Arts et spectacles

  • Saint-Saëns, un esprit libre Nouv.

    De sa première composition à l'âge de trois ans et demi jusqu'à son dernier concert à la veille de sa mort en 1921, Saint-Saëns aura été un compositeur prolifique. Enfant prodige, il se produit au piano dès l'âge de onze ans, avant d'être nommé organiste à la paroisse de Saint-Merri, puis à La Madeleine. Ses talents de virtuose et d'improvisateur suscitent très tôt l'admiration de ses contemporains, au premier rang desquels Liszt et Berlioz. Avec bonheur, Saint-Saëns aura enrichi tous les répertoires, et contribué à promouvoir la musique française à l'étranger. La sienne comme celles des autres - Fauré, Messager, Franck... Véritable globe-trotter, il aura conquis son public à Ceylan, New York, aux Îles Canaries, mais aussi en Allemagne, en Égypte et en Algérie, en Amérique du Sud...
    Assurément, Saint-Saëns est un esprit libre. Et il l'aura fait savoir : de son vivant, il passe pour un original au caractère bien trempé, redouté pour ses prises de parole dans la presse, et ce dans les nombreux domaines qui attisent sa curiosité - politique, beaux-arts, littérature, sciences... Mais ses amis, qui comptent les plus grands artistes de son temps, dévoilent aussi un homme à l'humour irrésistible et à la conversation éblouissante...
    À travers ce catalogue richement illustré, écrit par les meilleurs spécialistes, laissons-nous charmer par cet inclassable génie, ce « Roi des esprits de la musique et du chant qui, comme l'écrit Marcel Proust, possède tous les secrets ».

  • « Au fond d'un trou vivait un hobbit. » Lorsqu'en 1937, J.R.R. Tolkien publie Le Hobbit, l'honorable professeur d'Oxford est loin d'imaginer le succès mondial et l'impact de son oeuvre sur la culture populaire.
    La Bibliothèque nationale de France lui consacre une grande exposition. Le catalogue qui l'accompagne est conçu comme un voyage en Terre du Milieu, il permet d'arpenter le monde imaginaire forgé par l'auteur du Seigneur des Anneaux, ses paysages, ses peuples et leurs langues. On y rencontre elfes, nains, orques et dragons au fil d'un parcours dévoilant les secrets de la création de cette oeuvre-monde. Les collections de la BnF (manuscrits, objets, éditions illustrées) mettent en contexte l'oeuvre de cet immense artiste, écrivain, illustrateur, philologue et spécialiste de littérature médiévale. Grand public et fans inconditionnels y découvriront les oeuvres majeures et celles, moins connues, retraçant l'histoire de la Terre du Milieu.

  • Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.

    C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés « contraires aux bonnes moeurs » et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée « Enfer ». Il en alla de même des estampes.

    Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Le dessin d'architecture constitue un domaine vaste et divers. Les architectes le pratiquent pour acquérir une connaissance intime des édifices et développer leur habileté à les imaginer ; ils l'utilisent comme le support de leurs échanges avec les différents métiers du bâtiment ; ils en font un moyen pour toucher le public et les décideurs, jusqu'à l'élever parfois au rang d'oeuvre d'art.
    Signés par les architectes dessinateurs les plus brillants - de Jacques Androuet du Cerceau à Etienne Louis Boullée, de Gilles Marie Oppenord à Jean Jacques Lequeu, de Charles Percier à Henri Labrouste, d'Eugène Viollet-le-Duc à Charles Garnier - les 150 dessins présentés dans cet ouvrage retracent une histoire de l'architecture française de la Renaissance au dernier XIXe siècle.
    Dans un domaine où le défi majeur consiste à donner à voir un édifice par anticipation, ces dessins témoignent de l'ambition partagée par les architectes d'atteindre un idéal architectural et urbain. Comme le manuscrit de l'écrivain, ils éclairent un processus créatif, avec ses hésitations, ses corrections ou ses reprises. A la différence du texte, ils possèdent toutefois la force et l'autonomie des figures, qui « parlent » à l'oeil de façon immédiate. Ils nous proposent ainsi une expérience à la fois sensible et intellectuelle en exprimant le rapport de leurs auteurs à l'espace, à la matière, à la couleur, à l'intelligence des structures.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" vous donne rendez-vous dans le quartier des plaisirs de l'époque d'Edo, ce Tokyo du XVIIe au XIXe siècle où les beautés - hôtesses de maisons de thé, geishas et courtisanes - offrent les divertissements les plus raffinés et les plus fastueux. Un univers secret. A travers une quarantaine d'estampes exceptionnelles, le monde secret et voluptueux des geishas s'ouvre au lecteur et révèle les codes de la séduction et du libertinage.
    Une esthétique du plaisir. Le livre montre une époque où les artistes rivalisent d'imagination pour imposer leur idéal de beauté, mythifier la beauté féminine, créatrice du désir. Des portraits-énigmes. Regarder le portrait de ces beautés japonaises, c'est apprendre à déchiffrer une énigme. A travers l'ouvrage, l'oeil s'exerce et repère peu à peu le jeu subtil qui distingue chacune de ces belles...
    La grâce singulière d'une main, un éventail, un bouquet d'iris ou une coupe de saké deviennent autant d'indices... Au-delà des idées reçues. Le livre nous fait découvrir, aussi, que les beautés japonaises d'alors n'étaient pas seulement des courtisanes ou des "top modèles", mais également des jeunes femmes cultivées, danseuses et musiciennes de talent, créatrices de parfums, auteurs de poèmes et peintres à leurs heures.

