Arts et spectacles

  • Le « catalogue dé-raisonné » de l'ensemble de la production imprimée de la maison d'édition indépendante Beau Geste Press, qui fédéra poètes visuels, néo-dadaïstes et artistes internationaux affiliés à la mouvance Fluxus entre 1971 et 1976.
    La maison d'édition indépendante Beau Geste Press (BGP) a été fondée en 1971 par le couple d'artistes mexicains Martha Hellion et Felipe Ehrenberg. Avec leurs deux enfants, ils s'installent dans une ferme du Devon, en pleine campagne anglaise, où ils forment avec quelques amis, parmi lesquels l'artiste et historien de l'art David Mayor, le dessinateur Chris Welch et sa compagne Madeleine Gallard, « une communauté de duplicateurs, d'imprimeurs et d'artisans ».
    Active jusqu'en 1976, Beau Geste Press imprimera le travail de poètes visuels, de néo-dadaïstes et d'artistes internationaux affiliés à la mouvance Fluxus. Spécialisée dans les livres d'artistes à tirages limités, elle publie les ouvrages de ses propres membres, mais aussi ceux de nombre de ses contemporains à travers le monde. Dans l'esprit de la cottage industry, elle adapte coûts et échelles de fabrication à ses besoins et garde sous le même toit - celui de son antenne bucolique - toutes les étapes de la production, de la conception éditoriale et de l'impression jusqu'à la distribution des livres par le biais du réseau postal.
    Bien qu'elle ait opéré à la périphérie des centres artistiques de l'époque, Beau Geste Press fut sans doute l'une des aventures éditoriales collectives les plus fécondes de sa génération.
    Publié par le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux en collaboration avec Bom Dia Boa Tarde Boa Noite, cet ouvrage de référence retrace l'histoire de la maison d'édition indépendante Beau Geste Press (BGP) à travers les livres produits par ses membres fondateurs Felipe Ehrenberg, Martha Hellion, David Mayor et Chris Welch et les nombreux visiteurs de son antenne rurale entre 1971 et 1976. Il se présente comme un « catalogue dé-raisonné » de toute la production imprimée de BGP, complétée par des essais critiques et des textes originaux inédits qui reviennent sur les modes opératoires de la Presse (économie et autonomie de production, distribution des livres par le biais du service postal) et rendent compte du rayonnement international de cette « communauté de duplicateurs, imprimeurs et artisans ».

  • Retour sur une double installation vidéo évoquant les traversées maritimes et ses multiples formes dans l'histoire.

    Dans l'installation vidéo Je suis du bord, Patrick Bernier et Olive Martin proposent au visiteur deux expériences d'immersion. La première est une plongée méditative au sein du mémorial de l'Abolition de l'esclavage à Nantes, lieu de mémoire cher aux artistes, conçu comme la cale d'un navire immobilisé à fleur de Loire. Dans la seconde, le spectateur assiste à la dérive de croisiéristes européens servis par l'équipage international d'un paquebot en Méditerranée.
    La vie à bord défile au rythme d'une musique grave, annonciatrice d'on ne sait quelle douce et inéluctable destination. Au fil de ces navigations dans les espaces contigus et perméables de la Maison d'Art Bernard Anthonioz, les artistes nous confrontent à de tenaces antagonismes et aux échos contemporains de l'histoire coloniale.
    Le livre retrace la genèse de cette oeuvre à travers un entretien des artistes avec Heidi Ballet. En écho au projet de Bernier & Martin, un texte de Kossi Efoui nous fait découvrir un monument nantais méconnu et oublié, la statue d'Henri le Navigateur, installée par la ville en 1986.

    Publié à l'occasion de la double exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 19 mai au 4 septembre 2016, et au Jeu de Paume, Paris, du 8 septembre au 23 octobre 2016.

    Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d'expositions, assuré dès sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez et Erin Gleeson).
    Intitulé « Notre océan, votre horizon », la neuvième édition confiée à Heidi Ballet se propose d'explorer la notion d'identité océanique - un sentiment d'appartenance façonné par une vision du monde tournée vers l'extérieur et axée sur les horizons et au-delà -, en comparaison d'une identité terrestre fondée sur la délimitation d'espaces finis. En réponse à cette proposition, Edgardo Aragón opte pour la cartographie critique, Guan Xiao se penche sur la transformation et le voyage, Patrick Bernier & Olive Martin s'intéressent aux conséquences des traversées maritimes dans l'histoire et Basim Magdy évoque des histoires secrètes de la mer.
    Chaque exposition est accompagnée d'une publication imaginée comme une « carte blanche » aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l'occasion de chaque édition, cette série d'ouvrages s'offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.

    Patrick Bernier & Olive Martin travaillent ensemble depuis 1999, expérimentant différentes formes - films, performances, photographies, pièces sonores - au gré de projets souvent réalisés en collaboration avec des professionnels d'autres champs, avocats (Sébastien Canevet et Sylvia Preuss-Laussinotte pour X. et Y. c/ Préfet de... ; Plaidoirie pour une jurisprudence, Aubervilliers, 2007), conteurs (Carlos Ouedraougo pour Quelques K de mémoire vive, 2003-2005, et Myriame El Yamani pour Bienvenue chez nous, Album de résidence, Montréal, 2005), vendeur aux enchères (avec Steve Bowerman pour Traceroute Chant, San Francisco-Paris, 2010). Ils créent ainsi des « monstres », des oeuvres où se perçoivent, au travers d'imprécisions, d'hésitations, de surprises, les efforts consentis par les uns et les autres pour bousculer leurs propres langue et forme. Ce questionnement de la relation de l'individu à un territoire qui lui serait propre, terre, pays ou activité professionnelle, est également au centre de leurs deux films, Manmuswak (2005) et La Nouvelle Kahnawake (2010). En 2012, ils créent L'Échiqueté, variante du jeu d'échecs, où peuvent se lire la situation paradoxale du métis dans l'histoire coloniale comme celle, ambiguë, de l'artiste politiquement engagé dans le champ de l'art contemporain.

  • Filmé dans les galeries désertes de divers musées parisiens, le projet vidéo Somniculus d'Ali Cherri exprime la tension entre la vie des objets morts et le monde vivant qui les entoure, mettant en évidence leur valeur idéologique. Cette publication accompagne et prolonge la réflexion de l'artiste libanais (dans le cadre du programme « Satellite » organisé par le Jeu de Paume et le CAPC).

    Publié à l'occasion de la double exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 2 février au 30 avril 2017, et au Jeu de Paume, Paris, du 14 février au 28 mai 2017.

    Initiée en 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. Depuis 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement ce programme d'expositions, assuré dès sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland, Nataša Petrešin-Bachelez, Erin Gleeson et Heidi Ballet). Pour cette édition 2017, intitulée « L'économie du vivant », le Jeu de Paume et le CAPC musée ont convié Osei Bonsu, commissaire d'exposition et auteur basé à Londres.
    Prenant pour base le support filmique, la programmation sera interdisciplinaire, invitant à un dialogue effectif et ciblé avec l'image mouvante. « L'économie du vivant », qui s'ouvrira avec Ali Cherri et se cloturera avec Jumana Manna, est tournée vers la transmission et la préservation de l'histoire en tant que réceptacle de la mémoire vivante. Ces confrontations ouvriront l'espace propice à l'exploration du temps et de la temporalité que mènent Steffani Jemison et Oscar Murillo, dont les pratiques formelles mettent en évidence une poétique des gestes physiques influencée par ces facteurs socio-économiques que sont les usines, les projets d'aménagement urbain ou les parcs publics.
    Les expositions de la programmation Satellite s'accompagnent de quatre publications, confiés chaque année à des graphistes indépendants. Les expositions de L'économie du vivant sont également présentées au Jeu de Paume à Paris et à la Maison d'Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne en 2017.

  • Inaugurant une collection consacrée aux installations de la nef centrale du CAPC, cet ouvrage radical et sophistiqué, pensé comme un livre d'artiste, dont la forme épouse idéalement le propos, documente le projet éponyme de l'artiste Leonor Antunes : un ensemble sculptural inspiré de travaux textiles et architecturaux, rappelant ainsi le passé commercial de la nef et l'héritage culturel moderniste cher à l'artiste (les reproductions du livre se dévoilent sous des inserts en toile transparente ajourée). Accompagné d'un entretien avec Leonor Antunes et d'un texte de l'artiste textile Anni Albers.

