s'abstenir d'en réclamer leur part. Brand et Wissen cherchent à comprendre pourquoi cette normalité apparente correspond à une époque où les problèmes et les crises s'intensifient et se chevauchent et affirment la nécessité de mettre en oeuvre des solutions de rechange radicales.

  • Poutine par lui-même ; la conquête du pouvoir

    Vladimir Poutine

    • Jean-cyrille godefroy
    • 24 Juin 2021

    Vladimir Poutine dirige la Russie depuis maintenant 20 ans. Dangereux dictateur ou sauveur de la Russie, chacun peut avoir un jugement sur l'homme, mais la Russie a signé son retour sur la scène internationale. Si il y a un mystère Vladimir Poutine, n'est-il pas lié à notre manque d'écoute de la Russie. En effet, Poutine parle aux russes et au monde, mais la France et l'Europe ne l'écoutent pas. Aussi pour la première fois, les écrits de Vladimir Poutine sont traduits en français (articles, discours, notes).
    A travers la parole de Vladimir Poutine, c'est la vision du monde de l'un des grands dirigeants du début du XXIe siècle qui se dessine. Ce volume porte sur sa marche au pouvoir.

  • Douloureuse Russie ; journal d'une femme en colère

    Anna Politkovskaïa

    • Gallimard
    • 29 Mai 2008

    En arrivant au Kremlin en 2000, Vladimir Poutine avait promis d'instaurer en Russie la « dictature de la loi ». L'ancien agent du KGB s'engageait à mettre fin à la corruption, à ramener à la raison l'irrrédentisme tchétchène, à offrir à chaque citoyen un niveau de vie décent... Mais s'il y a bel et bien une dictature en Russie, c'est celle exercée par un pouvoir impitoyable qui ne se soucie de la loi que lorsque cela l'arrange, explique Anna Politkovskaïa dans cette bouleversante chronique d'un pays à la dérive.
    Au fil des jours, la journaliste de la Novaïa Gazeta, l'un des derniers organes de presse indépendants, dresse un constat terrible de la « poutinisation ». Loin d'être pacifiée, la Tchétchénie demeure plus que jamais une zone de non-droit. La « verticale du pouvoir » écrase toute opposition digne de ce nom, n'hésitant pas à truquer grossièrement les élections. Sur la totalité du territoire, une bureaucratie corrompue pille les citoyens. Au sommet de ce système « néosoviétique », un homme : Vladimir Poutine. Combien de temps encore la population, apeurée et désespérére, va-t-elle se laisser faire ?
    Si révolution il y a en Russie, elle ne sera ni rose comme en Géorgie, ni orange comme en Ukraine. Elle sera couleur rouge sang, prédit Anna Politkovskaïa.

  • Chroniques de la révolution égyptienne

    Alaa El Aswany

    • Actes sud
    • 5 Avril 2013

    Les cinquante chroniques réunies dans ce livre sont des instantanés de la réalité, elles s'emparent d'une anecdote ou d'un fait divers, développent une argumentation et finissent toujours par conclure : "La démocratie est la solution." Elles constituent un document exceptionnel sur l'état de l'Égypte d'avant la révolution, et sur les tensions, contradictions et difficultés qui subsistent aujourd'hui encore dans ce pays.
    Rigoureux dans ses analyses, pédagogue dans ses prises de position et opiniâtre dans son combat pour une vraie démocratie à construire, le plus célèbre des écrivains égyptiens contemporains fustige tour à tour un régime corrompu, le délitement de la justice, l'indigence des structures hospitalières, la torture et les exactions de la sécurité d'État, les manoeuvres visant à une transmission héréditaire du pouvoir, l'inégalité des droits octroyés aux femmes, la haine des différences religieuses, les fausses interprétations de l'islam et la persistante présence des hommes de l'ancien régime dans bien des rouages de l'État.
    Comme le rappelle la préface, si les grands romans d'Alaa El Aswany amenaient à comprendre la nécessité d'une révolution pour l'Égypte, ces chroniques montrent toute l'étendue des risques qu'il a pris et continue de prendre, désignant entre dictature et dérives doctrinales une voie juste et exigeante, à laquelle il se consacre avec une inébranlable détermination.