  • Alfons Mucha (1860-1939), né en Moravie, d'abord décorateur de théâtre à Vienne avant d'arriver en 1888 à Paris, accède à la notoriété grâce aux affiches publicitaires : affiches de spectacles, d'expositions ou de produits de consommation courante (champagne, biscuits, papier à cigarettes...) et d'estampes décoratives.

    C'est sa rencontre en 1894 avec la « Divine » Sarah Bernhardt qui le propulse de l'ombre à la lumière. Employé alors chez l'imprimeur Lemercier, il réalise l'affiche de Gismonda qui fait sensation auprès du grand public comme des critiques : dans cette composition byzantine, l'actrice est représentée en pied, une palme à la main, magnifiée, le visage auréolé d'un demi-cercle, vêtue d'un costume somptueux, les tons pastel avec rehauts de bronze et d'argent contrastant avec les couleurs dont usent habituellement les affichistes de l'époque. De cette fructueuse collaboration naîtront sept autres affiches de théâtre imprimées chez Champenois dont La Dame aux camélias. Le succès est tel que Mucha fait l'objet d'expositions comme en juin 1897 au Salon des Cent. Une renommée qui s'accompagne d'un travail intense encadré par l'imprimeur Champenois.

    Le « style Mucha » est né et s'affiche dans les rues d'un Paris alors effervescent. Il se caractérise par un ensemble de constantes graphiques : une jeune femme idéalisée portant de longs cheveux virevoltants ; des motifs végétaux et floraux imprégnés d'Art nouveau ; un cercle encadrant un visage ; des éléments d'inspiration symboliste mêlés à des compositions byzantines ; des tons pastel rehaussés d'or, de bronze et d'argent ; un soin constant du détail, qu'il s'agisse des vêtements chamarrés, des bijoux ou bien encore des ornements. Autant d'éléments qui font le succès de ses affiches publicitaires - pour le papier à cigarettes Job, les biscuits LU, les bières de la Meuse ou encore les chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée - et de ses panneaux décoratifs tels que Les Saisons.

    Présentant 22 planches détachables en couleur, ce livre-posters restitue la quintessence du style du prince Art nouveau du charme des plaisirs éphémères.

  • Cet opus de « L'oeil curieux » met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862.
    L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes.
    Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode.
    Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.

    1 autre édition :

