Arts et spectacles

  • Cailloux et autres pierres Nouv.

    Naomi Del Vecchio poursuit une recherche artistique autour du dessin, de la gravure et de l'écriture. Ces pratiques, menées en parallèle, se répondent, en explorant les liens entre texte et dessin, mots et lieux, dans l'espace du livre comme dans celui de l'installation. Elle assemble et associe les observations, les définitions, les histoires, les réflexions, les points de vue scientifiques ou personnels, en jouant sur les frontières, les basculements et les dérapages.
    "Cailloux et autres pierres" parle du temps, celui qui passe et qui nous dépasse, d'apparitions et de disparitions, de sommets et fonds sous-marins, d'êtres devenus pierre ou faisant la poussière, de coups de marteau et de bijouterie, de géants et de nains, de chaleur et de glace...

  • Cette publication propose d'explorer les différents usages de la carte postale dans l'art, depuis sa création dans la seconde moitié du XIXe siècle, tout en restituant l'expérience d'une correspondance en l'honneur de l'historien de l'art suisse Dario Gamboni. Les sujets traités dans ce livre sont aussi nombreux que la vie et la circulation des images, la collection, le hasard, la graphie, l'écriture et le dessin, la reproduction des oeuvres, l'analyse visuelle, le processus créateur, la matérialité de l'oeuvre et le témoignage historique.
    Ces thèmes rendent hommage à Dario Gamboni et au subtil goût du jeu qui le caractérise.

  • Anselm kiefer

    Anselm Kiefer

    Les livres d'artiste qu'Anselm Kiefer réalise dès les années 1968 et 1969 sont d'abord un lieu d'expression d'idées et d'associations de pensées, puis deviennent rapidement un lieu d'exploration dans lequel la succession des pages rend possibles la construc­tion d'un récit et son inscription dans une durée. Les sujets qui y sont élaborés sont ensuite redimensionnés dans l'ensemble de son oeuvre et notamment dans la xylographie.

  • Quand l'histoire d'amour de neuf ans, la plus importante, la plus longue et la plus intense, a commencé à s'écrouler - et moi avec elle -, à éclater en plusieurs figures probables, ou à peine amorcées, indécises, quand, disais-je, notre amour si solide et si évident devint un morceau improvisé jour après jour, de sorte qu'on ne pouvait vraiment plus rien prévoir et que tout devait être exposé, expliqué, imaginé à nouveau à chaque minute pour qu'il manifestât, après franche inspection, un sens quelconque, à cet instant précis, pendant cet intervalle déchirant, La Libération d'Andromède de Piero di Cosimo, dont la reproduction était restée collée au moins trois ans dans les toilettes sur le mur en face de la porte, eh bien ce tableau, que j'avais absorbé au fil du temps comme on absorbe le paysage découpé par une fenêtre, m'offrit une clé globale et précise pour sortir des ténèbres et avec clairvoyance trouver une trame différente, plus adaptée, pour organiser mon histoire amère, mon histoire brisée en morceaux.

  • Ce livre rassemble les textes des chansons écrits par des philosophes européens de renom pour le Concours Européen de la chanson philosophique, un projet théâtral conçu par les artistes lausannois Massimo Furlan et Claire de Ribaupierre. Chaque penseuse et penseur a été invité à mettre en rimes ses recherches philosophiques: chaque texte est une façon de penser l'engagement du philosophe dans la société et de réfléchir le monde d'aujourd'hui, abordant l'écologie, la marginalité, l'éthique, la fragilité, les savoirs traditionnels, l'être-ensemble...

  • Les éditions art&fiction, Lausanne et la HEAD - Genève ont le plaisir d'annoncer la parution de l'Almanach Ecart. Cette publication, fruit de deux années de recherche, présente près de 400 documents d'archives accompagnés d'une dizaine d'essais éclairant la richesse des archives Ecart. Actuellement déposées à la Haute école d'art et de design, elles ont fait l'objet, depuis septembre 2017, d'un travail d'inventaire, mené en partenariat avec le MAMCO de Genève. Résultat d'une étude interdisciplinaire, entreprise par un collectif de chercheur-e-s internationaux-les, cette expérience éditoriale permet de plonger dans l'univers du groupe genevois et d'explorer, à travers une optique nouvelle, l'art d'une époque de remises en question esthétiques, d'invention poétique et politique.