    Le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux développe une nouvelle série d'ouvrages particulièrement dédiée aux installations spécifiques de la nef du CAPC qui construisent depuis plus de 40 ans, à travers des projets magistraux et ambitieux, la notoriété du musée. Cette série veut rendre hommage et faire valoir une mémoire visuelle forte de ces réalisations à grande échelle. C'est pourquoi, par un choix exigeant, cette série confiée sur le plan graphique au Studio Manuel Raeder, met l'accent sur l'image dans un format approprié selon une logique radicale. Le premier ouvrage de cette série est consacré à l'exposition « le plan flexible » de l'artiste Leonor Antunes dont le travail a été présenté au CAPC du 27 novembre 2015 au 14 février 2016. Cet ouvrage comprend des inserts et se construit sur différentes qualités de papier, afin de jouer sur des effets de transparence et superpositions visuels propres au travail de l'artiste. Un objet raffiné, pensé comme un livre d'artiste, réalisé dans l'esprit des oeuvres de Leonor Antunes. Le livre s'accompagne d'une interview de l'artiste ainsi que d'un extrait d'un texte historique d'Anni Albers (« The Pliable Plane ») qui a donné son titre à l'exposition de Leonor Antunes.

    Publié suite à l'exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 27 novembre 2015 au 14 février 2016.

    La démarche de Leonor Antunes (née en 1972 à Lisbonne, vit et travaille à Berlin) s'élabore dans la radicalité de références au minimalisme et au modernisme, dans la recherche d'un équilibre fragile entre oeuvres, objets d'art, mobilier et espaces.
    De nombreuses expositions personnelles lui ont été consacrées à travers le monde : CAPC (Bordeaux), Tensta konsthall (Stockholm), San Francisco Museum of Modern Art, Museo Tamayo et Museo Experimental El Eco (Mexico), Pérez Art Museum (Miami), Kunsthalle Basel, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Kunstverein Harburger Bahnhof (Hamburg), Kunstverein Dusseldorf, Museu de Serralves (Porto), Museo Nacional Reina Sofia ( Madrid), Credac (Ivry-sur-Seine)... Elle participe également régulièrement à des expositions collectives internationales (12ème Biennale de Sharjah, 8ème Biennale de Berlin, Chicago Museum of Contemporary Art, Singapore Art Museum, Kunstverein München...). Ses oeuvres ont été acquises par de prestigieuses collections : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Daimler Chrysler, Berlin, Caixa Geral de Depósitos et Fundação Calouste Gulbenkian, Lisbonne, Museo Nacional Reina Sofia à Madrid, etc.

  • Premier ouvrage d'envergure consacré à un collectif d'avant-garde qui a occupé la scène artistique française pendant plus de vingt ans avec des gestes provocateurs, contestataires et humoristiques contre toutes les hiérarchies de l'histoire de l'art : une sélection d'oeuvres, un fonds inédit de photographies, les souvenirs et les jugements de différents témoins ainsi qu'un aperçu conséquent de la production écrite du groupe (de la lettre d'insultes dans la tradition surréaliste aux essais d'esthétique portant aussi bien sur le design que sur l'avant-garde ou le post-modernisme).

  • Un « monologue » du photographe cambodgien qui propose une réflexion intime sur les traumatismes de l'histoire récente de son pays (un projet qui s'inscrit dans le cadre du programme « Satellite » organisé par le Jeu de Paume et le CAPC).
    Avec Monologue, Vandy Rattana nous met face à la réalité intime des cicatrices physiques et psychologiques particulières laissées par la période des Khmers rouges au Cambodge. La bande-son du film est un monologue de l'artiste s'adressant à la soeur qu'il n'a jamais rencontrée. Cette dernière repose quelque part sous un modeste arpent de terre, aux côtés de sa grand-mère et de cinq mille autres personnes éliminées par le régime en 1978. Se focalisant sur l'intime, Vandy Rattana brouille notre perception des conséquences de la violence lorsque celle-ci n'est plus visible. Qu'est-ce que la réconciliation ? Monologue perturbe le rapport au temps, la distance de l'histoire, les conceptions bipolaires de la justice, la possibilité de la logique et de la paix.
    Publié à l'occasion de la double exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 22 janvier au 3 mai 2015, et au Jeu de Paume, Paris, du 24 février au 27 mai 2015.