  • Le rapport Nemtsov

    Ilya Yashine

    • Actes sud
    • 24 Février 2016

    Boris Nemtsov, dirigeant du parti Parnas, l'un des principaux opposants russes, préparait un rapport sur « Poutine et la guerre » dans lequel il entendait montrer comment le maître du Kremlin avait préparé la guerre contre l'Ukraine.
    Au début de cette année, Boris Nemtsov avait commencé à rassembler des informations dans ce but, convaincu qu'en Russie, à part Vladimir Poutine et son entourage, personne n'avait besoin de cette guerre.
    Boris Nemtsov n'a pas eu le temps d'achever ce réquisitoire. Il a été abattu par des tueurs, le 27 février 2015, sous les murs du Kremlin.
    Ce rapport est donc basé sur les informations qu'il avait réunies et sélectionnées. Ses notes manuscrites, les documents rassemblés par lui, ont tous été utilisés pour la rédaction finale de ce rapport qui restera comme une réponse prémonitoire à l'impudente propagande du pouvoir.
    Mais on le sait bien depuis Anna Politkovskaya assassinée et tant d'autres - en Russie, le courage politique se paie au prix fort.

  • Un « menteur pathologique » : c'est en ces termes que la nièce de Donald Trump parle de son oncle dans ce portrait au vitriol du président américain.
    Témoignage de première main sur le clan Trump, cette plongée au coeur de la névrose d'une famille toute-puissante est un incroyable roman. Il révèle le vrai visage de Donald Trump, un enfant terrorisé par son père, devenu cet homme instable et manipulateur à la tête des Etats-Unis.
    Vendu à plus d'un million d'exemplaires en seulement 48 heures lors de sa parution aux États-Unis, ce best-seller hors norme est le livre qui secoue la campagne présidentielle américaine. Et qui pourrait empêcher la réélection de Donald Trump.

  • L'histoire de la révolution syrienne par celles et ceux qui l'ont vécue. Un document exceptionnel.
    Burning country donne la parole à ces Syriens et Syriennes qui, dès 2011, ont mené une véritable révolution, construite au jour le jour, dans chaque quartier, dans chaque village, repris au régime de Bachar Al-Assad. Omar Aziz, inspirateur des premiers comités locaux syriens, ferments de ce mouvement, déclarait déjà en 2012 : « Nous avons fait mieux que la Commune de Paris, qui a résisté 70 jours. Cela fait un an et demi et nous tenons toujours bon. » Et ce soulèvement populaire exceptionnel a continué malgré la guerre contre-insurrectionnelle totale menée par le régime syrien et ses alliés : stratégie de militarisation forcée, instrumentalisation des antagonismes religieux et communautaires, politique du viol organisé, remplacement des populations, tortures systématiques...
    Huit ans après ses prémices, la révolution syrienne, abandonnée par la communauté internationale et ignorée par la gauche arabe et occidentale, a été noyée dans la sang ou dispersée dans l'exil. C'est son histoire que nous découvrons ici. Nourri d'un grand nombre d'entretiens et de témoignages directs relatant l'origine, les différentes phases du soulèvement, les formes d'organisation sociale mises en place... Burning country est un magnifique hommage à ces révolutionnaires ordinaires.

  • La politique étrangère des États-Unis subit une mutation désastreuse, modifiant pour toujours le rôle de l'Amérique dans le monde. Les institutions diplomatiques souffrent de drastiques coupes budgétaires et les émissaires qui ont permis les plus fines négociations et protégé partout leurs expatriés sont démis de leurs fonctions du jour au lendemain. Alors que, à Washington, les bureaux du ministère des Affaires étrangères se vident, dans le reste du monde, ce sont l'industrie et l'armée qui reprennent les rênes.
    Fondé sur des documents jamais dévoilés, enrichi d'interviews exclusives (de Henry Kissinger à Hillary Clinton), Paix en guerre nous alerte sur une profession en voie d'extinction, celle des défenseurs de la paix.

  • état de siège ; Trump seul contre tous

    Michael Wolff

    • Pocket
    • 23 Janvier 2020

    Après le best-seller international Le Feu et la Fureur, voici la saison 2 de la présidence la plus extravagante de l'histoire des États-Unis.

    Deux ans au sommet du monde n'ont pas assagi Donald Trump, plus impulsif et versatile que jamais. Mais la roue de la fortune a tourné : les procureurs fédéraux scrutent ses affaires ; ses anciens alliés politiques cherchent à le faire chuter ; ses opposants démocrates n'ont pas renoncé à le destituer.
    Et pourtant, Donald Trump se sent invincible. Il s'expose, s'exprime, s'enflamme, ce qui le rend vulnérable. Cette présidence anormale va-t-elle atteindre son point de rupture et imploser ?
    Enquête de première main et récit romanesque d'un règne hors norme, État de siège dresse le portrait d'un président à nul autre pareil. Entouré d'ennemis et aveugle à son sort, Trump est décidément le leader le plus stupéfiant de l'histoire américaine.