  • Cet opus de l'oeil curieux présente une quarantaine de marines choisies au sein de l'oeuvre de Victor Hugo conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.
    Poète, dramaturge, romancier, homme politique, humaniste, Victor Hugo fut aussi un immense artiste. En témoignent les encres issues de ses années d'exil à Guernesey, seul face à l'océan ? miroir et métaphore de l'immensité de l'oeuvre en cours ?, ou celles de son retour.
    À travers ces marines, c'est ainsi tout à tour le désir de gloire et de postérité du poète qui s'exprime, son invincible courage, sa foi en la géniale démesure de son oeuvre et de son esprit. En bref, sa destinée.
    En outre ? intuition magistrale du poète ou légitime évidence ?, l'entrée des manuscrits et des dessins de Victor Hugo à la Bibliothèque, explicitement appelée de ses voeux et couchée en 1881 par testament, fit date et sut infléchir la politique d'enrichissement des collections du département, qui, dès lors, fut ouverte à la littérature moderne et contemporaine.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" montre à travers les gouaches du Florilège de Nassau-Idstein, à la fois un extraordinaire recueil de vélins du Grand Siècle, l'immortalisation d'un merveilleux jardin, et l'insigne trace d'une rencontre et d'un rêve. Un recueil exceptionnel Né de la rencontre entre le collectionneur Jean de Nassau et le peintre strasbourgeois, Johann Walter, le Florilège représente un ensemble unique de gouaches sur vélin du XVIIe siècle.
    Avec ses représentations de jardin, de grottes et de fontaines, ses portraits, ses planches extrêmement délicates de fleurs et de fruits, il constitue un des trésors de la Bibliothèque nationale de France. Passion de la collection Sans le désastre de la Guerre de Trente Ans qui déchire l'Europe et contraint le prince de Nassau à l'exil, le Florilège ne serait peut-être pas né. C'est à Strasbourg que le prince acquiert en effet le goût de la collection et des belles choses, et qu'il rencontre Johann Walter.
    Son retour d'exil dans sa propriété d'Allemagne dévastée conduit Jean de Nassau à reconstruire, réorganiser, faire revivre ses terres, nourrir sa collection, et à choisir plus que jamais l'art et le beau contre la guerre et la destruction. Un magnifique jardin. La plus belle partie de sa collection est directement liée à l'aménagement d'un jardin, qui célèbre le goût qu'on a alors pour la botanique et les curiosités naturelles.
    Le peintre Walter, convié à peindre le jardin, traduit sur la toile les innombrables surprises et richesses de ce lieu incomparable : tulipes, oiseaux, citronniers, fruits, libellules et coquillages deviennent autant de délicats et précieux petits tableaux naturalistes.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" offre au lecteur un regard croisé sur deux univers, les sciences naturelles et les beaux-arts, l'un et l'autre au service d'une description poétique de la nature. Une collaboration spectaculaire. Conçue à l'origine comme un simple catalogue des collections royales, l'Histoire naturelle des oiseaux du naturaliste Georges-Louis Buffon s'inscrit au coeur de son immense Histoire naturelle, aussi importante XVIIIe siècle que l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
    Cette fresque scientifique majeure est ici magnifiée par le talent du dessinateur et graveur François-Nicolas Martinet, qui apporte à chacun de ses dessins d'oiseaux une talentueuse crédibilité. Des dessins éblouissants. 40 images sélectionnées entre mille restituent ainsi la richesse chromatique inouïe des plumages grâce à la virtuosité d'aquarellistes virtuoses, chargés de rehausser chaque dessin.
    Ces images nous montrent également l'immense diversité des oiseaux, des plus familiers aux plus exotiques, voire aux plus cocasses : pluviers, sternes, pies, faucons, hiboux et autres aigrettes de Cayenne... Un succès immédiat. Parce qu'ils révélèrent d'emblée un grand sérieux scientifique et d'admirables qualités esthétiques, les oiseaux de Buffon interprétés par Martinet connurent d'emblée un large succès, source d'inspiration au XIXe siècle et bien au-delà.

  • En décembre 1861, Doré n'a pas 30 ans quand paraît l'édition des Contes qu'il illustre pour l'éditeur Pierre-Jules Hetzel, un livre d'étrennes destiné aux enfants sages, mais dont les images débordent le style traditionnel propre à l'illustration enfantine.
    Empreinte d'une imagination toute romantique, servie par une technique nouvelle maîtrisée avec brio, permettant des teintes d'une grande finesse, chaque planche est une scène fourmillant de détails faisant du récit un théâtre de caractères et d'affects, aux effets spectaculaires.
    On se retrouve ainsi perdu dans la forêt avec le Petit Poucet, retenu dans le château de la Belle au bois dormant, mais aussi amusé quand la vieille fée-marraine de Cendrillon fabrique son carrosse avec une citrouille ou que cette dernière enfile sa pantoufle de vair devant une assemblée de personnages ébahis, aux traits caricaturaux.
    Une illustration magistrale servie par un talent incommensurable.