  • Vous êtes ici Nouv.

    Vous êtes ici

    Alexandre Loye

    Chaque jour, dans un rituel exigeant mais non dénué de bonheur, Alexandre Loye peint en quelque sorte naturellement. Fils d'artiste plasticien, il est probablement tombé dedans enfant, aimant la solitude de l'atelier assortie à l'odeur de térébenthine. Les carnets qu'il noircit avec régularité lui permettent de tisser un fil mental plus costaud que toutes les impasses picturales et de tracer sa recherche artistique avec sérénité.
    Le peintre ne travaille pas sur le motif. Il saisit les images de son esprit par petits coups de pinceau rapides et par couches successives. Le trait hésite mais l'ensemble fonctionne si parfaitement qu'on a l'impression d'entendre fredonner, chantonner, de sentir la chaleur du soleil. Car les huiles sur toile et papier d'Alexandre Loye sont remplies du chaos de la vie, sorte d'ode à la folie du monde mais avec une infinie douceur et une ironie permanente.

  • Divine Chromatie est un livre d'art où se déploient une centaine de reproductions basées sur un travail de peintures monumentales de Philippe Fretz en cours de réalisation depuis cinq ans. Ces peintures forment une oeuvre géante de 3,60 x 11 mètres réinterprétant de manière contemporaine les trois volets de La divine comédie de Dante: L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis. Accompagné d'un texte de Fabrice Hadjadj, philosophe et écrivain français, ainsi que d'une introduction de Didier Ottaviani, spécialiste de la pensée du Moyen-Âge, ce livre permet au lecteur d'aborder La divine comédie avec un regard neuf et profond.

  • échec et scotome

    Jean Otth

    Lorsqu'en 2008 on lui demande un texte d'introduction pour une exposition, Jean Otth rédige un texte étonnamment autobiographique. Il raconte ses premières émotions visuelles?: «Ma fascination était pour ce que j'apercevais très haut, sur les sellettes de bois?:  des femmes d'argile gris foncé, blanches ou terre de Sienne brûlée selon l'avancement des travaux, se penchaient ou se tordaient pudiquement sur moi, en contre-plongée bienveillante pour le petit garçon que j'étais. La plupart étaient totalement nues mais d'autres étaient drapées à la manière des pudeurs espagnoles qui exacerbent leur mystère [...].» Véritable anamnèse de son rapport à l'image qui l'aura mené de la peinture à son travail précurseur dans le domaine de la vidéo, ce texte intrique sa vie amoureuse et son dilemme entre représentation et non-représentation, entre image et peinture. «?Ce dont je suis sûr, c'est qu'aujourd'hui les images m'ennuient tant que je ne les ai pas partiellement ou totalement cachées?», conclut-il dans un ultime geste de pudeur. Le livre est accompagné d'une sélection de polaroïds de l'artiste qui poursuivent le dialogue entre vie intime et construction d'une image extime.

  • Topia

    Jerome Stettler

    Avec Topia, les dessins, qui ont la fulgurance d'une ligne claire, sont comme des notes prises au long d'errances dans un temps à la fois préhistorique et post-historique. On y croise des animaux disparus, des espèces éteintes ou imaginaires et les traces d'une vie cultuelle ou banale prise dans une béance spatio-temporelle originale à l'artiste.

  • Almanach « écart » Nouv.

    Almanach « écart »

    Collectif

    Ecart était un collectif d'artistes, un festival, une galerie, une librairie, une maison d'édition, un atelier d'impression, un salon de thé. Un almanach est un périodique annuel, un calendrier, un horoscope, un recueil de pictogrammes, un compagnon, un indicateur météorologique, une éphéméride. L'Almanach Ecart est un livre dans lequel se croisent les histoires d'un réseau informel et évolutif d'artistes expérimentaux. Entre eux circulaient des travaux, des lettres, des factures ; ils organisaient des expositions, des performances et des publications, guidés par une affinité commune pour les gestes artistiques les moins spectaculaires, les plus marginaux. Composé à plusieurs mains selon des « règles du jeu » préétablies, l'Almanach Ecart rassemble 365 documents sélectionnés dans le fonds des archives Ecart. Ce livre propose ainsi une incursion subjective, anachronique et intertextuelle dans une année fictionnelle des activités d'Ecart, groupe d'artistes hétéroclite et protéiforme, proche du situationnisme et de Fluxus, et basé à Genève durant les années 1970. Essais, commentaires et questionnaires donnent un nouvel éclairage sur ce point de chute helvétique actif au sein d'un réseau international qu'animait l'immatérialité de l'échange et du dialogue. Un réseau qui reposait, en somme, sur l'amitié.