    Depuis 2007, la programmation Satellite du Jeu de Paume est dédiée à la création contemporaine. En 2015, le Jeu de Paume et le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux organisent conjointement la huitième édition de ce programme d'expositions, assuré depuis sa création par des commissaires d'envergure internationale (Fabienne Fulchéri, María Inés Rodríguez, Elena Filipovic, Raimundas Malašauskas, Filipa Oliveira, Mathieu Copeland et Nataša Petrešin-Bachelez).
    Intitulé « Rallier le flot », ce nouveau cycle confié à Erin Gleeson présente un choix de travaux issus de la scène artistique de l'Asie du Sud-Est à travers quatre expositions monographiques. Il regroupe les artistes Vandy Rattana (Cambodge), Arin Rungjang (Thaïlande), Khvay Samnang (Cambodge) et Nguyen Trinh Thi (Vietnam), dont la pratique s'ancre dans un patrimoine complexe d'occupations et de censures culturelles et historiques, mais n'en oeuvre pas moins en résistance à cet héritage.
    Chaque exposition est accompagnée d'une publication imaginée comme une « carte blanche » aux artistes. Conçue dans un dialogue étroit avec un studio graphique renouvelé à l'occasion de chaque édition, cette série d'ouvrages s'offre comme un espace de création autonome au sein de la programmation Satellite.

  • Monographie consacrée à l'installation conçue in situ par Danh Vo au CAPC, à travers laquelle l'artiste conceptuel explore les rapports entre l'histoire individuelle et l'histoire collective et les notions de pouvoir et de masculinité.

    Depuis 2017, Le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux développe une nouvelle série d'ouvrages particulièrement dédiée aux installations spécifiques de la nef qui construisent depuis plus de 40 ans, à travers des projets magistraux et ambitieux, la notoriété du musée. Cette série veut rendre hommage et faire valoir une mémoire visuelle forte de ces réalisations à grande échelle.
    Ce dernier opus, confié au studio This Side Up, est consacré à l'installation monumentale de l'artiste Danh Vo au CAPC articulée en quatre « moments » et convoquant d'imposants blocs de marbre. Cette exposition est avant tout une réflexion qui met en résonance le rapport entre les oeuvres, l'architecture et la mémoire du bâtiment, l'Entrepôt Lainé qui fut à l'origine un entrepôt des denrées coloniales.
    Conçu sous la direction de Danh Vo, cet ouvrage regroupe des visuels d'exception ainsi qu'une interview éclairante de l'artiste sur la genèse de ce projet unique.

    Publié à l'occasion de l'exposition de Danh Vo au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 19 mai au 28 octobre 2018.

  • Une documentation complète sur l'installation de Ruth Ewan au CAPC, version plastique tangible du calendrier révolutionnaire.
    Le CAPC développe depuis 2017 une nouvelle série d'ouvrages dédiée aux installations spécifiques de la nef qui construisent depuis plus de 40 ans la notoriété du musée d'art contemporain de Bordeaux. Cette série veut rendre hommage et faire valoir une mémoire visuelle forte de ces installations à grande échelle. C'est pourquoi, à travers un choix exigeant, cette série met l'accent sur l'image dans un format approprié. Le 4eme ouvrage de cette série est consacré à l'installation It Rains, It Rains de l'artiste Ruth Ewan présentée au CAPC. Cette installation est une réactivation grandeur nature du calendrier républicain - aussi appelé calendrier révolutionnaire.
    Rassemblant 360 objets utilisés pour désigner chaque jour de l'année comme une laitue, une charrette, de la cire, du miel, un sapin, etc., l'installation - version plastique tangible du calendrier révolutionnaire - nous fait vivre, le temps de l'exposition, au rythme d'une année républicaine.
    L'ouvrage de 88 pages regroupe différentes vues de l'installation. Il est accompagné d'un entretien qui éclaire de manière précieuse le lecteur sur la démarche de l'artiste.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au CAPC, Bordeaux, du 19 juin au 22 septembre 2019.