  • Un inventaire du territoire :
    Au sortir de la Guerre de Sécession, le gouvernement fédéral lance quatre grandes missions (surveys) dans tout l'Ouest américain. Ces campagnes d'exploration répertorient les accidents du relief et les curiosités géologiques, relèvent les réseaux hydrographiques, rassemblent des collections de minéralogie ou de botanique, réalisent et publient des cartes et atlas et englobent des disciplines comme la paléontologie ou l'archéologie. C'est un véritable inventaire général du territoire qui est alors mené. À chacune de ces missions a été assigné un périmètre géographique défini mais la concurrence sur le terrain est réelle entre les chefs de mission, notamment dans la diffusion des travaux et résultats scientifiques.

    Des pionniers de la photographie :
    À ces missions sont intégrés des photographes qui comptent désormais parmi les grands noms de la photographie : Timothy O'Sullivan, William Henry Jackson, John Hillers. Les clichés qu'ils rapportent vont contribuer à forger l'imaginaire géographique américain. Leurs choix de cadrages et de sujets, non dénués de certaines références picturales, aboutissent à la création de paysages emblématiques, de lieux-icônes où se mêlent la contemplation du sublime, la grandeur de la nature et le sentiment de liberté.

    Une société savante au service d'une passion :
    La Société de géographie, créée à Paris en 1821 et dont les collections sont en dépôt à la BnF, s'est passionnée pour cette grande entreprise géographique. Elle a suivi attentivement les résultats de ces missions et relayé les découvertes auprès du public français. Elle a enfin été destinataire, en sa qualité de société savante, des rapports de missions parmi lesquelles des centaines de photographies prises dans l'Ouest américain, dont une sélection est présentée dans cet opus.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose 40 images de cycles et de cyclistes de la fin du XIXe prises par un fou du vélo, premier reporter sportif et photographe étonnant. Deux roues couleur sépia. Des véhicules propulsés par les pieds, au vélo sans guidon, en passant par les fantasques vélocipèdes et jusqu'aux premiers vélos de course... L'ancêtre de votre vélo était plus acrobatique ! La sélection de 40 images de vélos en tout genre et couleur sépia nous plonge dans la plus délicieuse nostalgie et de rêve...
    Une machine à rêver A travers ces images, le vélo demeure en effet ce qu'il a toujours été. "Bicloune" de nos enfances, "Petite reine" pour "Grande boucle", tandem amoureux ou bicyclette des congés payés, le vélo n'est-il pas avant tout un prodigieux engin de rêve ? Un pionnier du reportage sportif Toutes les images de cet opus sont de Jules Beau, actuellement considéré comme le premier reporter sportif de l'histoire.
    Il a laissé une oeuvre photographique aussi importante qu'étendue : photographies de sportifs, solitaires ou en groupes, en pleine action ou en pleine pause dans son atelier. Un régal drôle et nostalgique.

  • Un animal fascinant :
    Animal fabuleux qu'on associe aujourd'hui à toute une imagerie féérique et positive, la licorne hante les pages des manuscrits médiévaux, mais c'est pour son ambivalence qu'elle fascine au Moyen Âge. Tour à tour dangereux fauve, symbole du Christ, ou métaphore de pureté virginale, la licorne est toujours reconnaissable à une corne unique sur le front...

    À la croisée de traditions :
    Dans les représentations que les médiévaux se font de cet animal, régulièrement associé à l'exotisme, se mélangent comme souvent une tradition antique et une tradition biblique : la tradition biblique en fait un animal sanguinaire et féroce ; la tradition antique explique que, seule, une vierge peut les amadouer...

    Vices et démons...
    Régulièrement associée aux vices et aux démons jusqu'au XIIe siècle, la licorne symbolise orgueil et luxure, et on la trouve le plus souvent représentée dans les miniatures ou les marges, dans des scènes de chasse dont elle est la victime, piégée par une jeune fille devant des chasseurs à l'affût. Elle prend alors la forme d'une panthère, d'une sorte de lion ou d'une chèvre dotée d'une corne unique.