  • Le choc des civilisations

    Huntington-Sp

    • Odile jacob
    • 22 Avril 2000

    Menacé par la puissance grandissante de l'islam et de la Chine, l'Occident parviendra-t-il à conjurer son déclin ? Saurons-nous apprendre rapidement à coexister ou bien nos différences nous pousseront-elles vers un nouveau type de conflit ? Pour Samuel Huntington, les peuples se regroupent désormais en fonction de leurs affinités culturelles. Les frontières politiques comptent moins que les barrières religieuses, ethniques, intellectuelles. Au conflit entre les blocs idéologiques de naguère succède le choc des civilisations. Le livre qu'il faut lire pour comprendre le monde contemporain et les vraies menaces qui s'annoncent.

  • Pensées pour moi-même ; citations

    Nelson Mandela

    • Points
    • 15 Novembre 2012

    Durant toutes ses années de lutte, Nelson Mandela a consigné ses pensées sur d'innombrables carnets : il est devenu un homme de l'écrit. Ce recueil réunit les phrases les plus significatives de Mandela, sur la discrimination, la vie, la pauvreté ou encore l'amour ; on découvre là une facette plus spirituelle de l'homme politique, devenu le symbole de la tolérance et de l'humanisme.

  • Lors de l'attaque de Naplouse en avril 2002, les soldats israéliens évitaient les rues, les allées et les cours : ils progressaient à travers les maisons, par des trous qu'ils creusaient dans les murs, les planchers, les plafonds. Cette stratégie a été ensuite utilisée par des instituts et des think tanks aux États-Unis : la nouvelle guerre urbaine, mise au point en Israël, devient un sujet d'étude international. Les Israéliens ont construit dans le Néguev une ville entière, où les murs des maisons sont « pré-percés », et qui est louée par toutes les armées qui le souhaitent pour l'entraînement à la nouvelle guerre urbaine. Eyal Weizman explique comment cette nouvelle pensée, mal comprise par les réservistes israéliens, a été l'une des causes de la défaite israélienne au Liban à l'été 2006. Il montre aussi comment cette façon de penser la guerre recouvre en réalité une lutte de pouvoir entre les anciens et les modernes, à l'intérieur même de l'establishment militaire israélien.

  • Aujourd'hui naît en Chine un régime comme le monde n'en a jamais vu. Une néo-dictature entièrement remodelée par les armes du XXIe siècle, les nouvelles technologies. Il est temps de nous en inquiéter.
    « Au-dessus de lui, il n'y a plus que le ciel » : Xi Jinping concentre aujourd'hui un pouvoir plus important que Mao lui-même. À l'intérieur du pays, la Chine est en train d'arriver à un État de surveillance numérique parfait. Les technologies les plus modernes, notamment l'intelligence artificielle, propulsent l'économie chinoise dans le futur. Elles recueillent, relient et exploitent, dans de gigantesques banques de données, chaque pas et chaque pensée de plus d'un milliard de citoyens et de tous les visiteurs. L'objectif ? Le contrôle total du Parti sur tout et tous avec pour mesure étalon le fameux « crédit social », un système inédit fondé sur les bonus décernés par le Bureau de la fiabilité. Ainsi émerge une Chine nouvelle, défi direct pour nos démocraties qui importent massivement ces technologies.
    Dans un livre choc, Kai Strittmatter nous propulse au coeur d'une Chine contemporaine digne d'Orwell. Cette Chine-là veut remodeler l'ordre international à son image. Les démocraties occidentales doivent réagir et y faire face avec lucidité.

  • Produit de la centralisation monarchique et des révolutions modernes, l'État-nation apparaît aujourd'hui bien mal adapté à l'intégration économique mondiale. Les eurosceptiques, qui en revendiquent l'héritage et affirment sa pérennité, redoutent l'ouverture des frontières et appellent au refus de la mondialisation des échanges. Les eurolibéraux, qui se satisfont d'une Europe du Grand marché, n'ont que faire des structures politiques et se moquent des malheurs de nos Etats nationaux.

    Les fédéralistes, qui revendiquent à la fois l'ouverture des frontières et la formation d'un espace politique intégré à l'échelle européenne, fondent leur position sur la nécessité d'élever le pouvoir politique à la hauteur de la puissance nouvelle de l'économie afin de lui faire contrepoids. Jürgen Habermas est de ceux-là, refusant tout à la fois le passéisme des premiers et l'aveuglement des seconds. Mais il va plus loin.Poche de ceux qui militent en faveur d'une démocratie cosmopolitique, il réfléchit aussi dans ce livre aux conditions qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre une régulation mondiale.

    Né en 1929 près de Cologne, Jürgen Habermas est l'auteur d'une oeuvre considérable. On trouvera notamment chez Fayard : Après Marx (1985), Théorie de l'agir communicationnel (2 vol. 1987) et L'Intégration républicaine (1998).

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