  • Erre ; cosmographies Nouv.

    « Erre» est une épopée poétique et topologique à travers plus de 90 langues, une exploration d'autres territoires de sens, dans d'autres systèmes de pensée, d'un point à l'autre de la planète. «erre» est une écriture dans les langues autres, c'est-à-dire absolument dans l'autre, là où il se parle et quand il se parle, et aussi un travail sur la nature même de la langue, sur ses états, sur sa forme, sur sa géographie. «erre» ouvre et explore un espace dans la langue, par la langue de l'autre, quand d'autres chemins la rendent comme étrangère à elle-même, soudainement mystérieuse, et paradoxalement plus concrète.

  • Amor fati

    Flynn Maria Bergmann

    Un film noir brodé de fil rouge. Première scène, un orage se prépare. Des uppercuts galopent au-dessus d'un parking. Le décor est posé. La descente aux enfers peut commencer. Fil blanc, sutures spectrales gravitant autour d'une blessure. Longue comme une route. Ronde comme un cirque. Profonde comme la nuit. Tous les parents sont des monstres, des assassins. Cavale. Radio. Hallucinations. Flashback. Deux adolescents. Blade paumé et énervé, Stella libre et incandescente. Fil d'or, paillettes qui dansent. Dix couteaux s'envolent dans l'espace. Les uns après les autres. Stella disparaît. Réapparait. Disparaît. Le temps s'accélère. Un poids lourd passe en trombe en klaxonnant.
    Quatrième opus de la collection So/So, Amor Fati réunit le poète Flynn Maria Bergmann et la plasticienne Liliana Gassiot. Ces deux-là se devaient de faire un livre ensemble. Il écrit avec ses couilles. Poing. Elle brode avec ses entrailles. Point zigzag.
    Texte, textile. Obsession. Film, fil. Contrepoint. Broder, c'est dissimuler un secret. Orthographier, c'est s'exiler loin d'Eros. Oublier, c'est renier Dieu. Coudre, c'est hurler en silence.

  • Images amies

    Robert Ireland

    "Images amies" est une percée dans les notes de l'artiste sur une durée de plus de dix ans et dont l'intention ultime est de les fixer comme autant d'images qui, révélées, nécessitent encore le processus de fixation pour les faire durer encore un peu, telle la rémanence rétinienne d'un monde aperçu mais encore prégnant lorsque les paupières se sont abaissées. Ces « images amies » le constituent tout autant qu'il les restitue.

  • L'intérêt pour la figure de Marguerite Burnat-Provins (1872-1952), artiste internationale qui affectionnait le Valais et qui y travailla entre 1898 et 1907, marque le point de départ de la publication Pour elle - Marguerite Burnat-Provins. Elle s'inscrit dans le cadre des festivités marquant les 25 ans de l'OCEF - Office cantonal de l'égalité et de la famille (VS), et vient prolonger l'exposition du même nom présentée cet automne au Manoir de la Ville de Martigny. Le projet Pour elle met en exergue la réception problématique de l'écrivaine et peintre, résistante à toute catégorisation et adepte de l'expérimentation libre autour des beaux-arts, des arts appliquées et de la poésie.

  • Luisanna Gonzalez Quattrini peint des visions d'un monde hors du temps, qui racontent des vérités d'aujourd'hui. Mais sous le chatoiement des couleurs fraîches, ces vérités recèlent de déconcertantes bizarreries. L'artiste semble cultiver une enfance du regard qui laisse voir le refoulé des adultes. Sur ses toiles, l'innocence le dispute à la régression, les raisons semblent régies par les corps, les instincts dominent l'urbanité; dans ses sujets comme dans la matière elle-même, les fluides contrôlent les masses.

  • En texte, en plans, en dessins et en photographies, Landing permet de découvrir ou retrouver les 29 jardins de la 5e édition de Lausanne Jardins qui s'est déroulée de juin à octobre 2014.