    ... Ou bien pureté.
    C'est la diffusion du Bestiaire de Pierre de Beauvais et de la Légende dorée notamment qui opère un renversement dans la symbolique de la licorne. L'histoire de cet animal tout puissant qui se laisse capturer presque volontairement quand il est touché par la pureté d'une vierge s'apparente alors à la mort du Christ. On la représente dès lors sous les traits d'un cerf ou d'un cheval, animaux nobles, et sous la couleur blanche, symbolisant la chasteté. La littérature courtoise s'empare aussi de cette figure, le souvenir de l'interprétation sexuelle de la corne unique se mêlant au parfum de virginité qui entoure désormais l'animal.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux", conçu autour de portraits de femmes nues photographiées par les pionniers de la photographie jusqu'à Man Ray, donne à voir les rencontres les plus accomplies entre un artiste et son modèle. Un art et une école. L'étude du nu est primordiale dans la formation artistique des peintres et des dessinateurs depuis la Renaissance. Ce petit livre prend le parti, lui, de montrer le travail de grands photographes, tous inventifs et magistraux dans l'interprétation de leur sujet.
    Des collections prestigieuses. 40 images ont été soigneusement sélectionnées parmi les milliers que compte la collection de photographies de la BnF, l'une des plus importantes au monde. Toutes montrent combien l'art du nu a pu produire de chefs-d'oeuvre à une époque où le corps érotique est encore banni des discours et des manifestations officiels. Des images puissamment sensuelles. Belloc, Pierre Louÿs, Nadar ou Man Ray, d'autres encore et avec eux de talentueux anonymes, offrent une diversité éblouissante de poses et de mises en scène où l'académisme lui-même peut devenir sensuel, lascif, érotique...

  • Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » présente une quarantaine d'estampes choisies au sein de l'oeuvre de Goya conservées au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France.
    Cet ouvrage montre avec quelle maestria le peintre-graveur a exploré toutes les ressources plastiques de l'estampe, des Caprices - la célèbre suite d'eaux-fortes publiée à Madrid en 1799 -, aux Taureaux de Bordeaux, lithographies exécutées à la fin de sa vie, en passant par les planches de la série des Désastres de la guerre consacrée aux « conséquences fatales de la guerre sanglante en Espagne avec Bonaparte ».
    En pleine époque des Lumières, l'artiste s'est attaché à dévoiler la face sombre de l'humanité tout en livrant ses propres noirceurs. Oscillant entre critique sociale et fantaisie visionnaire, ses planches qui ont fasciné les artistes et les écrivains tout au long du XIXe siècle, continuent d'étonner par leur modernité.

  • Le Second Empire voit la naissance d'un personnage qui trouve son plein accomplissement dans les premières années du XXe siècle : le grand couturier comme figure de la vie élégante et mondaine. Worth tout d'abord ; Doucet, Lanvin et Poiret ensuite ; plus tard Chanel, Patou ou Schiaparelli : tous donnent à leur maison ce " style " que l'on vient s'arracher, et écrivent une des plus sublimes pages de la mode.
    À l'ombre de ces figures de proue de l'élégance et dans le sillage d'une richissime clientèle d'élégantes (têtes couronnées, belles étrangères, actrices, mannequins ou anonymes), une famille de photographes, les Séeberger, immortalise la mode à travers quelque 60 000 négatifs et tirages aujourd'hui conservés au département des Estampes et de la Photographie de la BnF.

  • L'affiche de cinéma triomphe sur les façades des salles de cinéma et dans l'espace public : première publicité d'un film, élaborée par des illustrateurs de talent, elle doit rivaliser d'originalité pour arrêter le regard tout en étant vouée à disparaître à la sortie de la « nouveauté » suivante.
    Objet commercial et populaire, elle est devenue aujourd'hui objet de collection, notamment au sein de la BnF qui en conserve plus de 40 000 : sa puissance tient autant à son efficacité immédiate qu'à l'aura que lui attribuent l'histoire du cinéma et la nostalgie de son public. Ainsi l'affiche de Metropolis, très rare, dont un exemplaire a été vendu récemment aux enchères pour 1,2 millions de dollars.
    À travers l'affiche, s'entrecroisent histoire de l'art et impératifs commerciaux, évolutions techniques - du dessin au photomontage - et clauses de représentation des vedettes, le choix de l'image définitive appartenant aux distributeurs.
    Condensé graphique de cinéma, l'affiche tend à sublimer le film lui-même et s'imprime dans l'imaginaire collectif : ballet des hélicoptères dans le soleil couchant d'Apocalypse now, nageuse piégée des Dents de la mer, univers futuriste de Blade Runner...
    C'est aussi au fil des affiches que s'invente la légende des stars de cinéma : bien des affichistes renommés, tels Roger Soubie, Jean Mascii ou Boris Grinsson, sont des portraitistes de talent, qui ont contribué à donner une dimension iconique aux acteurs tels Marilyn Monroe et James Dean.