  • Le deuxième ouvrage de la série dédiée aux installations de la nef du CAPC revient sur le projet de l'artiste Rosa Barba, l'installation vidéo intitulée De la source au poème. Projetée au sein de l'espace monumental de la nef, la vidéo est une invitation à réfléchir sur les lieux de conservation du patrimoine. Conçu comme un livre d'artiste, l'ouvrage offre une traversée riche et poétique de l'exposition et propose un entretien avec Rosa Barba.

    Le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux développe une nouvelle série d'ouvrages particulièrement dédiée aux installations spécifiques de la nef du CAPC qui construisent depuis plus de 40 ans, à travers des projets magistraux et ambitieux, la notoriété du musée. Cette série veut rendre hommage et faire valoir une mémoire visuelle forte de ces réalisations à grande échelle. C'est pourquoi, par un choix exigeant, cette série confiée sur le plan graphique au Studio Manuel Raeder met l'accent sur l'image dans un format approprié selon une logique radicale. Le second ouvrage de cette série est consacré à l'exposition « De la source au poème » de l'artiste Rosa Barba dont le travail a été présenté au CAPC du 17 novembre 2016 au 26 mars 2017. Cet ouvrage entièrement conçu et pensé comme un livre d'artiste par Rosa Barba propose un regard syncrétique, une traversée riche et poétique de l'exposition de l'artiste. Une interview éclaire le lecteur sur les tenants et les aboutissants de cette magistrale installation réalisée dans la grande nef qui célèbre le patrimoine culturel de la civilisation occidentale.

    Publié suite à l'exposition éponyme au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 17 novembre 2016 au 26 mars 2017.

  • Monographie de référence de l'artiste Benoit Maire, revenant sur près de quinze ans d'activités à travers plus de 350 illustrations. Réalisation graphique du studio londonien Åbäke, l'ouvrage propose un appareil critique composé de textes de la curatrice et critique Magali Nachtergael et de l'historienne Mieke Bal, d'un entretien avec l'artiste par la critique Rahma Khazam et un d'essai visuel du curateur Vincent Honoré.

    Le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux a choisi de publier la première monographie de référence consacrée à l'artiste Benoît Maire. Ce livre souhaite faire le point sur plus de dix ans de création à travers un choix riche de plus de 350 visuels couvrant la production de l'artiste depuis ses débuts jusqu'à aujourd'hui. L'ouvrage veut rendre compte de l'oeuvre plurielle et polymorphe de l'artiste et aborder les fondamentaux théoriques ainsi que les questionnements les plus actuels de Benoît Maire en rassemblant un appareil critique composé de réflexions inédites et de textes fondateurs proposés par des spécialistes d'envergure nationale et internationale. Proposant en premier lieu une réédition du texte de la commissaire d'exposition et critique d'art Magali Nachtergael De la coulure chez Benoît Maire édité pour la première fois en 2008, l'artiste a souhaité inviter la prestigieuse historienne de l'art hollandaise Mieke Bal à réfléchir sur la série des Peintures de nuages. Benoît Maire se prêtera également au jeu de l'interview fleuve avec la critique d'art anglaise Rahma Khazam afin d'ouvrir sur les perspectives les plus récentes de sa pensée critique, à propos, notamment de son projet Thèbes. Un autre chapitre proposant une pensée visuelle ou « réflexion en image » conçu comme une carte blanche offerte au commissaire d'exposition Vincent Honoré constituera une « histoire de l'oeuvre » sans texte, sur le modèle de l'Atlas warburgien, à partir d'un corpus formé d'images de Benoît Maire.

    Publié à l'occasion de l'exposition de Benoît Maire, « Thèbes », au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 8 mars au 2 septembre 2018.