    Voulu et conçu par Adrien Rovero et Christophe Ponceau, curateurs de la manifestation, ce livre se présente comme un bilan accessible et ludique qui se parcourt à plusieurs niveaux : une ouverture littéraire sous forme de promenade descriptive et romancée par Florence Grivel, un développement technique grâce à une riche documentation (images de concours, plans, dessins, vues de la mise en oeuvre), une conclusion photographique dans un patchwork d'images réalisées par 3 photographes suisses de renom : Anne Laure Lechat, Milo Keller et Matthieu Gafsou.

  • Au fil d'un dialogue mené par Françoise Jaunin, l'artiste Camille Scherrer confie son amour vrai pour les choses simples et essentielles de la montagne, loin de tout deuxième degré ironique à l'égard d'un folklore souvent moqué ou « kitschisé »?; et s'étonnant encore de se voir sollicitée jusque de l'autre côté de la planète, confie son plaisir gourmand à « bidouiller » les technologies dernier cri en injectant dans ses pièces un supplément d'imaginaire, de rêve et de poésie en mouvement.

  • Un inventaire de rêves de l'artiste Marisa Cornejo revisité dans un geste poétique par l'inclassable Gérard Berréby.

  • Dans une maison où plusieurs personnes habitent et travaillent ensemble, la cuisine en devient rapidement le centre : l'espace de rencontres et d'échanges informels. C'était aussi le cas à l'Arc artist residency à Romainmôtier : la cuisine était le coeur de l'institution. Cette publication s'inspire de cette cuisine, de sa convivialité, du partage de repas et de savoir, et des expériences qui s'y sont déroulées. Elle couvre une période de quatre ans dans la vie de l'Arc, une institution du Pour-cent culturel Migros, de janvier 2015 à décembre 2018. Ce livre est un outil et une source d'inspiration pour repenser vos propres vies et pratiques. Les ingrédients en sont les connaissances et l'expérience de la communauté de l'Arc : ses collaborateur-trice-s, ses résident-e-s et ses invité-e-s.

  • Utiliser un langage commun, le dessin, pour créer un pont entre sa voix intérieure et le lecteur. L'artiste chilienne Marisa Cornejo répertorie sous forme d'ex-voto certains des songes qu'elle a faits entre 1999 et 2013 : miracles, événements heureux, mais aussi avertissements, mises en garde, quand ce ne sont pas des cauchemars. Les rêves sont transcrits visuellement avec le plus d'exactitude possible, sans tentative d'interprétation ni usage de clef des songes. Car au-delà de thématiques récurrentes telles que la nostalgie, l'exil, le déracinement, la perte brutale d'un être proche, les préoccupations quotidiennes ou encore l'amour et le désir, l'absurde règne en maître. Quand les choses sont normales, on les oublie ; c'est l'absurde qui aide l'artiste à se rappeler de ses rêves. Elle peut alors récupérer, dessiner, inventorier les aspects obscurs, difficiles, insignifiants, étranges, pour qu'émerge un sens qui lui permettra de se reconstruire comme un tout :
    I am . Le rassemblement de ces dessins dans un livre participe du processus d'individuation d'une artiste exilée, d'une femme en quête de son énergie vitale et d'une place dans le monde.

  • Ce livre est édité suite à une résidence de Célia Houdart au parc Jean-Jacques Rousseau d'Ermenonville, en 2013-2014. Cette résidence provisoire a paru l'occasion rêvée à l'auteure de tenir pour la première fois de sa vie un journal. Elle a désiré aussi recevoir des invités venus d'horizons divers et dont elle se sent proche. Elle avait envie de partager ce lieu et la proposition qui lui a été faite d'y séjourner. Un écrivain, un peintre, une historienne de l'art, un graphiste-typographe et une photographe ont ainsi été ses hôtes pour quelques heures ou plusieurs jours dans le petit pavillon que l'on a mis à sa disposition au bout du parc. Elle y a tenu salon donc, comme c'était l'usage au XVIIIe siècle. Les échanges avec ses invités ont pris la forme de conversations, lettres et photographies. Ils aboutiront à ce livre réalisé par André Baldinger, concepteur visuel et typographe suisse.Contributions de Graziella Antonini, André Baldinger, Olivier Bouillère, Clélia Nau, Camille Saint-Jacques.

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