  • Cet opus de " L'Oeil curieux " dévoile la veine fantastique du XIXe siècle dans un florilège de monstres et de chimères nés de l'imagination de graveurs, stimulée par le pouvoir suggestif du noir et de l'encre. L'encre du diable Goya, Gustave Doré, Delacroix, Odilon Redon... autant d'artistes pour traduire la fièvre d'atmosphères nocturnes et activer avec génie la verve saturnienne de l'étrange et du maléfique.
    On découvre ou redécouvre avec délices, entre autres : les monstres des Caprices de Goya, le Méphistophélès de Delacroix, les créatures de L'Enfer de Gustave Doré ou les étranges rêves d'Odilon Redon. Effrayant comique Dans la noirceur de leur encre, ces maîtres de l'estampe excellent à la multiplication infinie des combinaisons homme/animal susceptibles de forger d'étranges hybrides et nous livrent tels quels : monstres anthropomorphes volants, facétieux gnomes, vampires hideux, insecte en redingote et araignée souriante... Que leur registre soit effrayant ou comique, plus ces créatures sont vraisemblables et plus elles sont crédibles - à l'instar de celles qui peuplent nos cauchemars.
    Et plus nous nous amusons, aussi, à évaluer secrètement l'épaisseur de la membrane qui sépare l'humain du monstrueux !

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose une trentaine de photographies de l'Exposition universelle de 1900, issues d'un des plus grands ateliers de l'époque, celui des frères Neurdein. Gigantisme et exubérance Visitée par cinquante millions de visiteurs venus du monde entier, l'Exposition de 1900 a éclipsé toutes les autres en raison de son gigantisme et de son exubérance. Déployée sur trois arrondissements, elle prétend contenir tous les accomplissements du génie humain et satisfaire jusqu'à l'ivresse toutes ses aspirations ! Plus d'un siècle après, son immense aura qui a ébloui en son temps la Belle Epoque, semble encore flotter sur la ville.
    Délire architectural De la place de la Concorde au Champ-de-Mars en passant par le Grand et le Petit Palais, le palais de Chaillot et l'Ecole militaire, ce ne sont que fastes gothiques reconstitués, emphase de palais et de manufactures, salles de spectacle, fééries lumineuses, cités exotiques et manèges... Découvertes Entre rétrospective du siècle passé et célébration enthousiaste de la modernité technique, l'Exposition de 1900 est à la fois scientifique et artistique, artisanale et industrielle, didactique et ludique, nationaliste et universaliste.
    Mais, plus que tout cela, elle est pour beaucoup de visiteurs le lieu des premières rencontres avec le cinématographe, les ascenseurs, le téléphone, l'automobile, les trottoirs roulants, le métropolitain et les bateaux-mouches... Grâce de l'éphémère Faite pour l'essentiel de matériaux périssables, l'Exposition de 1900, doit peut-être sa gloire à son caractère éphémère. Comme l'électricité à laquelle elle était dédiée, elle fut éblouissante et fugace.
    Les Neurdein, comme les millions de ses visiteurs, étaient alors conscients que cette cité fabuleuse s'évanouirait bientôt. Leurs clichés retracent la gloire de l'exposition et puisent dans cette magie de l'éphémère leur durable pouvoir de fascination.

  • C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés « contraires aux bonnes moeurs » et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée « Enfer ». Il en alla de même des estampes.
    Territoire majeur de l'interdit, l'Enfer alimente en retour tous les fantasmes. Y pénétrer, c'est accéder aux textes et aux images que la morale réprouve et que les institutions ont longtemps condamnés. C'est entrer dans le monde clandestin des couvents, des boudoirs, des bordels, des prisons mais aussi des bibliothèques. C'est, en un mot, investir un lieu obéissant à toutes les fantaisies du désir.
    Ni histoire de l'érotisme proprement dite, ni histoire de la censure, cet ouvrage présente les collections rassemblées par la Bibliothèque nationale au fil des saisies policières, des dons, des acquisitions et plus récemment du dépôt légal.
    Quels sont les livres, les documents et les images relégués dans les franges de ce monde obscur ? Comment d'une cote « mal famée », l'Enfer s'est-il mué en objet d'étude et de dévotion ? Autant de questions que pose ce volume richement illustré pour éclairer ce territoire de l'interdit et du désir que l'Enfer demeure aujourd'hui.