  • Dans le cadre du « Nouveau Sanctuaire », la programmation Satellite 12 organisé par le Jeu de Paume et le CAPC, la publication Une fausse pesanteur accompagne l'exposition de Daisuke Kosugi, un projet intime sur le corps handicapé, doublé d'une réflexion sur l'architecture domestique.
    Dans le cadre du « Nouveau Sanctuaire?», une série d'expositions proposée par Laura Herman sur la manière dont l'architecture se rapporte au corps et aux sens, la publication Une fausse pesanteur accompagne celle de Daisuke Kosugi, troisième et dernier épisode du cycle.
    L'architecture de la maison apparaît comme une toile de fond têtue, un présupposé immuable. Le corps dépend d'elle pour structurer ses activités quotidiennes, parfois au point d'étouffer dans la domesticité. Que se passe-t-il quand nos corps se disjoignent de leur environnement bâti ? Les propriétés architecturales représentent certaines idées et persistent à travers le temps, à la différence de nos corps, de nos habitudes et de nos routines.
    Le film A False Weight, présenté dans l'exposition, brosse un portrait expérimental de Tadashi, personnage fondé sur le père de l'artiste. Tadashi est un ancien architecte et bodybuilder japonais à qui l'on a diagnostiqué une maladie cérébrale rare et incurable qui affecte progressivement ses mouvements et ses habitudes. En nous entraînant dans un voyage architectural et domestique scandé par les trois phases de la maladie, le film révèle le conflit intérieur d'un homme déchiré entre son désir de force, d'efficacité et d'indépendance, d'une part, et, d'autre part, l'acceptation du déclin rapide de son corps grâce à la danse buto. À travers des séquences répétitives, le film introduit dans l'architecture du foyer un temps à dimension « humaine », répétitif plutôt que linéaire, émancipateur plutôt qu'oppressif.
    Comprenant une conversation entre Daisuke Kosugi et Laura Herman ainsi qu'un essai de Zuzana Kovar, théoricienne de l'architecture, cet ouvrage aborde les possibilités d'émancipation du corps handicapé vis-à-vis d'une architecture inadaptée et des idéaux d'efficacité, tout en traitant de la tromperie inhérente aux représentations contemporaines du corps idéal.

  • Après avoir transformé l'intégralité de la nef du CAPC en théâtre mécanique, Markus Schinwald conçoit un livre d'artiste sophistiqué et élégant qui rend compte de cette aventure physique et mentale, à travers des gravures préparatoires, des dialogues de films et des autocollants insérés dans un pochette (à apposer soi-même sur les pages du livre) alternant vues de l'exposition et reproduction des oeuvres de Schinwald.
    La nef du CAPC est plongée dans l'obscurité. Une gigantesque structure tubulaire en laiton jonchée d'aliens découpe l'espace. Des ciels peints et des portraits retouchés suspendus à des fils métalliques sont comme lancés dans le vide. Les cimaises sont couvertes de Brinjal. Des culbutos jouent aux échecs et des marionnettes d'enfants claquent des fers sur le sol. Un escalier Eiffel de treize mètres en colimaçon relie le sol au plafond. Des grandes tentures éteignent l'architecture. Un imposant banc triangulaire coupe la nef en quatre. Un faux plafond perforé tamise une lumière violacée qui descend jusqu'au sol le long d'une étoffe qui tournoie. Un personnage assis sur un plongeoir suspendu réagit aux regards qui se posent sur lui. Bienvenue dans le théâtre mécanique de Markus Schinwald. Un espace taillé sur mesure, qui sublime l'architecture du CAPC autant qu'il la prend au piège. La publication produite par le CAPC rend compte de cette aventure physique et mentale à travers des gravures préparatoires, des dialogues de films et des autocollants alternant vues de l'exposition et reproduction d'oeuvres de l'artiste.

  • Publiée conjointement à sa stupéfiante demi-rétrospective déployée dans la nef du CAPC, cette première monographie consacrée à l'oeuvre de l'artiste japonais Tomoaki Suzuki approche son travail sculptural dans toutes ses particularités et nombreux détails, que deux textes et un entretien mettent en perspective, à l'heure du vieillissement immédiat des signes urbains, des réseaux sociaux et de la « singularité quelconque ».
    Publié à l'occasion de l'exposition de Tomoaki Suzuki au CAPC musée d'art contemporain. de Bordeaux, du 5 avril au 1er juin 2014.
    Les petites sculptures de l'artiste japonais Tomoaki Suzuki (né en 1972 à Mito, Ibaraki) réinventent la tradition de la sculpture sur bois japonaise. S'inspirant de sa vie à Londres où il réside depuis 1999, Suzuki réalise des portraits minutieusement détaillés de divers jeunes urbains à une échelle réduite au tiers de leur taille réelle. Saisissantes silhouettes hiératiques, ces sculptures évoquent les modes de vie et les styles vestimentaires contemporains tout en réactualisant des traditions orientales plurimillénaires. Tel le flâneur au XIXe siècle, Tomoaki Suzuki observe les faunes lookées de Londres et porte un regard anthropologique sur les codes urbains, interrogeant à travers son travail leur impact sur nos vies tout comme leur côté éphémère.