  • Ces 40 caricatures de " nouveaux pères " du Second Empire que sont ses " papas " placent Daumier parmi les principaux acteurs d'une modernité à la fois poétique, expressive et virtuose, et le hissent aussi parmi les plus grands observateurs et chroniqueurs de moeurs de son temps. Pères débordés, père dépassés, pères empêtrés, pères malmenés, pères asservis, pères ridicules... Daumier sait faire de chacun d'eux, à la lumière de son magistral langage en noir et blanc, des individus caricaturaux, universels, indémodables et, bien sûr, infiniment touchants.

  • 22 planches détachables choisies parmi les plus belles créations de Toulouse-Lautrec. Une plongée dans le milieu interlope des nuits parisiennes, de Montmartre aux grands boulevards, en compagnie d'Aristide Bruant et de la Goulue.
    Une façon originale de découvrir ou de redécouvrir une des plus curieuses figures des maîtres de l'estampe et de l'affiche de son temps.

    Toulouse-Lautrec fréquentait avec assiduité cabarets, bals publics, cafés-théâtres, bars et théâtres : le Mirliton, le Moulin-Rouge, le Divan-Japonais, les Folies-Bergère, le théâtre des Variétés... C'est dans ces lieux festifs qu'il a croqué la Goulue, Valentin le Désossé, Aristide Bruant, Jane Avril, Yvette Guilbert et tant d'autres. Il s'est également attaché à dessiner les femmes de l'ombre et de petite vertu, s'intéressant à leur vie et à leurs habitudes. L'artiste, peintre et maître de l'estampe et de l'affiche a ainsi su saisir l'âme de ce Paris révolu.
    S'emparant d'un médium techniquement au point depuis 1836 mais jusqu'alors réservé à un usage commercial, Toulouse-Lautrec a par ailleurs inventé une manière personnelle de pratiquer la lithographie en couleurs. Le langage graphique qu'il mit au point fait de lui l'un des acteurs principaux du renouvellement de l'estampe artistique à la fin du XIXe siècle, une époque dont il témoigne talentueusement au travers de ses affiches et de ses oeuvres imprimées.

  • Cet ouvrage vous invite à découvrir l'histoire haute en couleur qui s'écrit sur les murs des intérieurs bourgeois à la fin du XVIIIe siècle, à l'heure où le papier peint s'impose comme un objet de décoration à la mode, grâce à la grande variété de ses motifs qui constituent, encore aujourd'hui, une source inépuisable d'inspiration.

    L' introduction revient sur les raisons de ce succès, lié à la naissance de la société de consommation et à l'évolution des conditions d'habitat : facile d'utilisation, porté par un milieu manufacturier en pleine expansion qui n'hésite pas à recourir à la publicité, le papier peint a su capter les envies de confort et de nouveauté de la société d'alors et séduire tant par son univers visuel et coloré que par l'imagination des dessinateurs et l'habileté des imprimeurs. Aujourd'hui encore, il continue d'inspirer les créateurs et décorateurs contemporains.

    L'ouvrage se présente sous la forme d'un répertoire de motifs dans le but de révéler pleinement cette créativité qui joue sur différents registres : les papiers en arabesque ; les « ornements d'architecture » ; le monde végétal ; les animaux et les fruits ; l'imitation des matériaux ; les motifs géométriques ; le modèle antique ; les scènes de genre ; l'imitation du textile. Le lecteur se trouve ainsi plongé dans un univers de formes et d'associations de couleurs parfois surprenantes, voire tout à fait inattendues.
    Tous les échantillons présentés proviennent de la collection de la Bibliothèque nationale de France, constituée à la faveur de la législation révolutionnaire de 1793, qui invitait les manufacturiers à y déposer leurs créations pour se protéger de la contrefaçon.

    Des focus viendront éclairer de manière plus précise certains aspects comme la fabrication des papiers peints, le monde de la boutique, la question épineuse de la propriété intellectuelle, ou encore le contexte révolutionnaire.

empty