  • Figure centrale de la scène de Cologne depuis les années 1980, proche collaborateur de Martin Kippenberger, Albert Oehlen, Cosima von Bonin ou de Kai Althoff, Michael Krebber (né en 1954 à Cologne, où il vit et travaille) est l'un des artistes majeurs de ces 20 dernières années.
    Michael Krebber développe une approche conceptuelle de la peinture en questionnant les racines fondamentales de ce médium. Il travaille avec et contre les conventions picturales. La pratique de Krebber est empreinte d'ambivalence, de provocation, d'intransigeance et d'une gestuelle feinte. Son travail est marqué par un vocabulaire à multiples facettes : le renvoi et la récupération des qualités picturales, l'exploration des frontières de la surface du tableau et la tension entre la représentation et l'abstraction. Cette connaissance entre en résonance avec une réflexion sur l'histoire même du médium. « Comment la figure et le fond, la forme et le format, la surface et l'espace, la couleur et l'objet, le cadre et le mur, l'objet et l'installation, la lumière et le lieu, le matériel et la référence, le titre et le contexte, l'original et l'objet trouvé peut être relié à un autre élément ».

  • Ce livre et l'exposition qu'il accompagne explorent le statut changeant des objets par rapport aux récits historiques possibles, en particulier ceux liés au passé et au présent colonial, ainsi que les couches de production culturelle, spirituelle et identitaire qui en découlent.
    Les contributions de certains artistes de l'exposition qui y figurent sont autonomes par rapport aux oeuvres d'art exposées ; il s'agit de réflexions dans lesquelles la notion même d'«objectité » est remise en question à travers diverses approches : l'archéologie officielle et marginale, les religions syncrétiques, les artisanats dans des contextes spécifiques, le cinéma et la production d'images dans des contextes de guerre, la science et l'expérimentation, la littérature. Les tentatives d'appréhender les objets à travers la langue sont autant d'instruments qui aident à cerner et à définir les objets dans leur complexité.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au CAPC, Bordeaux, de janvier à avril 2015.

    Les écrits du CAPC musée constituent une collection de textes offrant une lecture plurielle de la culture contemporaine. Elle s'inscrit dans la mission du musée comme plateforme de connaissance. Cet ensemble regroupe des contributions critiques, philosophiques, politiques ou poétiques, proposant des réflexions croisées sur les pratiques artistiques actuelles et sur leur réception. Une façon de prolonger et d'enrichir l'expérience esthétique par l'écriture et de contribuer ainsi à tisser des liens entre le CAPC et ses publics.

  • Catalogue célébrant la première rétrospective européenne de Beatriz González : l'ouvrage revient sur 50 ans d'une oeuvre plurielle et polymorphe, inspirée par les réalités historiques et culturelles de la Colombie. Il réunit un appareil critique et iconographique de grande qualité, qui explore la carrière de l'artiste tout en présentant les enjeux actuels de sa pratique.

    Artiste emblématique et fondamentale de la scène artistique d'Amérique latine, Beatriz González a marqué des générations d'artistes et de penseurs. Son travail, qui dépasse les limites de la peinture par la multiplicité des supports utilisés, convoque l'histoire, la politique, l'humour, le privé et le public.
    A l'occasion de la première rétrospective européenne de l'artiste Beatriz González, le CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid et le KW Institute for Contemporary Art de Berlin coéditent un important catalogue monographique consacré à l'artiste colombienne. Cet ouvrage revient sur plus de 50 ans de création. Riche d'une iconographie exceptionnelle, le livre examine l'oeuvre plurielle et polymorphe de l'artiste, au travers des fondements théoriques et des formes d'engagement qui sont au coeur de son travail. Celui-ci aborde également des questions plus actuelles en réunissant un appareil critique composé de nombreux textes inédits et de réflexions contemporaines traitées par des spécialistes nationaux et internationaux.

    Publié à l'occasion de la première rétrospective européenne de l'artiste au CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, du 23 novembre 2017 au 25 février 2018 ; au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, du 22 mars au 2 septembre 2018 ; et au KW Institute for Contemporary Art de Berlin en 2018.

  • Le catalogue de l'exposition éponyme du duo au CAPC, composée d'une installation in-situ et d'un ensemble de performances publiques et filmées. Un projet sur le renversement, confrontant réalités entrepreneuriales, ouvrières et muséales.
    Au CAPC, c'est un geste que Marie Cool Fabio Balducci exposent et déclinent dans l'exposition « Rovesciamento » : celui du renversement, au sens propre comme au sens figuré. Geste monumental d'abord, celui de mise à la verticale d'une immense table de conférence ; gestes de déversement et de détournement, ensuite, plus contenus, comme autant de ricochets non moins violents de cette « révolution ».
    L'ouvrage de 64 pages, dont la réalisation graphique at été confiée au Studio Manuel Raeder, regroupe différentes vues de l'exposition. Il est accompagné d'une interview qui éclaire le lecteur sur le projet qui a été imaginé par Marie Cool Fabio Balducci pour la grande nef du CAPC, projet éminemment politique et critique qui est né d'une confrontation entre des réalités exogènes : celle d'une entreprise en liquidation, celle d'ouvriers du bâtiment et celle d'un lieu d'exposition muséal.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au CAPC, Bordeaux, du 8 mars au 19 mai 2019.

  • Un hommage, au travers d'une mise en images par l'artiste photographe allemand Heinz Peter Knes, à la célèbre designer et architecte d'intérieur Andrée Putman (1925-2013), dont l'aménagement du CAPC musée d'art contemporain de Bordeaux, transformé en une oeuvre d'art totale unique il y a plus de 20 ans, constitue l'un des chantiers les plus ambitieux et accomplis de sa carrière et un jalon dans l'histoire du design.
    L'aménagement du CAPC musée par Andrée Putman (1983 / 1990), ambitieux projet mené sur plus de dix ans, a fait date. Il est toujours considéré à ce jour comme un modèle d'intégration et s'affirme comme le résultat d'une conjonction fructueuse entre une architecture séculaire (L'Entrepôt Lainé) et un contexte de production contemporaine (le CAPC musée) répondant ainsi aux besoins spécifiques d'un projet de vie culturelle.
    Prenant en considération l'intégralité des espaces et l'ensemble des activités du CAPC musée, Andrée Putman va imposer à la fois une écriture plastique radicale et un véritable mode de vie dans ce contexte exceptionnel, développant une vision puissante et cohérente, une oeuvre d'art totale unique au monde. Andrée Putman propose pour le CAPC musée un vocabulaire riche fait à la fois de nombreuses éditions et rééditions spécifiques montrant son engagement auprès des créateurs de diverses générations (fauteuils, banquettes et chaises Mallet-Stevens ; lampe Mariano Fortuny.) mais aussi de multiples créations qu'elle aura dessinées, qui resteront des pièces uniques (banque d'accueil du musée, boutons de tiroir, bureau de la direction, chaises écritoire, paravents avec lutrin, suspensions japonaises, tableaux à plateaux inclinables pour la bibliothèque etc.) Le livre que le CAPC consacre à Andrée Putman souhaite rendre hommage et faire écho à l'ambition de ce projet ainsi qu'à l'ampleur visuelle qu'il constitue. L'ouvrage donne accès à un vaste catalogue de formes peu connu du grand public.
    Afin de rendre compte de cette richesse et dépasser la vision utopique que constituent les images d'archives des années 1990, un nouveau regard photographique s'imposait qui puisse concilier inventaire méthodique de l'écriture putmanienne et poésie des formes. C'est le défi qu'a relevé l'artiste photographe allemand Heinz Peter Knes dont les images au coeur de cet ouvrage rendent compte plus de 20 ans après du devenir et des évolutions de l'écriture plastique d'Andrée Putman au regard des mutations de cet environnement au cours du temps, opérant ainsi une dialectique visuelle entre mode de vie proposé et mode de vie produit.
    Voir aussi Heinz Peter Knes.

empty